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La Bonne Mère

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800 km : c’est la distance qui sépare Clara de Véro, sa mère, depuis qu’elle a quitté Marseille pour faire des études brillantes à Paris.
Ce week-end, pour la première fois, Clara rend visite à ses parents accompagnée. Raphaël est avec elle. Raphaël et ses gestes feutrés, son élégance naturelle, son pedigree bourgeois. À ses côtés, Clara gomme les rondeurs de son accent, lisse ses émotions, cache les photos de sa mère en veste léopard et jupe à strass. Mais l’illusion ne tiendra pas. Dans quelques minutes, il va comprendre. Il va la voir. Véro.
Un girafon. C’est ce que pense Véro quand elle aperçoit Raphaël et comprend immédiatement qu’elle ne va pas l’aimer. Avec son dédain, ses mots compliqués pour rien et sa bouche fermée comme une huître. Comment est-ce qu’elle a pu tomber amoureuse de ça, ma minotte ? Voici la preuve qu’elle attendait : elle n’aurait jamais dû la laisser monter à Paris.
Tout au fil du roman, mère et fille se cherchent, se fuient, se blessent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s’affranchir sans trahir ?
La Bonne Mère est un roman social ultracontemporain sur la violence de classe, l’inconfort de celles et ceux qui ne seront jamais tout à fait d’un monde ni d’un autre. Avec un sens du détail saisissant et une ironie mordante, Mathilda di Matteo nous plonge dans deux mondes qui se rejettent. D’un côté, Marseille et ses femmes qui parlent trop fort, ses couleurs vives et ses excès. De l’autre, Paris et ses façades grises, ses regards qui jugent et son hypocrisie glaciale. En fuyant l’un, Clara pense s’affranchir de la brutalité qui a marqué son enfance – celle de son père envers sa mère. Mais c’est une illusion. Car une même violence unit ces deux mondes – celle des pères et des amants. Alors, il faudra rompre l’héritage. Briser la chaîne. Pour que mère et fille, enfin, se réunissent et trouvent la force d’être libres.

Elisa Ollier et Marie Wauquier incarnent à merveille Clara et Véro, duo mère-fille tendre et féroce à la fois.

Audible Audio

Published August 28, 2025

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Mathilda Di Matteo

2 books8 followers

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15 (1%)
1 star
5 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 250 reviews
Profile Image for Jo.
1,218 reviews230 followers
May 26, 2025
Un roman d'une intensité rare, à la fois poignant, lucide et d’une justesse impressionnante.

À travers Clara, jeune femme ayant quitté Marseille pour poursuivre ses études à Paris, l’autrice explore avec une finesse remarquable le parcours douloureux et courageux du transfuge de classe. Mathilda Di Matteo couche à l'écrit avec beaucoup de crédibilité et de talent toute la palette d'émotions qui se diffuse peu à peu en chacun.e lorsqu'on s'échappe d'un habitat pour tenter de s'adapter à un autre moule qui nous a toujours attiré et qu'on a peu fantasmé pendant des années.

Puis j'ai été complètement happé par ce fameux retour à Marseille aux côtés de Raphaël, son compagnon issu d’un milieu privilégié, qui fait rapidement éclater la vérité des origines, ravive les blessures profondes de la relation mère-fille et nous permet de faire un plongeon immédiat dans le cœur du texte. La mère de Clara, archétype flamboyant et touchant de la « cagole » marseillaise, est un personnage que je trouve inoubliable : excessive, solaire, fière mais aussi blessée et rugueuse. Elle incarne à elle seule toute la complexité d’une classe sociale souvent stigmatisée et donne au récit une force brute, à la fois comique et tragique. Je crois que Véro va longtemps traîner dans ma tête tant elle m'a amusé et touché. J'ai adoré sa force, ses failles, son courage et sa douceur brute/brutalité douce.

Et puis « La bonne mère », c'est également et avant tout un hommage bouleversant à l’amour maternel, aussi imparfait que viscéral. Lorsqu'on comprend les véritables enjeux du texte, le duo Véro-Clara nous renverse et nous émeut encore plus. C’est un hurlement rauque du cœur contre un système pourri, un texte vibrant traversé de vérités douloureuses et de silences accablants. J'avais juste envie de serrer les deux héroïnes contre moi et qu'on se fasse un giga câlin à trois à la fin, en fait. Et tout ça c'est grâce à la plume super expressive et qui nous fait entrer dans une hyper-empathie de l'autrice.

