Après Le Chant des sirènes, le nouveau YA glaçant d'Amy Goldsmith ! Il y a d'étranges histoires qui hantent le manoir de la famille Wren.
Depuis que Meg a été expulsée de son école d'art de Greyscott's, plus personne ne lui parle. Alors, lorsqu'on lui propose de venir fêter Halloween chez les Wren, elle voit en cette invitation une dernière chance de rédemption. Intelligents, beaux et riches, les jumeaux Wren font la fierté de l'école. Mais la maison familiale des Wren est loin d'offrir le séjour idyllique auquel Meg s'attendait. Les chambres sont humides et envahies de courants d'air, les miroirs sont tous recouverts de draps, et son étang aux eaux troubles semble l'appeler... Meg va vite devoir comprendre les secrets inquiétants que cachent les lieux ainsi que la mystérieuse famille Wren.
Après un incident dramatique lors du bal de la prestigieuse école Greyscott's, Meg est renvoyée, et sa bande d'ami·es l'ignore désormais. Alors quand Lottie, sa meilleure amie, lui propose de passer Halloween dans leur manoir en Irlande, Meg y voit son unique chance de tout arranger, quelques excuses, et peut-être que sa vie d'avant pourra reprendre. Mais une fois sur place, rien ne se passe comme prévu. Des hurlements, des miroirs drapés, un étang effrayant, mais surtout, les secrets bien enfouis des Wren viennent perturber le séjour. Peu à peu, chacun semble perdre pied, comme si la maison familiale voulait tous les faire basculer dans la folie.
C'était franchement trop bien. Amy Goldsmith nous plonge dans une atmosphère pesante qui se resserre de plus en plus tout au long du récit. A tel point que j'ai eu de vrais frissons !
Au-delà de l’ambiance horrifique, j’ai bien aimé la manière dont l’autrice aborde les différences de classe. Meg vient d’un milieu précaire, et on ressent tout le mépris social qu’elle subit à Greyscott’s, cette école qu’elle a pourtant intégré grâce à ses capacités et non son argent. Ce contraste renforce encore plus l’emprise du manoir et l’isolement de Meg.
C'est un roman parfait pour la spooky season et pour celles et ceux qui aiment lire des histoires de maisons hantées.
J’ai absolument tout aimé dans cette histoire, c’était exactement ce que je cherchais en commençant ma lecture.
J’ai adoré l’ambiance effrayante qui règne pendant toute l’histoire, ce côté manoir lugubre, ou l’électricité vacille, où les plombs sautent régulièrement. Presque tous les miroirs sont couverts de draps noirs, sans qu’on sache vraiment pourquoi au départ. Il y a des bruits étranges, des craquements, des bruits de pas, des murmures, des cris et des pleurs. Bref, il ne m’en faut pas plus pour que je sois morte de trouille.
J’ai adoré tout ce côté mystérieux, l’autrice nous mène où elle le souhaite, légendes ? réel ? Cauchemars ? Finalement, une grande partie de l’histoire, j’étais bien incapable de savoir, j’ai été comme Meg, plongée dans tout ça et incapable de discerner le vrai du faux.
Pour nous faire redescendre un peu de nos frayeurs, l’autrice nous glisse des passages dans le passé. De l’arrivée de Meg à Greyscott’s jusqu’au bal où tout a dérapé. J’ai un peu moins aimé ces passages, mais ils sont indispensables à l’histoire, pour bien comprendre les personnages de ce livre et leurs relations.
Parce que j’ai trouvé que c’est une histoire très psychologique, à un moment donné, tout le monde devient coupable aux yeux des autres. Et en connaissant leur passif, j’ai moi-même douté à un moment donné (sauf de Charlie, Charlie est la blanche colombe de cette histoire, je l’ai adoré).
J’ai beaucoup aimé l’héroïne, même si parfois, elle prend des décisions qui la mettent en danger et que j’ai eu un peu de mal à comprendre. Mais malgré ses accès de colère, elle n’a pas un mauvais fond, bien au contraire. Tout ce qu’elle voulait en intégrant cette école, c’est un meilleur avenir que sa mère et se faire des amis. Elle essaie donc de se faire apprécier des gens, c’est tout ce qu’on peut lui reprocher finalement. Je l’ai quand même trouvé très courageuse.
