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Noon #3
Le Désert des cieux
Dans la ville aux mille fumées, rien ne va plus. Le fleuve Hlal se gonfle et déborde, les pauvres grelottent de froid, c'est le temps des combines et de la débrouille. Meg, l'apprentie sorcière, a intrigué pour survivre en l'absence de Noon le magicien et de son compère Yors, conteur et bretteur.
Pourtant, Noon garde le sourire ! Le Trône vient de lui confier une mission à sa mesure : restaurer les vieux murs et les antiques sorcelleries qui font tenir le palais. Mais les logiques du pouvoir ne sont pas celles de l'occulte, chose que le magicien va apprendre à ses dépens. D'autant que les effondrements du palais détournent l'attention de ce qui se passe dans les catacombes et du drame qui se joue chez les Fossori, la riche corporation des fossoyeurs. Jusqu'où iront les folies du roi des morts?
Le Désert des cieux est le troisième et dernier volume des aventures de Noon du soleil noir, sorcier libre qui ne craint pas de provoquer des catastrophes pour réparer une injustice.
Pourtant, Noon garde le sourire ! Le Trône vient de lui confier une mission à sa mesure : restaurer les vieux murs et les antiques sorcelleries qui font tenir le palais. Mais les logiques du pouvoir ne sont pas celles de l'occulte, chose que le magicien va apprendre à ses dépens. D'autant que les effondrements du palais détournent l'attention de ce qui se passe dans les catacombes et du drame qui se joue chez les Fossori, la riche corporation des fossoyeurs. Jusqu'où iront les folies du roi des morts?
Le Désert des cieux est le troisième et dernier volume des aventures de Noon du soleil noir, sorcier libre qui ne craint pas de provoquer des catastrophes pour réparer une injustice.
524 pages, Kindle Edition
Published June 19, 2025
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Community Reviews
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
September 4, 2026
Dans ce troisième et dernier tome de Noon, Yors nous raconte comment Noon, le plus grand sorcier du mnde, défait le un sortilège d'un magicien mort depuis bien longtemps, qui s'avère avoir une grande importance dans la cité de la toge noire.
Noon du soleil noir est un hommage des Kloetzer à l'heroic fantasy et en particulier à Fafhrd, au souricier gris, et à la Lankhmar de Fritz Leiber. Ca, on le savait depuis le premier tome. On savait aussi depuis le début que l'ère de cette littérature est passée depuis bien longtemps. Ce qu'on ne savait sans doute pas, c'est à quel point cette littérature pouvait être dépaysante.
Parce que franchement, j'ai cru à presque tout dans l'histoire.
J'ai cru aux mingols et à leur reine qui emmène Yors dans un voyage sensuel et mortel.
J'ai cru à cette caste des fossoyeurs et à leur division tayloriste du travail d'enterrement.
J'ai cru au sort qui relie tout.
J'ai même cru au relèvement de ce sort.
En un sens, la chose à laquelle j'ai le moins cru, c'est cette curieuse relation pas très fraternelle entre Edmund.
Et bien sûr, j'ai cru en Yors, Meg et Noon.
Que ces personnages (et pas que ceux-là) sont vrais. Pas beaux, mais vrais : Yors nous raconte parfois l'histoire, parfois ce qu'il en pense, et ça donne du sel au récit. Noon est trop un sorcier pour etre autre chose qu'une présence énigmatique, et tout le monde semble le savoir. Et Meg est vraiment l'archétype de la gamine des rues qui s'en sortira quoi qu'il en coûte, un jour après l'autre. D'ailleurs, quand j'y réfléchis, c'est peut être l'un des plus grands talents de ces auteurs, qui atteint ici une forme d'achèvement : l'immense majorité des personnages sortent littéralement des pages pour venir nous raconter leur vie, c'est prodigieux.
