Dans ce thriller, nous retrouvons Alice Pernelle, déjà rencontrée dans Ce qu'il faut de haine, mais on peut très bien lire celui-ci sans avoir lu le précédent.
Alice est devenue gendarme à Albertville, elle n'est là que depuis quelques mois lorsque son commissariat doit enquêter sur une affaire d'envergure : une touriste vient d'être retrouvée morte sur une aire d'autoroute, avec une mise en scène plutôt macabre (dont je vous passe les détails qui seraient de toute façon censurés par la plateforme). Les gendarmes ont très peu d'indices ou de pistes, les mois passent, les affaires et les drames s'enchaînent et Alice, qui a à cœur de résoudre ce crime odieux, ne comprend pas qu'on puisse en rester là. Malheureusement, sa vie personnelle vient se heurter à sa vie professionnelle, et elle non plus ne peut pas enquêter comme elle le voudrait. Et il n'y aurait effectivement pas d'avancée si elle n'avait pas demandé de l'aide à une étudiante en criminologie particulièrement curieuse et intrépide qui doit justement faire sa thèse sur les tueurs en série. Car, oui, les faits montrent qu'il pourrait très fortement s'agir un serial killer...
Les chapitres courts donnent un rythme effréné au roman, on ne peut pas s'arrêter de lire (« Allez encore un chapitre, bon, encore un autre, allez encore juste un... ») Et même si l'intrigue se déroule sur plusieurs mois, on ne s'ennuie pas : entre les multiples enquêtes qui tombent sur le commissariat, les problèmes familiaux de Pernelle et le point de vue très présent du tueur en série, on est toujours dans quelque chose de palpitant, sans jamais se lasser. D'ailleurs, Loulou, le tueur, est le personnage principal du roman, on sait qui il est dès le début, car ce n'est pas de savoir qui il est qui nous fascine le plus, c'est de savoir ce qu'il pense, comment il pense, sa façon de planifier et de gérer ses trois vies : la famille, le travail et son « hobby » préféré, à savoir tuer. Mais surtout, c'est de savoir pourquoi il fait ça !
Bref, voici donc un nouveau page-turner de Jacques Saussey !
NB : J'ai remarqué quelques titres de romans précédents de l'auteur, cachés dans le texte et d'ailleurs, Jacques Saussey lui-même apparaît dans le roman, de manière détournée ; l'avez-vous trouvé ?