Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s'immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler.
Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d'enfant avec une délicatesse qui n'élude pas le chagrin. Elle invente un monde où l'on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage.
Alice de Lencquesaing propose une lecture douce et rebelle du surprenant roman de Marion Fayolle, écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles.
Née le 4 mai 1988, Marion Fayolle grandit en Ardèche et intègre l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2006 et obtient son diplôme en juin 2011. C'est au sein de l'atelier d'illustration qu'elle rencontre Matthias Malingrey et Simon Roussin avec lesquels elle fonde en 2009 la revue Nyctalope. Son premier livre, L'homme en pièces, vient de paraître aux éditions Michel Lagarde. Il s'agit d'un recueil d'histoires sans paroles, d'un ensemble de petits numéros aux ambiances poétiques et décalées dans lesquels les parents arrosent leurs enfants comme des plantes et les femmes allument les hommes comme des bougies. Elle travaille également pour l'édition jeunesse et la presse : revue XXI, Paris mômes...
Je suis assez perplexe. A la fois oui c'était très beau, avec une langue simple mais qui vous prends et vous garde et à la fois je crois que je suis passé complètement à côté de la signification de ce bouquin. Marion Fayolle écrit merveilleusement bien le sentiment de vide face à l'attente de l'enfant MAIS que venait faire le boug solitaire à venir chez eux à la dessiner. Je crois n'avoir ABSOLUMENT pas compris la place de ce type perdu dans ce bouquin. j'aime les choses étrange qui ne se comprennent pas mais à la fois j'aime y voir le sens aussi ?? IDKkk, ca me reste dans la gorge
eh bah écoutez… je suis plutôt partagée avec ce très court roman. d’un côté, il y a la plume de marion fayolle qui m’a complètement happée, et ce dès le premier paragraphe qui m’avait décidée à le piocher sur l’étagère à service presse de mon futur lieu de stage. y’a quelque chose qui m’avait happée, qui m’avait fait dire que niveau forme du texte, tout s’alignerait. et ça a complètement était le cas : les mots de l’autrice sont fabuleux, j’ai aimé son utilisation de mots à la fois francs et la simples, qui permettent pourtant de créer des bombes de sens. j’ai trouvé particulièrement intéressant la manière dont on parle et entre complètement dans l’intimité des personnages, ce sentant parfois, en tant que lecteur, presque de trop tant l’autrice nous y fait pénétrer ; mais que pour autant, on ne sait rien d’eux, même pas leurs prénoms. on se sent à la fois très proches et complètement éloignés d’eux, comme si les seules choses qui les faisait exister étaient : leur désir de bébé, leur mariage, leur activité commerciale et cet homme inconnu.
et justement, je reste complètement sur ma faim. je suis tellement frustrée de ne pas en savoir plus, de ne pas avoir creusé encore plus les relations, les histoires, les explications (surtout sur cet homme?). j’ai vu un commentaire disant adorer les histoires où on ne comprend pas tout, mais que là, c’était quand même complexe d’apprécier entièrement cette œuvre, sans un minimum comprendre, et je suis complètement d’accord.
c’était indéniablement bon, mais avec une fin qui manquerait quelques chapitres selon moi. mais, pour autant, c’est aussi un peu le charme du livre, d’être balancé dans cet épisode de vie de couple dont on ne connaît et connaîtra rien. en revanche, je pense me pencher sur d’autres livres de cette autrice
C’est un 4 pour l’écriture, mais un 2 pour l’histoire Ce livre m’a un peu énervée, et en même temps je reconnais avec plaisir l’écriture fluide et agréable Mai vraiment, le propos……… il n’y a peut-être rien à comprendre, et en même temps chaque page semble plus pleine de sous entendus que la précédente, donc on s’y perd Et la fin ??? C’est un voyage dont un ressort frustré•e
Très beau et toujours poétique comme Marion Fayolle sait le faire, mais je suis très fâchée de la fin qui m’a laissé un petit goût amer (un peu comme un fruit gâté… eh alors on fait un peu de l’humour ici ou quoi)
Deuxième roman et deuxième fois que Marion Fayolle prouve sa justesse. Dans Petit Fruit, elle dépeint avec précision et une hypersensibilité la frustration mêlée au désir dévastateur d’avoir un enfant.
Les romans de Marion Fayolle ont une marque singulière : celle de raconter des histoires avec de la hauteur, comme s’il s’agissait de dessins faits seulement de contours, sans véritablement de détails à l’intérieur.
C’est à la fois charmant, une vraie patte, et en même temps un peu frustrant. Comme pour « Du même bois », j’ai passé un joli moment, assez mélancolique, mais j’ai la sensation d’être restée à la lisière de quelque chose.
J'ai découvert @fayollemarion avec" Du même bois", qui m'avait beaucoup touché. Je retrouve dans "petit fruit" sa plume si délicate et poétique. En plus d'écrire de jolies choses, elle est aussi illustratrice et je vous jure que ça se sent dans son écriture. Chaque scène, chaque visage, vêtement, décors, tout le St comme dessiné et tout apparaît très clairement devant nos yeux. Attention parce qu'ici, le sujet est difficile. Une femme veut un enfant mais n'arrive pas à tomber enceinte. Mais d'abord, pourquoi c'est elle qui n'y arrive pas ? Pourquoi ne serait ce que l'affaire des femmes ? Toute cette petite popote se fait à deux non ? Alors elle pleure, elle enragé, elle souffre tous les mois de voir tout ce rouge alors que tout est prêt pour accueillir cet enfant. J'ai adoré ce roman. Il est dur, il fait mal, il renvoi à milles histoires personnelles, et pourtant tout y est beau ! Le mari et la femme qui ne sont jamais nommés, ce qui renforce encore plus la facilité d'identification, la nature qui les entoure, leur façon de vivre, et puis il y a l'homme, un autre homme, mais de lui je ne peux pas vous parler. Il faudra lire ces quelques pages pour le rencontrer.
