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Tombée de la nuit
L’une a le sens de la fête et de la légèreté, l’autre se protège en résistant aux élans de l’enfance. Ce qui devait être une passion amoureuse entre deux femmes aux tempéraments opposés tourne à l’aigreur. Dans ce roman de la découverte de soi, une narratrice profite de cette liaison pour retourner aux souvenirs qui façonnent son présent, qui ont fait d’elle un être solitaire en éternelle tension avec le monde, avide de partage, d’insouciance et de sororité. Depuis les nuits qui l’habitent et d’infinies insomnies, Andraos invente une écriture lumineuse qui nous invite à plonger dans les affects, qu’ils soient blessures familiales ou simples joies, pour risquer l’abandon et apprendre à aimer.
168 pages, Paperback
Published September 10, 2025
About the author
Maryse Andraos
6 books6 followersMaryse Andraos est autrice et réviseure linguistique. Elle a fait paraître en 2021 un premier roman, Sans refuge, finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général. Son écriture explore l’identité, la guérison, l’amour et l’amitié entre femmes, dans un dialogue entre subjectivité et communauté. Tombée de la nuit est son second livre.
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Community Reviews
Displaying 1 - 18 of 18 reviews
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November 24, 2025Ce roman est une petite pépite que je n’attendais pas.
J’ai été happée, dès le départ, par l’écriture belle, douce et poignante. Rapidement j’ai connecté à certains éléments de l’histoire et je voulais définitivement savoir la suite de tout ça.
J’ai apprécié la grande douceur du roman malgré les sujets sérieux. J’ai beaucoup aimé découvrir l’amour au féminin avec une protagoniste qui, elle-même, apprend à le découvrir.
Les réflexions étaient pertinentes et apportaient un plus value. J’ai l’impression que le sujet n’est pas nouveau, mais que tous les angles utilisés l’étaient.
Sur fond d’enfance, de découverte de soi, d’amour au féminin et de relations filiales, voici une citation qui exprime bien la force de ce roman:
« Nous voilà encore en train de faire l’amour, celui qu’elle n’aura jamais pour moi » p136
J’ai été happée, dès le départ, par l’écriture belle, douce et poignante. Rapidement j’ai connecté à certains éléments de l’histoire et je voulais définitivement savoir la suite de tout ça.
J’ai apprécié la grande douceur du roman malgré les sujets sérieux. J’ai beaucoup aimé découvrir l’amour au féminin avec une protagoniste qui, elle-même, apprend à le découvrir.
Les réflexions étaient pertinentes et apportaient un plus value. J’ai l’impression que le sujet n’est pas nouveau, mais que tous les angles utilisés l’étaient.
Sur fond d’enfance, de découverte de soi, d’amour au féminin et de relations filiales, voici une citation qui exprime bien la force de ce roman:
« Nous voilà encore en train de faire l’amour, celui qu’elle n’aura jamais pour moi » p136
December 31, 2025
3 ☆ pour l'ensemble, qui ne représente pas, à mes yeux, un roman, mais plutôt un essai de l'intime. Même si plusieurs compositions de phrases sont sublimes, je peine à augmenter mon niveau d'appréciation, notamment parce que, d'un point de vue très personnel, je ne "bond" plus avec les récits romantiques (surtout queer/saphiques) qui s'évertuent dans le tragique. En tant que lesbienne, je trouve qu'on a fait le tour et j'aurais allégrement besoin d'autres représentations. À l'opposé de l'autrice, je ne crois donc absolument pas que « tous les amours lesbiennes sont vouées à la tragédie ».
Je tiens néanmoins à accorder un 5 ☆ à cet extrait jouissif: « [...] le terme gaie me révèle son double sens: être joyeuse, aimer les femmes. [Cela] ne doit pas tenir du hasard: il a bien fallu que les homosexuels à l'origine de cette appellation aient une connaissance de cette joie, qu'ils aient éprouvé l'euphorie de se diriger vers leurs amants[es] interdits[es], pour se dire: "Voilà ce que signifie la gaieté." »
À l'orée de 2026, je souhaite donc aux femmes qui en aiment d’autres de tomber dans la gaieté, et aux sociétés dans lesquelles elles sont tombées de leur laisser la liberté de l'être: gaies, ad vitam aeternam!
