Ce quatrième tome est beaucoup plus rapide dans son rythme, on passe quand même sur près de trois générations de Shogun dans ce seul volume, beaucoup de nouveaux personnages, plusieurs départs et même si je viens juste de finir le tome 3, j'ai un peu du mal avec qui est qui.
Ce tome se concentre beaucoup plus sur les intrigues politiques au sein du pavillon, les dynamiques de pouvoir, les rôles à jouer pour obtenir se dernier. Yoshinaga contraste un maximum les trois Shogun afin d'en refléter divers philosophies et manière de régner. On semble aussi s'approcher beaucoup plus d'un suivi historique de notre monde (ou à tout le moins, on trace des parallèles), avec de nombreuses allusions à ce qui se passe à l'extérieur du monde, mais je dois avouer mon ignorance totale de ces derniers.
Les styles très utilisés de la mode et des fleurs reviennent dans ce tome après s'être éclipsés dans le dernier à mon avis. On recommence à bien explorer cette "inversion" des rôles genrés, notamment en ce qui à trait au "gossip", à la rumeur et au complot. Un des chapitres s'attardent à un groupe d'hommes qui tentent de reprendre le pouvoir qu'ils ont "perdu" au profit des femmes ce qui donne une exploration certainement intéressante de cette "résistance" à la prise en charge des femmes.
Finalement, et peut-être de manière légèrement moins appuyés que le tome 3, on poursuit l'exploration des réformes législatives nécessaires pour que la société fonctionne et on explore un peu comment les classes sociales sont reconstruites.
Un bon tome, dans l'esprit des deux premiers, mais avec la vitesse du troisième. J'espère sincèrement qu'on va ralentir bientôt pour se concentrer sur des personnages de nouveau (mais ça, c'est mon souhait et mon intérêt, l'autrice fera bien ce qu'elle veut).