Una rivisitazione in chiave lesbica e femminista del capolavoro di Miguel de Cervantes. Chisciotte, la protagonista, è una giovane appassionata di libri che cantano le gesta delle amazzoni e promuovono nuove forme di vita, affrancate dalle servitù patriarcali. Sono libri che Chisciotte stessa ha scritto e che la madre e le sorelle, inflessibili vestali della sottomissione all’ordine eterosessuale, vorrebbero destinare al rogo. Inutilmente, perché la passione attiva della giovane è inestinguibile e, d’altra parte, non vive solo di immaginazione la nutrono l’amore per Dulcinea e la sete di riscatto per le vittime dell’iniquità patriarcale. Scortata da Panza, fedele scudiera che per seguirla abbandona marito e figli, Chisciotte si fa cavaliere errante inoltrandosi in un mondo ostile, popolato da nuove inquisizioni istituite per consacrare il diritto del più forte e screditare come “follia” la ricerca di libertà e giustizia. Ma, in questo viaggio, non è la violenza dei dominanti ad avere l’ultima parola. Diversamente dall’eroe cervantino, la Chisciotte di Wittig non capitola, non si pente e non muore tra i conforti della fede, ma rivendica per sé la fiaccola della ragione. In una solitudine totale e intrattabile, al di fuori di qualsiasi riconoscimento? Non proprio. Perché se il mondo non sente ragioni, se persino madri e sorelle remano contro, esiste almeno una zia disposta a convalidare l’impresa della nipote e a mediarne il senso presso le scettiche e le riluttanti.
Questo straordinario testo d’avanguardia, ibrida scrittura teatrale, montaggio cinematografico e arte del mimo, fu portato per la prima volta in scena da Monique Wittig e Sande Zeig nel 1985. Dapprima pubblicato nella rivista femminista Vlasta, poi riscoperto e rilanciato nel 2022 da Gallimard, viene oggi proposto al pubblico italiano da VandA, editrice italiana dell’intera opera di Monique Wittig.
L’intervista a Sande Zeig, compagna e coautrice di Wittig, è un’esclusiva che Zeig ha voluto offrire a VandA e al pubblico italiano per celebrare e approfondire lo sguardo su questa grande autrice prematuramente scomparsa.
Monique Wittig was a French author and feminist theorist particularly interested in overcoming gender and the heterosexual contract. She published her first novel, L'opoponax, in 1964 . Her second novel, Les Guérillères (1969), was a landmark in lesbian feminism.
Une superbe pièce, trop courte (mais une mise en scène au théâtre ajouterait définitivement tant d'éléments supplémentaires et permettrait de vraiment prendre son temps), mais du grand Wittig accessible, complexe, jouant sur la réinterprétation de mythe au sein d'une réinterprétation de mythe, en s'inscrivant de multiples façons en fil(l)iation avec ses prédécesseurs (comme le souligne bien Wendy Delorme dans la préface. Une lettre d'amour aux femmes, à la littérature, qui souligne avec brio, au sein d'une fiction éclatée, les stratégies d'invisibilisation des femmes, leur oubli intentionnel au sein d'un canon masculin imposé et écrasant les femmes et leurs richesses.
Reescribir mitos literarios es hacer volar por los aires los molinos. Eso hace en este soberbio ejercicio Wittig, para que el teatro sea escenario revolucionario y espejo de plata de un juego creativo que tiene la escritura y la lectura como pernos de un mecanismo sublime de reivindicación de género en sentido amplio: el sexual, el literario y la condición femenina. Inteligencia, ironía, irreverencia y un poco de locura para crear una Quijote intemporal ella también.
Avec "Le voyage sans fin", Wittig nous offre une Quichotte lesbienne et révolutionnaire. Folle ? Peut-être. Mais que signifie la folie dans un monde fait d'injustices insoutenables ? Avec le soutien critique mais indéfectible de Panza, elle a juré de venir à bout et de gagner le coeur de Dulcinée du Toboso. C'est une pièce unique par sa forme, qui reflète le travail de Witiig sur la déconstruction de l'écriture.
Une Quichotte lesbienne qui écrit des livres et qui tient des discours politiques et drôles dans des quêtes absurdes Très très chouette pièce de théâtre, ça a l'air incroyable à voir sur scène
mon édition est préfacée par laure murat et wendy delorme et c’etait vraiment très utile pour la compréhension et le background du texte! merci à elles et a wittig comme tjrs
Ma relation avec Monique Wittig c'est toujours un peu : boah Je sais à quel point ses écrits sont essentiels, et tout m'intéresse dans tout ce qu'elle a écrit, mais merde je trouve pas ça ultra accessible quoi. Ce ne sont pas des lectures faciles, et c'est vraiment dommage parce que tout le monde devrait se retrouver avec un Wittig dans les mains et dans le crane. Mais ça c'est mon avis hein.
Pour le coup, j'ai quand même passé un bon moment avec Le Voyage sans Fin. C'est agréable de voir un héros aussi connu et reconnu que Don Quichotte détourné en Quichotte féminine et féministe, en chevalier, (oui oui, au masculin) en lesbienne qui traque les injustices du monde, en femme qui lit et écrit. C'est fin, c'est drôle, mais c'est parfois lourd et pas accessible à tous•tes. C'est court et ça mériterait mille fois de voir la pièce jouée sur scène
je laisserai Wittig me parler du langage et de la Raison pendant des nuis. quichotte ou féministe matérialiste ou chevalièr.e contre les fascistes merci Wittig, je suis en colère et pleine de laine
Énième texte dans lequel Wittig règle ses comptes avec les hétéroféministes qui l'ont méprisée et rejetée à travers une ironie et un humour cinglant. Vraiment la reine qu'elle pense être je l'aime
4 étoiles pour le message que Wittig cherche à passer, mais 2 étoiles pour la compréhension de la pièce. Peut-être que le récit est mieux adaptée et comprit dans le contexte pour lequelle celui-ci a été écrite, c’est-à-dire le théâtre. Peut-être changerais-je également ma note suite aux explications de mon enseignante de littérature féministe.