Pourquoi des éleveurs traitent-ils leurs vaches de « bitch » ? Pourquoi maquille-t-on les cochons dans les publicités de bacon ? Pourquoi vend-on des barbecues pour la fête des pères ? Et pourquoi Trump ne mange-t-il pas de tofu ?
On me demande souvent pourquoi je suis féministe, encore plus souvent pourquoi je suis végane. Et si la réponse était la même ?
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«Dans la manosphère, la viande est devenue un symbole de virilité. Ce livre féministe, accessible et concret, répond : manger des animaux, ce n’est pas anodin. C’est un choix lié au sexisme – et le véganisme, une forme de résistance.» — Élise Desaulniers, autrice et chercheuse
Suzanne Zaccour est une autrice et chercheuse féministe. Elle détient un doctorat en droit de l’Université d’Oxford et consacre ses recherches à la lutte contre les violences faites aux femmes.
C'est marrant comme, en ouvrant ce livre, je ne pensais pas "apprendre" grand-chose. J'ai pas besoin d'être convaincu d'être vegan, j'ai pas besoin d'être convaincu d'être pro-féministe et j'ai toujours eu l'intuition d'un lien entre les deux (c'est pour ça que le concept politique d'éco-féminisme me parle de ouf).
En réalité, il n'y a pas "un" lien entre le spécisme et le patriarcat : ce sont exactement les mêmes dynamiques. Je n'avais jamais fait gaffe à ça. Le foulement au pied du consentement de la victime, les différents procédés de "dés-humanisation" (même si on ne peut pas parler de déshumanisation pour les animaux mais la négation de l'individualité, la minimisation de la souffrance, de notre part dans la souffrance, etc.), le découpage des corps dans la communication, la banalisation sociale, l'euphémisation des termes, tellement d'exemples pour, en fin de compte, légitimer et encourager le sacrifice de vies pour le plaisir de certains.
Je vais avoir du mal à redescendre de cette lecture. C'est pas seulement que je vous la recommande ou que je vous la conseille : si je pouvais, je l'offrirais à toutes les personnes qui liront ces mots. Après, je sais que tous les mots ne convainquent pas tout le monde, l'autrice parle exactement mon langage : faits, démonstrations et empathie. J'adorerais que tout le monde puisse envisager ces problématiques avec la limpidité avec laquelle je les vois. Parce que des centaines de milliards de vies sont en jeu et que, comme pour le féminisme, il n'y a que deux camps : celui des agresseurs* et celui des victimes.
* et ne voyez pas ça comme une leçon que je donnerais, je m'identifie du côté des agresseurs. Ma fille mange des bonbons avec de la gélatine, je ne réussis pas à convaincre mes proches de devenir vegan, mes chats mangent des croquettes avec du saumon dedans, là encore, ce livre a aussi eu le mérite de me rappeler ma propre responsabilité dans le massacre. C'est pas parce qu'on ne fait pas rien qu'on ne peut pas faire plus et mieux.
Le titre d’abord, wow. Vraiment intéressant comment sont bien disséqués les liens entre exploitation animale et exploitation des femmes. Les sujets sont toujours bien amenés et bien argumentés. Je trouve quand même que la partie plus végane s’adresse aux convertis. Je sentais souvent un manque d’empathie et une posture de supériorité face aux non-véganes ou à ceux qui n’ont ni le temps ni l’éducation pour s’y rendre. J’aurais aimé un dernier chapitre/conclusion sur l’exploitation sous le capitalisme des corps en général. Rendre la lutte plus large. 4.5/5
Livre qui ne parle pas de Trump mais bien du véganisme. Y a t-il un lien entre le féminisme et le véganisme ? Dans ce livre l’autrice met en lumière plusieurs liens, entre autres la violence patriarcale, et explique pourquoi, selon elle, l'un ne va pas sans l'autre. Très intéressant !
Encore une fois, Suzanne Zaccour ne déçoit pas ! Ce livre est excellent, confrontant et démontre bien l’intersectionnalité entre les différentes luttes sociales. Je me suis définitivement remise en question plusieurs fois concernant mes valeurs. J’ai adoré du début à la fin, un livre qui se doit d’être lu dans une société comme la nôtre 🫶💪
2.5 ⭐️ ─ je suis teeeellement ambivalente face à ma lecture 😶 ..
j’ai aimé les faits apportés, j’ai appris beaucoup de choses, j’ai aimé que ça me confronte dans mes choix et mes habitudes en m’amenant des pistes de réflexion. mais mon dieu que j’ai d’la misère avec les discours qui affirment que tout est noir OU blanc, oufffffff.
