on reconnaît bien là les chroniques de la saison 1 de La Dernière. super la carte de la ville au début pour s'orienter! humour incisif et gras, du PEB quoi !
Saint-Roustan, une ville qui n'existe pas mais qui ressemble pourtant à tant d'autres, avec ses traditions, ses célébrations, et certains habitants décalés voire complétement détraqués... Avec cette adaptation en bande dessinée des chroniques méchamment drôles de Pierre-Emmanuel Barré sur radio Nova, les Rassilariennes et les Rassilariens gagnent enfin leurs lettres de noblesse...
L'humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive. C’est pas de moi vous l’aurez compris, c’est une citation de Romain Gary. Et je la trouve très représentative de ce qu’est la quintessence de l’humour à mes yeux. Le rire a toujours été salvateur dans mon existence. J’aime le consensuel mais l’humour noir sera toujours mon préféré.
Sans oublier celui de l’absurde. C’est pour cela que j’apprécie particulièrement Pierre-Emmanuel Barré, ce chroniqueur aux billets d’humeur souvent dévastateurs. Certes, il peut aller loin mais j’aime justement quand il bouscule nos convenances et que cela nous force à réfléchir. Je l’écoute depuis longtemps sur les ondes françaises et j’ai adoré lorsque, l’année dernière sur Radio Nova, il a initié ces chroniques de Saint-Roustan, un village paumé au fin fond de la France que P-E a imaginé et où ces pseudo-habitants vont vivre des aventures complètement déjantées.
Barré, avec son co-auteur Arsen, utilise ce village pour y critiquer les aberrances de la société moderne, du monde politique mais aussi des travers des comportements humains ou la stupidité de certaines traditions. Tout est passé au vitriol et à l’humour totalement, cru, absurde, ce qui pour moi le belge de service est un véritable régal. Plus cela n’a pas de sens, plus je kiffe.
Quelle merveilleuse idée d’avoir adapté ces histoires rassilariennes en bande dessinée car retranscrire en dessins cet univers le rend encore plus fou et attachant finalement.
Les traits sont justement bons enfants et un peu old school ce qui donne ce sentiment vieille France cartoonisée. Trop bien. Et bravo aux auteurs d’avoir inclus la bande de la DERNIÈRE dans les personnages (Aymeric est exceptionnel !) Je vous conseille les passages sur la Crocorrida et de la ferme aux « animaux » (et l’histoire de la fondatrice du village aussi...). Hâte de lire le deuxième épisode des Chroniques de Saint-Roustan et merci à #delcourt d’avoir pris le pari de publier cet album déjanté.
Je suis pourtant très client de ce que fait Pierre Emmanuel Barré, j'ai tout écouté des chroniques de Saint Roustan, et j'écoute la Dernière toutes les semaines. Mais je dois avouer que ce format BD m'a pas bien transcendé. J'ai soufflé du nez quelques fois, mais je pense que quitte à faire un recueil des chroniques, mieux valait juste faire un roman ou juste garder cette histoire de journal local, parce que le reste fonctionne pas trop... C'est un peu dommage.