Une femme mesure le vide qui l'habite pendant que son amour se rétablit au centre de thérapie. Maintenant seule dans leur appartement, elle répète les gestes qu'elle a faits tant de fois, nuit après nuit. Elle fouille la poubelle et les fonds de poches de manteaux, cherche la voiture dans la rue, en quête d'indices qui lui prouveraient que l'autre - qui n'est pourtant plus là - aurait consommé.
Elle se demande si, comme pour la débâcle au printemps, réussir à se détacher est quelque chose qui arrive subitement, ou si cela se prépare longuement sous la surface.
Wow! Belle découverte! Un roman graphique très touchant qui met en avant plan la réalité des personnes qui vivent avec un proche (un conjoint dans le cas présent) qui a un problème de dépendance. Très bien fait et les illustrations sont sublimes. J'ai adoré!
J'ai absolument adoré cette BD qui se lit comme un long fil de pensés, parfois confus et désorganisé, parfois cru et tranchant. Le sujet est difficile, mais honnête et bien abordé. Je m'y suis retrouvée à de nombreuses reprises. Les illustrations rajoutent au ton de désespoir/questionnements/peur/chamboulement qui teint cette bande dessinée. Oui, oui, oui!
Je pense que je serai incapable d’exprimer à quel point ce livre m’a touché, peut-être un peu trop personnellement.
Ce livre traite parfaitement de ce que ça fait d’être l’une des personnes proches de quelqu’un qui se bat contre des addictions.
« C’est quoi le contraire d’avoir hâte ? » Le texte est peu présent mais particulièrement juste, le style graphique très brut ne rend cette œuvre que plus belle.
C’est une peu bizarre quand on y pense, j’ai trouvé ce livre totalement par hasard, je ne m’attendais pas du tout à ça.
« quand je suis entrée à l’intérieur du centre avec toi je ne sais pas si c’était pour te dire au revoir ou si c’était pour être certaine que tu t’enfuisses pas »
Je m’y suis beaucoup retrouvée.
Être celle qui subit l’effet domino de la dépendance de l’autre.. qui espère que cette fois, ce sera la bonne et qui, toujours, crie présente malgré la peur..
« Je la connais par cœur ta collection de toutes les fois où c’était la dernière »
J’ai aimé que les mots et les illustrations soient parfois désorganisées.
Parce qu’honnêtement, c’est pas mal à ça que ça ressemble, dans la tête et le cœur d’une personne qui cherche ses repères..
« tu t’excuses sur le coup des excuses sincères des promesses de faire mieux »
Les mots de l’autrice donnent une voix à ceux qui tentent de tenir le fort.
SUPER livre qui parle des ravages de l’addiction et de ses conséquences sur les proches. Charlotte Gosselin met en scène la lutte intérieure d’un personnage pour ne pas abandonner sa copine addict, sa culpabilité de ne presque pas en avoir : « c’est quoi le contraire d’avoir hâte ? », et son effacement progressif dans le processus de rétablissement de l’autre. Dessins de zinzin au crayon / charbon avec une mise en page qui alterne entre des gaufriers qui montrent souvent des espaces urbains québécois, des pages plus libres ou le trait de crayon se perd parfois, se fait moins précis, se dilate et enfin des pages vierges de dessin avec quelques mots simplement griffonés. C’est évidemment super bien écrit, avec un côté poésie dessinée qui peut rappeler un doublebob ou ce qui se fait du côté de chez fremok Bravo le Québec pour les travaux 👍
This was okay, took me about an hour/hour and a half to read.
I appreciated the rawness and honesty of the authors words, the drawings are expressive and you can see how to contrast and heaviness of the pencil lead reflects the mental state in the moment.
That said, there were some points that were confusing, and others where I felt the pacing was off (mostly in the beginning, it felt a little dragged out, the last half had a good rhythm).
Overall, I would recommend this to someone who wants a story about working through grief, or those that like stories that don’t shy away from big emotions.
certaines images et linéarité des phrases sont confuses. je ne comprends pas trop non plus le mystère qu'on met autour des emplois des personnages. Mais les images plus vastes de nature ou du ciel sont magnifiques et l'émotion est brute.
on doit s'habituer au crayon chargé de gosselin pour une histoire assez intime, mais on s'y fait rapidement après quelques pages
J'avais adoré Je prends feu trop souvent de la même auteure. J'ai un peu moins trippé sur cette BD là, principalement pour les illustrations et le texte un peu plus confus à certains endroits. J'ai adoré le sujet et la vulnérabilité avec lequel il est mis de l'avant. Il n'y a pas beaucoup d'ouvrage encore sur le sentiment de l'entourage face à un proche dépendant. C'est très touchant et j'ai pu facilement ressentir les dilemmes du personnage principale.
C'est dangereux de se faire dire t'es l'amour de ma vie.
Une BD forte sur les proches de camés en tout genre, d'addicts, de gens dépendants. L'enfer du quotidien entre détox, rétablissement, rechute, consommation, et les liens douloureux qui nous lient, les peines que l'amour inflige, l'annihilation dans le silence.
J'ai aimé le dessin, les non-dits, les moments en paralysie où la perception s'enroule ou s'évade dans les lignes de perspectives.
Une plongée dans les pensées les plus intimes d'une femme aux prises dans une relation complexe avec une personne souffrant d'addiction. Le traitement est sensible et incroyablement profond. Un petit bijou !
Très bien écrit, on dirait presque de la poésie parfois. Dur, sincère et sensible. J’adore la façon dont le livre arrive à témoigner d’une relation et surtout d’un point de vue qui n’est pas assez représenté je trouve.
Tellement raw que j’avais l’impression que le plomb des ses dessins allaient me taché les doigts. J’ai senti chaque coups de crayon, comme la glace qui craque tranquillement, quel supplice. C’est triste en sacrament.
j'ai croqué tous les morceaux de glace et en ai avalé tout rond. ça a fait mal, mais ça a fondu dans la gorge. mentions spéciales aux mots à demi effacés, il m'ont fait de la peine.
Pas un coup de coeur pour moi même si je pensais me sentir interpellée. Je me suis sentie lourde et confuse c’est peut-être ce que l’autrice avait souhaité.