Un livre important qui couvre les liens entre le spécisme et le sexisme. Zaccour développe un argument à la fois convaincant et concis. J’ai trouvé ce livre très révélateur et je le recommande fortement. 5/5
Une lecture excellente & confrontante. Le livre m’a fait réfléchir à mes propres angles morts et à prendre conscience d’une certaine hypocrisie que j’avais face à la cruauté animale.
L’intersectionnalité entre les luttes féministes et antispécistes est présentée de façon vraiment pertinente. Suzanne Zaccour montre bien à quel point la cruauté envers les animaux est banalisée dans notre mode de vie, et qu’il existe pourtant d’autres façons de cohabiter avec eux.
Un essai qui pousse à l’introspection et qui mérite d’être lu.
Lecture très confrontante pour la végétarienne que je suis. Je vais avoir besoin de le relire dans quelques semaines, question que toutes ces nouvelles perspectives se déposent en moi. Je ne pense pas avoir appris de nouvelles informations, mais la manière dont sont présentées les idées obligent à une prise de conscience éthique et morale. Bref, le mise en parrallèle du spécisme et du féminisme me plait. J’ai maintenant une réflexion à avoir avec moi-même!
un livre que tout le monde devrait lire tout simplement. sur le fond : les liens entre masculinité et exploitation animale sont TELLEMENT flagrants, ça pose question de la convergence des luttes où la question animale n’est malheureusement pas encore majoritaire alors qu’en fait on peut pas disséquer le féminisme du spécisme : les animaux qui sont v (vaches inséminées..) pour l’industrie et donc pour satisfaire nos envies culinaires, au pubs qui sexualisent le corps des animaux féminins comme celui des femmes, le langage péjoratif ex être une truie, le fait que les femmes soit + vg que les hommes et que ça explique en partie pq cette cause n’est pas prise au sérieux.. et puis tout simplement le spécisme et le fait de mettre l’être humain en haut de la hiérarchie et d’exploiter car ils sont différents de nous alors qu’on est nous même une autre espèce d’animal?? bref j’avais besoin de lire ce livre pr me sentir légitime d’être mal à l’aise face à des gens qui mangent un cadavre car non en vrai c pas si ok que ça si tu manges ton steak à côté de moi et tant pis si ça fait de moi une extrémiste de pas aimer voir un être vivant qui avait une âme et une vie mort pour finir dans une assiette + ça fait une éternité que je veux devenir vegan et j’avais besoin de ce signe
si je devais faire qlq critique c juste le fait de s’en prendre aussi aux vege en disant qu’ils en font pas assez, je suis d’accord af car on peut tjrs faire mieux mais porter ce discours peut décourager de ouf des personnes qui sont omnivores et qui vont donc penser la chose de manière monochrome or on devient rarement végane sans passer par la phase vege
sur la forme : j’adore comment il est écrit car c’est plutôt sous forme d’essai mais avec des images pour illustrer ses propos et des chapitres qui séparent bien les arguments et ça se lit super vite et facilement pour que ça soit accessible à tt le monde car tt le monde devrait être conscient.e du sang qui dégouline de cette industrie
Malgré que je suis en désaccord avec quelques propos, j’ai apprécié ma lecture, puisque j’ai trouvé le livre très bien écrit, érudit et facile d’accès.
Les liens fait avec le féminisme, etc. Permettaient de mieux comprendre le point de vue de l’autirice, qui semble beaucoup valorisé l’intersectionnalité. C’était confrontant de lire un essai qui se voulait plus accusateur que compréhensif, mais l’autrice propose BEAUCOUP de pistes de solutions au travers de ce texte. Les chapitres étaient courts et facile à lire, le genre de livre que tu peux finir en 1 journée.
De plus, l’autrice cite toute ses sources dans l’annexe( les faits tires de recherches utilisés sont numérotés pour être plus facile à retrouver) ce qui rend l’argumentation plus crédible. L’utilisation d’image pour illustrer le propos étaient aussi très agréables.
Par contre, je trouve que la piste de la souffrance animale « quantifié » auraient pu être plus explorer, en évoquant plus de faits (style texte informatif, scientifique) et j’aurais aimé plus d’explications et de lien avec les images utilisées.
