Un verre de trop de Amélie Bibeau, auteure Publié en septembre chez Les Éditions de Mortagne
🥂C'est pleine d'appréhension que j'ai ouvert ce roman et le coeur plein d'émotions que je l'ai refermé. Ce 75e roman de la Collection TABOU aborde l'alcoolisme, ce trouble lié à l'usage de l'alcool qui détruit des vies. On connaît tous de près ou de loin quelqu'un qui a des problèmes de consommation, mais quand on en subi les contrecoups, ça laisse des marques...
🍺Connaissant cette collection jeunesse qui aborde les sujets tabous chez les adolescents, je savais qu'on ne tomberait pas dans la morale. On fait la rencontre de Raphaël qui a vécu avec un père alcoolique et Justine qui engourdi ses souffrances avec l'alcool. Raphaël c'est un adolescent au grand coeur qui a une relation de peur et de haine en lien avec l'alcool. Il évite le plus possible les consommations alcoolisées. Touchant, il devra malgré lui côtoyer l'alcool qui est présent partout. Comment s'en sortira-t-il ? Juliette est une jeune fille blessée, abandonnée, qui boit pour le plaisir et qui aime le feeling de l'état d'ébriété. L'alcool deviendra vite plus présent. Quelles seront les conséquences ?
🍹Cette histoire réaliste et touchante a résonné en moi du début à la fin. Je me suis beaucoup reconnue en Raphaël mais j'avais aussi de la compassion pour Justine. Le roman conscientise les jeunes à la consommation d'alcool et dresse le portrait des conséquences liées à cette dépendance. Comme dans tous les romans de cette collection, des ressources sont présentées et le personnage connaît une fin heureuse.
Honnêtement, je m’attendais à une lecture assez lourde. On aborde quand même un sujet délicat (l’alcoolisme) et je craignais que ce soit difficile émotionnellement. Mais Amélie Bibeau a vraiment su traiter la thématique avec justesse et sensibilité, sans tomber dans la lourdeur. Elle a intégré la problématique de l’alcool de manière fluide, réaliste et surtout percutante.
C’est le genre de roman que j’aurais aimé que la petite Lisa-Kim lise au secondaire. C’est une lecture que je crois essentielle pour les adolescents, particulièrement au secondaire, parce qu’elle peut jouer un rôle préventif. On banalise tellement la consommation d’alcool, surtout chez les étudiants/jeunes adultes, qu’on oublie souvent les répercussions possibles.
Ce roman met bien en lumière la pression sociale, l’influence du regard des autres et la difficulté qu’ont plusieurs à poser leurs limites quand il est question de consommation. On veut s’intégrer, on veut être “le fun” et parfois, on s’oublie un peu.
Un verre de trop m’a sincèrement fait réfléchir. C’est un roman nécessaire et percutant, mais tout en douceur. Je crois qu'il s'agit d'une lecture parfaite pour ouvrir la discussion que ce soit en classe, entre amis ou en famille. 🍷
J’avais peur que ça sonne un peu moralisateur, mais en fait, c’est tout sauf ça On présente plutôt l’alcoolisme sous différents points de vue, les conséquences que ça peut avoir et des solutions face au problème tout en restant dans le respect. J’ai aussi apprécié qu’on parle de l’évolution menant à l’alcoolisme, passant d’un verre lors des week-end pour se détendre à quelque chose de complètement incontrôlable.
La façon dont l’histoire des personnages est racontée est très intéressante. J’ai aimé les retours en arrière, le fait que ce ne soit pas seulement linéaire, et qu’on nous dévoile par petit bout. Ça me donnait envie de continuer ma lecture parce que j’avais des questions et j’attendais les réponses avec impatience.
La collection tabou, c’est une belle découverte à faire, autant pour les adolescents que pour les adultes. Il y a de belles pistes de réflexion à l’intérieur, mais aussi quelques solutions à explorer. Si tu cherches une façon d’ouvrir le dialogue mais que tu ne sais pas comment l’aborder, ça peut toujours être un bon point de départ.
Ma partie préférée du livre ? Sans hésiter quelque part vers la fin, un peu avant l’épilogue, un passage qui m’a particulièrement touché.
Est-ce que je t’encourage à le découvrir ? Oui ! Parce qu’on ne parlera jamais assez des problématiques et de comment s’en sortir avec dignité.