En-tout-cas, ce qui est sûr, c’est que j’avais vraiment l’impression d’être avec elle, de tout sentir, de tout ressentir. La pluie froide, l’odeur de moisi ou de renfermer, ou encore cette odeur de Jacinthe en décomposition. J’avais l’impression d’entendre les pleurs, les rires et les murmures au cœur de la nuit. J’ai trouvé cette histoire totalement immersive, très bien décrite, tellement que j’ai réellement eu peur à certains passages tant j’étais plongée dans l’histoire et que j’avais l’impression d’être moi-même attiré par cet étrange étang.
J’ai adoré la conclusion de l’histoire, même si j’avais compris certaines choses, j’ai trouvé la conclusion tout à fait logique. À l’image de toute l’histoire, elle-même à merveille, mythes étranges et réalité, jusqu’au bout…
En plus de tout ça, on a vraiment la vie de ses étudiants riches et de la boursière, celle dont on se moque toujours. Dans cette histoire, il y a de l’amitié et de l’amour, tous ces liens sont importants et ont une place centrale dans l’histoire.
Je cherchais un livre qui me ferait frissonner, j’ai choisi celui-ci et je ne regrette pas. Clairement , c’était exactement ce que je cherchais. Un mélange parfaitement équilibré entre mythes, fantastique et thriller. Une histoire dans laquelle on ne sait pas trop ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Une héroïne attachante avec qui j’ai vécu à 100 % ce séjour dans ce lugubre manoir irlandais. J’ai eu vraiment l’impression d’y être, d’entendre ces cris, ces pleurs, de sentir la pluie froide et l’odeur d’humidité. Bref, j’ai été tellement happé par ma lecture que la petite flipette que je suis à eu souvent très peur pendant sa lecture. Il y a quelques retours dans le passé pour nous aider à comprendre ce qui a amené ce groupe d’ami à cette situation, c’est intéressant et ça fait un peu redescendre la pression. Un huis clos dans un manoir glauque avec des miroirs cachés, des bruits étranges, des traces de pas sortis de nulle part et surtout un étang mystérieux qui nous attire autant qu’il nous effraie. C’est pour moi un coup de cœur, j’ai été complètement absorbé par l’histoire, c’est addictif, c’est immersif et c’est troublant. Bref, moi qui aime les légendes et le fantastique, surtout quand il se mêle au réel, j’ai été servie. C’est un livre jeunesse, donc je pense que pour ceux qui aiment se faire peur, le niveau ne sera pas assez haut, mais pour moi, il était tout simplement parfait.
Les fosses avides de soleil, Dans ma robe d'orties Ma voix, le reflux de la rivière enflée >
Aimez-vous les romans d'atmosphère ? Moi j'adore.
Un groupe d'amis se retrouve en Irlande pour fêter la Samhain. Dans un manoir familial reculé, le tout dans une région au folklore élaboré et plutôt sinistre. Des jeunes laissés entre eux, avec les fantômes du passé.
J'adore quand la frontière entre l'imaginaire et le réel s'estompe et c'est exactement le cas ici. On navigue dans une expérience quasi sensorielle aux côtés de Meg. On sent la pluie nous tremper jusqu'aux os, le frisson qu'apporte le ouija, l'effroi de la perte de contrôle.
J'ai beaucoup aimé les différences sociales entre les personnages, qui sont très bien exploitées. Au-delà du côté dramatique, cela dénonce aussi les difficultés exacerbées par le manque de moyens. Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour se libérer de la pauvreté ? Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour conserver nos privilèges ?
Passé et présent se confondent au gré des évènements plus ou moins funestes. Ce qui est sûr c'est que ce manoir va irrémédiablement changer leurs rapports aux choses et aux gens. Ainsi que les nôtres.
Entre trahisons, liaisons, représentations, submersion, divination... Quel est votre niveau de tentation ?