Jump to ratings and reviews
Rate this book

Folcoche

Rate this book
Tout le monde a lu Vipère au Poing, premier roman d’Hervé Bazin. Chacun se souvient du récit poignant de son enfance martyre sous la férule de sa mère, la méchante Folcoche (« folle » et « cochonne »). Depuis 1948, le livre est conseillé par les enseignants, lu par des générations de collégiens : il s’est vendu à plus de cinq millions d’exemplaires, a été adapté deux fois au cinéma et vendu dans le monde entier. Roman d’apprentissage, cri de douleur d’un adolescent mal aimé, il a trouvé sa place dans notre patrimoine littéraire et dans notre imaginaire collectif. On lit Vipère au poing pour aller vers l’âge adulte. Et c’est ainsi qu’il a permis à son auteur, Hervé Bazin, de briller sur le monde des lettres jusqu’à devenir le président de l’académie Goncourt. Voici pour la légende. Car tout est faux. Tout. Intriguée par cette mère haïe de tous et comme un contre-modèle à l’adolescence en crise, Emilie Lanez a enquêté : exhumant les archives policières et les correspondances familiales, retrouvant des témoins de l’époque, elle nous livre une autre histoire, un contre-récit vertigineux qui est l’histoire d’un féminicide littéraire. Avant d’être un écrivain célèbre, l’auteur de Vipère au Poing fut un adolescent puis un jeune adulte menteur, qui fugue, vole sans discontinuer, escroque, menace... Poursuivi par la police, condamné par les tribunaux, privé de ses droits, il est interné en psychiatrie plusieurs fois et condamné à des années de prison. Sa famille, notables de province, panique. Surtout sa mère, Paule Hervé-Bazin. Avec maladresse, et rudesse, elle tente tout pour sauver son fils. Qui va la condamner au silence en faisant d’elle un monstre de papier : Folcoche. À travers l’exploration des archives, Emilie Lanez révèle une famille dévastée par la littérature et comme figée pour l’éternité. Avec ses secrets, ses mensonges, son talent, ses hivers à la centrale de Clairvaux, puis sa gloire éclatante, Hervé Bazin est un personnage de roman fascinant – qui lui est enfin offert ici. Une enquête hors du commun.

178 pages, Kindle Edition

Published October 1, 2025

5 people are currently reading
140 people want to read

About the author

Emilie Lanez

6 books

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
8 (8%)
4 stars
30 (33%)
3 stars
41 (46%)
2 stars
7 (7%)
1 star
3 (3%)
Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for Lune.
310 reviews60 followers
January 24, 2026
En fait, il y a tellement de choses qui ne vont pas avec cette "enquête" que je ne sais même pas par où commencer. Donc je vais commencer par énoncer ma conclusion, puis je vais lister mes arguments, en essayant de pas trop m'épancher non plus, vous avez des choses à faire et moi aussi.

Conclusion : ce livre est un torchon réactionnaire, qui se sert d'un point de départ pseudo-féministe (la réhabilitation d'une femme à la réputation souillée par un homme) pour simplement faire le procès d'Hervé Bazin. Et faire le procès d'Hervé Bazin, croyez-moi, je n'ai rien contre!!! Néanmoins j'aurais aimé que ce soit pour les bonnes raisons.

