As a child... Timothee de Fombelle was born in the heart of Paris in 1973, but often accompanied his architect father on his travels to Africa. Each summer his family left for the countryside (the west of France), where the five brothers and sisters lived like wild horses, making huts in the trees, playing in the river and losing themselves in the woods. In the evening they performed plays for their parents and devoured the books in the library. Childhood remains for him the lost paradise which he re-discovers through writing.
As an adult... After becoming a literature teacher, Timothee taught in Paris and Vietnam before choosing the bohemian life of the theatre. Author of a dozen plays, he writes, designs, builds sets and directs the actress he admires the most, his wife Laetitia. They have a young daughter, Jeanne Elisha, who already loves climbing trees. Toby Alone is his first novel and has already been translated into 22 languages.
As an artist... Passionate about books and theatre, Timothee has been writing since he was young. The stage has been his testing ground but it is life, with its joys and trials, which inspires his real work. A great traveller, Timothee recognises that the writing of Toby Alone has been his best journey so far.
Moins de cent pages pour une vie entière, pour les joies, pour les peines et les espoirs, pour tous ses petits riens qui composent une existence. Une nouvelle qui se lit comme un poème, et où l'on termine les larmes aux yeux.
Claire, 17 ans, tape à la machine. Dans un Paris occupé par les allemands, elle vit seule dans son appartement, attendant la visite de Blanche. Blanche, qui vient lui dicter des textes destinés à la résistance. Mais il est en retard, elle craint de ne jamais le revoir, regrette de ne pas lui avoir dit qu’elle l’aimait. Alors Claire imagine la suite. De sa propre vie. De leur vie à deux. Avec les enfants, les vacances en bord de mer, et la vieillesse heureuse qui viendra conclure leur histoire. Mais il y a aussi le présent de Claire, la clandestinité, les membres du réseau qui tombent les uns après les autres. Elle sait que son tour viendra. Mais cela ne l’empêche pas de se rêver un futur meilleur. Un micro-roman (à peine 80 pages) qui laisse paradoxalement une impression de grande ampleur. Le tour de force de l’auteur est de condenser une vie entière en si peu de mots. L’économie de moyens n’empêche pas une véritable ambition littéraire. On alterne entre le présent vécu et l’avenir rêvé de Claire sans transition ni connecteur logique, et pourtant tout reste limpide. La jeune femme se projette vers un futur fantasmé, elle se crée “des souvenirs d’avance” pour fuir l’insoutenable réalité. Ce faisant, elle célèbre l’imaginaire avec urgence et douceur, écrivant cette vie qu’elle n’aura pas, à la fois pour tenir face à l’instant présent et se projeter vers un ailleurs aussi hypothétique que radieux. Une ode à la résistance intime.
Paris sous l’occupation. Claire attend son chef de réseau, dont le retard laisse présager le pire. Elle devrait quitter l’appartement. C’est la règle. Mais elle reste et tape à la machine, inventant sa vie avec cet homme qu’elle aime en secret.
Récit poétique, trop poétique j’ai pas tout compris. Peut être que je le lirai un jour hein
Toujours la poésie de Timothée de Fombelle, toujours une douceur infinie. C'était beau à lire et c'était doux. Toutes ces vies imaginées pour eux, tout ce qu'elle aura espéré pour eux, mieux que ce qu'ils ont eu. J'ai beaucoup aimé cette belle façon de nous offrir le récit de l'occupation.