À l’aube de ses 8 ans, la famille d’Isabelle déménage pour s’installer dans le village d’origine de son père, qu’on surnomme le p’tit Montréal. En effet, pour les habitants de Baie-des-Cormiers, une ville nord-côtière située à quelques kilomètres à peine, Sault-aux-Oiseaux a la mauvaise réputation d’un village de « pardus, d’attardés, de pogneux d’cuisses ». C’est dans cet environnement que la narratrice tente de se faire entendre. Dans son premier roman, Isabelle Lapointe nous fait découvrir une plume vive à l’oralité chantante et une faune colorée, aussi dysfonctionnelle qu’attachante. Drôle mais cru, triste mais vivant, Épinette est une fresque humaine inoubliable.
J’ai vraiment aimé, c’est mon genre de livre. Isabelle Lapointe, raconte son enfance dans un village. Tous les personnages secondaires sont vraiment très intéressants et colorés. On est dans des anecdotes de village profond. C’est cru, mais c’est souvent touchant.
Excellent! Mention spéciale aux analogies liées aux éléments - feu, mer, tempête - à l’utilisation ingénieuse de notre belle langue colorée. J’aime, j’aime, j’aime!!!
Ça tombe en plein dans ma palette! Des anecdotes de village, des personnages colorés, des enfances amochées mais aussi pleines d’heureux souvenirs et un langage franc et près des gens qu’il met en scène.
Ouf ce livre! Beau et laid en même temps, drôle et triste, trash mais au combien vrai et touchant… voici ma playlist pour ce roman aux odeurs de forêt, de boucane, de fond de bières et de parfum cheap :
• Mauat Tsham - Émile Bilodeau • Croire en rien - Louis-Jean Cormier • Des réponses à tes questions - Mes Aïeux • Arnac - Elisapie • Y va toujours y avoir - Richard Desjardins • Tsé quand ça va ben - Québec Redneck Bluegrass Project • Fille de la Côte-Nord - Vincent Vallières • Gordon in the Willows - Patrick Watson • Pub Royal - Les Cowboys Fringants • Ça va ça va - Lou-Adriane Cassidy
J’ai un faible pour les romans de La Mèche + pour ce type d’écriture/langage familier mais il m’aurait fallu un fil directeur un peu plus présent pour l’apprécier.
Pour ceux et celles qui aiment le format anecdotique, les personnages colorés, issus du monde "ordinaire", les « outcasts » de ce monde, c’est une lecture très agréable inspirée de l’enfance de l’autrice sur la Côte-Nord 🌲
Si vous cherchez une intrigue, une histoire d'amour ou de l'aventure...ce livre n'est pas pour vous. Il s'agit d'une photo d'une époque, d'un lieu, d'un moment dans une vie.
Originaire de "Baie-des-Cormiers" ce fut pour moi comme un retour à la maison. Les descriptions des lieux, des gens, des odeurs, des paysages avec le langage authentique employé m'ont ramené à mon adolescence à côtoyer les jeunes de "Sault-aux-Oiseaux". Je pouvais humer à nouveau l'odeur des grands feux de forêt et voir le paysage aux abords de la 138 comme si j'y étais.
Un agréable moment passé près de mon fleuve qui me manque tant.
Je termine avec Épinette ma lecture des romans québécois sur la longue liste du prix des libraires. Je n’avais aucune idée de ce que ça allait être, je pensais lire de quoi sur la nature genre 😂 Disons qu’on est plus dans la catégorie « Déesse des mouches à feu » rencontre « Mélasse de fantaisie » saupoudré d’Akim Gagnon. Anyway! C’est super bien écrit et j’ai beaucoup aimé le procédé narratif qui nous présente des personnages différents pour tisser le portrait d’un village.
Un roman avec un style d'écriture familier dont j'ai, somme toute, apprécié la lecture. La nord-cotière que je suis a été en mesure d'établir plusieurs liens, on voit que l'auteure est une fille de la place
Épinette raconte l’enfance sur la Côte-Nord de la petite Isabelle, en rencontrant les gens qu’elle a côtoyés. On découvre ainsi l’entourage de la narratrice, composé surtout de gens poqués qui doivent composer avec leur part de problèmes. La fréquentation de ces membres de la parenté ou du voisinage aura nécessairement une influence importante sur le développement d’Isabelle et sur son rapport à ce qui est acceptable ou non en société. Isabelle vivra ses premières expériences en fonction de cette loupe et sera témoin de comportements dictés par des valeurs élastiques et de tristes habitudes. Isabelle Lapointe décline, dans ce premier roman, un éventail de personnages souvent pauvres et peu éduqués, aux prises avec des problèmes de consommation, de santé mentale ou de santé sexuelle. La vie à Sault-aux-Oiseaux est rythmée par les ragots et la défense des apparences, puisqu’il y a peu de choses à faire dans le village.
J’ai beaucoup aimé Épinette et j’ai été touché par le parcours pas toujours facile de la narratrice. Je trace des parallèles avec le roman Mélasse de fantaisie, de Francis Ouellette, en raison du sujet (même si Mélasse se déroule au cœur de Montréal), mais surtout en raison de la qualité de l’écriture et du plaisir que j’ai eu à lire l’ouvrage. Une très belle réussite!
