Derrière les punchlines et le panache des rappeurs, on découvre grâce à cette enquête les enjeux colossaux liés au capitalisme du rap et à tous les maux que cela peut engendrer, à commencer par l’extrême violence. Le livre est super intéressant sur l’industrie de la musique et le renversement du rapport de force entre les rappeurs et les labels : j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le passage sur les frères PNL et la manière dont ils ont imposé aux labels un nouveau modèle extrêmement favorable à l’artiste. Ce qui m’a aussi frappée, c’est une sorte de renversement de l’ordre du monde, où la France n’est plus qu’une étoile bien pâle, une terre presque provinciale compte tenu de l’océan d’opportunités qui tend les bras à ces rappeurs entrepreneurs dont la plupart préparent l’après en se diversifiant dans l’immobilier ou d’autres domaines.
Je ne sais pas dans quel monde je pensais que lire une enquête journalistique m’intéresserait, et encore moins sur les rappeurs français?! Fascinant de decouvrir les magouilles, mais c’est tellement niché que je ne connais pas la moitié des intéressés…
Bien qu'il soit très interessant parce qu'il met en lumière des rouages et des histoires qui sont pour le moment très niches, j'ai du mal à comprendre où on veut en venir. Il n'y a pas vraiment d'analyse de ces rouages (pour moi il manque foncièrement une analyse sociologique et politique profonde). Il y a des petits moments où les auteur.ices se permettent de d’aller plus loin que de la simple narration, mais ça reste trop peu à mon goût.
Aussi, je trouve que le fil rouge est très superficiel, donc ça aide pas à continuer la lecture. Et la fin du livre arrive assez soudainement parce qu’on a pas l’impression qu’on arrive à une conclusion. C’est comme une liste de faits sans liens profonds les uns avec les autres.
Je déplore également la non présence de femmes dans l’ouvrage. Bien qu’elles ne soient pas en majorité (pas du tout) dans cette industrie, elles existent et de ne même pas avoir fait mention du fait qu’elles sont ou pas pas dans cet « Empire », me laisse un goût amer.
Cela dit j’ai bien aimé le ton du livre, et il reste très instructif parce que j’avais l’impression de - presque - tout découvrir.
L'Empire du rap est une enquête aussi captivante qu’éclairante sur les coulisses du rap français et de son industrie.
Paul Deutschmann, Simon Piel et Joan Tilouine montrent comment le rap est devenu bien plus qu’un genre musical : un véritable empire où se croisent réussite économique, pouvoir culturel, enjeux politiques et, parfois, zones d’ombre liées à l’économie parallèle.
J’ai particulièrement aimé la manière dont le livre met en lumière cette transformation : d’une musique marginalisée à un phénomène central, récupéré autant par les industries que par le monde politique. Le lien entre rap, société et pouvoir est vraiment passionnant.
Une lecture très riche et actuelle, qui permet de regarder le rap autrement — comme un miroir des tensions et des mutations de la société française.
Génial d’en apprendre autant sur la face cachée du rap (que ce soit les histoires de mafieux de la première partie ou le côté plus pouvoir/entrepreneurial de la deuxième partie)
Un peu gêné par le style par moments : se prend un peu trop au sérieux par moments pour les acronymes/explications des termes et parfois pas du tout. Faut être cohérent. Le côté semi dénonciateur du système an la fin de chaque chapitre n’apporte pas grand chose et devient redondant après quelques chapitres. Manque peut être aussi d’une conclusion analyse.
Je critique à balle là mais en vrai j’ai dévoré le livre et ne peux que le recommander, aussi bien pour le côté envers du décor que l’industrie en termes de chiffres bruts que pour les enjeux de pouvoir
Une enquête passionnante et extrêmement bien documentée, qui a dû être vraiment difficile à mener tellement le milieu du rap est un milieu opaque et fermé (et visiblement dangereux). Les auteurs sont vraiment allés au fond du sujet, citent des dizaines et des dizaines d’exemples, et abordent même des sujets plus politiques qu’on n’attend pas forcément ici, comme l’instrumentalisation politique des rappeurs en tant que soft-power auprès des nations africaines. On écoute très souvent innocemment notre rap, en kiffant les paroles, mais ne pense jamais à l’impact de notre consommation (de rap) et où va l’argent qu’on donne à ces artistes. Ce livre nous permet de ne plus agir innocemment.
Mitigé, on apprend beaucoup de choses, la partie sur les liens géopolitiques avec l’Afrique notamment est très enrichissante. elle apporte du sens et même de la culture.
Les histoires mafieuses sont aussi prenantes mais on s’attend peut être à plus finalement. On reste un peu sur notre fin sans comprendre l’intérêt réel du livre. Pourquoi pas plus d’engagement ? D’analyse et conclusions ?
Une enquête sur l'économie parallèle créer par le Rappeurs français qui génèrent des milliards d'euros. La mafia et le grand banditisme voient une opportunité d'investissements et surtout de blanchiment.
L’enquête est vraiment bien écrite, elle est agréable à découvrir. À mon goût beaucoup de gossips dans la longueur au début du livre, qui pourraient laisser place à plus d’analyses économiques, géopolitiques et culturelles comme sur la fin.
c’est un bon 3,5/5, on y apprend comment le capitalisme touche le rap, comment il a évolué mais j’aurais aimé plus de questionnement sociologique et notamment sur la partie sur la délinquance et sur le racisme
Un livre enquête fort bien intéressant pour découvrir les travers du RAP français. Je ne m'y connais pas beaucoup en rap mais les auteurs ont sus expliquer les origines des plus importants et les travers de chacun.
Enquête journalistique dans la génération récente du rap français et la transformation profonde de l’industrie musicale à l’heure des plates-formes numériques