Pourquoi des éleveurs traitent-ils leurs vaches de « bitch » ? Pourquoi maquille-t-on les cochons dans les publicités de bacon ? Pourquoi vend-on des barbecues pour la fête des pères ? Et pourquoi Trump ne mange-t-il pas de tofu ?
On me demande souvent pourquoi je suis féministe, encore plus souvent pourquoi je suis végane. Et si la réponse était la même ?
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«Dans la manosphère, la viande est devenue un symbole de virilité. Ce livre féministe, accessible et concret, répond : manger des animaux, ce n’est pas anodin. C’est un choix lié au sexisme – et le véganisme, une forme de résistance.» — Élise Desaulniers, autrice et chercheuse
Suzanne Zaccour est une autrice et chercheuse féministe. Elle détient un doctorat en droit de l’Université d’Oxford et consacre ses recherches à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Le titre d’abord, wow. Vraiment intéressant comment sont bien disséqués les liens entre exploitation animale et exploitation des femmes. Les sujets sont toujours bien amenés et bien argumentés. Je trouve quand même que la partie plus végane s’adresse aux convertis. Je sentais souvent un manque d’empathie et une posture de supériorité face aux non-véganes ou à ceux qui n’ont ni le temps ni l’éducation pour s’y rendre. J’aurais aimé un dernier chapitre/conclusion sur l’exploitation sous le capitalisme des corps en général. Rendre la lutte plus large. 4.5/5
Livre qui ne parle pas de Trump mais bien du véganisme. Y a t-il un lien entre le féminisme et le véganisme ? Dans ce livre l’autrice met en lumière plusieurs liens, entre autres la violence patriarcale, et explique pourquoi, selon elle, l'un ne va pas sans l'autre. Très intéressant !
Encore une fois, Suzanne Zaccour ne déçoit pas ! Ce livre est excellent, confrontant et démontre bien l’intersectionnalité entre les différentes luttes sociales. Je me suis définitivement remise en question plusieurs fois concernant mes valeurs. J’ai adoré du début à la fin, un livre qui se doit d’être lu dans une société comme la nôtre 🫶💪
Une lecture excellente & confrontante. Le livre m’a fait réfléchir à mes propres angles morts et à prendre conscience d’une certaine hypocrisie que j’avais face à la cruauté animale.
L’intersectionnalité entre les luttes féministes et antispécistes est présentée de façon vraiment pertinente. Suzanne Zaccour montre bien à quel point la cruauté envers les animaux est banalisée dans notre mode de vie, et qu’il existe pourtant d’autres façons de cohabiter avec eux.
Un essai qui pousse à l’introspection et qui mérite d’être lu.
2.5 ⭐️ ─ je suis teeeellement ambivalente face à ma lecture 😶 ..
j’ai aimé les faits apportés, j’ai appris beaucoup de choses, j’ai aimé que ça me confronte dans mes choix et mes habitudes en m’amenant des pistes de réflexion. mais mon dieu que j’ai d’la misère avec les discours qui affirment que tout est noir OU blanc, oufffffff.
Lecture très confrontante pour la végétarienne que je suis. Je vais avoir besoin de le relire dans quelques semaines, question que toutes ces nouvelles perspectives se déposent en moi. Je ne pense pas avoir appris de nouvelles informations, mais la manière dont sont présentées les idées obligent à une prise de conscience éthique et morale. Bref, le mise en parrallèle du spécisme et du féminisme me plait. J’ai maintenant une réflexion à avoir avec moi-même!
Malgré que je suis en désaccord avec quelques propos, j’ai apprécié ma lecture, puisque j’ai trouvé le livre très bien écrit, érudit et facile d’accès.
Les liens fait avec le féminisme, etc. Permettaient de mieux comprendre le point de vue de l’autirice, qui semble beaucoup valorisé l’intersectionnalité. C’était confrontant de lire un essai qui se voulait plus accusateur que compréhensif, mais l’autrice propose BEAUCOUP de pistes de solutions au travers de ce texte. Les chapitres étaient courts et facile à lire, le genre de livre que tu peux finir en 1 journée.
De plus, l’autrice cite toute ses sources dans l’annexe( les faits tires de recherches utilisés sont numérotés pour être plus facile à retrouver) ce qui rend l’argumentation plus crédible. L’utilisation d’image pour illustrer le propos étaient aussi très agréables.
