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Frankenstein ou le Prométhée moderne

288 pages

Published November 13, 2025

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Mary Shelley

1,165 books45 followers

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5 stars
15 (53%)
4 stars
7 (25%)
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5 (17%)
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1 (3%)
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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
8 reviews
July 27, 2026
Le roman est bien loin de l'image de Frankenstein que nous a donné le film de James Whale.

Tout d'abord l'histoire se concentre beaucoup plus sur Frankenstein le scientifique que sur sa créature. Un homme passionné de science, qui, ne cherchant qu'à expérimenter pour accomplir une découverte majeure de son temps, finit par créer une créature au physique horrifique. Cette expérience sera le début et la cause de toute sa descente en enfer, et de ses nombreuses souffrances.

Est ce pour autant que la créature n'est qu'un être inintelligent, sanguinaire, et sans émotions, comme le montre le film ? Aucunement. Ici la créature est un être qui né, comme chaque être humain, avec un cœur bon, qui n'aspire qu'à la tendresse et la joie. Il passera ses premiers jours à observer une petite famille vivant dans un chalet, s'échangeant, malgré leur tristesse apparente, des regards remplis d'amour et de tendresse. C'est ainsi que la créature voudra elle aussi expérimenter cette tendresse et cet amour, elle aussi désire trouver des amis, voir plus. Or, dû à son physique déformé et horrifique, les humains prennent peurs et le repoussent, plus ou moins violemment.
C'est ainsi que se crée en son cœur un puissant ressentiment, une rancœur envers les humains, qui le poussent à la haine, puis plus tard, au meurtre. Tout le reste de son existence sera passé à tourmenter son créateur pour lui avoir donné la vie, une vie qu'il sera condamné à passer seul en souffrant.
La créature au fond n'est rien de plus qu'un humain rejeté qui se laisse aller à sa colère. Ce n'est qu'un pauvre homme qui veut faire payer les inégalités qu'il a subit en se vengeant. Toutefois, est ce que cela peut réellement justifier les meurtres qu'il a commis ?
Etonnamment si l'on devait trouver un équivalent cinématographique au roman, plutôt que de me pencher sur le film Frankenstein lui même, j'irais plutôt regarder du côté du Joker. Le Joker décrit lui aussi la descente en enfer d'un homme repoussé par les autres humains pour être simplement atteint de troubles mentaux. Quand on le voit se venger, on est souvent de son côté à lui, en oubliant toutefois qu'il tue tout de même des gens. Mais au fond, est ce que ce rejet justifie vraiment les meurtres qu'il commet ? On peut se poser la même question pour la créature.
Une créature qui semble d'ailleurs parfois plus humaine et complexe que son créateur.

Bien que la psychologie de Frankenstein soit superbement développé et qu'il arrive même à nous faire pencher de son côté à la fin du livre, il n'en reste pas moins juste un homme apeuré par la créature qui le tourmente. Elle, de son côté, traverse plus d'émotions qui sont souvent plus contrastés. Elle se demande si elle doit réellement se laisser aller à la colère qui la prend, ou simplement s'arrêter à la tristesse, elle regrette toujours ses meurtres malgré sa volonté de vengeance, et même à la fin elle semble sortir de sa fureur pour se demander, comme tout bon personnage fou de film ou de livre, "mais qu'est ce que j'ai fait ?!".

Au final Frankenstein nous offre beaucoup de réflexions philosophiques et même théologique. L'injustice qu'à subit la créature suffit-elle à justifier ses actes ? Et c'est là que Frankenstein va au delà du Joker : le roman ne nous donne pas seulement le regard de la créature qui souffre du rejet et deviens mauvaise pour se faire justice elle même, mais aussi le regard de son créateur qui subit sa vengeance. Nous avons à la fois envie de supporter la créature par pitié pour l'injustice qu'elle subit, mais aussi son créateur face à sa tristesse qu'il subit à cause des crimes de cette même créature.
Peut être que Frankenstein est le véritable responsable de cette histoire : bien qu'athée, Shelley semble nous dire : "à vouloir jouer à imiter Dieu, on se fait punir". Mais bien sûr, elle ne s'arrête pas là. Elle nous pose aussi une question théologique : "Et si Dieu, en nous créant, ne faisait que lui aussi s'amuser, et regrettait de voir sa création commettre autant d'atrocités ?". Maintenant toute la question est de savoir qui prendre en pitié : l'humain qui ne fait que suivre ses instincts primaires qui lui ont été donné (on peut donc dire par erreur, si l'on suit cette théorie), ou Dieu qui, dans un accès de surestimation de soit (car on peut très bien imaginer que c'est cela qui motivait Frankenstein, car il se pensait assez puissant et malin pour pouvoir donner la vie à un être inanimé) s'est amusé à créer des créatures sans les perfectionner ?

