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Hitchcock s'est trompé : “Fenêtre sur cour”, contre-enquête

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Il est impossible de croire sérieusement, comme les deux héros du célèbre film d’Hitchcock Fenêtre sur cour, que leur voisin aurait tué sa femme, puis l’aurait découpée en morceaux devant les fenêtres ouvertes d’une trentaine d’apparte­ments.
Mais leur délire d’interprétation n’a pas pour seule consé­quence de con­duire à accuser un innocent. Il détourne l’attention d’un autre meurtre – bien réel celui-là – qui est commis devant les spectateurs à leur insu et mérite l’ouverture d’une enquête.

208 pages, Mass Market Paperback

Published October 2, 2025

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About the author

Pierre Bayard

48 books125 followers
Pierre Bayard (born 1954) is a French author, professor of literature and connoisseur of psychology.

Bayard's recent book Comment parler des livres que l'on n'a pas lus?, or "How to talk about books you haven't read", is a bestseller in France and has received much critical attention in English language press.

A few of his books present revisionist readings of famous fictional mysteries. Not only does he argue that the real murderer is not the one that the author presents to us, but in addition these works suggest that the author subconsciously knew who the real culprit is. His 2008 book L'Affaire du Chien des Baskerville was published in English as Sherlock Holmes was Wrong: Re-opening the Case of the Hound of the Baskervilles. His earlier book Who Killed Roger Ackroyd? re-investigates Agatha Christie's The Murder of Roger Ackroyd. His book on Hamlet which argues that Claudius did not kill Hamlet's father remains untranslated into English.

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
October 14, 2023
Voici un quart de siècle - comme le temps passe - que Pierre Bayard a troqué sa chaire de littérature comparée pour le trench-coat du détective, et fondé la "critique policière" qui se donne pour but de démasquer les criminels qui courent toujours dans les oeuvres littéraires, grâce à la négligence voire à la complicité des narrateurs et des auteurs. Après nous avoir prouvé que nous avions mal lu (ou pas lu) "Le Meurtre de Roger Ackroyd", "Le Chien des Baskerville", "Hamlet", "Ils étaient dix petits nègres" (ou quel que ce soit ce titre) et "OEdipe roi", Bayard franchit courageusement la frontière de son domaine pour s'attaquer à "Fenêtre sur cour", ce classique de Hitchcock où un photographe provisoirement immobilisé par un accident, Jeff, observe ses voisins et croit découvrir que l'un d'entre eux, Lars Thorwald, vient de tuer sa femme. A raison d'après les nombreux aficionados du film depuis près de soixante-dix ans. A tort, selon Pierre Bayard, né l'année de sortie du film, ce qui ne saurait être une pure coïncidence. A moins que...
Sans être spécialiste du cinéma, Pierre Bayard le connaît suffisamment pour savoir que dans son enquête, ses amis seront l'ambiguïté du visible, le hors-champ, les ellipses, marquées dans "Fenêtre sur cour" par des fondus au noir (ce qui nous vaut un très joli lapsus : "éclipse" pour "ellipse"). Il reprend la structure devenue classique de ses essais : un compte-rendu narquois de l'enquête originelle, une contre-argumentation qui donne envie de revoir le film avec le livre en main, une réflexion théorique, une révélation finale. Ici aucune surprise violente ne viendra déranger ses admirateurs (dont je suis), du moins en apparence : pas de révolution conceptuelle (la liste des notions employées, à la fin, tient du clin d'oeil), une contre-enquête ludique... Mais il faut lire "Hitchcock s'est trompé" entre les lignes de même qu'il faut regarder le film en se détachant du regard tout-puissant de James Stewart, qui joue Jeff. Ainsi, il n'est pas impossible d'y lire une critique venue de l'intérieur du postulat de la critique policière. Bayard avait montré dans "La Vérité sur 'Ils étaient dix'" que le caractère satisfaisant de la solution d'un mystère relève de la fascination exercée sur le lecteur autant que de la logique. Or ici Bayard, tout en proposant une solution intéressante qui puise dans son expérience de la psychanalyse, nous défascine par une déflation des enjeux du récit. De plus il remet en cause la lecture classique (et autorisée) du film qui fait de Jeff un voyeur ; selon Bayard il se divertit de la seule manière qui lui est accessible, et ne se montre pas dénué d'empathie pour ses voisins, au contraire ; en revanche il décèle chez lui les symptômes d'une légère paranoïa, qu'il relie aux notions qui occupent son oeuvre depuis fort longtemps, comme celle de délire d'interprétation, jusqu'à suggérer que le besoin d'enquêter, de trouver le sens caché de fait apparemment incohérents ou indifférents, relève du symptôme ; or c'est le postulat même de la critique policière, qui se trouve ainsi mise à distance par elle-même.
Hitchcock savait-il que Jeff se trompait ou s'est-il laissé entraîner lui-même dans la paranoïa de son personnage ? En tout cas il se moquait de "messieurs les vraisemblants" qui pinaillent à froid sur la crédibilité de l'action d'un film, alors que lui tenait pour essentiel le plaisir que l'on y prenait. Bayard se glisse dans le costume de "messieurs les vraisemblants" tout en prouvant que leur attitude méfiante relève, précisément, du délire. Délicieux paradoxe.
Profile Image for Christian.
253 reviews
July 14, 2025
Elucubrations intéressantes autour de Fenêtre sur Cour d’Hitchcock pour mener la contre-enquête qui démontre assez brillamment l’inconsistance de la thèse du film.