J'oscille entre le 3 et le 4 étoiles pour ce roman québécois (encore une fois autofictif). La beauté du roman émane du réalisme frappant de ses personnages. On imagine aisément les accents du franc-parler nord-côtier transcrit dans le texte. L'autrice a assurément fait un travail colossale sur la langue employée. La narration est intéressante également, le récit étant fragmenté par des ellipses, des retours en arrière ou des sections sur des personnages que l'on croise. La métaphore de l'épinette, qui couvre la Côte-Nord et l'imaginaire de ses habitants, qui fut si rébarbative aux yeux de Jacques Cartier qui sillonnait le Golfe, atteint la cible. Elle permet de servir le propos du roman : quand on habite sur la Côte-Nord, on y reste attachée viscéralement.
On chemine à travers l'histoire sans trop savoir où l'on aboutit, de sorte que l'on reste quelque peu sur notre faim.
J’ai beaucoup aimé Épinette pour sa façon de faire vivre la langue québécoise en région — on a vraiment l’impression d’entendre les personnages.
La construction en courts passages, chacun porté par différentes histoires de vie, m’a particulièrement plu.
Tranquillement, on apprend à connaître ces personnages, à comprendre leurs liens, leurs non-dits, leur réalité. Il y a quelque chose de très humain dans cette manière de raconter.
Ce n’est pas un roman qui mise sur une grande intrigue, mais plutôt sur une accumulation de moments et de perspectives qui finissent par créer un tout cohérent et touchant.
J'ai bien aimé, j'aime le genre d'écriture sans complexe. Ça m'a fait penser à "On pleure pas au bingo" et aussi à la "Déesse des mouches à feu". J'aime les histoires qui se déroulent à mon époque des ados écorchés des années 90 😉 C'est dure des bouts, on ressent la misère mais l'amour et la solidarité de village. J'ai aimé tous les personnages qu'elle a dépeint, par contre je n'ai ppas l'impression d'avoir vraiment connu le personnage principal et je n'ai pas compris pourquoi elle a modifié le nom des lieux (Baie-des-Cormiers au lieu de Baie-Comeau et Sault-aux-oiseaux au lieu de Chute aux Outardes...)
J'ai lu ce livre puisqu'il était sur la liste préliminaire du Prix des Libraires. Les premières 25 pages ne m'ont pas du tout accrochée, j'ai failli laisser tomber. La mise en écriture du joual de son petit village de la Côte-Nord rend parfois la lecture ardue. Mais finalement, je m'y suis habituée et j'en suis même venue à l'apprécier. L'histoire est décousue, mais quand on se laisse porter, on saisit la forces des images et des personnages qui nous sont présentés. Triste, dur, mais aussi beau. Comme un pissenlit qui pousse entre les craques d'un trottoir, cueilli par les mains d'un enfant.
J’ai adoré tout l’univers de ce livre. J’ai été subjuguée par la plume d’Isabelle Lapointe. La lecture est une belle mélodie. Elle est capable d’été faire aimer les personnages complexes malgré leurs agissements. On ressent tout l’amour que la protagoniste (Isabelle) a pour eux. C’est à se demander si ce n’est pas une autofiction.
Une oralité particulièrement ancrée dans notre Québec, des personnages touchants, même s’il y en avait énormément tout au long de ce récit autofictionnel. Quelques longueurs par moments, j’ai toutefois beaucoup aimé la fin qui était, à mon avis, une belle et douce manière de conclure le mélange de toutes ces histoires.
Roman dans le cadre de mon club de lecture. Trash mais une histoire très attachante, authentique et parfois triste. J'ai bien aimé découvrir les multiples personnages et voir leur évolution et se qu'ils deviennent plus tard.
Ce livre raconte l'histoire de la vie d'une adolescente et des gens de son village. l'histoire est intéressante sans plus. Aucun moment fort. l'analogie entre le titre epinette et l'état d'âme du personnage est subtil mais me semble etre lié.
Ce roman dévoile l’univers particulier des habitants d'un petit village de la Côte Nord. Ceux-ci sont parfois rudes, mais ils sont surtout sensibles envers les gens de leur communauté. À travers la misère des gens de région se trouve toujours une lueur d'espoir et d’entraide.
C’est cru, c’est dur, c’est la pauvreté en région à l’état brut. C’est tellement vrai que ca en devient beau. J’ai aimé la plume de l’autrice ainsi que son habileté à jouer avec la langue et les quatre éléments - une belle découverte.
Un lieu, une communauté, l'éloignement, des tout croches et des pires. De la maladresse, de l'amour qui aime mal, des colorés et des gris. J'ai tout aimé de cet univers à gros trait d'un quotidien souffrant mais vivant.
Correct, j’ai embarqué après presque 100 pages. C’est crû c’est difficile et c’est pas beau, mais il y a un je ne sais quoi d’attachant dans ce dur passage de l’ado qui se cherche… j’aurais aimé être aussi charmée que La version qui n’intéresse personne, façon Cote Nord, car tout y est.