Em 1756, a França encontra-se no centro de um grande conflito que se alastra a toda a Europa e que a opõe, uma vez mais, à Inglaterra, sua inimiga de sempre. É a Guerra dos Sete Anos. Para as colónias francesas do Novo Mundo, esta guerra, a que os Britânicos chamaram The French and Indian War, começara há já dois anos.
Os súbditos do rei George, encurralados nas suas colónias, provocam escaramuças constantes contra os fortes franceses estabelecidos na sua fronteira Oeste. Mas os seus ataques terão muitas vezes de enfrentar o ímpeto e a determinação dos milicianos canadianos e dos seus aliados ameríndios sob o olhar benevolente dos padres jesuítas.
É num desses fortes tão cobiçado pelos túnicas vermelhas, situado nas profundezas das florestas índias, que marcamos encontro com estes estranhos da Nova França. Ameríndios, canadianos, colonos, soldados que aí viveram sonhos, desilusões e dramas, sem se preocuparem com o vento da História que em breve os aniquilaria.
Patrick Prugne commence à dessiner dès son plus jeune âge, et s’entraîne en imitant ses artistes préférés : Pratt, Manara, Juillard, Loisel, Breccia ou Prado. Il entame sa carrière comme illustrateur publicitaire avant de se lancer dans la bande dessinée. Sa première œuvre, un pastiche de la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, reçoit en 1990 l’Alph-Art Avenir au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, une récompense qui aura, selon ses propres termes, l’effet d’un déclic. Il sonne alors à la porte des éditeurs et publie en 1991, avec Goupil au scénario, le premier opus de la série humoristique Nelson et Trafalgar chez Vents d’Ouest, qui remporte un succès immédiat. En 1999, il dessine une histoire de Fantasy, Fol, avant de se lancer dans la trilogie de L’Auberge du bout du monde avec Tiburce Oger chez Casterman, avec lequel il sort dix ans plus tard le très remarqué Canoë Bay aux éditions Daniel Maghen, avant de publier seul Frenchman (2009), Pawnee (2013) et Iroquois (2016). Il fait une pause avec les sagas indiennes en 2018 avec l’album Vanikoro pour sublimer le destin tragique de Lapérouse. Son dernier album, Tomahawk, sort en août 2020 aux éditions Daniel Maghen.
PT Esta leitura revelou-se uma agradável surpresa, sobretudo porque não sabia absolutamente nada sobre a obra antes de a começar.
A história decorre durante os conflitos entre França e Inglaterra pela conquista da América do Norte. Seguimos um soldado de passado misterioso, cuja principal motivação é a perseguição de um urso que matou a sua mãe quando era ainda criança. Pelo caminho, cruzamo-nos com várias personagens de origem nativa americana, que acabam por intervir em ambos os lados do conflito.
Trata-se de uma narrativa de leitura acessível, pontuada por algumas surpresas, com uma arte lindíssima. Não sendo uma daquelas histórias arrebatadoras, é bastante cativante e culmina num final plenamente satisfatório.
Como já vem sendo habitual, a Ala dos Livros apresenta esta obra numa edição de grande formato e qualidade irrepreensível.
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EN This read turned out to be a pleasant surprise, especially since I knew absolutely nothing about it beforehand.
The story takes place during the conflicts between France and England over the conquest of North America. We follow a soldier with a mysterious past, whose main motivation is to hunt down a bear that killed his mother when he was a child. Along the way, we encounter several Native American characters who end up getting involved on both sides of the conflict.
It’s an easy-to-read narrative, with a few surprises and beautifully drawn artwork. While it’s not one of those truly breathtaking stories, it’s quite engaging and ends in a fully satisfying way.
As usual, Ala dos Livros delivers this work in a large-format, high-quality edition.
