Il y a quelques rares idées, notamment sur le lien entre agriculture et guerre, qui sont intéressantes et quelques peu inattendues. Mais la plupart du temps, on déroule les pages en mode "no shit Sherlock, l'eau ça mouille et la guerre ça tue, je ne l'aurais pas deviné !". Le ton est aussi très très scolaire, très universitaire. Sans tomber dans la romance ou le lyrisme, on aurait voulu que l'auteur sorte parfois un peu de son costume de doctorant pour apporter au lecteur un peu plus d'entrain, un truc un peu plus grand public. Qu'il y ait une base scolaire dans le livre, dont acte. Mais je pense qu'il y avait moyen d'illustrer chaque idée par une histoire et d'apporter un peu de relief à ce livre et que ça fasse moins "thèse de doctorat" ou "cours d'économie pour les licences 3 de la fac d'éco de l'Univ de Dijon". C'est tout de même un travail sérieux.
La lecture est fluide, et permet une bonne introduction sur le sujet. Toutefois, il aurait été bénéfique de numéroter les études citées pour faciliter leur recherche, et d’agrémenter les pourcentages des vrais chiffres pour les illustrer et donner une échelle.