Au pays des matins pas si calmes, Lee Min-Ho, surnommé Gangnam, ex-policier mafieux, mène une enquête officieuse sur la disparition d'une touriste française, enlevée le jour de son arrivée à Séoul. Avec l'inspectrice Park, jeune flic prodige nourrie aux dramas, aux mangas coréens, à la K-pop et à la street food, ils tentent d'expliquer cet improbable kidnapping. Le mystère s'épaissit encore lorsque l'idole absolue de la K-pop coréenne se suicide en laissant une étrange lettre d'adieu. Mais quand Gangnam se résout à demander l'aide de Loup Bleu, dragon de la mafia historique, c'est une véritable guerre des clans qu'il déclenche... De sa plume vive et cinématographique, Ian Manook nous embarque cette fois à la découverte de la Corée. C'est enjoué, surprenant, goûteux, coloré, documenté, violent, poétique, émouvant, et Gangnam se révèle n'être ni plus ni moins que le cousin coréen et inattendu du Mongol Yeruldelgger et de l'Islandais Kornelius Jakobsson.
J'ai été intriguée par le résumé et malheureusement, je n'ai pas aimé.
Beaucoup (trop) de POV qu'on s'y perd. Et plus on avance dans l'histoire, plus celle-ci semble tirée par les cheveux!
Verneuil est un personnage arrogant, violent et impulsif. Dure à croire que c'est un ancien policier. Je l'ai détesté.
J'ai préféré Gangnam et Chin-sun, même si au final, je n'étais pas plus attachée à eux.
L'histoire est entrelacée de plusieurs passages informatifs « infodumping » sur le Pays du matin calme. Les informations, en partie véridiques, semblent tirées tout droit de Wikipedia et c'est lourd. Ça manque de vécu et d'authenticité.
D'ailleurs, un point qui m'a agacée : Uber Eats n'existe plus en Corée du Sud depuis 2019. Malheureusement pour l'auteur, il ne pouvait pas le savoir sans faire de recherches ou avoir vécu sur place. C'est bien beau de balancer des faits historiques et d'actualité à chaque chapitre, mais si les petits détails sont faux, la crédibilité en prend un coup!
Ian Manook met le cap vers le pays du matin calme pour une nouvelle série policière avec l'inspecteur Gangnam. La balade est aussi réjouissante que dépaysante. Coup de cœur pour ce divertissement aux personnages attachants, truffé d'humour et parcouru d'instants de grâce.
On connait bien ici Ian Manook cet écrivain-voyageur, auteur de thrillers dits "ethniques", qui nous balade depuis une dizaine d'années vers diverses contrées exotiques, depuis la Mongolie de son Yeruldelgger jusqu'à son plus récent Krummavisur islandais. Ian Manook c'est l'un des multiples visages de Patrick Manoukian, journaliste au bonnet de Commandant Cousteau (il écrit également sous le pseudo de Roy Braverman pour des trucs plus américains). Cette fois il nous emmène dans un voyage en Corée avec ce qui pourrait bien être une nouvelle série, celle des enquêtes de l'inspecteur Gangnam. Gangnam c'est un quartier chic de Séoul, devenu célèbre grâce à la fameuse chanson Gangnam Style, « succès planétaire du rappeur Psy ».
Manook s'y entend pour nous dessiner des personnages amusants, intéressants mais surtout très attachants. Par ordre d'apparition à l'écran (car c'est du grand cinéma) : Verneuil, touriste français, un flic retraité qui écrit désormais des romans policiers, un joli prétexte pour truffer le récit de pointes d'humour d'écrivain. « Il a l'air sympa mais c'est un écrivain, ces types-là sont biscornus de la tête, surtout les auteurs de polar ». Mado : sa femme qui vient de se faire enlever par des voyous coréens car là-bas « l'enlèvement c'est presque un sport national » pour les mafieux avides d'une belle rançon. Lee Min-ho dit Gangnam : un flic en rupture de ban à l'histoire mouvementée, un « homme tranquille et fatigué », c'est lui qui va aider Verneuil à retrouver son épouse mais il est affligé du même patronyme que le très célèbre acteur Lee Min-ho d'où une belle série de running-gags de la part de ses compatriotes Chin-sun : une jeune fliquette surdouée aux allures d'Hello Kitty qui va être chargée de l'enquête officielle.