Par contre, je trouve que la piste de la souffrance animale « quantifié » auraient pu être plus explorer, en évoquant plus de faits (style texte informatif, scientifique) et j’aurais aimé plus d’explications et de lien avec les images utilisées.
Pourquoi Trump ne mange pas de tofu c’est une grosse gifle en pleine gueule, mais une gifle nécessaire.
En tant que végétarienne qui consommait parfois du poisson ou des produits animaux, ce livre m’a fait réaliser l’incohérence totale entre mes actes et mes valeurs. Et c’est là tout le génie de l’ouvrage : il ne vous culpabilise pas. Il vous force à réfléchir. Et quand on regarde la vérité en face, ça fait mal. La dissonance cognitive qui pointe le bout de son nez quoi🥲
L’autrice ne nous pousse pas au véganisme comme une obligation morale rigide et culpabilisante. Elle nous montre simplement que, si on est féministe, le véganisme devient un choix naturel, évident et cohérent.
Ma seule petite critique : Certains termes (spécisme, carnisme, dissonance cognitive...) auraient mérité un lexique en bas de page pour celles et ceux qui n’ont pas déjà ces notions.
Il faut absolument lire ce livre. Madame Zaccour brosse un impressionnant et important tableau de l'exploitation féminine, chez les humaines comme chez les animaux. Pour comprendre l'exploitation et se donner des outils pour y mettre fin. Un livre extrêmement bien écrit, basé sur une recherche intensive, il est, malgré la difficulté du sujet, facilement abordable par un lectorat de 14 ans et plus.
« Comment pourrais-je faire autrement? Survivre dans un monde de violences nous oblige parfois à tenir notre empathie à distance. Ignorer les victimes, ignorer leurs souffrances. Jusqu’au jour où on est forcé.e de voir » (p.43)
Une lecture à la fois agréable et confrontante. L’argumentaire de Zaccour est clair et convaincant. J’ai apprécié la manière dont certains enjeux sont rendus accessibles.
Cela dit, j’ai souvent ressenti une certaine froideur dans le ton, parfois proche d’une posture de supériorité à l’égard des personnes non véganes. Je m’attendais également à une réflexion plus approfondie sur le masculinisme et son association avec la consommation de viande, comme le laisse entendre le titre. Cet angle, pourtant très riche, est un peu laissé de côté au profit d’un focus plus prononcé sur le véganisme. Au final, l’ouvrage m’a semblé assez grand public (avec ses nombreuses images) et j’aurais souhaité une analyse plus poussée.
Evidemment, le livre n'est pas sur Donald Trump, il y est évoqué au titre de super viril amateur des hamburgers et de signe du retour de la masculinité en mode backlash. J'avais peur de m'ennuyer en lisant cet ouvrage de la chercheuse diplômée en droit, conférencière et formatrice féministe Suzanne Zaccour, reprenant la thèse de Carol J Adams, la pionnière mettant en parallèle l'oppression subie par les femmes et par les animaux, notamment les femelles animales, surexploitées dans un monde patriarcal éleveur. Mais non : l'autrice trouve son angle à elle, le consentement, argument central de l'éthique féministe. Céder n'est pas consentir écrivait l'anthropologue féministe Nicole-Claude Mathieu. La vache nous 'donne' son bon lait, la poule nous 'donne' ses bons œufs, la victime est consentante, voire désirante, occultent la mise en esclavage, l'enfermement dans des cages, derrière des clôtures, les inséminations forcées, l'enlèvement du veau à sa mère, le broyage des poussins mâles, les souffrances infligées dans les laboratoires d'expérimentation animale, pour finalement finir à l'abattoir après un épuisant voyage, seul moment où ils respirerons l'air extérieur et verront le soleil derrière les barreaux d'un camion de transport. Essentialisation, refus de voir l'autre comme sentient avec ses besoins et sa sensibilité, c'est la norme décrétée par l'oppresseur qui s'impose sans discussion. Mais la norme est-elle morale ? Sujet de philosophie s'il en est. Les végétaliens, dont se réclame Suzanne Zaccour, en refusant toute consommation de produits et sous-produits issus de l'exploitation des bêtes fragilisent la norme en disant non. En voulant imposer des repas végétaux par défaut, que la plupart des gens consommeraient sans discuter. L'amour sans cesse invoqué n'annule pas l'oppression, il la camoufle. L'oppression que subissent les femmes, la violence qui leur est infligée pour les maintenir dans le rang sont bien décrites. Je déplore toutefois l'écriture inclusive, les remarques intersectionnelles 'woke', et les abondantes illustrations provenant toutes de publicités états-uniennes ou canadiennes, alors qu'on peut certainement en trouver dans la publicité européenne. Mais ce sont les seules faiblesses, l'ouvrage est par ailleurs très convaincant. A lire.