C'est tout autant prodigieux que cette ville qui, fait rare dans la fantasy moderne, n'a pas besoin d'une carte pour qu'on en comprenne l'organisation, les distances, les relations. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de dessins, puisque le livre est illustré d'une manière vraiment épatante par Nicolas Fructus, qui ne se contente pas de pleines pages, mais ajoute aussi des encarts dessinés qui rythment vraiment bien le récit.
Bon, évidement, j'ai aimé. Parce que le livre est vraiment bien. Mais aussi, je pense parce qu'il transpire la nostalgie. Pas tant la nostalgie de Leiber que la nostalgie de Lankhmar, je pense ... Je m'explique. Il ne s'agit pas tant d'être nostalgique de l'écriture de Leiber, ou des aventures de nos deux héros, parce que ce que vivent Noon, Yors et Meg n'a rien à voir avec l'agitation de ces aventures (et Yors est trop vieux pour ces conneries). Non, je pense que les auteurs ont plutôt voulu susciter une nostalgie de l'ambiance de Lankhmar et de ce monde, en en parcourant les rues, les fleuves, les routes, les palais comme les masures, les clochers comme les catacombes, en nous faisant ressentir à chaque fois le fait que ce monde, vieux, vu par les yeux d'un personnage vieillissant, était amené à disparaître et à ne plus exister que dans notre mémoire.
Et je crois que c'est cette nostalgie volontairement évoquée qui est la plus grande forte de cette histoire, puisqu'elle vise à nous montrer ce monde du passé pour ce qu'il est : un souvenir à chérir bien plus qu'un modèle indépassable qu'on devrait honorer.
En ce sens, c'est un livre rare, et un succès qui mérite d'être lu.
Noon du soleil noir est un hommage des Kloetzer à l'heroic fantasy et en particulier à Fafhrd, au souricier gris, et à la Lankhmar de Fritz Leiber. Ca, on le savait depuis le premier tome. On savait aussi depuis le début que l'ère de cette littérature est passée depuis bien longtemps. Ce qu'on ne savait sans doute pas, c'est à quel point cette littérature pouvait être dépaysante.
Parce que franchement, j'ai cru à presque tout dans l'histoire.
J'ai cru aux mingols et à leur reine qui emmène Yors dans un voyage sensuel et mortel.
J'ai cru à cette caste des fossoyeurs et à leur division tayloriste du travail d'enterrement.
J'ai cru au sort qui relie tout.
J'ai même cru au relèvement de ce sort.
En un sens, la chose à laquelle j'ai le moins cru, c'est cette curieuse relation pas très fraternelle entre Edmund.
Et bien sûr, j'ai cru en Yors, Meg et Noon.
Que ces personnages (et pas que ceux-là) sont vrais. Pas beaux, mais vrais : Yors nous raconte parfois l'histoire, parfois ce qu'il en pense, et ça donne du sel au récit. Noon est trop un sorcier pour etre autre chose qu'une présence énigmatique, et tout le monde semble le savoir. Et Meg est vraiment l'archétype de la gamine des rues qui s'en sortira quoi qu'il en coûte, un jour après l'autre. D'ailleurs, quand j'y réfléchis, c'est peut être l'un des plus grands talents de ces auteurs, qui atteint ici une forme d'achèvement : l'immense majorité des personnages sortent littéralement des pages pour venir nous raconter leur vie, c'est prodigieux.
C'est tout autant prodigieux que cette ville qui, fait rare dans la fantasy moderne, n'a pas besoin d'une carte pour qu'on en comprenne l'organisation, les distances, les relations. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de dessins, puisque le livre est illustré d'une manière vraiment épatante par Nicolas Fructus, qui ne se contente pas de pleines pages, mais ajoute aussi des encarts dessinés qui rythment vraiment bien le récit.