Heureusement pour Verneuil et le lecteur, Gangnam parle français : « - J'ai été marié à une française, Gabrielle. Elle était de La Rochelle. J'ai appris avec elle. Pendant cinq ans. Cinq ans, trois mois et quatre jours, pour être précis. Elle est partie il y a deux ans avec un Chinois. Et de Taïwan en plus ! Vous croyez ça, vous ? » Quant à Chin-sun, elle arrive toujours « fringuée façon manga ». « - C'est vraiment elle qui va s'occuper de nous ? Verneuil lui donne dix-huit ans. Cheveux courts à la garçonne, une frange en travers du front, jeans moulants et baskets blanches, rubans porte-bonheur à un poignet, montre Samsung Galaxy connectée à l'autre, Park Chin-sun est une gamine. La plus jeune recrue du commissariat à n'en pas douter. Une stagiaire peut-être bien. [...] Difficile de croire , dans son sweat-shirt fluo floqué d'une tête de dinosaure orange et joufflu, débarquant d'une Fiat 500 jaune poussin, qu'elle est l'inspectrice chargée d'enquête de la police de Séoul ».
C'est en compagnie de cet équipage improbable, « un ex-flic ripou et une fliquette déguisée en cosplay », que nous allons essayer de sauver Mado de la pègre coréenne.
Manook n'est bien sûr pas plus coréen que vous ou moi mais il s'y entend pour nous composer une ambiance vraiment dépaysante, certes pleine de cartes postales et de clichés stéréotypés, mais tout cela est aussi très étayé et soigneusement documenté. Même ses mafieux de papier sont un hommage aux films coréens hyper-violents que l'on apprécie tant ! On apprendra donc plein de choses sur Séoul et la socio-culture coréenne. De la météo à l'urbanisation, avec passage obligé par le rayon cuisine, le lecteur va découvrir la Corée du Sud sans quitter le confort de son chez soi. Un pays où l'on peut s'organiser de fausses funérailles dans un vrai cercueil, histoire de mieux apprécier la vie ensuite (à essayer sûrement ?) ou même se condamner soi-même à être enfermé dans une fausse prison pendant quelques jours pour se recentrer et se retrouver. Et puis cette manie de s'asperger d'eau dans les salles de bain : « cette façon de s'envoyer des brassées d'eau au visage et sur le torse, depuis les robinet ouvert en grand ». « Ce pays, expliquait alors Gangnam, a reçu son bonheur de l'eau et des montagnes ». Et l'auteur n'oublie pas de nous rappeler que ce pays coupé en deux a connu des matins pas si calmes pendant la dictature des années 60-70.
L'intrigue va également nous immerger dans l'univers de cette fameuse K-Pop (Korean pop), un mastodonte de l'industrie du spectacle qui génère ou blanchit des milliards et qui a submergé les palmarès mondiaux, tout comme les voitures ou les machines à laver coréennes ont conquis nos foyers. Fort heureusement on n'est pas obligé d'actualiser sa play-liste mais il faut découvrir ce milieu étonnant.
La prose de Manook est toujours un délice : c'est fluide, divertissant, plaisant, truffé d'un humour subtil, et cette exploration du Pays des matins pas si calmes est un véritable festival et, thriller coréen oblige, les services du procureur vont tout de même dénombrer près de trois cent victimes avant la dernière page. « Comment tout cela est-il possible ? Comment un tel enchaînement a-t-il pu conduire à un tel drame ? » Si côté polar on savoure avec grand plaisir cet agréable et dépaysant divertissement, le coup de cœur va venir de notre attachement aux personnages soigneusement dessinés (on n'a pas tout dit sur le passé de Chin-sun ou celui de Gangnam) et surtout des surprenants moments de poésie, véritables instants de grâce, que l'auteur arrive à glisser dans son intrigue trépidante. Comme cette interrogatoire en traduction simultanée sur les paroles de Mistral Gagnant, la chanson de Renaud (savoureux !). Ou encore les instants passés sur l'île de Jeju en compagnie des haenyo, ces plongeuses en apnée d'une coopérative matriarcale de pêcheuses de fruits de mer. Ces coréennes sont l'équivalent des ama japonaises, celles du photographe Uraguchi Kusukazu.