Je tiens néanmoins à accorder un 5 ☆ à cet extrait jouissif: « [...] le terme gaie me révèle son double sens: être joyeuse, aimer les femmes. [Cela] ne doit pas tenir du hasard: il a bien fallu que les homosexuels à l'origine de cette appellation aient une connaissance de cette joie, qu'ils aient éprouvé l'euphorie de se diriger vers leurs amants[es] interdits[es], pour se dire: "Voilà ce que signifie la gaieté." »
À l'orée de 2026, je souhaite donc aux femmes qui en aiment d’autres de tomber dans la gaieté, et aux sociétés dans lesquelles elles sont tombées de leur laisser la liberté de l'être: gaies, ad vitam aeternam!
October 13, 2025
Tellement bon je le recommence tu suite
August 29, 2025
MERCI Maryse pour ceci. Il y a quelque chose de très attachant-arrachant dans l’écriture, empruntant par ici le chemin de l’essai, par là celui du récit. La façon dont la vérité est écrite, humblement assumée? Vive les livres doux-amers!!
October 22, 2025
« Nos lèvres se touchent, s'unissent en un goût sucré. Sa taille sous ma main se gonfle de chaleur, mon cœur sursaute. Un petit animal court en mon thorax, craignant d'être touché. Je goûte encore. Mes mains sur son dos, sa nuque, ses cils caressant ma joue comme les ailes d'un papillon. Cela pourrait se poursuivre éternellement, son désir de moi et mon désir d'elle, ce feu qui circule à travers nous comme un delta, je pourrais lui demander: si je t'accorde ma confiance, crois-tu que je vais en être brûlée ? »
« Je voudrais savoir si, sans le galbe de ma hanche, elle voudrait encore me tenir la main. »
« C'est moi qui ne parviens pas à aimer, à être aimée; qui me rabats sur la solitude comme ultime refuge; qui cherche la sécurité de ma vie dans ce monde. »
« Une nouvelle nuit écourtée et je me résous à l'évidence: le feu s'est répandu partout, du cœur à l'hippocampe, là où la mémoire se souvient de ce qui a été calciné. Je suis brûlée, comme on le dit des grand•es épuisé•es, burned out. »
Les mots de Maryse Andraos.. J’en veux encore et encore 🖤!
« Je voudrais savoir si, sans le galbe de ma hanche, elle voudrait encore me tenir la main. »
« C'est moi qui ne parviens pas à aimer, à être aimée; qui me rabats sur la solitude comme ultime refuge; qui cherche la sécurité de ma vie dans ce monde. »
« Une nouvelle nuit écourtée et je me résous à l'évidence: le feu s'est répandu partout, du cœur à l'hippocampe, là où la mémoire se souvient de ce qui a été calciné. Je suis brûlée, comme on le dit des grand•es épuisé•es, burned out. »
Les mots de Maryse Andraos.. J’en veux encore et encore 🖤!
December 2, 2025
Ce livre s'est (dé)posé doucement sur mon coeur et a fait jaillir des feux d'artifice🔥.
Une de mes lectures favorites cette année💗.
À la fois une caresse et un vortex.
Une fois commencé, je ne pouvais plus le lâcher, obnubilée par le récit, par les émotions (celles vécues par la narratrice et celles qui remuaient à l'intérieur) et par la poésie de la langue.
Une de mes lectures favorites cette année💗.
À la fois une caresse et un vortex.
Une fois commencé, je ne pouvais plus le lâcher, obnubilée par le récit, par les émotions (celles vécues par la narratrice et celles qui remuaient à l'intérieur) et par la poésie de la langue.
October 25, 2025
Quelle plume magnifique. Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu des phrases qui me chamboulent comme celles de Virginie Dechamplain dans Les falaises ou Hélène Dorion dans Pas même le bruit d'un fleuve.
Roman coup de coeur !
Roman coup de coeur !
January 17, 2026
Magnifiquement écrit, une très belle réflexion sur l'amour (surtout lesbien), la solitude et les traumas de l'enfance. J'ai beaucoup aimé.
March 24, 2026
C’est toujours toujours un plaisir et un délice de lire les mots de Maryse Andraos ♥
January 17, 2026
À mi-chemin entre le récit, le journal intime et le roman, «Tombée de la nuit» est un ouvrage qui se décline en courts chapitres et qui fait la chronique d’une psychanalyse, en parallèle avec l’histoire d’une relation amoureuse inégale entre la narratrice et une femme plus jeune qui rechigne à s’engager. Maryse Andraos nous prend doucement par la main et nous amène avec elle dans un tourbillon d’incertitudes, d’observations et de remises en question.
J’ai apprécié la référence à Carmen Maria Machado vers la fin, car c’est à «In the Dream House» que ma lecture m’a ramené. La violence psychologique insidieuse entre personnes du même sexe est une thématique trop peu explorée. C’est paru dans l’inspirante collection Queer chez Triptyque.