Un roman précieux à la fois social et intime qui dit l'arrachement, l'ascension sociale, la honte et la fierté, la colère et la tendresse. Foncez dès sa sortie !
Profile Image for vic.
106 reviews9 followers
June 8, 2025
j'ai pleuré dans le flixbus
Profile Image for Dactylaura.
711 reviews
September 10, 2025
bah j’ai bien fait de vous écouter, il m’attirait pas du tout à la base et en fait c’était trop bien ? drôle, touchant, et hyper pertinent ! des personnages authentiques et nuancés, des sujets de fond qui sont bien traités, franchement 👏🏻
Profile Image for Tina.
10 reviews2 followers
January 11, 2026
Une nouvelle occasion de détester les hommes
Profile Image for Clara.
280 reviews
November 27, 2025
Clara et Véro❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥❤️‍🔥 quel gros gros banger
Je termine le cœur serré et les yeux brillants
Profile Image for Juliette Goor.
54 reviews
February 1, 2026
J'ai trop aimé!!! le personnage de Véro est hyper touchant et vive les femmes ❤️
Profile Image for Alice TUET.
243 reviews
May 8, 2025
Quelle lecture !! Une vraie complexité dans les personnages, qui s’étoffent au fil de la lecture, et des descriptions vraiment très bien construites. La relation mère fille est prenante et on décrypte les violences banalisées dans les relations (hétéro en vrai mais slay).
En tout cas très belle lecture, SUPER BIEN ÉCRIT, je suis conquise.
Profile Image for lou.crpl.
203 reviews4 followers
June 21, 2025
De quoi détester les hommes encore
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
738 reviews230 followers
September 1, 2025
« La Bonne Mère » de Mathilda Di Matteo a déboulé dans cette rentrée littéraire avec l’accent de Marseille collé aux pages. Un texte rafraîchissant, drôle qui sait tirer son épingle du jeu en abordant des thématiques difficiles. Il y a 5 ans, Clara « est montée » à la Capitale pour faire Sciences Po. Huit cents kilomètres séparent Véro la mère et « la minotte ». Lorsqu’elle revient ce week-end-là, c’est pour présenter à ses parents son amoureux Raphaël. Un parisien peuchère ! Immédiatement, Véro déteste tout de lui : sa façon de s’habiller, de s’exprimer, de regarder. Elle l’appelle le girafon.

« Dans son dos bien sûr. Son grand dos tout fin, son long cou de girafe. Un cou à égorger, vraiment. (…) Et puis cet air. À croire qu’il est en safari partout où il bouge lentement sa grande tige. Comme s’il avait peur de marcher sur une bombe, ou sur une bouse de paysan. » Antipathie immédiate et chronique. Avec une ironie pleine de gouaille, Mathilda Di Matteo propose un roman à deux voix où mère et fille s’expriment en alternance, une polyphonie qui rythme le texte et lui donne de la substance. « La Bonne Mère » est un corps à corps dans lequel une mère et sa fille doivent réapprendre à s’écouter… et à s’aimer.

Au centre, découvrez la mère, Véro. Entière, excessive, sensuelle, elle est droitière du franc-parler et gauchère de la diplomatie. Face à elle, se trouve Clara, plus posée, plus cérébrale, montée à Paris pour chercher son indépendance. Autour d’elles, deux hommes gravitent. D’abord, l’époux de Véro dit le Napolitain : sourire facile, jaloux, tendre et brutal, autorité naturelle et virilité revendiquée. Il est l’héritier d’un monde passé tant dans ses mots que dans ses gestes. Enfin, Raphaël, objet de convoitise et de fureur, prétentieux et arrogant, agace autant qu’il fait rire, malgré le balai qu’il semble avoir dans son fondement.

« J’ai toujours su que Paris, c’était le début de la fin. » Ainsi s’exprime Véro. Sa fille à la capitale équivalait à la perdre. Clara y gagne une forme d’ascension sociale. Elle change de codes, de langage, de façon de se tenir ou de s’habiller, et surtout, elle tient « La Bonne Mère » à distance pour ne pas subir cette « honte sociale ». Petite, Clara a beaucoup souffert de cette mère excentrique, qui parle fort, et s’habille façon arc-en-ciel. Désormais, chez elle, on entre dans son environnement à pas feutrés, dans un silence de cathédrale. Évidemment, Véro vit ces changements comme des trahisons : on ne doit pas renier l’endroit d’où l’on vient. La météo mère-fille n’est pas toujours au beau fixe… mais elle devient très orageuse face à la violence masculine.

