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Colorer le monde,  suivi de Qui possède la Lune ?

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Fille d’une artiste dotée d’une vision exceptionnelle grâce à une mutation génétique rare, la jeune Aimi souffre d’un sentiment d’exclusion à cause de sa vue « non corrigée », dans une société où les implants ont changé la perception du monde.
Toutefois, depuis la découverte de L’Odyssée et sa description de la mer « vineuse » par Homère, la jeune fille se pose des questions sur la subjectivité des couleurs. À l’âge de douze ans, elle convainc ses parents de lui permettre l’implantation de correcteurs rétiniens afin d’élargir son spectre de vision mais, aussi, de mieux s’intégrer.
L’opération est un succès, mais jusqu’à quel point ?

128 pages, Paperback

First published November 7, 2025

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About the author

Mu Ming

11 books1 follower

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Community Reviews

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Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Marie Labrousse.
366 reviews17 followers
January 25, 2026
Je ne pensais pas que ces deux nouvelles pourraient être aussi bonnes que Le Bracelet de jade - eh bien, elles l'étaient.
J'ai aimé le regard sur l'art, la transmission, la perte et la technologie, qui ne verse jamais dans une dystopie moralisatrice facile. On a des couches de subtilité et de symbolisme extraordinairement riches.
J'espère vraiment voir arriver d'autres textes de cette autrice en français 🤩
Profile Image for Lucille.
1,521 reviews280 followers
December 29, 2025
3.75/5
J'ai adoré la première histoire qui était la plus courte. Colorer le monde parle d'une enfant qui veut absolument les imlplants à la mode qui améliorent la vue. Sa mère, artiste, refuse depuis de nombreuses années. Lorsqu'elle arrive enfin à convaincre ses parents, nous allons voir à travers elle cette nouvelle technologie, ce qu'elle apporte à l'humanité mais aussi ce qu'elle enlève. C'était très bien écrit et j'ai adoré l'importance donnée aux mots et au vocabulaire qui change avec les nouvelles technologies. Vraiment 5/5 pour cette histoire.
Par contre la seconde m'a un peu moins plu même si j'ai beaucoup aimé le parcours de l'héroïne mais ça m'a moins touché et vers la fin je n'ai pas trop compris vers où l'histoire se dirigeait.
Profile Image for Jiji-le-chat.
103 reviews16 followers
January 1, 2026
L’écriture très belle, on s’attache aux petits détails, aux petites tâches de lumières et de couleurs, et c’est un petit coup de coeur.
Pour ce qui est des réflexions, c’est à la fois frontal et évaporé si je puis dire ? L’autrice nous aiguillonne, nous ouvre des pistes mais n’impose rien. Et c’est très plaisant d’avoir accès à une pensée qui n’enfile pas les poncifs et essaie d’aller toujours plus loin, par des chemins détournés.
Et bonus, ça m’a donné envie de découvrir la poétesse ouvrière Zheng Xiaoqiong.
Profile Image for stasia.
637 reviews
May 3, 2026
[avril 2026]

colorer le monde
5/5
gros kiffe, j’ai trop aimé explorer le thème de la vision. comment nommer les choses que l’on voit et perçoit façonne notre façon de penser et d’interagir avec les autres/le monde. la fraction que ça induit entre les gens (ici surtout en contexte familial) était hyper touchant
ça me fait penser au fait qu’au moyen-âge la couleur orange ‘n’existait’ pas et que c’était simplement considéré comme une teinte de rouge donc l’oiseau rouge-gorge ne s’appelle pas orange-gorge. ensuite avec la route de la soie et les tissus venant d’asie le terme ‘orange’ a été employé et a permis d’ouvrir une nouvelle palette de perception et de réalité. le langage est la deuxième clé d’accès au façonnage du monde par l’interaction avec les autres (on voit puis on nomme) et ça conditionne la façon dont s’exprime avec ses pairs.
banger