Le livre refermé, on se rend compte qu'un peu de nous est resté en Corée : de quoi nous donner l'envie de faire un tour à Séoul en attendant la suite des aventures de Gangnam ...
Gangnam de Ian Manook, présentation Verneuil a arrêté sa voiture devant le grand marché au poisson. Sa femme a préféré rester à l’intérieur. De retour, plus de voiture, plus de Madeleine. Ne parlant pas la langue, il va vite devenir en colère et s’attirer les foudres de la population locale. Il est en partie sauvé par un ancien flic, vraiment pas aimé par ses anciens collègues, Gangnam. Mais l’enquêtrice ne donne pas suite. Par conséquent, Gangnam va aider Verneuil.
Gangnam de Ian Manook, présentation Verneuil est un ancien flic parisien. Avec la disparition de sa femme et la non prise en charge par la police locale, il va toucher le fond. Mais sa rencontre avec Gangnam et une autre enquêtrice, Park Chi-Sun, au look déjanté, Verneuil va se sentir épaulé, jusqu’à une mauvaise décision.
Gangnam, soit Lee Min-ho, est un flic qui a été mis à la retraire d’office. Dès qu’il prononce son nom, on le confond avec un très grand acteur, beaucoup plus jeune que lui. L’amour de sa vie est parti. Il a été infiltré dans la mafia locale avec laquelle il semble avoir conservé des contacts. Mis à l’écart d’office, il sait comment manipuler les uns et les autres, et parfois au péril de sa vie. Avec Park, ils vont tenter d’aider Verneuil du mieux qu’ils le peuvent. Gangnam va orienter l’enquête, donner des pistes à Park, mais aussi à Joon. D’un simple enlèvement pour obtenir une rançon, Verneuil va être soupçonné car sa femme semble être liée au suicide du jeune chanteur de K-pop qui a laissé une lettre.
Une guerre des gangs va mettre la ville à feu et à sang, notamment lors de funérailles qui vont attirer des millions de personnes. Des familles mafieuses qui vont se retourner contre leurs propres lieutenants, des morts atroces, des règlements de comptes, des manipulations. Deux enquêtes de police sur deux évènements différents qui ne sont pas traitées de la même façon, mais qui mettent à mal les deux enquêtrices.
Ian Manook nous fait découvrir un nouveau pays, la Corée du Sud. Ian Manook a l’art de décrire les pays de ses romans. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Ce sont des paysages magnifiques, mais aussi du béton. Ian Manook nous met l’eau à la bouche avec les mets qu’il décrit. Mais attention à l’alcool ! De nombreuses références cinématographiques, la K-Pop avec ses chanteurs adulés par des millions de fans et qui n’ont aucune vie. Par conséquent, le suicide semble être l’ultime acte. Ce sont également les détails politiques du pays, les drames humains, sa mafia et ses flics ripoux. Le roman est très visuel, très cinématographique. Les répliques sont du tac au tac. Dans ce roman, j’ai retrouvé le Ian Manook découvert avec la série Yeruldegger, avec cette magie de l’écriture qui traite de sujets difficiles, avec un humour noir et des personnages très attachants. Ce roman est bien documenté, très bien écrit et les pages se tournent facilement. Les rebondissements sont là au bon moment, tout comme les révélations concernant les personnages, lorsqu’ils se confient, vivent une expérience. Un très bon Ian Manook.