Car, dans « La Bonne Mère », sous les rires et les bons mots, se cache quelque chose de plus sournois, et de bien plus vil : l’emprise qui se transforme en coups. Le livre montre toutes les strates de la violence faite aux femmes : le premier bleu, les paroles sexistes, la menace à peine évoquée puis clairement exprimée, le silence des victimes, la honte. Mathilda Di Matteo déploie toute la syntaxe du pouvoir physique et de la torture morale. Mais, en face, il y a une sororité en bottes et en gouaille qui propose une contre-offensive afin de réarmer moralement les victimes. Cette bascule symbolique, par l’intermédiaire de l’humour, offre une fabuleuse occasion d’aborder tous les aspects des deux parties, les bourreaux et les victimes. Marseille forge des femmes fortes qui résistent ensemble, et « La Bonne Mère » veille sur elles.

« La Bonne Mère » n’est pas un roman plombant, il est drôle parce que Véro est l’humour incarné. Son langage est un feu d’artifice d’images déchainées qui désacralise l’autorité masculine. « Je me fais un collier avec ses couilles. » Sa personnalité haute en couleur est plus qu’un ressort comique, c’est presque une défense immunitaire contre les cons. Cet aspect cocasse est aussi exacerbé par le rythme : chapitres courts, alternance des points de vue, vrai sens de la chute. La mécanique des repas de famille connus de tous, les comparaisons qui dérapent, les copines qui agissent en meute assaisonnent le récit. Et à chaque fois elle devient exutoire, contrepoint à des instants moins légers et plus dramatiques. Grâce au rire, l’aveu impossible devient dicible.

Jusqu’à la fin, aux derniers mots et à la dernière idée de l’écrivaine, « La Bonne Mère » égrène toutes les violences, sexuelles, psychologiques, économiques, gynécologiques, de rue ou de l’intime en se servant du rire comme exutoire ou pour montrer l’ignoble. À Paris, à Marseille, la réalité est identique, même si on y vit de manière différente.

Quand la cité phocéenne déborde de couleurs, d’odeurs, de voix trop hautes et de gestes amples, la Capitale maîtrise, tempère, juge dans le non-dit, les codes, les réputations. Entre ces pôles, Clara a cru qu’il fallait s’affranchir en s’arrachant. « La Bonne Mère » fait le focus sur l’illusion : le déracinement ne libère pas s’il fabrique de la honte. La violence touche toutes les strates sociales et tous les lieux.

« La Bonne Mère » a toutes les qualités d’un roman d’empoignade ; une mère et sa fille se séparent pour mieux se reconquérir. Alors que Marseille se prête aux métaphores et confère de la chaleur au roman, Paris lui donne des angles et des perspectives. Le lecteur est placé au milieu, tant il est immergé dans l’une puis dans l’autre. La langue fait des étincelles sans jamais maquiller les brûlures. Mathilda Di Matteo fait confiance aux voix de ses personnages. Ici, pas de thèses, de grandiloquence. Elle laisse parler, juxtapose et fait entendre. En alternant la gouaille de Véro et l’intime de Clara, elle tisse une vérité hétéroclite par une suite de petites saynètes.

La version audio lue par Elisa Ollier et Marie Wauquier accentue la truculence du texte. Les pages consacrées à Véro ont le nerf et l’énergie du parlé : syntaxe qui trottine, images qui fusent, humour franc, une musique de la rue et du marché. L’interprétation y est absolument jubilatoire. Celles de Clara mesurent, analysent, laissent deviner la fatigue et la peur, et là aussi l’interprétation épouse parfaitement les émotions de la fille. Ainsi, l’audio apporte une sacrée valeur ajoutée, un surcroît de présence au roman. L’alternance mère/fille et le choix d’une double interprétation deviennent scéniques. Le comique y gagne en précision, et les silences en densité. Le mix des deux est d’une netteté impressionnante, tant et si bien qu’alors que le texte parle d’écoute de l’autre, l’audio l’accomplit littéralement. Une réussite totale !

Il me reste cette image, entre un « Mais ta gueule » qui répond à une promesse que « ça va bien se passer ». Entre rires et thématiques graves, « La Bonne Mère » tient précisément sur cette arête où le comique n’est jamais une trahison au tragique : c’en est la contrepartie énergétique.

