D’une mère en fuite sur une île à un jeune prodige des terrains de football en passant par une chirurgienne des grands brûlés hantée par des traumatismes, et enfin, un père qui monte dans un avion pour un voyage initiatique avec son fils, John Boyne crée un kaléidoscope de quatre récits entrelacés pour former une fresque magistrale. Grâce à une prose envoûtante, John Boyne sonde les éléments et les êtres avec une empathie extraordinaire et une honnêteté implacable, nous mettant sans cesse au défi de confronter nos propres définitions de la culpabilité et de l’innocence. Traduit de l’anglais (Irlande) par Sophie Aslanides
I was born in Dublin, Ireland, and studied English Literature at Trinity College, Dublin, and Creative Writing at the University of East Anglia, Norwich. In 2015, I was awarded an Honorary Doctorate of Letters by UEA.
I’ve published 14 novels for adults, 6 novels for younger readers, and a short story collection. The Boy In The Striped Pyjamas was a New York Times no.1 Bestseller and was adapted for a feature film, a play, a ballet and an opera, selling around 11 million copies worldwide.
Among my most popular books are The Heart’s Invisible Furies, A Ladder to the Sky and My Brother’s Name is Jessica.
I’m also a regular book reviewer for The Irish Times.
In 2012, I was awarded the Hennessy Literary ‘Hall of Fame’ Award for my body of work. I’ve also won 4 Irish Book Awards, and many international literary awards, including the Que Leer Award for Novel of the Year in Spain and the Gustav Heinemann Peace Prize in Germany. In 2015, I was awarded an Honorary Doctorate of Letters from the University of East Anglia.
My novels are published in 58 languages.
My 14th adult novel, ALL THE BROKEN PLACES, a sequel and companion novel to THE BOY IN THE STRIPED PYJAMAS, will be published in the UK on September 15th 2022, in the US and Canada on November 29th, and in many foreign language editions in late 2022 and 2023.
Un récit où quatre destins s’entrecroisent pour former une fresque magistrale sur fond d’agressions, de traumatismes, d’empathie et de guérison. Une réelle compréhension de la complexité humaine où les quatre éléments sont sollicités comme décor à ces tableaux. Monumental, je suis subjuguée.
Il y a des livres qu’on referme avec le sentiment d’avoir traversé un orage. Les Éléments fait partie de ceux-là. John Boyne y entrelace quatre récits: Eau, Terre, Feu et Air; qui semblent d’abord indépendants, avant de se rejoindre en un seul souffle, un même cri retenu. Une femme recluse sur une île battue par la mer, un jeune footballeur prisonnier d’un secret, une chirurgienne épuisée par la douleur des autres, un père en fuite avec son fils : quatre vies cabossées qui tournent autour d’une même question: comment continuer à vivre quand tout brûle à l’intérieur ?
Dès les premières pages, j’ai senti ce mélange d’élégance et de gravité propre à Boyne. Il ne raconte pas la souffrance, il l’écoute. Il s’en approche avec une pudeur rare, sans jamais forcer l’émotion. Sa plume est d’une simplicité désarmante, parfois presque silencieuse. Les mots tombent juste, sans éclat inutile, comme si l’auteur écrivait depuis l’intérieur même des cicatrices de ses personnages.
J’ai lu ce livre lentement, par nécessité. Il ne se dévore pas, il se traverse. Certaines scènes m’ont serré la gorge, d’autres m’ont laissé ce calme étrange qu’on ressent après avoir pleuré. Il y a de la beauté dans cette noirceur, une lumière ténue qui insiste pour ne pas s’éteindre. Boyne parle de la honte, de la culpabilité, du besoin de réparation, sans chercher à apaiser ou à excuser. Il expose, il laisse être, et c’est peut-être là que réside la vraie empathie.
Bien sûr, tout n’est pas parfait : quelques passages se devinent à l’avance, et le rythme, parfois, se fige sous le poids de l’émotion. Mais l’ensemble dégage une telle sincérité, une telle justesse, qu’on lui pardonne tout.
Les Éléments n’est pas un roman qu’on oublie. C’est un livre qui reste dans le corps, comme un murmure persistant. Un rappel que survivre, c’est déjà une forme de grâce.
Il s'agit d'un livre qui suspend les étiquettes du genre attribuées aux inconséquences du sexe, tout genre confondu. Le roman s'adresse vraisemblablement à un public averti, tout en soulignant les affres de la douleur, leur atavisme sans forfanterie. Ainsi est-il sujet de perversité, de vis, mais sans aucune perversité ni aucun vice.
J'ai adoré ce roman qui présente 4 histoires au travers de personnages dont les destinées se croisent à tour de rôle. J'aurais aimé un cinquième élément.