On m'a offert ce livre pour me faire plaisir car j'ai vécu en Corée. Malheureusement, je n'ai pas DU TOUT aimé et j'ai passé un mauvais moment de lecture.
- L'auteur nous fait de l'exposition sur de l'exposition : description des légendes, des coutumes, des plats, des temples, d'où ça vient, pourquoi c'est comme ça et qui a fait ça. C'est ennuyant et indigeste, je cite un commentaire plus bas mais ça donne vraiment l'impression de lire une page Wikipédia. Le pire, c'est que l'auteur réussit à faire des erreurs et à mal retranscrire la vie quotidienne coréenne. Et surtout, c'est très cliché : malheureusement ça se voit que l'auteur n'est jamais allé en Corée et/ou qu'il a écrit ce livre du point de vu de sa culture française.
- Le scénario s'accélère à la fin du livre et des événements très peu crédibles s'enchaînent, ce qui font penser que ce livre est une peut-être une parodie du genre ? (mais je crois que le ton est "sérieux" même s'il y a de l'humour). Les personnages font des choix extrêmement douteux, surtout pour des policiers censés être aguerris. On ne s'attache pas vraiment à eux, à part peut-être Chinsun mais qui est aussi très clichée.
- Et le pire point qui m'a fortement dérangée du début à la fin : la sexualisation constante des femmes de ce livre. L'auteur parle très souvent des seins des femmes sans AUCUNE raison (ça n'apporte rien à l'histoire), les décrit souvent nues sans raisons à l'histoire non plus, met en scène une ambiguïté bizarre entre une jeune de 26 ans qui s'habille avec des vêtements dits "d'enfant"/"manga" (ça tombe bien on est en Corée) et un vieux de 50 ans qui, pour moi, ont plutôt une relation père/fille. Je ne vais pas prêter d'intentions à l'auteur car j'ai peut-être mal interprété, mais j'ai trouvé ça extrêmement malaisant.
Bref, je ne lirais pas le tome 2 qui vient de sortir.
Very short review : an very good thriller, at first looking like a murder-mystery, but, like when its characters went hiking, takes its time. Full of yummy food descriptions, the book goes shy when it comes to violence, creating a gap in the narration and adding distance in an otherwise immersive book. Went there expecting an investigation in the k-pop world, had a wonderful trip within the korean mafia clans, corrupted police and morally grey characters. And, of course, loved it!
Séoul, ville de 10 millions d’habitants en Corée du Sud. Marc Verneuil, 50 ans, ex-flic et romancier français, accompagne Madeleine, son épouse adepte de K-pop, pour visiter le pays. Or, pendant que lui fait un saut dans un marché de poissons et que sa conjointe l’attend dans la voiture, rien ne va plus à son retour. Les deux ont disparus. Marc s’en prend agressivement à la vieille femme sensée surveiller l’espace de stationnement. La situation dégénère, une mêlée envenime la situation. Lee Min-ho, dit Gangnam, ex-policier mafieux, vient à son secours. S’ensuit une cavalcade époustouflante pour retrouver Madeleine au cœur d’un réseau non-rassurant.
L’auteur utilise un vocabulaire recherché. Plusieurs mentions et descriptions de plats coréens, restos et petits bouiboui, tout ce qu’il faut pour brosser une ambiance asiatique imagée. Soit l’auteur s’est bien documenté ou il connait bien le pays. Au niveau de l’écriture, rapidement le ton est donné, le climat s’installe. Les personnages sont bien définis. On sait à qui on a à faire. Un bémol : deux des personnages principaux (Gangman et l’écrivain) sont de parfaits inconnus l’un pour l’autre au début du roman. Tout de même étonnant qu’une complicité de cette ampleur se soit si vite installée et aille si loin… Sceptique, mais bon, c’est un roman…
Citations « Ce n’est que ça, une vie, la somme des souvenirs qu’on a. » p. 188 « La surprise est l’essence de la guerre… » p. 298 « … si on te donne, tu prends, et que si on te prend, tu cries. » p. 349