4,5/5 arrondi à 5/5. Lire un album de cet auteur est toujours un régal pour les yeux ! Je suis une grande fan de son style graphique, de ses aquarelles créant de superbes décors aux couleurs lumineuses, de ses personnages toujours soignés et inspirés de documents d’époque, même s’ils sont purement fictionnels. Seul le contexte historique est réel avec le Fort Carillon et la guerre entre Français et Anglais (en fait je devrais dire Britanniques !). Le travail sur le dessin, les tons employés, le rendu des paysages, le découpage, tout est parfait et dénote une grande maitrise. L’histoire est aussi à la hauteur du graphisme. Après une incursion vers les îles du Pacifique avec Vanikoro, l’auteur revient à ses premières amours : le Nouveau Monde, les différentes nations européennes qui s’y installent et les modifications des conditions de vie des Amérindiens. Ici, même si la guerre est omniprésente sous forme d’escarmouches, le récit se concentre principalement sur la confrontation entre Jean Malavoy et le grizzly, entrainant l’homme dans la forêt où les dangers ne se limitent pas aux bêtes sauvages. Cela évoque forcément Moby Dick dans l’obsession humaine vis à vis d’un animal puissant et violent. Mais on voit aussi comment les Amérindiens sont utilisés pour servir les nations en guerre, comment certains soldats se sont rapprochés des guerriers, apprenant leurs techniques de chasse et de pistage. Les personnages sont montrés tels qu’ils sont : parfois bons et parfois mauvais, avec toujours une touche plus brute, plus animale, qui est souvent contrôlée par la raison et le sentiment d’humanité. Comme souvent avec les albums de cet auteur, j’ai trouvé l’ensemble trop vite lu car on aimerait rester encore un peu avec les personnages, sillonner ces beaux décors mais on le sait bien : les meilleures choses ont toujours une fin ! Et celle-ci m’a paru très satisfaisante !
Je fais une review double pour Vanikoro et Tomahawk car j'ai lu les 2 à la suite.
Points négatifs : - je trouve de que Prugne est vraiment meilleur dessinateur que scénariste. J'ai trouvé les 2 récits assez décousus voire bordéliques, les personnages pas assez caractérisés, le rythme pas fou, et en général, l'histoire pas très prenante ni très surprenante. Ah, et les dialogues sont vraiment pas terribles. - je n'arrive pas à me rendre compte si ces BD de blanc européen qui a une passion pour les cultures autochtones contiennent des trucs fantasmés, stéréotypés ou problématiques. - j'aime pas trop sa façon de dessiner les visages. - C'est vraiment des histoires de mecs. Où sont les personnages féminins ? Les femmes ne participent pas à l'Histoire pour Prugne, on dirait, même pas du côté des autochtones qu'il kiffe tant. Ceci dit il a fait un album sur Pocahontas, mais pour moi c'est plus un redflag qu'autre chose vu les reviews que j'ai parcourues et qui soulignent que le récit n'est pas conforme à la réalité historique et que c'est ENCORE une romance entre Pocahontas et John Smith (chose absolument jamais advenue en réalité)
Points positifs : - C'EST. SI. BEAU. Chaque page est une merveille, Prugne est un maître de l'aquarelle. Sa façon de peindre la mer dans Vanikoro est magnifique. La végétation est magnifique. Les animaux sont magnifiques (en fait, il ne faudrait pas qu'il y ait des gens, mais juste des histoires d'animaux, sans dialogues. Ou à la rigueur, que des autochtones, et zéro européen, ce serait super, ça). - Prugne n'est pas juste un bon peintre, c'est un véritable auteur de BD. La mise en page, les cadrages, l'organisation des cases, c'est impeccable, visuellement une claque à chaque page ou presque. - je vais pas mentir : moi aussi je suis une blanche européenne qui a une fascination pour les autochtones, surtout les Premières Nations. J'ai vu Le Dernier des Mohicans, Danse avec les Loups, Little Big Man, j'ai lu Yakari, Blueberry et Buddy Longway, et puis Croc Blanc, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, j'assume. Donc forcément, j'ai beaucoup aimé ce qu'a fait Prugne avec ces deux albums.
Voilà, c'était ma review la plus honnête possible.