Bon, je commence par le point négatif : il ne s'agit pas d'une seule histoire mais de plusieurs nouvelles. Dommage car je pense que la première histoire, qui donne le nom au manga, aurait mérité d’être plus développée. Sinon, ça reste sympathique à lire mais pas mémorable car chaque histoire est trop courte et certaines n’ont pas de ‘’vraie'' fin, ça a un peu gâché ma lecture. Par contre, les dessins sont jolis et agréables à regarder.
Konshoku Melancholic est un recueil de nouvelles softs, s'adressant aux novices en yaoï. En effet, les thèmes abordés restent banals et tous sous le même format de la relation impossible/improbable, mais qui va finir par se réaliser. Un schéma très classique décliné ici en 11 nouvelles, les premières de Ringo Yuki.
Chaque couple est toujours composé au minimum d'une personne jeune, un lycéen où qui a l'âge de l'être. Les rencontres se font au lycée, dans un bar ou là où habitent nos protagonistes. Et c'est toujours le jeu du "j'aimerais qu'il me remarque/que notre amitié passe à quelque chose de plus intime", avec les mêmes interrogations qui ne sont jamais très loin. Ce n'est pas que cela ne m'intéresse pas, mais ayant déjà lu pas mal de yaoï sur les mêmes thèmes, j'ai tendance à me tourner aujourd'hui vers des scénarios plus originaux.
Côté graphismes, j'adore la couverture avec ses tons chauds. Une fois à l'intérieur, il y a d'énormes problèmes de proportions qui reviennent assez régulièrement. Mis à part les personnages les plus âgés, tous les autres se ressemblent d'une nouvelle à l'autre, alors que nous changeons de couples à chaque fois. Les têtes des personnages passent d'une expression à l'autre en une case, tant la mangaka a voulu faire passer de nombreuses émotions différentes - mais très vives, et cela donne l'impression de passer du coq à l'âne sans que ce soit forcément cohérent (ou alors les personnages sont bipolaires et on ne m'a rien dit). Quant aux décors, ils sont quasi-inexistants. On peut passer d'une page très bien travaillée, à plusieurs planches bâclées, la qualité est vraiment inégale.
En bref, Konshoku Melancholic n'est pas un mauvais yaoï, loin de là, mais son thème vu et revu et les graphismes bâclés ne plairont pas forcément aux initiés. Quant à ceux qui découvriraient le genre via ce manga, ce côté soft et ces thèmes assez simple leur donneront très certainement envie de creuser un peu plus pour découvrir d'autres titres.
This is a compilation of Yuki Ringo sensei’s early works, containing experimental short stories. Although her drawing style during this period is not as refined as the recent works, you can already see that she’s got interesting ideas and can draw stories with different vibes (funny, pure, dark, smut).
1st story 表題作 混色メランコリック Classmates in their final year of high school, both have crush on each other but dare not to confess. I think the artist reused this pair and put them into a different story in her other book マジックメールチョコレート.
2nd story 同時収録作品 無菌ルームへようこそ act.1/act.2 A comedy about childhood friends in their first year of university. The uke has severe mysophobia and relies on the seme to take care of him at home and outside.
3rd story 同時収録作品 その嘘は口ほどに真実を The seme is a good student pretending to be badass to attract the attention of the uke who’s got the badass appearance but innocent heart.
4th story 同時収録作品 もしも29歳草食系マスターがジャズバーを始めたら The carnivore uke (lion) is attacking the herbivore seme (deer) who just opened a jazz bar with no business, after the uke brought in his ex-bfs as customers it somehow turned it into a gay bar. This couple is my favorite, super hilarious! They also appear in マジックメールチョコレート!
5th story 同時収録作品 日なたに愛を打ち鳴らせ/日かげに愛を照らし出せ The high school uke has crush on the seme, his 30 year old working professional neighbor, so he secretly dress up as the female idol that seme likes.
Konshoku Melancholic est un recueil de plusieurs one shots écrits et dessinés par Ringo Yuki, mettant en scène des couples de jeunes hommes. Celui qui donne son titre à ce manga est une petite histoire assez mignonne entre Nishimura, un jeune homme plutôt extraverti, et Miyashita, un étudiant en art secrètement amoureux de lui. Le début de cette histoire est choupette mais il y a une grosse ellipse au milieu et on se retrouve d’un seul coup avec les deux garçons en couple. C’est dommage de perdre tout le développement de leur relation et c’est d’ailleurs le reproche que l’on peut faire à toutes les autres histoires de ce recueil, qui se déroulent à toute vitesse et en à peine quelques pages.
Le plus gros problème est tout de même que je n’ai tout simplement pas trouvé d’intérêt à ces récits qui semblent souvent arrêtés en plein élan. Seul celui avec le barman a réussi à me faire sourire, ce qui n’est déjà pas mal.
Graphiquement, il n’y a pas grand-chose à redire. Les personnages finissent par tous se ressembler mais c’est une tendance qu’on retrouve déjà dans pas mal de yaoi et celui-ci n'y échappe pas.
L’ensemble est très léger et manque d’originalité et on ressent facilement que cette œuvre est le premier travail de l'auteure. Son côté soft peut par contre être une bonne initiation au genre pour les personnes qui souhaitent débuter.