Sous l’égide d’une autre « Lucy », petite femme ancêtre de plus de trois millions d’années, Lucie traverse aujourd’hui une forêt humide, se perd dans la montagne, descend au fond d’un ravin vertigineux. Parvenue dans la grotte de l’ours qui va devenir son amant, au bord du lac, elle apprend à observer les nœuds de reptiles, se gave de baies à quatre pattes dans les buissons, pêche sous la lune, suit la bête dans ses chasses nocturnes. Un an plus tard, dans la grande ville, une ville étrange et close, elle marche, du cimetière au Clocher qu’elle habite avec bébé John, du Grenier de ses amis à la Grande Bibliothèque, où un vieil écrivain lui révèle un autre de ses visages plus légendaire et moins lointains, celui de Mélusine la femme-serpent, la fée amoureuse… Mais, tandis que le vieil Ange déroule son histoire, les murs se lézardent… Le long cours de Lucie ne fait que commencer. Lucie au long cours est le second roman d’Alina Reyes, après Le Boucher qui eut un retentissement considérable tant auprès de la critique que du public. Le livre a été traduit dans près d’une vingtaine de langues
Fantastically erotic, from one dreamy paragraph to another. Discusses all different types of Love and actually parallels her love for Bear to a Human Love ("is this not being human?" about her Affection for the bear), maternal Love, lust, beauty, vanity, passion, dreams. Reminds me of Inception, where the public finds out it could've ALL been a dream since she falls asleep in the first few pages. She describes her dreams, emotions and sensations with an intersectedness during her monologues which could insinuate she is dreaming, and later on, that the man in the second half of the book is telling a series of dreams. Language is somewhat simple.
This novella is like three or four different stories very loosely connected. Plot-wise, it doesn't make much sense but as usual Reyes' prose is gorgeous. This reads like a fever-dream.