Dans l'ensemble, il y a un peu moins de contenu que je pensais. Une partie du livre contient des images qui sont appropriées, mais au final j'aurais pris un peu plus de texte.
Je comprends l'intérêt de faire un titre accrocheur, mais j'ai l'impression que le point du titre n'est pas assez directement répondu, ou sinon j'aurais pris plus d'information sur le masculinisme et son association avec la consommation de viande, basé sur ce que le titre sous-entend (ce sujet me semble aussi très intéressant, si on veut pousser dans cette direction). On donne l'impression qu'on va en parler pour finalement plutôt parler du féminisme et de la relation entre le traitement des animaux et le peu de considération de notre société face aux femmes. Ce sujet est intéressant en lui-même, mais je partage pareil ma surprise.
J'apprécie le côté concret du livre, la partie de la fin offre des conseils qui sont très pragmatiques (épicerie, alimentation, en parler à sa famille, etc.); on est à des années-lumière d'autres ouvrages qui vont être plus nébuleux quand on se confronte finalement à la réalité.
D'abord un peu choqué par la radicalité des propos et un certain manque de nuances en ce qui a trait à la relation entre les hommes violents envers les femmes et les humains violents envers les animaux, j'ai par la suite compris que le propos radical était nécessaire, et son intransigeance, obligatoire.
Zaccour n'a pas peur des mots et exprime librement sa rage en reliant ces deux luttes que sont le féminisme et l'anti-spécisme, combats qui se manifestent de façon similaire. On finit l'essai confrontés, pas nécessairement véganes à tout prix, mais au moins beaucoup plus près de la compréhension de cette lute nécessaire. Mes convictions personnelles - si on peut appeler «conviction» le fait de manger de la viande, je veux dire, à quel point j'en fais un porte-étendard de ma personnalité? Pas du tout. - ont été bouleversées par la lecture du roman, et il me trottera dans la tête très longtemps, jusqu'à ce que je fasse inévitablement le saut vers le véganisme, du moins le végétarisme, un humble petit pas à la fois.
À prendre avec certaine retenue pour quelques propos plus dérangeants, mais ne pas oublier l'importance du combat.
L’autrice ne mâche pas ses mots et va droit au but. Pas de grands discours ni sermons; c’est terre à terre, pratique, activable. Une première partie nous ouvre les yeux à notre propre violence invisible. Une deuxième partie nous donne espoir pour l’avenir, nous montre que nous avons le pouvoir de choisir la non-violence. Et une dernière partie nous tient la main pour sauter le pas sur le COMMENT choisir la non-violence.
Un bel exercice d’introspection qui m’a forcé à regarder de plus près certaines incohérences de mon quotidien et des comportements banalisés qui sont pourtant peu alignés avec mes valeurs. Je l’ai lu pratiquement d’un coup.
Ce livre m’a conforté dans certains de mes choix et a ouvert une réflexion sur d’autres. C’est une lecture qui dérange par l’absurdité de l’évidence qu’elle met en lumière.
Il n’a jamais été aussi facile de devenir végane, et Zaccour propose une analyse concise et limpide des liens entre le véganisme et le féminisme. Le plus beau cadeau à s’offrir, et à offrir aux autres, en cette période des Fêtes, c’est un exemplaire de ce livre
Excellent et choquant petit essai axé sur les liens entre les violences faites systématiquement aux animaux et celles faites aux femmes. Je ne peux pas assez recommander sa lecture
Le sujet est 5 étoiles mais le style d’écriture de l’auteure (on dirait qu’elle s’adresse à des ados pas vites vites) me tape royalement sur les nerfs.