- Déjà, Emilie Bazin est une journaliste qui se concentre habituellement sur des histoires politiques, notamment la vie privée des chefs d'états etc, et n'a visiblement aucune notion de théorie littéraire. Franchement, ça aurait pu ne pas poser problème si ça ne l'avait pas amené à faire des contresens un peu malhonnête pour accabler Hervé Bazin. Par exemple, au début du livre, elle associe le fait d'avoir un nom de plume/de changer son nom pour écrire au fait de "porter un masque". Comme si c'était une mesquinerie. Mind you, il a juste pris son deuxième prénom!! wait until she finds out about Emile Ajar!!!
En gros, ce livre aurait pu être une réflexion intéressante sur les limites de l'auto-fiction, mais pour cela il aurait fallu dépasser le stade de "il OSE parler en mal de sa famille !!! qu'est-ce que c'est méchant... ils ont des sentiments eux aussi!!"
- Son argument principal pour "réhabiliter" Folcoche (Paule de son petit nom), c'est mettre en lumière des évènements biographiques nouveaux sur son fils, notamment ses nombreux passages en HP (internements forcés pour la plupart) et en prison. Et ça ne va pas plus loin. Ces éléments se suffisent à eux-mêmes selon elles : on ne doit pas prendre au sérieux le récit de son enfance, puisque c'était un voyou fou furieux ! il était fou malade !! zinzin !!! toctoc dans la tête!!!! Elle est en boucle là-dessus c'est épuisant.
- Elle n'interroge jamais ses sources, ne contextualise jamais. Ce qui est dommage, dans une enquête. Surtout quand les sources sont en majorité des archives policières et psychiatriques. Elle prend pour parole d'évangiles tout ce qu'elle a pu y lire sur Hervé Bazin. D'un point de vue historique et méthodologique, c'est un peu alarmant.
- Enfin, et surtout : elle ne fait que confirmer tout ce que Hervé Bazin a dit sur sa mère. Oui, elle ne les aimait pas. Oui, elle les a maltraité. Oui, elle leur infligeait des supplices physiques, et d'ailleurs elle le faisait aussi aux enfants des autres. Oui, elle était tellement radine qu'elle est morte dans le dénuement alors qu'elle avait 7 millions de francs de côté. Mais attention, Emilie Lanez a des explications ! 1) elle a elle-même eu une enfance sans amour + c'est dur d'être une femme à l'époque 2) Hervé Bazin est tellement fou qu'il la rend folle (je ne rigole pas, ce n'est même pas un sous-entendu dans le livre).

Et attention, je n'ai aucun doute sur le fait qu'Hervé Bazin était un affreux jojo. Il est misogyne, il ment, il enjolive, etc, etc. Seulement pour moi, cela n'enlève rien au fait qu'on a le droit de ne pas aimer ses parents, qu'on a le droit de les critiquer, même violemment, même si on a pas de "bonnes" raisons (et des bonnes raisons, il en a).
Et dernière chose après promis je me tais : c'est vraiment étrange de réclamer d'un auteur des années 50 d'entrer en empathie avec sa mère?? Ce sont des préoccupations nouvelles, je ne vois pas comment cela aurait pu lui traverser l'esprit. Bien-sûr qu'il est misogyne, et que le portrait de sa mère en est la preuve. Il est misogyne comme l'ensemble des hommes de son époque. D'ailleurs, Folcoche aussi est misogyne, comme la plupart des femmes de l'époque!!!

Bref, Emilie Lanez adopte exactement la même attitude littéraire qu'elle reproche à Hervé Bazin : comme lui, elle fait dans le sensationnalisme, et comme lui, elle fait preuve de mauvaise foi. Paule demeure Folcoche.
Profile Image for Macqueron.
1,055 reviews17 followers
October 16, 2025
Hervé Bazin était dans mon enfance la célébrité locale sulfureuse, dont on disait qu’il avait été père, grand-père et arrière-grand-père la même année. Puis à l’adolescence la lecture d’un livre brûlot que j’ai trouvé too much, mais dont je dois reconnaître qu’il m’a marqué. Emilie Lanez revient ici sur la vraie vie de cet auteur mythomane, qui a littérairement (et pas loin de littéralement) tué sa mère de sa plume acide.
Le livre se veut une réhabilitation de la mère (Folcoche dans Vipère au poing), mais me semble plus être une dénonciation des mensonges du fils et de ses méfaits. Pourquoi pas, et c’est d’autant plus important que Bazin s’est inventé une vie au dépends des autres (jusqu’à aller se prétendre résistant), et qu’il était sans doute nécessaire de rétablir la vérité. Mais le livre qui voulait défendre Paule Bazin la laisse trop de côté et en donne un portrait édulcoré par rapport à celui qu’en a fait son fils mais loin d’être exempt de défauts. En tant que lecteur je me demande si la vérité n’est pas un peu entre les deux, un fils délaissé (voire malmené) par sa mère s’en venge mais ne peut s’en défaire (le fait qu’il installe des portraits d’elle partout est assez dingue).
Au niveau du style, c’est très agréable et ça se lit avec facilité et plaisir. J’ai un peu pensé à Jaenada, mais je crois que celui-ci aurait eu une tendresse pour le Jean Hervé-Bazin rendu délinquant par manque d’amour