Pourquoi Trump ne mange pas de tofu c’est une grosse gifle en pleine gueule, mais une gifle nécessaire.
En tant que végétarienne qui consommait parfois du poisson ou des produits animaux, ce livre m’a fait réaliser l’incohérence totale entre mes actes et mes valeurs. Et c’est là tout le génie de l’ouvrage : il ne vous culpabilise pas. Il vous force à réfléchir. Et quand on regarde la vérité en face, ça fait mal. La dissonance cognitive qui pointe le bout de son nez quoi🥲
L’autrice ne nous pousse pas au véganisme comme une obligation morale rigide et culpabilisante. Elle nous montre simplement que, si on est féministe, le véganisme devient un choix naturel, évident et cohérent.
Ma seule petite critique : Certains termes (spécisme, carnisme, dissonance cognitive...) auraient mérité un lexique en bas de page pour celles et ceux qui n’ont pas déjà ces notions.
Il faut absolument lire ce livre. Madame Zaccour brosse un impressionnant et important tableau de l'exploitation féminine, chez les humaines comme chez les animaux. Pour comprendre l'exploitation et se donner des outils pour y mettre fin. Un livre extrêmement bien écrit, basé sur une recherche intensive, il est, malgré la difficulté du sujet, facilement abordable par un lectorat de 14 ans et plus.
« Comment pourrais-je faire autrement? Survivre dans un monde de violences nous oblige parfois à tenir notre empathie à distance. Ignorer les victimes, ignorer leurs souffrances. Jusqu’au jour où on est forcé.e de voir » (p.43)
Une lecture à la fois agréable et confrontante. L’argumentaire de Zaccour est clair et convaincant. J’ai apprécié la manière dont certains enjeux sont rendus accessibles.
Cela dit, j’ai souvent ressenti une certaine froideur dans le ton, parfois proche d’une posture de supériorité à l’égard des personnes non véganes. Je m’attendais également à une réflexion plus approfondie sur le masculinisme et son association avec la consommation de viande, comme le laisse entendre le titre. Cet angle, pourtant très riche, est un peu laissé de côté au profit d’un focus plus prononcé sur le véganisme. Au final, l’ouvrage m’a semblé assez grand public (avec ses nombreuses images) et j’aurais souhaité une analyse plus poussée.
Dans l'ensemble, il y a un peu moins de contenu que je pensais. Une partie du livre contient des images qui sont appropriées, mais au final j'aurais pris un peu plus de texte.
Je comprends l'intérêt de faire un titre accrocheur, mais j'ai l'impression que le point du titre n'est pas assez directement répondu, ou sinon j'aurais pris plus d'information sur le masculinisme et son association avec la consommation de viande, basé sur ce que le titre sous-entend (ce sujet me semble aussi très intéressant, si on veut pousser dans cette direction). On donne l'impression qu'on va en parler pour finalement plutôt parler du féminisme et de la relation entre le traitement des animaux et le peu de considération de notre société face aux femmes. Ce sujet est intéressant en lui-même, mais je partage pareil ma surprise.
J'apprécie le côté concret du livre, la partie de la fin offre des conseils qui sont très pragmatiques (épicerie, alimentation, en parler à sa famille, etc.); on est à des années-lumière d'autres ouvrages qui vont être plus nébuleux quand on se confronte finalement à la réalité.