Toujours est-il, qu'à mon sens, Frankenstein reste principalement une petite histoire effrayante et sympathique, inventé pour un jeu alors qu'une pluie empêchait l'autrice et ses amis de faire leur promenade. Je ne pense pas que Mary Shelley avait la prétention de créer une histoire philosophique et théologique. Elle en a ajouter parce que ces éléments lui tendaient la main, mais son but principal reste, à mon avis, de simplement écrire une histoire, poussé par ce cauchemar où elle s'est imaginé la créature, tout ça allié à cet force étrange qui pousse tous ceux qui aiment écrire, à le faire.
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6 reviews
July 14, 2026
3/5 J’ai globalement apprécié lire ce livre, mais il m’a laissé beaucoup de questions et presque aucune réponse.

Sur l’écriture :
Le livre est vraiment très bien écrit, les descriptions sont complètes et permettent facilement de se projeter et ressentir certaines émotions. En soulignant l’âge de l’autrice quand elle écrit le livre c’est vraiment remarquable. On pourrait en tirer des centaines de citations sans aucune difficulté.
Mais il y a un champ lexical qui peut paraître faible pour un roman de cette qualité (utilisation très répétée de certains mots, surtout quand il s’agit de décrire des émotions).

Sur l’histoire et le concept :
On ne peut pas juger le livre sans se souvenir qu’il est écrit en 1818. L’histoire, le concept, les thèmes abordés sont fantastiques et relèvent du génie. L’homme en Dieu qui désire créer la vie et y parvient mais à ses dépends. Une ouverture au débat « ou s’arrête le bien ou commence le mal? », qui est le plus fautif dans cette histoire, le créateur ou sa créature ? Les concepts sont universaux, et prévalent d’ailleurs toujours aujourd’hui : la beauté des paysages (romantisme), les limites et dangers de la science, la psychologie, la nature humaine etc. On ne peut que souligner l’originalité de l’œuvre et son côté précurseur. L’imbrication des récits est excellente, la diversité des personnages et de leurs vies et points de vue sont un régal pour le lecteur.

En revanche, la plupart des idées abordées sont très peu approfondies voire à peine effleurées et c’est très dommage. Notamment l’aspect scientifique, qui est abordé globalement en citant 3 grands noms anciens, sans en préciser les concepts, sans élaborer sur de multiples thèmes (simplement : les mathématiques, la biologie, les professeurs). Il apparaît évident qu’aucune recherche préalable ou à posteriori sur le sujet n’est venue enrichir l’œuvre, pour un livre mis en lumière comme étant le premier ouvrage « Science-Fiction », je déplore vraiment la pauvreté de cet aspect scientifique. Et ce qui m’a particulièrement dérangé est l’absence total de détails lors de la création du monstre, tellement cet acte n’a pas été réfléchis par l’autrice ni ne semble avoir d’importance à ses yeux (un miracle pareil?!l’acte dont découle toute l’histoire?). La création du monstre prend globalement 4 pages - constamment interrompue par le récit des sentiments et émotions ressenties sur le moment, par exemple l’entame du livre qui est un échange épistolaire entre un frère et sa sœur, prend plus de place et est bien plus crédible et riche en informations. Je me demande comment les gens passent au dessus de ça pour juger l’œuvre car cela m’a tellement dérangé que je n’aurai jamais pu mettre plus que 3 étoiles malheureusement. Ensuite après cet acte on n’abordera plus jamais les sciences dans ce livre.
Également, de très nombreux raccourcis sont pris dans l’œuvre ce qui en plus du manque côté « scientifique » apporte un manque côté « psychologie » et profondeur du débat. Le monstre n’ayant pas reçu d’amour de son créateur, devient mauvais et diabolique. Ni plus ni moins, on n’obtient qu’une vision très enfantine, très peu nuancée de tous ces questionnements qui nous animent, c’est dommage mais je met ça sur l’époque..