qui possède la lune
3,5/5
c’était hyper chouette et ça rejoint un peu la première avec l’art et ce qu’on nomme le beau, et comment on donne de la valeur aux choses et comment c’est personnel et comment on le perçoit
comment aussi la technologie influence l’art et comment l’art est capitalisé

en revanche la fin j’avoue j’ai pas trop compris… c’est parti un peu loin et je comprends pas quelle est la conclusion à cette nouvelle? j’aurais préféré que ça finisse un peu avant limite pcq là c’est parti trop en mode philosophie mais ça n’apporte pas tant que ça je trouve et au contraire ça enlève de la clarté en voulant amener de la poésie (alors que jusqu’aux dernières pages la nouvelle est hyper terre à terre)
Profile Image for Cristie.
126 reviews3 followers
December 20, 2025
Et pourtant. C'est là que le texte opère un renversement saisissant : celle que l'on croit pauvre en perception est en réalité celle qui possède la vision du monde la plus riche.

Ses œuvres sont complexes, stratifiées, profondes. Elles demandent du temps, de l'attention, une capacité à entrer dans l'univers de l'autre. Mais les porteurs d'implants, avec leur vision augmentée, ne voient dans ses créations que du plat, du vide, de l'insignifiant.

Ce qu'ils ne perçoivent pas, c'est que cette pauvreté ne vient pas de l'œuvre… mais de leur propre regard. Leur perception, pourtant technologiquement enrichie, est devenue pauvre en profondeur, incapable de saisir ce qui ne se donne pas immédiatement à voir. Pour comprendre la mère, il aurait fallu « soulever le couvercle », accepter qu'elle ne soit pas transparente, reconnaître que certains êtres recèlent des richesses invisibles à ceux qui regardent trop vite.
Profile Image for Niniane.
387 reviews9 followers
January 11, 2026
A chaque fois que je lis Mu Ming, j'en ressors éblouie. Ses histoires sont incroyablement intelligentes, avec des thématiques innovantes et une vraie profondeur. Merci aux éditions Argyll de nous la faire découvrir en France !

Comme dans "Le Bracelet de Jade", les deux récits ici présents interrogent notre perception de la réalité. J'ai préféré le premier, une véritable réflexion sur les couleurs, le langage, la différence et le progrès technologique. Le tout avec des révélations que l'on ne voit pas venir. J'ai aussi apprécié l'importance donnée au rêve et à l'imagination dans la seconde.

Aucun de ces récits ne verse jamais dans la dystopie. Le premier aurait pu se transformer en avertissement et en fable cruelle. Ce n'est pourtant pas le cas et c'est très appréciable. Le tout est porté par une très belle traduction, avec un style ciselé sur lequel plane une douceur onirique.
Profile Image for AuroraAe.
22 reviews
February 18, 2026
3,5/5⭐

Les thématiques sont très belles, les descriptions le sont aussi.
Mais le style global ne m'a pas emballé
Profile Image for Elise.
29 reviews1 follower
January 24, 2026
J’ai beaucoup aimé découvrir l’œuvre de Mu Ming avec ces deux nouvelles. Je comprends pourquoi on parle d’elle comme l’étoile montante de la science-fiction chinoise. A travers ces deux nouvelles d’à peine 50 pages, elle réussit à questionner notre monde et notre rapport aux nouvelles technologies. Dans la première nouvelle elle aborde par exemple l’importance du langage pour partager notre perception du monde, dans un futur (pas si futuriste) où la technologie creuse un fossé entre les gens et les générations et essaye de gommer les différences. C’était très touchant 🤍 La deuxième nouvelle pose beaucoup de questions autour de la propriété, de ce que signifie « posséder quelque chose », et de ce qui donne de la valeur aux objets et à l’art.
En tout cas ça m’a donné envie de continuer à découvrir la plume de Mu Ming, mais aussi de lire plus de livres de la collection RéciFs de Argyll ! Le livre est de super bonne qualité (fabriqué et imprimé en France, avec un papier bien épais 🤌🏻) et ce format est parfait pour découvrir de nouvelles autrices qui changent.
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