À 12 ans, Mireu quitte Séoul, son père et ses amies pour s'installer avec sa mère à Champ-de-lune, un petit village de campagne. La beauté du paysage la laisse indifférente, elle est trop en colère contre sa mère, le divorce de ses parents, et la vie en général ! Décidée à rester isolée, Mireu va pourtant croiser la route de la douce Sohui et de son ami Baou, jeune artiste discret. Ils vont s'apprivoiser, se confier et se lier d'une amitié sincère, qui les aidera à grandir et à avancer.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Lys du Ciel ? "Lee Geum-Yi est une autrice prolifique qui commence à être traduite en Europe et dont j'ai plusieurs livres figurent déjà dans ma wishlist anglaise. Je suis donc plus que ravie qu'Albin Michel ait choisi de nous offrir enfin, en français, l'un de ses livres jeunesse et je les remercie de m'avoir permis de le lire."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Mireu, 12 ans, déteste sa mère. Elle la déteste d'avoir divorcé, elle la déteste d'avoir déménagé à la campagne et elle a bien l'intention de ne pas du tout s'y plaire et de ne s'y faire aucun ami, juste pour la punir. Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Lee Geum-Yi le raconte elle-même, au début c'était l'histoire de Mireu, puis Sohui et Baou, ses futurs amis, ont fini par prendre plus de place que prévu. Le récit se compose donc de trois parties, qui se suivent dans le temps, où chaque enfant nous fait part de son point de vue. Au début, c'est un peu déstabilisant, parce que l'histoire commence avec Mireu et que j'aurais aimé la suivre encore pour certains évènements précis que l'on attendait et savoir ce qu'elle ressentait à ce moment-là, mais ça apporte aussi une certaine richesse au récit. Aucun de ces enfants n'a eu une vie facile et j'ai beaucoup aimé que l'autrice n'amoindrisse pas l'importance de leurs sentiments, peu importe s'ils nous paraissent justifiés ou non ou ce qu'ils peuvent vivre. Et en même temps, elle montre aussi aux jeunes lecteurs que leurs parents sont des êtres humains comme les autres, qu'ils sont faillibles et qu'ils ressentent toutes sortes d'émotions, une découverte qu'il n'est pas toujours facile à accepter mais qui se présente ici avec beaucoup de douceur."
Et comment cela s'est-il fini ? "J'ai été étonnée par certains éléments du dénouement et cela me donne encore plus envie de découvrir la suite. J'espère vraiment que l'éditeur la publiera rapidement, d'autant qu'ils ont fait un joli travail de traduction et d'édition, avec notamment cette couverture de Yudori. Et puis, j'ai cru que pour une fois je ne verserais pas de larmes mais je me suis faite avoir aux toutes dernières lignes. Vous aussi, vous êtes des lys du ciel."
Une très belle lecture, où nous changeons de destination. Pour une fois nous sommes pas dans le coeur de Séoul, mais ici nous sommes dans la campagne sud-coréenne. Nous suivons Mireu qui déménage suite au divorce de ses parents. Elle ne comprend pourquoi elle doit suivre sa mère. Et elle le vit très mal (comme beaucoup d’adolescent.e qui vivent cette situation). Nous avons Sohui, le même âge, mais avec une histoire de vie différente. Elle s’occupe de sa grand mère malade, elle est seule avec elle. L’arrivé d’une nouvelle personnes au dispensaire va beaucoup l’aidé. Et puis nous avons Baou, il a perdu sa maman, le deuil n’est pas facile pour lui et son père. Durant cette lecture nous voyons la vie dans ce village prendre vie, des liens se tisser, avec plus ou moins de facilité. On peut tous se reconnaitre dans ces 3 jeunes. Les thématiques sont bien amené, c’est facile à lire, la plume est douce et délicate, elle est accessible. Le roman est divisé en 4 partie, nous avons le points de vue des 3 jeunes puis une convergions des points de vue. Cette division apporte beaucoup au roman. Il a une dynamique intéressante.