Je me suis tellement reconnue à travers ce livre, le desir d’enfant est tellement puisant et les pensees qui l’accompagne sont tellement sombres/enfouies, ça fait du bien de lire ce livre. Etrangement ce n’est pas triste du tout, c’est meme cathartique de cette periode. On se sent comme avec une amie qui a vécu la même chose. Non en fait, je me suis sentie comme avec moi meme. A l’interieur. D’ailleurs elle dit a un moment : « c’est une chose cruelle de ne pas de voir en dedans »
On voit ses dessins à travers ses mots Pure poésie Rien que les titres des chapitres sont parfaits J’en veux encore J’espère que Marion Fayolle écrira encore de nombreux romans
« La femme ne sait pas vraiment comment participer à leurs discussions de mamans, elle pose son coude contre le siège auto. Je crois qu’il faut prendre la prochaine à droite. Tu es sûre sûr tu n’es pas trop serrée ? J’aurais pu enlever le cosy. Non, non, tout va bien. Elle a l’impression d’être assise à côté de la coque vide comme à côté ce son utérus. »
Marion Fayolle décrit un couple ayant choisi d’habiter le monde en récoltant les fruits de la nature. Marrons, châtaignes ou cèpes, ils les cuisinent puis les vendent dans différents endroits. C’est leur choix, assumé, et ils sont heureux. Seulement, le filet que son corps laisse échapper chaque mois, entraîne la jeune femme vers une colère de plus en plus difficile à canaliser. Même si son compagnon la rassure par sa tendre affection. Un jour, un homme silencieux s’impose dans leur foyer. Il est là pour la dessiner, sans explication. Même si ce troisième personnage est un révélateur, Petit fruit est un conte qui raconte l’envie et le désir d’une femme. Chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Un couple hétéro quitte la ville pour s'installer à la campagne et vivre de la terre et de la nature. Iels cueillent, cultivent et vendent leurs produits faits maison au marché. La relation est saine et c'est plutôt le grand amour. La part d'ombre est dans leur difficulté à avoir un enfant. La femme le désire plus que tout et elle souffre beaucoup de l'absence. Cela ébranle le couple, le mari ne sachant pas comment la rassurer/soutenir. La douleur de la femme (on ne sait pas comment iels s'appellent, c'est la mari et la femme) est omniprésente, elle guette tous les mois le moindre signe de grossesse. Un jour, un inconnu se présente à leur porte en disant que la femme est son ancienne amoureuse alors qu'elle ne le connait pas. - La fin est trop bizarre et surtout trop abrupte.
Petit Fruit parle d’un couple qui désire un enfant sans y parvenir, et de la manière dont ce manque traverse leurs vies. Un étrange inconnu finit par entrer dans leur quotidien, comme une autre présence qui bouleverse leurs solitudes. À travers ces trois voix et ces instants partagés — cueillette, attente, gestes quotidiens — Marion Fayolle explore le désir, la fragilité, la poésie du corps et de la vie qui ne se donne pas facilement.
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Si la non-résolution de l’homme mystère vous a laissé un goût d’inachevé, je vous recommande d’écouter l’interview de l’autrice sur la chaîne YouTube de la Librairie Mollat, qui éclaire certains choix.
La fin est surprenante. On est plongé dans le milieu agricole et dans l’intimité d’un couple confronté au désir d’enfant, vécu différemment selon la femme et l’homme.
Un roman court, qui se lit en une à deux heures. Globalement, j’ai bien apprécié ma lecture !
J’ai dévoré ce petit roman de Marion Fayolle, et y ai retrouvé la douce écriture qui l’avait fait aimer « Du même bois » L’autrice décrit à merveille les émotions suscités par l’infertilité, tout en y mêlant une histoire rocambolesque qui viendra apporter à l’intrigue une touche bien différente de ce qu’on a pu deja lire sur le sujet. On ne comprendra pas tout, on n’approfondira pas la plupart des choses et c’est très bien comme ça.
la façon d’écrire de marion fayolle toujours aussi spéciale mais on retrouve bien son univers à la ferme déjà présent dans son premier récit, du même bois. l’intrigue autour de cette femme désirant tellement cet enfant qui ne vient pas est touchant, jusqu’à l’arrivé de cet homme dans son quotidien qui vient tout basculer et rendre les choses étranges ?
J’ai apprécié l’écriture et le ton général. L’intimité que crée l’autrice est agréable et attachante.
Toutefois, je rejoins certains commentaires et pense que la fin aurait mérité d’être différente.
Autant cet homme inconnu et son devenir, qui reste flou, ne me dérangent pas, autant j’aurais aimé savoir si « la femme » est tombée enceinte à la suite de ce rapport.
Bref, 3 étoiles !
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Je cherche encore l’intérêt ? Ça n’aidera personne, ça ne servira de défouloir à personne, personne ne s’y reconnaîtra réellement. J’ai l’impression d’avoir lu une centaine de pages de branlette intellectuelle.
Je pense je suis passée à côté de la signification du roman caché derrière la beauté du texte. Je n'ai clairement pas tout compris notamment qui est "le type" et pourquoi il est là. Je suis laissée sur ma faim concernant ce livre.
Livre audio C’était une douce lecture. J’ai beaucoup aimé la narration même si ça m’a un peu surpris que les personnages n’aient pas de prénom, cela rend le sujet très universel. Il y a un peu côté onirique, je n’arrivais pas trop à savoir si cet étranger était réel ou non.
Un roman tout doux et poétique qui traite du désir de maternité, du mouvement vers la campagne et du concept de propriété dans tous les domaines de la vie.