Androidi so po vsem svetu zavzeli in prevzeli vsa področja vsakdanjega življenja, vendar se nekatere države še vedno upirajo nezadržnemu toku modernizacije. To še posebej drži na japonskem otoku Kino, tam se namreč na vse pretege upirajo vsakršnim novim tehnologijam, na svojevrsten način želijo namreč prebivalci otoka poustvariti Japonsko s konca 20. stoletja. V tej idealni enklavi propadlega sveta Helena in Edo, mož in žena, že vrsto let živita srečno in dozdevno izpolnjujoče življenje. Vendar se zamrznjeni čas začne s parom poigravati in zazdi se, da stojita na pragu velikih sprememb.
Priznana pianistka Helena spozna, da je njeno mesto v simfoničnem orkestru po dolgih letih sodelovanja in po hudi avtomobilski nesreči ogroženo. Kljub zagotovilu, da ji bo omogočena dolgotrajna rehabilitacija, na njeno mesto namreč, sicer začasno, postavijo mlado in talentirano pianistko, ki je poleg vsega še Japonka. Edo pa čuti, da njegova želja po ženi po letih zakona postopoma bledi. Soočena z nepričakovanimi spremembami se Helena odloči, da bo v njuno idilo pripeljala androida, popolno kopijo njene mladostne pojave, ki je sprogramirana za brezpogojno zadovoljevanje želja lastnikov. Ko pa prekršimo zakone, pa naj gre za družbene konvencije in dogovore, zapovedi ljubezni ali časa, se lahko cena, ki jo je treba plačati, izkaže za zelo visoko …
The Utopiales 2025 harvest has definitely been bountiful! :)
In this comic strip with drawings reminiscent of engravings as much as clear line drawings, and backgrounds often made of simple geometric shapes, we follow the fate of Edo, his wife Hélène and their servant Osashi, in a kind of eco-region, within the Japan of the 22nd century.
The plates that serve as an introduction to this story blew me away. Not a speech bubble, and yet everything is said.
These three people coexist, in an immense bankruptcy of communication, a glaring relational chasm. While Edo lives in the shadow of his father - the founder of the codes and rules applying to the region and its community of workers, prohibiting, for example, the use of robots when the rest of Japan became dependent on them -; Hélène, pianist, foreigner, victim of an accident, worries about her future as a concert artist, and her marital future with Edo; Osashi, the servant – an Ama, woman of the sea, fisherman-diver - follows a value system radically different from that of her well-to-do bosses. Finally, an increasingly influential Japanese political faction is seeking to re-establish a Tokugawa-style closure of Japan (Sakoku), to put a stop to foreign influences, by a panoply of measures going as far as the expulsion of foreign partners just like Hélène...
All the elements of an upcoming drama are in place, waiting for the pitcher that will collapse the majestic house of cards: the illicit introduction of an android AI into the household.
I really liked the graphic touch and in particular the great freedom of play with perspectives in the different boards. This creativity in the choice of the exposure angle – the point of view of the injured bird, the cat, Kai the android(!), or floating between different characters...– makes personalities that are completely opaque to each other even more salient, and lets the resounding failure of communication between these three characters be heard in all its sorry extent, never as deafening as in the non-verbal signals.
La moisson des Utopiales 2025 a décidément été bonne ! :)
Dans cette bande-dessinée aux dessins épurés, et aux fonds souvent faits de formes géométriques simples, on suit le destin de Edo, de sa conjointe Hélène et de leur domestique Osashi, dans une sorte d'éco-région, au sein du Japon du XXIIe siècle.
Les planches qui servent d'introduction à cette histoire m'ont soufflé. Pas une bulle, et pourtant tout est dit.
Ces trois personnes cohabitent, dans une immense faillite de la communication, un gouffre relationnel criant. Tandis qu'Edo vit dans l'ombre de son père – fondateur des codes qui régissent la région et sa communauté de travailleurs, interdisant par exemple l'emploi de robots quand le reste du Japon se fait dépendre d'eux –; Hélène, pianiste, étrangère, victime d'un accident, angoisse sur son avenir de concertiste, et son avenir conjugal avec Edo; Osashi, la servante – une Ama, femme de la mer, pêcheuse-plongeuse – suit un système de valeurs radicalement différent de celui de ses patrons aisés. Enfin, une faction politique japonaise de plus en plus influente cherche à réinstaurer une fermeture du Japon à la mode Tokugawa (Sakoku), pour mettre un coup d'arrêt aux influences étrangères, par une panoplie de mesures qui semblent pouvoir aller jusqu'à l'expulsion des étrangers conjoints de Japonaises et de Japonais...