Une seconde partie sur l’analyse psychanalytique du film (en deux mots non pas un film voyeuriste mais le reflet de la "paranoïa à deux" du personnage principal et de sa jeune fiancée).
Enfin, une troisième partie qui s’échine à révéler l’identité du seul meurtre avéré du film, légère et peu convaincante.

C’est toujours le problème des livres à thème, tout ressemble à un clou pour qui est un marteau.

Le vrai mérite du livre : redonner envie de voir le film.

En tout état de cause, 70 ans après le tournage du film, Lars Thorwald s'est enfin trouvé un bon avocat.

En bon Deleuzien, Bayart s'échine à "déconstruire" les romans et films qui ont constitué nos plaisirs policiers, au risque de faire étalage de son cabotinage. Faut-il rappeler que la littérature et le cinéma sont le domaine du vraisemblable, non pas un tribunal judiciaire ?
Profile Image for Rodolphe Gintz.
161 reviews10 followers
January 1, 2024
Dans cette contre-enquête sur le film « Fenêtre sur cour » (rear window), Pierre Bayard mêle une passion évidente pour les films policiers, à commencer par l’œuvre d’Hitchcock qu’il maîtrise sur le bout des doigts, mais également pour les romans policiers et la psychanalyse.
Il en ressort une thèse à laquelle on n’est pas obligé d’adhérer mais qui est assez intéressante : le crime qui est l’objet du film n’existe en fait pas (la démonstration de l’impossibilité de ce crime est assez convaincante) et, pendant que nous étions obnubilés par ce qui se passe chez les voisins de Jeff, nous n’avons pas prêté assez attention au crime qui est perpétré sous nos yeux et pour lequel Pierre Bayard nous propose l’identification du coupable.
Après avoir refermé ce livre, vous devriez avoir une seule envie : (re)voir ce film !
812 reviews6 followers
January 27, 2024
Intéressant. On se laisse vite prendre au jeu, car il est vrai qu'il est facile de trouver des invraisemblances au film, des facilités dans la résolution de l'affaire ou des zones d'ombre liées aux ellipses et à certaines explications manquantes. Les références philosophiques ou psychanalytiques allourdissent parfois la réflexion. Mais ça donne assurément envie de revoir le film !
Profile Image for Mouse.
192 reviews19 followers
December 26, 2025
Toujours un plaisir de retrouver Pierre Bayard et ses critiques policières ! La prochaine fois que je regarde Fenêtre sur Cour, je saurai faire attention aux détails qui mènent à la "véritable" intrigue ;)

Critiques policières qui mêlent critiques littéraires, histoire du cinéma, psychologie ou criminologie ; les contre-enquêtes de l'auteur sont en général aussi haletantes que les originales !
45 reviews
April 28, 2024
Une contre enquête intéressante, d'un grand classique. Rythme un peu lent à mon goût, mais prenant.
175 reviews1 follower
May 5, 2024
Quel dommage. J’adore Pierre Bayard, mais je dois reconnaître qu’il commence à se répéter. Son procédé consistant à réécrire des livres ou ici en l’occurrence un film commence à s’essouffler quelque peu. Pas mal de redites par rapport à ses livres précédents et ce cas précis n’est pas vraiment crédible. Juste un bon moment
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