Je n’ai pas l’habitude de faire des chroniques « demi-teinte », mais celle-ci la mérite. Parce qu’au final, il y a quand même plus de positif que de négatif.
Déjà, ce roman a été un plaisir à lire, surtout après les masterclass lues en octobre : frais, fluide et rapide à dévorer. Encore une fois, on est sur une romance hivernale qui fonctionne bien : oui, ça se passe à Noël, mais pas de guimauve excessive, ni de clichés abrutissants avec Sylvie de New York qui va passer Noel à la cambrousse, donc ça passe tellement mieux. L’alternance des POV est là, et la deuxième partie bouge beaucoup plus, ce qui rend le rythme vraiment intéressant.
J’ai particulièrement aimé la relation Audrey–Maxime, qui est hilarante : mêmes réactions, mêmes vannes, jusqu’à la même sonnerie de téléphone. Franchement, j’ai rigolé à plusieurs reprises. Leur guéguerre est un vrai régal ! Entre frasques et chamailleries, ils se font tourner en bourrique mutuellement, c’est hyper amusant à lire. La scène des cafés a été tellement drôle.
J’ai aussi beaucoup apprécié les points de vue de Maxime, un peu plus matures et sombres que ceux d’Audrey, toujours dans la joie et la bonne humeur, ainsi que le lien entre Thomas et Audrey, les jumeaux : leur relation fusionnelle est touchante et apporte un vrai plus à l’histoire.
Mais il y a quelques bémols. Les personnages sont censés avoir 25 ans, mais je n’ai pas retrouvé cette maturité : ils ont plutôt l’attitude de jeunes de 18–20 ans, ce qui rend l’attachement compliqué. Certaines réactions paraissent excessives, des disputes parfois inutiles, et un manque d’empathie entre les personnages, même pour un « enemies to lovers », certains passages piquaient un peu.
Certaines scènes surprennent également : une scène avec Audrey qui tombe comme un cheveu sur la soupe, et les réactions de Maxime face à son passé ne sont pas toujours compréhensibles. L’explication arrive, mais un peu (trop) tard pour moi.
Malgré ces points négatifs, je suis contente d’avoir lu ce livre, parce qu’il permet de voir le point de départ de l’autrice. En comparant Toi et moi (à) jamais et Love trip, on sent à quel point, dans Love Trip, sa plume a gagné en maturité et en assurance. L’évolution entre ce premier roman et le suivant est vraiment marquante : Une belle progression à suivre.
Bref, je vais me plonger dans Juste amis ou presque, parce que celui-là, je l’attends très fortement.
C’est peut etre même pour ça que j’ai pas apprécié 100% cette histoire...
Merci aux éditions LL pour ce service de presse numérique 💌