D’autres gros problèmes qui m’ont également rendu la lecture de ce livre très frustrante, parfois énervante, et m’empêchent d’apprécier grandement l’œuvre :
- le manque total de crédibilité et de cohérence à de nombreux moments du récit. En voici quelques exemples les plus marquants : la créature qui vit pendant plus d’un an dans une remise collée à une chaumière sans que jamais personne ne l’entende ni le voit ni visiblement de se serve de la dite remise(?) alors qu’il s’agit d’une famille pauvre qui vit de ses récoltes, la créature qui tombe par hasard dans une forêt en Suisse sur le petit frère de Frankenstein (alors qu’il vient d’Allemagne), le tue, et par la suite retombe sur la servante et pense à lui glisser le médaillon du frère dans la poche(??), la création d’un second monstre sur une île presque déserte au fin fond de l’écosse avec peu de moyen et des ressources qui semblent tomber par magie entre les main de Frankenstein, Frankenstein qui s’endort après avoir créé la vie (mais que faisait l’adrénaline en 17..?) et la créature qui part seule (dotée visiblement de la capacité innée à se servir de ses jambes et à s’orienter), et j’en passe.
- l’énorme manque de crédibilité et de développement de l’existence de la créature. Je m’explique, on ne sait absolument pas de quoi est constituée cette créature, jamais, mais elle semble parfaitement identique aux humains excepté au niveau de sa taille (2m50) et de son apparence (chair putréfiée). Elle est capable de ressentir énormément de choses donc on suppose qu’elle possède un cerveau, comment? Pourquoi? Est-il aussi développé que celui d’un humain? La créature sait qu’elle a été créée de toute pièce par un homme, comment? Elle a également une mémoire? Elle parvient à apprendre une langue en écoutant des gens parler au quotidien? Elle sait parler elle même? Elle comprend toutes les nuances de notre société (bien/mal, amour/solitude, beauté/laideur, richesse/pauvreté, etc.) sans jamais avoir pu approcher actuellement la société ou une ville, comment? Elle complote, manipule, débat, etc. comme un humain perverti, comment en est-elle arrivée là en 2 ans de vie ? Et la liste est sans fin.
- le personnage de Frankenstein (et non ce n’est pas la créature! :O) est tellement détestable qu’il est compliqué de ressentir ses peines avec empathie, ou d’accorder de l’importance aux grands drames de sa vie qui proviennent durant le récit. Tout ce que fait le protagoniste est : raconter des événements en se plaignant de son existence cruelle et de la dureté de sa vie, rien n’est de sa faute, il ne fait jamais rien pour intervenir lorsqu’il le peu, or il est bel et bien fautif de tous les malheurs de sa famille mais il l’est deux fois. Premièrement car il a créé la créature et ensuite car il bascule dans l’inaction totale une fois le fait accomplit. Il ne parvient qu’à geindre, se plaindre et maudire son existence. Il semble vouloir être plains comme étant le plus malheureux et malchanceux des hommes. Jamais il n’essaie n’empêcher les malheurs de se produire, il va même les encourager de manière extrêmement énervante pour un lecteur. ( Attention gros spoiler ) je suis obligée de parler de son mariage. La créature le menace de fortes représailles et lui dit mot pour mot « Je vous tiendrai compagnie le soir de votre noce ». La créature ayant déjà tué deux de ses proches et menacé de recommencer, logiquement que fait Mr. Frankenstein? : il rentre en Suisse et décide de se marier au plus vite, le soir de la noce il ne va pas à la fête organisée par son père (ou le monde aurait sûrement empêché le monstre d’agir) mais au lieu de ça il s’isole avec sa femme près d’un lac, personne autour, il fait nuit noire, mais quand même il se dit.. c’est pas encore assez facile pour la créature, ce serait encore mieux qu’on ne soit pas ensemble, tiens chérie va donc seule dans la chambre. Et évidemment 1 seconde plus tard, elle est morte. Je n’ai jamais lu 4 pages plus énervantes que ces pages là.
- les longueurs du livre lorsqu’il traite de faits insignifiants. Personnellement j’adore les récits longs, calmes où il ne se passe pas grand chose mais où l’on est plongés dans l’ambiance. Donc je dois dire que je ne l’ai pas autant ressenti que certains et je n’aurai jamais DNF pour si peu. En revanche je déplore vraiment qu’une grande majorité des passages si longs et si élaborés n’ait pas le moindre intérêt, alors que d’autres plus pertinents et intrigants sont si brièvement mentionnés.