Tous les éléments d'un drame à venir sont en place, attendant la pichenette qui fera s'effondrer le majestueux château de cartes : l'introduction illicite d'une IA androïde dans le foyer.
J'ai vraiment bien aimé la patte graphique et en particulier la grande liberté de jeu avec le point de vue dans les différentes planches. Cette créativité dans le choix de l'angle d'exposition – le point de vue de l'oiseau blessé, du chat, de Kai l'androïde ! le point de vue flottant entre différents personnages...– rend encore plus saillantes des personnalités totalement opaques les unes aux autres, et laisse paraître dans toute son étendue désolante l'échec retentissant de la communication entre ces trois personnages, jamais aussi assourdissant que dans le non-verbal.
Japon, 2160, sur l’île de Kino, au Japon, tout est différent. Si les androïdes sont omniprésent dans le quotidien de tous les terriens, cette île fait exception, elle n’est peuplée que d’humains qui se débrouillent sans IA.
Au travers de planches somptueuses, donc beaucoup sont muettes, on suit la crise amoureuse d’un couple vieillissant qui ne fait que ressasser le passé tout en redoutant les retombée que causerai la crise identitaire que traverse le pays.
J’ai tout adoré dans ce roman graphique. Les planches, les couleurs, l’architecture soignée, les personnages profonds et touchants. Bref, un coup de cœur.
Zelo nenavaden strip. Počasen, sugestiven, kontemplativen ... Veliko nemih strani, samo nakazanih psiholoških stanj. Morda na koncu zaradi tega celo nekoliko nedorečen in premalo poglobljen. Čeprav je risarski del izjemen in zelo v skladu z japonsko kulturo in njihovo slikarsko tradicijo. Tema je človeškost, kompleksnost želja in pričakovanj do sebe in v razmerju. Vsekakor vredno in treba prebrati večkrat.
Les intelligences artificielles humanoïdes – les androïdes pour le dire simplement – sont partout sauf sur une petite île du Japon où vit un couple. Le temps ne semble pas avoir eu de prise sur ce refuge, mais il en a eu sur le couple qui y vit. Les années ont passé et l’amour s’est fané.
Voilà comment se forment les perles. Elles sont des blessures enveloppées de douceur et de beauté et il en est de même, pour certaines oeuvres.
Sur le plan esthétique, la BD est magnifique, un mélange de Japon traditionnel et de subtile modernité mis en valeur par de grandes cases qui font la part belle à l’architecture et la décoration. Le temps est suspendu, il se dégage une ambiance mélancolique. Cette lecture m’a fait penser à Préférence système.
Ciekawy i bardzo aktualny temat granic człowieczeństwa, w ramach komiksu ostatnio poruszany choćby w głośnych „Preferencjach systemowych”. Na tym tle „Ideał” jest jeszcze bardziej skierowany do czytelników lubiących obyczajówki. Spokój i harmonia biją z kadrów tej historii, choć to oczywiście tylko nośnik niepokoju, jaki jest pod spodem. Dochodzi motyw starzenia się, kryzysu w związku czy tworzenia sztuki w czasach możliwości, jakie daje technologia. Graficznie oszczędnie, ale również subtelnie. Skojarzenia z amerykańskim niezalem w klimatach Nicka Drnaso uzasadnione, choć tu zdecydowanie większy nacisk położono na wartość estetyczną całości.
Décembre 2024. Illustrations ultra-léchées. C’était à la fois magnifique et très froid. Le scénario posait des questions intéressantes sur la place des IA dans nos vies, sur l’éthique de se faire remplacer par des machines. J’ai bien aimé mais je trouve la finale un peu ambigu.
Idéal est une bande dessinée d'anticipation qui séduit immédiatement par son esthétique irréprochable. Les illustrations sont tout simplement superbes : d'une propreté cristalline, chaque case respire la maîtrise technique. La mise en page est soignée, les couleurs sont harmonieuses et contribuent pleinement à l'immersion dans ce Japon de 2160. La qualité du papier, également, est au rendez-vous, offrant un plaisir tactile qui valorise l'objet-livre.
