En feu est le premier recueil d’Eva Blanche. Elle y explore ses peines, ses épreuves, ses convictions féministes et écologiques, ainsi que sa résilience face à la vie et sa libération de son ancienne elle.
À la lecture de ce recueil, on ne peut s'empêcher de remarquer que la poésie d’Eva Blanche fait écho aux chants grecs. Une histoire se dessine derrière ses vers — elle transforme ses expériences en mythes, comme une manière de s’éloigner des épreuves difficiles tout en leur donnant une signification fondatrice. Comme les chants grecs, ses poèmes sont faits pour être lus à haute voix, et j’en ai fait l'expérience lors d’une rencontre-dédicace avec Eva. Elle avait une manière très théâtrale et grandiose de lire ses textes et j’avais été transporté dans ses écrits.
“Où se trouve le temps qui n’existe plus ? J’aimerais repasser quelques bandes Pour voir ce que ça faisait De penser que vivre C’était rire pour l’éternité”
En feu est un recueil qui, de par l’originalité de la plume, se démarque des autres recueils de poésie contemporaine que je lis habituellement. J’ai senti la flamme d’Eva, son envie de tout surmonter après être tombée dans les abîmes. C’est un recueil qui saura raviver la braise qui gît au fond de nous, ouvrant alors la voie vers la liberté de nos maux.