Et au fond, qu’est-ce qu’être une bonne mère ? Frémir, rager, rire et résister. Et recommencer !
1,378 reviews56 followers
October 21, 2025
Comment vous parler de ce roman aux personnages flamboyants et plein de pudeur ?

Bien sûr, la mère est une cagole marseillaise tout en strass et en paillettes. Mariée au Napolitain, ils ont une fille, Clara, qui est à l’opposée de sa maman : discrète, studieuse. Elle choisit de monter à Paris faire ses études.

Et elle revient avec son amoureux que sa mère « ne sent pas ». Elle le surnomme d’entrée de jeu le girafon.

La parole alterne entre les deux femmes, et on suivra la vie de Clara avec son girafon, fils de très bonne famille ainsi que les souvenirs de sa mère sur l’enfance de Clara.

J’ai aimé les leitmotivs : le chino que porte le girafon en vacances ; le chien Pastis ; le tic de langage avec les « t’y es … » « t’y as … »

J’ai mis du temps à saisir les personnages masculins qui ne disent rien (le girafon est, en plus, une huitre, mais pas pour la perle) mais qui frappent ; au contraire des personnages féminins qui tchatchent beaucoup, comme pour exorciser la violence et la douleur.

J’ai eu de la peine pour Clara qui retourne cette violence contre elle, se frappant la cuisse quand elle ne va pas bien.

J’ai aimé les groupes d’ami-es qui répondent toujours présent en cas de galère. Même si la plus grosse des galères n’est jamais dite.

J’ai aimé ce roman pudique sur les violences faites aux femmes sur fond de tchatche et de strass.

L’image que je retiendrai :

Celle de Clara dans son minuscule appartement parisien de location payé par son père qui est en pleine dépression.

https://www.alexmotamots.fr/la-bonne-...
Profile Image for Léa.
191 reviews4 followers
November 30, 2025
Excellent roman ! L’autrice dépeint la réalité de beaucoup de femmes d’aujourd’hui. Prouvant de nouveaux que n’importe quelles femmes à n’importe quel moment de sa vie, peut subir de la violence psychologique (ou physique). Ses deux femmes, dépeintes sont des personnages forts. Une mère et une fille se battent contre 2 représentations différentes de l’homme. C’est-à-dire, dans le milieu aisé ou moyen, le patriarcat a encore une belle vie devant lui malheureusement.
J’ai été particulièrement touchée par la fille, vivant avec une hypersensibilité, traitée comme « anormale » parce qu’elle vit les choses d’une certaine façon. Évidemment invalidé par les hommes de sa vie (son père et son « copain » )
En bref, ça craint.
Profile Image for Coline Fournier.
65 reviews12 followers
November 26, 2025
avis au fil de la lecture :

