Ras le viol vient répondre à une question cruelle mais réelle : comment faire reculer les violences sexuelles ?
Dans nos quotidiens, dans l’actualité, dans nos discussions personnelles et même professionnelles… elles sont partout. Les victimes et les féministes se démènent pour lutter contre la culture du viol et la culture de l’inceste, contre l’omerta, contre l’impunité. Et pourtant, un sentiment d’impuissance généralisée persiste : la justice semble inefficace et aucune réponse valable n’est apportée par la société à ce problème, qui relève de la santé publique. Esther Meunier (journaliste) et Léa Castor (autrice de BD et illustratrice) ont donc décidé de s’allier pour enquêter et restituer des pistes de solutions en dessins. L'objectif un peu fou : faire réfléchir le plus de personnes possibles pour faire mieux, collectivement, contre les violences sexuelles. Au fil des pages, elles vont aborder l’éducation, la mixité, la sensibilisation du grand public avec des activistes féministes diverses, du Planning familial de #NousToutes ou encore du Mwasi Collectif, des chercheurs et chercheuses, et des professionnel·les de santé pour réfléchir aux moyens de prévenir ces violences, de gérer leurs conséquences, d’améliorer la justice et l’accompagnement des victimes. Parce qu’elles sont convaincues qu’il n’y a pas de fatalité, Esther et Léa ont pensé cette BD comme une porte d’entrée vers les questions de société que posent les violences sexuelles ainsi qu’une fenêtre sur l’espoir de les endiguer.
Super BD très bien documentée. J'ai apprécié l'organisation en chapitres. J'ai énormément appris sur des aspects qui me paraissent lointains, comme la justice pénale. J'ai apprécié la multiplicité des voix et la présentation des outils existants. Ça va être une BD ressource pour toutes mes coloc et les personnes qui viennent nous parler des VSS qu'elles ont vécues. Très bon achat pour bien commencer l'année 2026.
Un ouvrage ressource nécessaire dans la lutte contre les VSS. A la fois accessible et rigoureuse, cette bande dessinée parvient à expliquer clairement des notions clés comme la justice transformative ou le fait de dépsychologiser les VSS qu’on a encore tendance à n’aborder qu’à travers le prisme de « les auteurs de ces violences sont des monstres » sans prendre en compte les mécanismes systémiques.