Bon, évidement, j'ai aimé. Parce que le livre est vraiment bien. Mais aussi, je pense parce qu'il transpire la nostalgie. Pas tant la nostalgie de Leiber que la nostalgie de Lankhmar, je pense ... Je m'explique. Il ne s'agit pas tant d'être nostalgique de l'écriture de Leiber, ou des aventures de nos deux héros, parce que ce que vivent Noon, Yors et Meg n'a rien à voir avec l'agitation de ces aventures (et Yors est trop vieux pour ces conneries). Non, je pense que les auteurs ont plutôt voulu susciter une nostalgie de l'ambiance de Lankhmar et de ce monde, en en parcourant les rues, les fleuves, les routes, les palais comme les masures, les clochers comme les catacombes, en nous faisant ressentir à chaque fois le fait que ce monde, vieux, vu par les yeux d'un personnage vieillissant, était amené à disparaître et à ne plus exister que dans notre mémoire.
Et je crois que c'est cette nostalgie volontairement évoquée qui est la plus grande forte de cette histoire, puisqu'elle vise à nous montrer ce monde du passé pour ce qu'il est : un souvenir à chérir bien plus qu'un modèle indépassable qu'on devrait honorer.
En ce sens, c'est un livre rare, et un succès qui mérite d'être lu.
July 29, 2026
Malheureusement j'ai beaucoup moins accroché à ce tome 3 qu'aux précédents... Je trouve que l'histoire devient très brouillon et part un peu n'importe où dans la dernière partie.
De plus, okay, je suis contente de savoir ce qui arrive à Tani et à sa quête, mais où est l'épilogue pour tous les autres personnages secondaires ? Que deviennent Cordélia, Lysan, les Fossori ?
Aussi, gros bémol pour moi c'est que la moitié du livre est centré sur Edmund dont je m'en fiche de ses histoires personnelles... J'ai mis beaucoup de temps à m'accrocher à l'histoire car dès le premier chapitre on découvre un nouveau groupe de l'univers, ce qui est génial, c'est toujours super intéressant d'approfondir le lore, mais là j'avais juste l'impression que le chapitre n'en finissait pas ; et en plus, le chapitre suivant n'est toujours pas avec Noon.
Ceci m'amène au prochain point : de mon point de vue on voit très peu Noon, son attitude loufoque et incompréhensible dans le monde des vivants a été manquée, j'aurai davantage voulu le voir lui qu'Edmund... Yors aussi est mis à part -vu qu'on voit assez peu Noon- ce qui fait que parfois nous tournons en boucle et avançons peu dans l'intrigue.
Par contre, j'ai adoré toute la partie avec Tubal.
Il en reste que j'ai très apprécié cette lecture et que les dessins de Nicolas Fructus sont toujours aussi beaux
De plus, okay, je suis contente de savoir ce qui arrive à Tani et à sa quête, mais où est l'épilogue pour tous les autres personnages secondaires ? Que deviennent Cordélia, Lysan, les Fossori ?
Aussi, gros bémol pour moi c'est que la moitié du livre est centré sur Edmund dont je m'en fiche de ses histoires personnelles... J'ai mis beaucoup de temps à m'accrocher à l'histoire car dès le premier chapitre on découvre un nouveau groupe de l'univers, ce qui est génial, c'est toujours super intéressant d'approfondir le lore, mais là j'avais juste l'impression que le chapitre n'en finissait pas ; et en plus, le chapitre suivant n'est toujours pas avec Noon.
Ceci m'amène au prochain point : de mon point de vue on voit très peu Noon, son attitude loufoque et incompréhensible dans le monde des vivants a été manquée, j'aurai davantage voulu le voir lui qu'Edmund... Yors aussi est mis à part -vu qu'on voit assez peu Noon- ce qui fait que parfois nous tournons en boucle et avançons peu dans l'intrigue.
Par contre, j'ai adoré toute la partie avec Tubal.
Il en reste que j'ai très apprécié cette lecture et que les dessins de Nicolas Fructus sont toujours aussi beaux
September 9, 2025
Un petit 4 étoiles… tout le début et le milieu est très bon, mais la dernière partie m’a semblé plus faible et il m’est difficile de dire exactement comment cela finit.
Reste le plaisir de lecture avec la plume élégante de L.L. Kloetzer.
Reste le plaisir de lecture avec la plume élégante de L.L. Kloetzer.
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