#Folcoche #NetGalleyFrance
Profile Image for Laetitia Mars.
121 reviews32 followers
January 28, 2026
Je comprends maintenant les critiques faites à ce livre maintenant que je l’ai terminé. Il ne réhabilite en rien Paule (« Folcoche ») contrairement à ce qui est annoncé, il fait simplement le procès à charge (mérité) de Bazin, en effleurant à peine Paule. Ce livre surfe sur une vague médiatique liée au féminisme, malheureusement démontrer que Bazin était misogyne ne suffit pas, le portrait en creux ne fonctionne pas, ne s’appuie sur rien d’autre que les convictions de l’autrice et les vagues témoignages de gens à peine présents. On referme ce livre et on ne sait toujours pas qui était Paule, pourquoi elle a été Paule et encore moins comment. L’autrice affirme dans le livre que les mensonges de Bazin (avérés) ont trouvé leur place dans sa légende parce qu’ils étaient toujours basés sur des vérités. Paule a été Folcoche à un moindre degré, on aurait simplement aimé savoir pourquoi en détails.
Profile Image for Saint Akim.
107 reviews8 followers
October 14, 2025
Un travail de recherche intéressant desservi par une plume médiocre et le manque de finesse de l'autrice.

Très brute de décoffrage, Lanez a une idée qu'elle ne nuance jamais, n'interroge jamais ses sources et verse parfois dans la spéculation de mauvais goût. Ce manque de recul résulte en des passages parfois assez dingues où elle reconnaît, sans prendre la mesure, les abus subis par Bazin, pour ensuite verser dans la psychophobie la plus crasse.

On a parfois l'impression de lire un article un peu trop long, c'est dynamique mais ça manque d'un serieux engagement avec la littérature critique qu'elle soit littéraire, sociologique ou culturelle.

Finalement, il y a une subtil odeur réactionnaire dans ce texte derrière sa volonté ostentatoirement féministe de venger une femme humiliée.
Profile Image for Géraldine.
700 reviews22 followers
January 4, 2026
Hervé Bazin, en réalité Jean Hervé-Bazin, est entré dans la lumière dès son premier roman "Vipère au poing", paru chez Grasset en 1948, dont le succès fut immédiat. Comme beaucoup, je l'ai lu à l'école. J'ai vu les films avec, dans l'un, Folcoche jouée par la grande Alice Sapritsch, et dans le second, Catherine Frot tient le rôle de la marâtre. Je me souviens de légers frissons lorsqu' apparaissait la mère en lutte acharnée contre son fils, le révolté Brasse-Bouillon. Elle empêchait ses fils de manger à leur faim, de jouer, d'avoir chaud et piquait leurs mains d'une fourchette s'ils ne se tenaient pas correctement à table. La mère de Jean Hervé-Bazin était méchante et exprimait cette méchanceté cruellement et sans répit sur ses enfants, principalement Jean.

Heureusement, cette enfance malheureuse était compensée par le livre "Vipère au poing", révélation de l'injustice et vengeance nécessaire à hauteur du préjudice vécu.

J'avais oublié Hervé Bazin jusqu'à tomber sur ce livre.

L'auteure, Emilie Lanez, intriguée par ce personnage de marâtre, souhaitait enquêter. La mère de Hervé Bazin était-elle comme le personnage de Folcoche ? Quelle partie du récit est-elle autobiographique ? Qui était cette femme, Paule Hervé-Bazin née Guilloteaux ?