il faut libérer les auteurices contemporain.e.s de l'italique PITIÉ
j'ai cringe à plein d'endroits genre "pue le sexe"
rp étudiante alors que l'âge de la narratrice est trop flou
les fins de chapitre, comme souvent, me saoulent un peu
à partir de la 2e partie on perd totalement le fil je trouve ?
j'ai un peu l'impression d'être enchaînée à ce livre depuis dix ans
3e partie : écrite comme une telenovela sombre, rien n'est subtil et ça m'énerve
inspi céleste vernon subutex 3 (vengeance) ; j'ai serré le poing en lisant "guerillères"
joli dernier chapitre même s'il me semble artificiel
Profile Image for theboneseason.
310 reviews2 followers
August 30, 2025
«  La tristesse, semble-t-il, coule dans nos veines.
Jusqu'à Paris je me la traîne et c'est la même que la sienne. »
J’ai dévoré le bouquin. Pour une fois qu’un récit fictif ou pas sur le transfuge de classe ne me fait grincer des dents. Les deux pov s’accrochent bien, tout les personnages sont approndis et avec simplicité ça nous ramène à la violence des hommes. Elle est partout, dans toute classe sociales, tout couple.
Le perso de Raphaël ? Le résumé de tout le mépris que j’ai pour les petits bourgeois.
Profile Image for Karine Mon coin lecture.
1,739 reviews301 followers
December 17, 2025
Je ne m'attendais à rien... mais j'ai beaucoup aimé cette relation mère fille pas si simple parce que différentes et semblables à la fois.
Profile Image for Eva.
14 reviews
January 6, 2026
C’était doux, frais et émouvant; c’est un 10/10. Vive les femmes et vive les mères (et vive Marseille)
Profile Image for Maelys Ravel.
10 reviews
December 1, 2025
Incroyableeeee
Hyper bien écrit, hyper touchant, hyper réaliste. La lecture est fluide, l’histoire est bien pensée et super belle. L’alternance entre les paroles de la mère et celle de la fille est beaucoup trop intelligente. On comprend vraiment l’histoire sous toute ses dimensions. On alterne aussi entre douceur et violence. Trop agréable. Je me suis sentie à Paris, je me suis sentie à Marseille.
Enfin bref j’ai adorer à lire absolument !
Profile Image for Clémence .
11 reviews6 followers
September 13, 2025
un 4 étoiles qui va peut-être devenir un 5, j'arrive pas à me décider, mais en tout cas je m'attendais pas à ce que ce soit aussi intense ❤️‍🩹
Profile Image for Merecot .
73 reviews
November 22, 2025
L'exploration d'une relation mère/fille ainsi que des violences perpétrées par les hommes, sur fond de Marseille, évidemment que La Bonne Mère allait être un coup de cœur.
Profile Image for Justine Lorteigt.
42 reviews17 followers
September 10, 2025
Un roman qui explore avec une grande justesse la complexité des liens mère-fille : cet amour parfois incompris, parfois blessant, mais vital. On y trouve aussi une réflexion puissante sur la violence conjugale, la place des hommes dans nos vies, la peur, la mort. C’est intense, bouleversant, et d’une lucidité rare. Une très belle découverte de cette rentrée littéraire de septembre 2025. Je le conseille vivement. 💛
Profile Image for loulhoups.
65 reviews
August 29, 2025
comme ma bonne amie Alice a dit « Marseille c’est comme la coriandre : soit t’as le gène et tu l’aimes pas, soit tu l’as pas et tu l’aimes »
moi j’aime Marseille, j’aime son ambiance, ses paysages et surtout les Marseillaises. J’aime leur accent, leur look, leur manière de voir la vie.
Ce livre c’est une ode aux Marseillaises et surtout aux cagoles. Elles sont tout ce qu’on déteste chez les femmes : elles sont « trop ».
Beau livre sur les femmes, les classes populaires et les violences, qu’elles soient sociales et/ou conjugales 🤍🩵
Profile Image for Elodie Petit.
67 reviews45 followers
July 29, 2025
Très belle œuvre sur deux générations de femmes, et la violence des hommes qui les entourent. La mère et la fille, la cagole et celle qui fuit Marseille.
Profile Image for Clémentine.
124 reviews14 followers
September 7, 2025
La seconde partie est un peu + intéressante et inattendue mais sinon j’ai été franchement gênée par le côté caricatural de parcours de transfuge de classes. Pas convaincue par l’évolution des 2 personnages qui se fait vraiment à marche forcée surtout sur la fin, on sent qu’il fallait remettre une happy end. Mais sinon les 2 points de vue se répondent assez bien, on a l’impression qu’ils se croisent sans jamais vraiment se comprendre mais tout en évoluant ensemble.
Profile Image for Eléa.
152 reviews1 follower
September 18, 2025
Ce roman reflète parfaitement les relations familiales et le contraste social et je l'ai trouvé très réaliste. Plusieurs fois je me suis reconnue avec ma Maman.
Ce que j'ai aimé c'est la force des personnages malgré les épreuves. La relation entre la mère et la fille est unique, parfois tumultueuse mais belle. La mère est vraiment excellente par contre, son humour, son caractère bien trempé !
Sinon, je ne citerai personne mais j'ai eu une folle envie d'encastrer un des perso.
Profile Image for Lula.
54 reviews13 followers
February 9, 2026
Ce livre. J'y pense encore. C'est un de mes plus gros coup de coeur de l'année passée. Il m'a tellement profondément touché.e à un niveau personnel que ça m'a mis des mois de savoir comment écrire à son sujet.

Il est complètement unique en son genre ça m'a fait rire de vive voix sur autant de pages que ça ne m'a fait pleurer à n'en plus voir le texte. C'est un livre de la vraie vie, qui traite à merveille de tellement de sujets en peu de mots. Impossible à résumer.

Les personnages sont super attachants et leur psychologie est incroyablement bien développée, on les sent vivantes dans les pages, on ressent tout avec elles. Leur complexité, et la nuance de leur vécu dans toute sa dimension est si bien décrite. C'en est presque effrayant de justesse.