Evidemment, le livre n'est pas sur Donald Trump, il y est évoqué au titre de super viril amateur des hamburgers et de signe du retour de la masculinité en mode backlash. J'avais peur de m'ennuyer en lisant cet ouvrage de la chercheuse diplômée en droit, conférencière et formatrice féministe Suzanne Zaccour, reprenant la thèse de Carol J Adams, la pionnière mettant en parallèle l'oppression subie par les femmes et par les animaux, notamment les femelles animales, surexploitées dans un monde patriarcal éleveur. Mais non : l'autrice trouve son angle à elle, le consentement, argument central de l'éthique féministe. Céder n'est pas consentir écrivait l'anthropologue féministe Nicole-Claude Mathieu. La vache nous 'donne' son bon lait, la poule nous 'donne' ses bons œufs, la victime est consentante, voire désirante, occultent la mise en esclavage, l'enfermement dans des cages, derrière des clôtures, les inséminations forcées, l'enlèvement du veau à sa mère, le broyage des poussins mâles, les souffrances infligées dans les laboratoires d'expérimentation animale, pour finalement finir à l'abattoir après un épuisant voyage, seul moment où ils respirerons l'air extérieur et verront le soleil derrière les barreaux d'un camion de transport. Essentialisation, refus de voir l'autre comme sentient avec ses besoins et sa sensibilité, c'est la norme décrétée par l'oppresseur qui s'impose sans discussion. Mais la norme est-elle morale ? Sujet de philosophie s'il en est. Les végétaliens, dont se réclame Suzanne Zaccour, en refusant toute consommation de produits et sous-produits issus de l'exploitation des bêtes fragilisent la norme en disant non. En voulant imposer des repas végétaux par défaut, que la plupart des gens consommeraient sans discuter. L'amour sans cesse invoqué n'annule pas l'oppression, il la camoufle. L'oppression que subissent les femmes, la violence qui leur est infligée pour les maintenir dans le rang sont bien décrites. Je déplore toutefois l'écriture inclusive, les remarques intersectionnelles 'woke', et les abondantes illustrations provenant toutes de publicités états-uniennes ou canadiennes, alors qu'on peut certainement en trouver dans la publicité européenne. Mais ce sont les seules faiblesses, l'ouvrage est par ailleurs très convaincant. A lire.
D'abord un peu choqué par la radicalité des propos et un certain manque de nuances en ce qui a trait à la relation entre les hommes violents envers les femmes et les humains violents envers les animaux, j'ai par la suite compris que le propos radical était nécessaire, et son intransigeance, obligatoire.
Zaccour n'a pas peur des mots et exprime librement sa rage en reliant ces deux luttes que sont le féminisme et l'anti-spécisme, combats qui se manifestent de façon similaire. On finit l'essai confrontés, pas nécessairement véganes à tout prix, mais au moins beaucoup plus près de la compréhension de cette lute nécessaire. Mes convictions personnelles - si on peut appeler «conviction» le fait de manger de la viande, je veux dire, à quel point j'en fais un porte-étendard de ma personnalité? Pas du tout. - ont été bouleversées par la lecture du roman, et il me trottera dans la tête très longtemps, jusqu'à ce que je fasse inévitablement le saut vers le véganisme, du moins le végétarisme, un humble petit pas à la fois.
À prendre avec certaine retenue pour quelques propos plus dérangeants, mais ne pas oublier l'importance du combat.
Alors que je suis végétarienne, ce livre m'a fait réfléchir à deux niveaux : sur le fait que je suis une femme et que les parallèles sont finalement assez nombreux entre spécisme et sexisme mais également sur mes contradictions dans mon approche de l'alimentation. C'est une lecture qui ouvre à de nombreuses réflexions qu'elles soient sociétales ou personnelles. Ce livre se termine par des actions très concrètes à mettre en place ainsi que sur des ressources variées pour continuer de cheminer sur le sujet.
L’autrice ne mâche pas ses mots et va droit au but. Pas de grands discours ni sermons; c’est terre à terre, pratique, activable. Une première partie nous ouvre les yeux à notre propre violence invisible. Une deuxième partie nous donne espoir pour l’avenir, nous montre que nous avons le pouvoir de choisir la non-violence. Et une dernière partie nous tient la main pour sauter le pas sur le COMMENT choisir la non-violence.
Un bel exercice d’introspection qui m’a forcé à regarder de plus près certaines incohérences de mon quotidien et des comportements banalisés qui sont pourtant peu alignés avec mes valeurs. Je l’ai lu pratiquement d’un coup.
Ce livre m’a conforté dans certains de mes choix et a ouvert une réflexion sur d’autres. C’est une lecture qui dérange par l’absurdité de l’évidence qu’elle met en lumière.
Sans doute un des livres qui m’a appris le plus et qui a déposé un autre vision des choses. Elle aborde de façons très direct le rapport de pouvoir des hommes sur les animaux tout en faisant des parallèle avec les rapport homme femme. Elle met en lumière les stratégies (image, language, logique) que l’homme s’est donné pour justifier ses comportements de domination. Je recommande plus plus plus
Il n’a jamais été aussi facile de devenir végane, et Zaccour propose une analyse concise et limpide des liens entre le véganisme et le féminisme. Le plus beau cadeau à s’offrir, et à offrir aux autres, en cette période des Fêtes, c’est un exemplaire de ce livre
Excellent et choquant petit essai axé sur les liens entre les violences faites systématiquement aux animaux et celles faites aux femmes. Je ne peux pas assez recommander sa lecture