L'univers et les décors sont captivants, prometteurs d'une réflexion profonde sur notre rapport à la technologie et à la perfection. Malheureusement, le récit ne tient pas toutes ses promesses. Si l'ambiance et le cadre intriguent, l'histoire manque de densité et n'exploite pas pleinement le potentiel de son concept. On reste un peu sur sa faim, comme si l'œuvre avait hésité à pousser ses propres idées jusqu'au bout.
Malgré cette frustration, Idéal possède une force visuelle et narrative qui le rendrait parfaitement adaptable au cinéma... ou en épisode de Black Mirror, tant son univers résonne avec les thématiques chères à la série. Un beau projet, visuellement accompli, qui mériterait peut-être un développement scénaristique plus ambitieux.
Nous sommes en 2160, les androïdes font partie de la vie quotidienne des humains dans le monde entier. Sauf sur l’île de Kino au Japon qui résiste à la modernité et aux nouvelles technologies, pour reproduire un Japon passé, une curiosité pour les gens hors de l’île. Nous suivons Hélène et Edo, un couple vieillissant franco-japonais vivant sur Kino et qui traverse une mauvaise passe. Même si les androïdes sont interdits sur l’île, Hélène décide d’en faire venir un chez eux pour mettre du piment dans leur couple, pendant que le pays traverse une crise identitaire avec une tendance de repli sur lui-même qui pue un peu la merde sachant qu’Hélène est française on rappelle.
Ce qui m’a le plus frappé, c'est la beauté des illustrations. Il y a des bulles de dialogues évidemment, mais la plupart des planches sont muettes et contemplatives. C’est coloré, avec de beaux aplats, de sublimes décors, une architecture très soignée.
C’est un super roman graphique. Malgré une histoire relativement courte, les personnages sont tout en nuance et touchants. C’était toutefois beaucoup plus déprimant que ce à quoi je m’attendais. L’histoire finit peut être juste un chouilla vite à mon goût. Sinon j’ai adoré !
Superbement conçu visuellement, chaque image est d'une précision presque architecturale - on est immédiatement transporté au Japon.
Une narration centrée sur l’essentiel, où chaque détail a du sens, rien n’est superflu. Raconté avec une simplicité “japonaise” - concise et poétique comme un haïku.
Une histoire particulièrement d'actualité, qui résonne à plusieurs niveaux, notamment à travers les questions sur l’intelligence artificielle, et cette lutte entre l’héritage du passé et l’élan vers l’avenir.
Le regard porté sur la vie de couple, surtout chez ceux qui partagent leur vie depuis longtemps et traversent un moment de creux, est d’une sincérité presque crue.
Japon, 2160. Un pays au bord d’un conservatisme régressif. Un couple sur le déclin.
L'ambition du récit est magnifiquement accompagnée par l'esthétique soignée, délicatement nostalgique, de Thomas Hayman. Le dessin,envoûtant de la première à la dernière, dit l'essentiel. Le poids des regrets, du temps qui passe, et cette hésitation entre un futur incertain et un passé hypothétiquement rassurant.
Je ne m'attendais pas du tout à la tournure que cette histoire allait prendre. Ca amène à plein de questionnements sur la place que les IA prennent, mais pas seulement. Ca traite aussi de la maladie/handicap, le couple, l'immigration. Ca aurait pu être encore plus développé selon moi mais c'était une histoire vraiment intéressante et intriguante.
Une bande dessinée hyper intéressante. Elle aborde plusieurs thématiques : l’esprit sportif, et à quel point il est difficile de se détacher d’une discipline à laquelle on a consacré sa vie.
Mais aussi le Japon et sa politique d’expulsion des étrangers.
Et enfin, la différence entre l’IA et l’humain, et à quel point il peut être compliqué de faire la distinction.
Magnifique album. Ce n'est pas du tout le genre que j'aurais choisi moi-même mais je suis toujours les conseils des vendeurs du @comptoirdelabdboulogne 😀 Une histoire intense qui parle de couple, de désir, de passion sur fond de futur un peu dystopique et dans de magnifiques décors japonais.
L’éternelle question de l’IA humanoïde et des limites que l’on peut (ou pas) poser. Le tout situé dans un Japon du futur, porté par des dessins sublimes. Une belle réussite 🇯🇵