J’ai apprécié la référence à Carmen Maria Machado vers la fin, car c’est à «In the Dream House» que ma lecture m’a ramené. La violence psychologique insidieuse entre personnes du même sexe est une thématique trop peu explorée. C’est paru dans l’inspirante collection Queer chez Triptyque.
September 27, 2025
Une histoire douce et une écriture bien travaillée (qui me rappelais celle de Dominique Fortier) : la combinaison parfaite pour une petite lecture de fin de semaine!
December 12, 2025
« Des maisons ont été déplacées, des côtes complètement avalées. Les banquises d'autrefois ne les protègent plus, elles s'offrent, dénudées, aux assauts du golfe. »
June 12, 2026
Je m’accroche aux mots de Maryse Andraos comme à une bouée, ils sont beaux, trop réconfortants à mon goût parce que je me vois beaucoup trop dans son histoire. J’adore tout tout tout ce qu’elle fait, on y voit tant de vulnérabilité et d’introspection, c’est beau à lire.
June 5, 2026
Bisexuelle à 18 ans, lesbienne à 19 ans, Maryse, devenue trop adulte, trop vite, lance à la page 26 que « … l’enfance est un pays que j’ai visité sans en garder la mémoire. Femme queer, elle s’emmourache d’une femme-enfant pour qui le jeu, la légèreté, le non-engagement et les plaisirs immédiats sont lois. Comment développer un rapport amoureux quand l’une est dans l’insécurité, dans le sérieux, dans les questions existentielles et l’autre dans la gratification immédiate ?
Bof, je ne sais pas trop s’il s’agit d’un roman ou d’une sorte de journal personnel d’une femme insécure et dépressive qui a de la difficulté à se positionner par rapport à l’amour. Des réflexions intimistes semblent aussi inspirées de sa psychanalyse. Un texte qui évoque la culture littéraire de l’autrice et son rapport justement à mettre en mots ce qui se passe dans sa tête, ce qui lui fera dire à la page 77 « L’écriture m’apprend ce que j’ignore. »
Citation
« Écrire ce livre me galvanise et me terrifie. C’est un envoûtement, une transe, un chemin en forme de flèche ; dès que je m’abandonne au mouvement, le texte déboule, c’est une liberté presque aussi naturelle que le souffle. Je plane, toute seule dans mon atelier, marmonnant les phrases à mesure, on me croirait délirante si l’on m’entendait, grisée par une drogue dure. C’est ainsi que cela doit avoir lieu, dans une sorte d’aveuglement, au plus près de l’instinct. Voilà le pari du livre, la quête vitale : risquer l’abandon là où il est possible dans cette page. Qu’importe si la présence manque à ma vie puisque dans l’écriture je peux offrir mon cœur. » p. 64
Bof, je ne sais pas trop s’il s’agit d’un roman ou d’une sorte de journal personnel d’une femme insécure et dépressive qui a de la difficulté à se positionner par rapport à l’amour. Des réflexions intimistes semblent aussi inspirées de sa psychanalyse. Un texte qui évoque la culture littéraire de l’autrice et son rapport justement à mettre en mots ce qui se passe dans sa tête, ce qui lui fera dire à la page 77 « L’écriture m’apprend ce que j’ignore. »
Citation
« Écrire ce livre me galvanise et me terrifie. C’est un envoûtement, une transe, un chemin en forme de flèche ; dès que je m’abandonne au mouvement, le texte déboule, c’est une liberté presque aussi naturelle que le souffle. Je plane, toute seule dans mon atelier, marmonnant les phrases à mesure, on me croirait délirante si l’on m’entendait, grisée par une drogue dure. C’est ainsi que cela doit avoir lieu, dans une sorte d’aveuglement, au plus près de l’instinct. Voilà le pari du livre, la quête vitale : risquer l’abandon là où il est possible dans cette page. Qu’importe si la présence manque à ma vie puisque dans l’écriture je peux offrir mon cœur. » p. 64
December 17, 2025
Quel excellent livre. Maryse a une écriture tellement efficace, vive, profonde et sans concession. C’était beau de se laisser porter par ce récit, ça m’a nourrit dans une période de creux.
January 13, 2026
plusieurs passages qui m'ont touchée, mais lecture un peu ennuyante dans son ensemble...
September 3, 2026
Ce n’est pas un livre parfait, mais je trouve qu’il est important, qu’il met en lumière les conséquences sournoises de l’hétéronormativité…
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