Après vingt ans d’absence, Aude Renaud retourne à Littlebrook, un coin reculé de la Montérégie tout près de la frontière américaine. Elle est là pour soutenir sa mère, la mairesse, alors qu’une pénurie d’eau fait monter les hostilités entre la mégaferme Zelter et le conseil municipal. Mais Aude s’est aussi donné une mission secrète : dénoncer les crimes de Rolf Zelter, celui qui l’a autrefois poussée à l’exil. À cette fin, elle donnera en pleine forêt un spectacle où elle a convié le village entier. Pour tendre ce piège, toutefois, elle aura besoin de l’aide d’Aksel, son ami d’enfance qui est aussi le fils de Rolf. Une alliance délicate et incertaine qui donne à son plan des airs de trahison. Au moment où les spots s’allument dans la forêt, un orage se prépare, les esprits s’échauffent, la tension est à son comble. Alors se met en marche le train de la vengeance que personne ne parviendra à arrêter.
Maureen Martineau a été comédienne, metteure en scène et auteure au Théâtre Parminou. Son métier l'a menée en Amérique centrale et en Inde, où elle a collaboré avec l'ONG One Drop. En 2012, elle publiait un premier polar et remportait le prix d'excellence du CALQ. L'enfant promis (La courte échelle, 2013), son deuxième livre, a reçu le prix Arthur-Ellis 2014 du meilleur roman policier francophone au Canada.
J’ai aimé la vitesse du récit, du sentiment d’urgence qui en découle, mais j’aurais aimé un peu plus de mise en contexte, certains aspects me semblaient un peu garochés, trop vite expédiés. Je sais que c’est contradictoire, j’suis bizarre de même !
Ça a pris un moment à m'adapter au style d'écriture, mais une fois que ça a été fait, j'ai bien aimé! Pour un thriller québécois, c'était bien! Les romans québécois ont souvent un vibe trash et c'est ce que j'ai de la difficulté à aimé malheureusement..
Une intrigue émouvante et originale. J'ai adoré la saison 1 de la série Détective Surprenant, dans ce livre, on se replonge dans la même ambiance. Une écriture poétique qui décrit bien ce bel environnement.
Court roman qui parle de peut-être trop de choses à la fois. J'ai quand même aimé: une histoire de vengeance, ça plaît toujours. Plusieurs qualités littéraires.
Maureen Martineau est une de nos autrices les plus polyvalentes du polar québécois.
À ses débuts avec son inspectrice Judith Allison, elle nous a montré une maitrise des codes du roman policier avec une enquêtrice parfaitement crédible et des enquêtes habilement ficelées. Après Le jeu de l’ogre et L’enfant promis, L’activiste et Les enfants de Godmann m’ont particulièrement impressionné.
Maureen est aussi une excellente nouvelliste. Ses publications dans la revue Sabord, sa participation dans Crimes à la bibliothèque et plus récemment ses nouvelles dans Criminelles et dans Noires saisons démontrent une aisance évidente pour l’écriture de courts textes.
Et personnellement, je crois que l’autrice se réalise pleinement dans ses romans noirs. Une église pour les oiseaux m’avait plu, Zec la Croche m’avait pleinement convaincu et son dernier roman, Une nuit d’été à Littlebrook confirme l’immense talent de Maureen Martineau.
Particularité de la collection Héliotrope noir, ses romans se situent l’action dans des régions ciblées du Québec ; le paysage, la géographie, la faune et la flore sont souvent des personnages importants dans le récit. Une nuit d’été à Littlebrook ne fait pas exception à la règle. Le village est une figure importante de ce roman, tout comme ses habitants et leur histoire.
Aude Renaud souffre du syndrome de Clouston, maladie assez rare, qui lui donne une apparence bien particulière. Malgré cela, elle a réussi à se faire une place dans le monde de la mode aux États-Unis. Partie sans avertir qui que ce soit, elle revient dans son village pour exercer une vengeance, bien planifiée. Elle réapparaît aussi, pour soutenir sa mère, la mairesse de la communauté, dans son combat pour l’utilisation de l’eau. Les deux causes ont la même origine : Rolf Zelter, un riche fermier qui se croit tout permis.
Aude préparera sa soirée de vengeance en montant un défilé de mode très spécial où sa vindicte prendra forme. Et ça sera spectaculaire ! Aidée par le fils de Zelter, qui l’aime depuis toujours, tout est orchestré pour offrir aux villageois, un spectacle inoubliable avec comme toile de fond, Le songe d’une nuit d’été.
Maureen Martineau maitrise parfaitement les codes du roman noir. Tout au long du récit on suit avec intérêt la planification et la mise en œuvre de son projet de vengeance. Parallèlement à cette construction, on apprend comment ce ressentiment est né et comment il a refait surface après ces vingt ans d’exil. En même temps, l’autrice trace un portrait nécessaire des problèmes d’approvisionnement en eau et l’équilibre écologique entre les besoins de l’agriculture et les besoins humains, un sujet qui préoccupe grandement la mairesse de Littlebrook… et Maureen Martineau. Habile raconteuse, l’autrice met en place une intrigue qui par couches successives d’actions, augmente la fébrilité et l’intensité du projet. Aude Renaud tisse sa toile sans éveiller les soupçons, joue subtilement avec les complices qu’elle recrute malgré eux.
Inutile de vous mentionner que je vous recommande ce court roman (moins de 200 pages, c’est tellement rare de nos jours… !) intense, compact et captif. Page après page, on est accroché au développement du récit, on essaie d’anticiper les conclusions du spectacle planifié par Aude et, à quelques pages de la finale, le récit se transforme en thriller haletant ! Bref, un roman à découvrir !
Il faut lire Maureen Martineau pour découvrir une auteure aussi habile dans le roman policier que dans les romans noirs. Une écriture et un imaginaire qui plairont à toute personne s’intéressant aux polars.
Pour ceux qui comme moi la connaissent et l’apprécient, il nous reste à attendre son prochain opus. Certains qu’elle saura nous surprendre encore et nous donner un bon moment de lecture !
3,75 ⭐️ oh la la, je ne sais pas trop comment me sentir.. ce livre est, comment dire.. dérangeant. C’est mystérieux et haletant. Aussi, mis à part l’intrigue principale, l’autrice aborde un sujet dont je n’avais jamais jamais entendu parler et j’ai eu de la misère à comprendre jusqu’à ce que je fasse quelque recherches.. ça aurait mérité un peu plus de contexte ou d’explication pour mieux saisir les personnages. C’est une dimension quand même assez importante quand j’y repense après coup.
Bref, ça se lit d’une traite et ça marque les esprits!
À lire! Un roman court, au rythme enlevant, dérangeant et captivant! Lu en 2 journées, j'ai bien apprécié cette lecture originale! Les thématiques sont intéressantes et d'actualité si on pense aux pénuries d'eau. J'aurais aimé qu'on en apprenne un peu plus sur le syndrome de Clouston mais ça n'enlève rien à l'intrigue!
Quelle lecture dérangeante, mais captivante! Un thriller dramatique un peu épeurant, un genre littéraire que je n’ai pas souvent lu dans le monde littéraire québécois, mais qui est tellement intéressant! J’ai adoré!
Bien écrit. Après 18 ans, Aude revient dans le village de son enfance où elle revoit son amour d’enfance Aksel. Celui-ci ne l’a jamais oublié et ne comprend pas Aude est partie soudainement sans lui donner d’explications.
Excellent petit roman à l’intrigue bien ficelée. J’ai aussi beaucoup apprécié la prose de cette autrice qui rend la lecture facile sans être simpliste. Une très belle plume!