Ça se lit tellement bien aussi. Le ton oral de la prose, l'argot marseillais qui berce le récit et le talent de la mère pour trouver des punchlines et des insultes qui claquent et font rire à voix haute, ça donne un charme de dingue au texte qui le rend addictif et attachant en lui-même. J'ai adoré le côté d'immersion dans la vie lambda française amené par les petits détails familiers comme les marques de liquide vaisselle, les chaînes de télévision et le contenu qu'avec la génération de Clara on regardait petit.e.s. Ça faisait se sentir à la maison dans le livre et formait une sorte de proximité assez unique avec son histoire que j'ai adorée.

En fait c'est cette faculté à rythmer parfaitement la souffrance, les violences et les abus, avec la lumière, la légèreté l'humour, les morceaux de joie qu'on arrache à la vie au milieu des tornades, qui en fait un livre aussi touchant et intéressant. Le côté décadent et drôle du récit enlève en rien au sérieux des sujets qu'il traite, au contraire ça leur donne une forme encore plus complète et réaliste. J'a trouvé tout hyper bien dosé. Ça vient montrer que les humains et les relations c'est toujours plus compliqué qu'il n'y paraît que personne n'est qu'une seule chose, ou facette. C'est riche d'honnêteté.

[Spoiler début] Parce que leur histoire est aussi unique qu'elle est profondément banale dans la société dans laquelle on vit, sans forcément avoir eu le copié-collé du vécu de Clara et Véro du tout, il y a énormément des éléments de morceaux de leur vécu que je n'ai pas pu m'empêcher de relier à mon histoire personnelle et ça m'a secoué.e dans tous les sens. J'ai notamment trouvé la relation mère-fille et le rapport douloureux, compliqué et confus de cette relation quand elle est bâtie sur un tas de manquements, dont une passivité de la mère face au conjoint abusif, hyper bien retranscrite. Ça montre très bien combien c'est difficile d'avancer et de trouver une forme de paix en soi tant que la mère n'a pas reconnu ce qui a eu lieu. Ça décrit parfaitement la violence qu'on retourne contre soi alors. Les schémas relationnels dysfonctionnels qui peuvent suivre ensuite. Et comment une fois venu l'âge adulte, tout ce qui nous reste avec nos traumas, et notre coeur tout pété dans tous les sens, c'est de partir, mettre la distance et essayer d'accepter que ça changera jamais pour se préserver.

Et ce qui est encore plus dingue avec ce livre c'est que l'autrice aurait pu s'arrêter là, car c'est souvent là que ça s'arrête pour beaucoup de gens. Mais non elle a poussé son histoire au paroxysme de ce qu'elle peut parfois être sans perdre une miette de justesse. En choisissant de décrire pas que ce processus là, mais celui qui dans de rares cas précieux peut exister, quand la mère contre toute attente reconnaît enfin le mal fait, la peine de sa fille, et quitte l'homme abusif. Quand une discussion est enfin possible. Et tout l'apaisement en domino qui découle de ça, sans enlever au caractère pour toujours difficile et nuancé de la relation entre la mère et la fille. C'est un roman incroyablement intelligent et bien fait pour ça vraiment. [Spoiler fin]

J'ai aussi adoré ce cote intergénérationel à deux points de vue ou d'un côté on a la fille qui de par sa génération développe une conscience politique/féministe qui la sauve et de l'autre on a la mère que cette grille de compréhension dépasse car d'une autre époque. Et comment Clara comprend alors pour elles deux. Et on voit aussi que finalement Vero comprend aussi certaines choses mais à sa maniere avec ses propres mots. Voir leurs deux regards sur la question ça ouvre à tellement d'empathie et de compréhension et fait se rendre compte que oui les generations antérieures à la notre ont intégré plus profondément la violence patriarcale mais elles n'en sont pas forcément moins affectées ou en colère c'est juste une facon differente d'adresser et vivre le problème. Je crois que ça m'a fait un peu de bien d'essayer de comprendre ce point de vue là aussi.

Un autre truc qui m'a beaucoup touché.e c'est l'amitié féminine au coeur du texte en tant que rempart contre la violence patriarcale avec le groupe de cagoles qui cassent tout là, je les ai trop aimées elles etaient trop drôles et touchantes ça faisait du bien qu'elles soient là au milieu de toute la violence en parallèle. J'ai trouvé super intéressant aussi cette description de l'expression de la féminité poussée à son paroxysme comme une arme à travers ce groupe de femmes là.