Ce livre se lit facilement et, très vite, Emilie Lanez fait part au lecteur de sa découverte : "Vipère au poing" n'est pas une autobiographie. Paule n'était pas Folcoche. Jean n'était pas un enfant martyr. Avant d'être connu, Hervé-Bazin a un passé, soigneusement caché. Enfant aux comportements perturbateurs, puis, jeune adulte, voleur et arnaqueur, à la fois enjoleur et sournois lorsqu'il cambriole à plusieurs reprises ses parents, ensuite vraiment organisé dans le cambriolage et le vol. Pendant des années, ses parents tentent de le cadrer, de lui éviter la prison, arguant d'une maladie mentale à diagnostiquer, l'aidant à trouver sa voie, payant ses dettes, s'excusant de ses frasques. En dernier recours, pour l'empêcher de dilapider les biens familiaux, ils le mettent sous tutelle.
Et c'est par rage que Hervé-Bazin écrit "Vipère au poing" depuis sa prison.

La vengeance est terriblement efficace. Paule passera le restant de ses jours à l'abri des regards, plainte et montrée du doigts (avant de se réconcilier avec son fils sous le regard de Paris-Match des années plus tard).

Ce livre révèle la supercherie et raconte le détail des années cachées de l'écrivain. Il raconte aussi comment Hervé-Bazin a organisé sa propre notoriété posthume, quelques mensonges et manipulations aussi, lui qui fut diagnostiqué mythomane, pervers, menteur, intelligent retombant toujours sur ses pattes.

Malheureusement, le livre est plus un récit qu'une biographie ou une étude. J'aurais apprécié une biographie complète de Hervé-Bazin, ou, encore mieux, de sa mère. C'est donc un peu court.

Emilie Lanez réhabilite immédiatement et complètement Paule Hervé-Bazin, qu'elle semble excuser pour tout du fait de son enfance. Je ne suis pas d'accord. D'après ce qu'elle explique, Paule était une mère incapable de tendresse, elle-même n'en ayant jamais reçu, rejetée par ses parents, jetée dans un mariage arrangé dès sa sortie de l'internat. Elle piquait en effet ses enfants à la fourchette, était pingre au mépris de la faim de ses enfants qu'elle persécutait. Elle et son mari ont effectivement passé plus de deux ans en Asie abandonnant leur progéniture à leur grand-mère.

Il y a donc du pour et du contre. Et, à hauteur d'enfant, ce qui peut sembler peu de chose à un adulte est destruction pour la vie.

Certes, c'était une femme malheureuse, jetée jeune dans le monde, elle qui n'avait fréquenté que des religieuses et des camarades de classe, enchaînée à un époux qu'elle n'aimait pas et qui eut, en guise de vie à elle, deux années en Asie, suivies d'une longue mélancolie. Sans amies, sans sœur, sans famille, peu aimée de la famille de son mari, elle était seule, dépassée.

J'aurais aimé que ce livre retrace la vie de cette femme.

Je sors du récit avec un vrai goût de trop peu. Et aussi l'idée que les menteurs et manipulateurs sont partout. Et, enfin, que la maltraitance contre les enfants est un crime destructeur sur plusieurs générations.

Même imparfait, c'est un livre à lire.
Profile Image for Aliceclem.
87 reviews2 followers
November 2, 2025
Quelle satisfaction de voir un mythomane, manipulateur et narcissique, enfin dévoilé ! Qu’il se retourne dans sa tombe
Profile Image for NoID.
1,592 reviews14 followers
December 26, 2025
Ce Folcoche a paru quelque temps après In violentia veritas de Catherine Girard et j’ai été surpris d’y trouver bien des analogies troublantes. Une enfance sous la coupe d’un parent violent et, bien plus tard, une cruelle vengeance. Un triple meurtre pour Henri Girard, un assassinat littéraire pour Hervé Bazin. Les deux fois un nom qui change, les deux fois la colère qui côtoie la folie.

Folcoche sévère ? Certainement. Pourtant, fallait-il en dresser un pareil tableau. Et d’ailleurs… Qui était réellement Hervé Bazin.