Enfin je n’ai jamais pu apprécier ni Victor Frankenstein de part sa lâcheté, sa faiblesse, ses lamentations incessantes, son inactivité et son incapacité à assumer ses actes; ni le monstre, de part l’incohérence total de sa vie et cette inclinaison flagrante à faire le mal, en cherchant la moindre justification pour le faire.

Finalement, il s’agit vraiment d’une histoire imaginée au cours d’une soirée avec ses pairs écrivains et couchée sur papier tel quel. L’attention est tournée vers la réflexion sur les grands thèmes de nos existences, le bien le mal, la justice, le créateur, le beauté de certains paysages, la vengeance, etc. Malheureusement sans apporter d’éléments tangibles et au détriment de l’écriture, l’histoire et la crédibilité de l’œuvre.

Pour conclure, ce livre est un très bon encouragement au débat et un précurseur dans ses idées pour son temps mais vraiment un mauvais roman de science fiction.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Célia.
184 reviews1 follower
August 4, 2026
Je me suis lancée dans cette lecture après le visionnage de la version de Guillermo Del Toro, et en fait, j’aurais dû lire ce classique depuis tellement longtemps !

C’est plus qu’un classique ou un livre de science-fiction, c’est une critique même de ce que l’Homme a fait de sa nature humaine. Et pour ça, je remercie Mary Shelley, parce qu’elle a créé un banger qui surpasse tous les siècles.

J’ai été extrêmement surprise par la plume de l’autrice. En effet, d’habitude j’ai toujours un peu de mal avec les façons d’écrire des siècles associés aux classiques. Or ici, l’autrice écrit en beauté et en fluidité. Les tournures de phrases ne sont pas lourdes, même si les phrases peuvent être longues et les mots plus soutenus que dans nos livres contemporains. La lecture se fait avec facilité et plaisir.
Cette fluidité dans les propos m’a permis d’autant plus apprécié l’œuvre et ses messages. La complexité des personnages et leurs caractères contradictoires entre innocence et ambition cruelle, entre cruauté créée et la lâcheté.

Je n’ai pas réussi à apprécier Victor, mais je m’y attendais. Son ambition l’emporte sur tout, jusqu’à ce que celle-ci gagne et qu’il ne soit plus capable d’en assumer les conséquences. Sa capacité à transformer sa culpabilité en victimisation est agaçante, car il est l’instigateur de tous les drames qu’il sème. Il représente le côté négatif de l’âme humaine, toute sa lâcheté et son égocentrisme, contrairement à la créature qui représente l’innocence de l’humanité avant que celle-ci ne se transforme aussi en cruauté. Mais la créature n’est pas cruelle par essence mais parce que le rejet, la non-acception dans sa quête d’identité, et l’horreur qu’il inspire, l’ont obligé à devenir tout ce que les autres voient en lui. À l’image d’un enfant, la créature naît ingénu et en quête d’amour. Ce n’est qu’au cours de sa construction que le mal s’insinue en lui et peut le pousser à des atrocités.

Sa vision innocente et objective de la créature permet de poser une critique de la société et de l’Homme. J’ai vraiment adoré les passages où Mary pointe du doigt les folies des hommes. Plus que des défauts, elle pointe du doigt la xénophobie et l’islamophobie au travers des aventures de la créature qui parcourt le monde et découvre les histoires des autres. La créature est tout ce que Victor n’a pas pu être et ne sera jamais, ce qui explique en partie le dégoût qu’il éprouve pour sa propre création. Face à lui, la créature se lance dans une quête de vengeance. Pas tant pour punir son créateur de sa création, mais le punir pour l’ignorance et le rejet qu’il lui inflige. La créature ne veut que l’acception de son créateur et son amour. Or, il ne les recevra jamais.

