Alexandra Campeau écrit comme on ouvre les cuisses, comme on prend les armes pour reconquérir la liberté que nous n’avons jamais eue. Elle retire tout le sucre comme on se déshabille, peau à peau avec le deuil amoureux. Elle épluche la cerise jusqu’au noyau.
« tu as mis le feu en moi est-ce qu'un jour je vais m'en remettre la douleur est si vive que je ne ressens plus rien juste l'envie de me péter la face avec plus rien à perdre si ce n'est qu'une carcasse et de la peau brûlée »
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« j'ai les coins abimés comme un livre qu'on a trop de fois échappé »
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« après avoir baisé n'importe qui n'importe où pour revenir à la vie no ragrets que j'me ferai tatouer un tramp stamp à la hauteur de mon été »
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« je suis de celles qui meurent plusieurs fois par jour de trop de peine de trop d'amour »
C'était bon , quoi que très trash et remplis de triggers. Elle a une façon d'écrire qui me plaît et qui cible beaucoup plus un public de lecteur dans la mi-vingtaine jusqu'à la mi-trentaine.
Une petite plaquette qui se lit en moins d'une heure, mais qui en dit beaucoup. Campeau raconte l'expérience universelle du coeur brisé avec une poésie qui me hantera longtemps. Elle mêle féminisme à relation abusive et elle prévient des red flags tout en nous faisant ressentir l'intensité de son amour. J'ai eu les larmes aux yeux à quelques reprises. L'autrice a un style unique et elle maitrise à perfection la modernité de la langue québécoise et la frénésie de l'esprit en panique, en mode survie. Définitivement une autrice à suivre. Mes dernières lectures me font vraiment retomber en amour avec la littérature québécoise!!!
« je suis le résultat du sweet patriarcat à mi-chemin entre la pornstar et la house wife»
« tes doigts colliers à chien »
« as-tu peur des femmes qui te tiennent tête qui n'acquiescent pas silencieusement as-tu peur moi oui [...] parce que je n'ai pas appris à me tenir debout à sortir les dents »
Une sacré belle plume poétique et rythmée. J'ai bien aimé les refrains musicales dispersés dans le livre. Si on veut, on peut prendre une pause pour aller écouter la chanson. Ça joute certainement à l'expérience de ce récit.
C'est touchant et je crois que nous pouvons nous y reconnaître par moment. En tout cas, je me suis bien vu à 21 ans... de ne vouloir qu'être vu et aimé.
Ça a raisonné fort.
Mon avis complet est à venir sur mon instagram ➡️ @lis.avec.valerie
« tu m’as renversée comme on échappe un verre de vin rouge sur une nappe blanche tu m’as tachée à vie et tout le sel de la mer morte ne pourra me détacher de toi »
J’adore les textes d’Alexandra , cru mais nécessaire.
Heureuse de mon choix pour la journée du 12 août❤️
C'est d'une force et d'une vulnérabilité magnifique! Les relations abusives et les red flags sont des sujet délicats qu'Alexandra Campeau a su raconter avec brio. On ne peut pas rester indifférent face à ce recueil.
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« j’aime ta folie que tu m’as dit à notre premier rendez-vous comme une caresse emmiellée être enfin vue telle que je suis »
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« je suis de celles qui meurent plusieurs fois par jour de trop de peine de trop d’amour »
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« as-tu peur des femmes qui te tiennent tête qui n’acquiescent pas silencieusement as-tu peur moi oui j’ai peur tous les jours parce que je n’ai pas appris à me tenir debout à sortir les dents
comme à un inséparable on a coupé le bout de mes ailes pour que je ne m’envole pas trop loin on m’a domestiquée d’un amour cage à oiseau »
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« 2 jours avant l’année 1 je médite au lever du soleil sens ma poitrine bouillir une lumière verte jaillit la carapace qui m’empêche de m’aimer craque je retire enfin la peau de l’ours tu déposes les armes du chasseur je n’ai plus à incarner ta part d’ombre ni toi la mienne j’apprends à briller pour moi-même »
Très belle écriture littéraire. Tant de violence endurée au nom de l'amour... et en même temps, savoir si bien l'écrire. Beaucoup aimé cette prose poétique. Ma phrase préférée : "tu m'as renversée comme on échappe un verre de vin rouge sur une nappe blanche tu m'as tachée à vie et tout le sel de la mer morte ne pourra me détacher de toi " Wow.
Alexandra Campeau a une si belle plume, je ne suis jamais déçue de ce qu’elle écrit. J’avais adoré ces recueils de poésie publiés chez La Bagnole. Ici, elle signe un roman poétique trash à souhait, criant d’une vérité qui ne peut nous laisser indifférent en tant que lecteur. J’ai adoré tout simplement, un véritable coup de cœur avec des phrases coups de poing!
4.5 arrondi à 5 étoiles, car je crois qu'avec une analyse plus approfondie ou explications de l'autrice, je pourrais comprendre certains passages qui me laissent perplexe. J'ai adoré la 1ere partie. Une très belle découverte!