Un drôle de livre qui grattouille le mythe pour en dévoiler un original fort peu reluisant

https://www.noid.ch/folcoche/
Profile Image for Elé Farge.
66 reviews
December 16, 2025
J’ai bien aimé ce livre-enquête qui remet en cause le caractère autobiographique du roman Vipère au poing d’Hervé Bazin. J’aurais peut-être du le lire (ou relire?) avant car je n’avais pas trop les références.
Profile Image for Pascale.
1,371 reviews66 followers
February 4, 2026
My granny had a lot of books by Hervé Bazin, whom I considered a middle-brow writer, not worth my precious time. Now I have all sorts of other reasons never to read him. Lanez's lively and apparently impeccably researched essay shows that the book which propelled him straight to the firmament of French letters was a calculated and vindictive act of blackmail to force his family to rescind legal dispositions taken against him after he had committed a slew of forgeries and burglaries. By painting his mother as a monster, Bazin exculpated himself and became the victim of a a bourgeois milieu the French left has always liked to caricature. In fact Paule Hervé-Bazin (that was actually the family's name) was an unhappy woman whose only sunny years were spent when she joined her husband in Shanghaï without their 3 sons: Ferdinand, Jean (the future author) and Pierre. Paule had been educated in a strict boarding school and hardly saw her parents growing up. Small wonder she was overwhelmed when she returned to 3 rumbustious teenagers. Although concerned about their children, her husband was quite ineffectual and often retreated to his den where he obsessively studied flies. There's a strong suspicion that her main attraction in his eyes was her dowry. After the huge success of "Vipère au poing", Paule entered a long phase of depression, became a recluse and started to look quite a bit like the freak her son had publicly turned her into. Still, she seems to have forgiven him since she died under his roof. The great mystery is how Bazin managed to hide from the press and the public at large his shady past, over 15 years of petty crime, many prison sentences as well as spells in insane asylums. His vitriolic pen was one of his assets. He became so feared that a number of people thought better of it than to provoke him with pointed questions. In later years he even managed to spread the lie that he had been in the Résistance. He married 4 times. Lanez can't fully account for how Bazin managed to hide such a long sordid episode until his death, accumulating awards and honors all the way. But hey, everybody knew about Mazarine Pingeot, and nobody dared to print the truth... Power is power, even if it's only the power of the chair of the Académie Goncourt. That Jean Hervé-Bazin didn't have a wonderful childhood is clear, but seemingly he displayed a sadistic streak early on, so like Lanez I can't see any excuses for his behavior.
1,223 reviews5 followers
October 14, 2025
Folcoche: le secret de 'Vipère au poing'. Enquête sur un meurtre littéraire.

Pourquoi Emilie Lanez s'est-elle intéressée à la vie de Jean Hervé-Bazin? Qu'est-ce qui l'a amenée à mener une enquête aussi précise, aussi pointue sur ce "monstre" de la littérature française? Je n'en ai pas la moindre idée. Il n'empêche que le résultat de ses recherches est publié chez Grasset, la maison d'édition qui a la première édité Vipère au poing en 1948 .

Que retenir de toutes ces informations? Qu'Hervé Bazin était un personnage exécrable, mythomane, un voleur récidiviste, un misogyne manifeste , un pourfendeur de vérités et un mégalomane de talent. Parce que réussir l'exploit de faire "oublier" ses douze années passées d'asile en centre de détention, chapeau bas!
Quant à la relation entre lui et sa mère? Haine ou amour ?
Parce qu'au final ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau..

D'ailleurs Emilie Lanez termine son récit par ces mots:
" Je mesure soudaine combien Folcoche et Brasse-Bouillon, Paule et Jean, la mère et le fils, la grand-mère et l'oncle, sont ligotés par un pacte éternel, écrit à l'encre. En la défendant, j'éclairerai ses méfaits à lui. La paire est insécable, nouée par la littérature, et un amour impossible"

J'ajouterai juste que Vipère au poing est un chef-d'oeuvre qu'il faut faire découvrir parce que des Folcoche et des Brasse- Bouillon il y en a plus qu'il n'en faut...
Profile Image for Caroline.
158 reviews
November 4, 2025
Comme toute collégienne, j'ai lu Vipère au poing, et j'ai détesté" cette Folcoche pour ce qu'elle faisait à ces enfants.
C'est ce qui m'a donné envie de lire ce livre. Rehabiliter Folcoche ? Incroyable mais si c'est vrai, allons-y!