Le récit est poignant de vérités qui peuvent se transposer dans nos vies quotidiennes. Il est également très émouvant. À lire au moins une fois dans sa vie !
Profile Image for _sweetshelves.
499 reviews13 followers
December 26, 2025
N’ayant encore jamais lu Frankenstein ou le Prométhée moderne, j’ai profité des nombreuses rééditions parues cette année pour enfin me lancer. J’ai découvert ce classique dans deux éditions très différentes : la version Flammarion Jeunesse x MinaLima et celle de Bragelonne en format poche. La première mise davantage sur le côté esthétique : un véritable objet de collection, sublime dans une bibliothèque. La seconde, plus compacte, privilégie la praticité, idéale à glisser dans un sac.

Les traductions diffèrent aussi. Celle de Flammarion Jeunesse, plus accessible et pensée pour un public adolescent alors que celle de Bragelonne, plus soutenue et destinée à un lectorat adulte. Pour ma part, j’ai davantage adhéré à la traduction de Flammarion Jeunesse, plus proche de ce que j’ai l’habitude de lire et moins formelle. Elle m’a permis d’entrer dans l’histoire avec fluidité. La traduction Bragelonne est très qualitative, mais parfois un peu trop soutenue, ce qui m’a fait décrocher à quelques passages.

Concernant l’histoire en elle-même, je suis ravie de l’avoir enfin découverte. Je n’en connaissais absolument rien — je n’avais vu ni adaptations, ni réécritures — et elle s’est révélée bien plus triste et tragique que ce que j’imaginais. Victor Frankenstein m’a souvent agacée : lâche, irresponsable, incapable d’assumer les conséquences de ses actes… Il voit pourtant son univers basculer du tout au tout après la naissance de sa créature, entamant alors un périple qui ne cessera de le malmener. À l’inverse, la créature m’a profondément touchée. Courageuse, volontaire, en quête de sens… son évolution est l’un des aspects que j’ai préférés suivre. Elle contraste tellement avec son créateur que leurs échanges mettent en lumière, avec finesse, les travers humains, la peur de la différence, la solitude, mais aussi les enjeux éthiques et sociaux soulevés par l’existence d’un être "hors norme". Je reste néanmoins un peu frustrée : la dimension plus scientifique de la “création” n’est qu’effleurée, alors qu’elle aurait pu être passionnante si elle avait été davantage développée.

Il faut aussi savoir que le roman demeure assez lent, avec un côté contemplatif très marqué. Il ne repose pas sur l’action, mais sur une narration en cascade, rapportée par plusieurs voix, comme une histoire racontée plus que vécue. C’est un style que j’ai beaucoup apprécié, même si cette structure peut donner une impression de lenteur.

En définitive, cette lecture a été une très belle découverte, et je ne peux que vous encourager à votre tour à plonger dans ce monument de la littérature !
Profile Image for M Alcher.
131 reviews
December 2, 2025
🇫🇷🇬🇧
C’était magnifiquement tragique!
Je ne peux décrire l’impression que cette histoire a laissé sur mon coeur.
Mary Shelley écrit divinement et l’on sent, à travers son histoire et ses personnages, toutes les souffrances endurées autant que l’extase ressentie à aimer.
C’est poignant, juste poignant!

🇬🇧
It was beautifully tragic!
I cannot describe the impression that this story left on my heart.
Mary Shelley writes divinely and we feel, through her story and her characters, all the suffering endured as much as the ecstasy felt to love.
It's poignant, just poignant!
Profile Image for Hannibaldaquin.
145 reviews
Read
July 23, 2026
Je sais pas si j’ai envie de mettre une note
Je dirais 5 mais j’ai l’impression de pas avoir vraiment été critiqué pendant ma lecture parce que trop contente de lire enfin Frankenstein.
Je pensais pas que la lecture serait aussi fluide, peut-être que la traduction y était pour beaucoup mais j'ai été surprise par la modernité du propos. Je trouve que le livre n'a pas mal vieilli du tout.
Profile Image for Léa Lara.
14 reviews
June 4, 2026
Fou de voir à quel point on a complètement détruit l’héritage de Shelley en faisant de la créature un monstre de chair sans profondeur alors que la créature est un personnage terriblement empathique et en quête constante d’acceptation dans le monde.
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