[Spoiler début] Le fait que le personnage de Clara soit diagnostiquée avec l'endométriose aussi c'était trop trop proche de mon vecu ca m'a foutu sur le cul c'est un des passages qui m'a le plus fait pleurer, j'ai jamais vu le sujet mentionné dans un livre et c'était ouf pour moi de retrouver ça là en plus du reste. Mais même si au debut ca m'a bcp touché parce qu'on rentre dans le vif de la gravité de la maladie avec le chapitre du kyste et de l'hémorragie... J'ai finalement trouvé cet aspect du livre moins bien traité et un peu décevant sur la fin car pas assez bien intégré au vécu de Clara. C'était aussi "résolu" beaucoup trop facilement à mon sens (en disant qu'elle va bien grace a l'exercice la pilule et un régime anti-inflammatoire...) Pas super réaliste... Surtout quand le sujet est introduit par un type d'endométriose aussi grave? Personnellement les séquelles et conséquences de cette maladie sont sans fin sur toute ma vie donc je suis passé.e de me sentir vu.e à invisibilisé.e sur ce sujet en deux trois temps mouvements j'admets ça m'a un peu piqué.e sur le coup.

Mais bon je concède à ce livre ce défaut là car à côté c'est tellement juste sur tout un tas de choses que je peux pas m'empêcher de l'aimer pour ce qu'il est et accepter ce qu'il n'a pas pu être. [Spoiler fin]

C'est marrant car finalement je me rends compte a la fin de cette review que j'ai même pas une fois parlé du personnage de Raphael et de la relation abusive que Clara subit avec lui alors que ça occupe une énorme partie de l'histoire quand même c'est juste que l'autrice arrive si bien a montrer tous les fils auxquels le noyau de cette histoire est connecté y a trop d'aspects desquels parler vraiment. Mais oui meme si je pouvais pas m'identifier (dieu merci) à leur relation, j'ai quand même trouvé brillant la mise en abime des mécanismes de ces relations sournoisement abusives et misogynes qu'effectue l'autrice. Et j'ai trouvé très intéressantes toutes les discussions finement intégrées au texte sur les différences entre la classe bourgeoise et populaire etc ca disait tellement de trucs pertinents sur plein de rapports de pouvoir différents au sein de la société, du couple et de la famille c'était juste incroyable/20!

Je trouve vraiment ca dingue d'avoir réussi en 320 pages à te peindre un million de choses différentes de façon si efficace. C'est un des aspects de ce roman qui me laisse le plus bouche bée même après coup. Et bref je pourrais en parler encore des heures mais je pense avoir enfin réussi à en dire l'essentiel, c'était vraiment cathartique et plaisant de ouf à lire et j'aime ce livre, qui m'a profondément marqué.e, de tout mon coeur.
Profile Image for Maddysbook.
453 reviews32 followers
February 8, 2026
J’ai trouvé cette lecture profondément réelle et authentique. La Bonne Mère explore une relation mère-fille dysfonctionnelle, faite de non-dits, de maladresses et d’un amour brut, parfois étouffant, mais indéniable.

Le temps d’un week-end, entre Marseille et Paris, Clara retrouve sa mère, Véro, et tout ce qui n’a jamais été formulé refait surface. Le roman questionne avec beaucoup de justesse la violence dont on hérite, celle qu’on accepte par habitude ou par amour, et les schémas que l’on reproduit sans toujours en avoir conscience.

J’ai particulièrement aimé suivre l’évolution de cette jeune femme qui se construit, et celle de cette mère qui apprend, elle aussi, à se remettre au centre de sa propre vie. C’est parfois inconfortable, parfois dur, mais cela sonne toujours juste.

Un très beau premier roman, sensible et lucide, qui donne envie de suivre de près les prochains textes de l’autrice.
Profile Image for Mag.
503 reviews26 followers
September 1, 2025
De la comédie au drame il n’y a qu’un pas, et en attendant qu’est-ce que qu’on s’attache à Clara et à mère… Cette femme, « secrétaire ascendant cagole » comme nous la dépeint l’autrice, est un vrai soleil. Le roman, lui, ressemble à une photographie de Martin Parr, et c’est pas rien. Coup de coeur.
Displaying 1 - 30 of 250 reviews

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