Livre très intéressant et recherché.

Cependant, quelques points m'ont chagrinée :

- Je ne sais pas s'il était vraiment nécessaire d'assassiner le père qui passe pour un entomologiste sans relief et sans intérêt pour sa famille la plupart du temps. Je ne l'ai pas connu mais j'ai trouvé l'avis un peu trop tranché à son sujet.

- Qu'advient-il de Ferdinand, le frère ainé de Jean ? j'ai l'impression qu'il disparait (en prison peut-être ?)

- Il n'y a donc vraiment personne qui aurait pu dresser un portrait positif et non biaisé de Jean ? Sous prétexte que l'histoire n'a retenu de lui que le grand écrivain, c'est comme s'il fallait tout effacer, qu'il n'y avait rien à garder.

Même cette réhabilitation ternit un peu plus, selon moi, l'image de Paule, grippe-sous aigrie qui n'aurait à la fin de sa vie que su se tourner vers ce fils qui l'avait si mal traitée, uniquement pour retrouver le confort matériel...

Je suis dubitative ; si elle est réhabilitée comme mère, elle ne l'est pas comme être humain. Et le reste de la famille n'est pas dépeint d'une meilleure façon. Est-ce dû à l'écriture du livre ?

Merci à Netgalley et Grasset pour la mise à disposition du livre en échange d'un avis personnel sans contrepartie.

56 reviews2 followers
November 18, 2025
Le plus grand mensonge de l'histoire de la littérature française est Folcoche, qui signifie truie qui dévorent ses petits. Surnom attribué à la mère de l'écrivain, Hervé Bazin, décrite comme pratiquant des maltraitances physiques et psychologiques sur ses enfants, faites de privations, sévices et séquestrations. Le seul qui lui résiste est Brasse-Bouillon, Hervé Bazin lui-même, tel qu'il est surnommé chez lui. À la cruauté toujours aussi active de la mère, sa noyade pourrait les libérer. Cette tentative de meurtre a échoué !
Cette mère, qu'il a décrite, a incarné, pour toujours, la mauvaise mère, cruelle et indigne. Au point que, par convenance pour sa réputation, la famille, et notamment Paule, sa mère, n'ont pas voulu rétablir la vérité. À vrai dire, Hervé Bazin, de son vrai prénom Jean, est l'auteur du plus grand matricide littéraire.
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Aarron-Axe.
30 reviews
November 8, 2025
Une enquête qui prend plutôt des airs de tribunal (mérité ceci-dit) contre Jean Hervé-Bazin. Mené tambour battant avec une confrontation très frontale et accusatrice des faits, le livre tuent son "intrigue" tout du long, et se lit quasiment d'un coup.
43 reviews1 follower
December 4, 2025
Un meurtre littéraire commis par un imposteur, un mythomane qui assassine symboliquement sa mère en la transformant en Folcoche (une mère sadique qui ´dévore ´ ses enfants) pour se venger d’avoir été déshérité après moultes frasques. Je ne sais pas ce qui a été le plus antipathique dans ce livre : ce Jean Hervé Bazin (auteur vedette de ´Vipère au poing’ sorti en 1948) qui s’est joué de tout le monde et a été 25 ans président du Goncourt, s’est hissé au sommet du monde littéraire du haut de son amoralité, ou sa mère qui, froide mais pas monstrueuse, s’est laissée faire, ou encore la complicité de la maison d’édition Grasset. Beurk ! J’ai lutté pour le finir tant j’étais lasse de cet univers nauséabond.
Profile Image for Marie.
10 reviews
November 15, 2025
Les pages se tournent vite. On a envie de connaître ce que cache l’auteur de « Vipère au poing ». Néanmoins, un doute subsiste sur le vrai visage de celui-ci.
Un livre bien documenté mais des éléments manquent à l’appel.
Displaying 1 - 17 of 17 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.