Chaque chose a un prix, dans la deux piasses pour une vieille rondelle du Canadien que j’ai trouvée dans une vente de garage, trois piasses pour un marqueur au Dollarama, pis un morceau de dent cassée, quand le grand Youssef s’est rendu compte que je lui avais vendu un faux autographe de Cole Caufield. Ce sont les risques du métier, que je me dis en pressant ma langue dans le trou de mon sourire.
Racaille, vaurien, voyou... Les mots ne manquent pas pour décrire Élias Boutin. Si plusieurs le perçoivent comme un magouilleur, lui préfère se décrire comme un brillant homme d’affaires. Tout change cependant quand Magalie, insupportable tête enflée du PEI, menace de foutre sa vie en l’air.
Élias est-il suffisamment rusé pour se sortir de ce pétrin par lui-même ? Les autres bizarroïdes de son groupe d’adapt’ pourraient peut-être bien lui refiler un coup de main… Mais peut-il vraiment leur faire confiance ? Car en affaires, les amitiés ne comptent pas. Seulement les jolis billets de banque !
Diplômé de l'École nationale de l'humour (2014), j'ai publié une douzaine de nouvelles et de romans, pour tous les âges et dans tous les genres. Mon petit dernier s'intitule Racaille, aux éditions Hurtubise (2025)
J’ai vraiment aimé lire sur la réalité des jeunes marginaux. Ceux-ci sont en adaptation scolaire avec leurs difficultés, mais particulièrement leur intelligence hors norme à couper le souffle. J’ai tellement reconnu de jeunes que j’ai côtoyé dans ce livre, je trouve qui parle d’idéaux, d’estime de soi, de compétences et surtout d’amitié. Un livre sur les idées les plus brillantes de Élias Boutin alias Bouton qui pense que l’argent rapide va le rendre heureux. Après une couple de plan foireux traversant la fraude et l’escroquerie, notre ado devra se remettre en question.
Un livre qui parlera aux plus difficiles et aux plus ambitieux.
Ce roman-là m’a fait penser à Mofo d’Olivier Simard parce qu’on suit des personnages différents des héros habituels dans toutes leurs mauvaises idées. Ici, c’est Élias et sa gang d’adaptation scolaire. Ceux en qui personne ne croit, selon eux. C’était amusant de les voir s’investir dans leurs entreprises à la limite de la légalité. J’ai pas tendance à m’attacher à un personnage aussi voyou, mais derrière les apparences, on percevait en Élias un jeune homme à qui la vie n’a pas souri et qui fait son possible pour s’en sortir. La rivalité avec le PEI m’a fait sourire également.
Je suis heureuse d’ajouter un roman de ce genre dans ma bibliothèque de classe. C’est le genre de livre qui plaira à ceux qui n’aiment pas particulièrement lire et qui ne se reconnaissent pas dans les jeunes premiers qu’on suit généralement.
Oh, oh ! La bête de David Goudreault a trouvé un rival digne de ce nom. Élias Boutin, alias Bouton, c’est le genre de gamin qui te fait rire, rouler des yeux et soupirer en même temps. Une vraie racaille : il ment, il vole, il magouille… bref, l’enfant de chœur a pris sa retraite bien avant sa naissance.
Avec sa clique de la classe d’adaptation, Bouton se lance dans un “projet” (disons-le ainsi) pour s’acheter une carte mémoire. Pourquoi ? Pour devenir le plus grand YouTubeur de l’histoire, évidemment. Rien de moins. Et surtout : faire de l’argent. Beaucoup, beaucoup d’argent.
Ce roman met brillamment de l’avant des personnages qu’on voit trop rarement : on survole le TSA, la DI, le syndrome de Gilles de la Tourette et le TC. Le tout est servi dans une écriture colorée, vive, franchement drôle. À chaque page, je me demandais : ok, c’est quoi son prochain mauvais coup ? Et je n’étais jamais déçue.
Une lecture parfaite pour des ados de 14-15 ans et plus, et pour quiconque aime les antihéros aussi attachants que catastrophiques.
mais quelle lecture divertissante 😍 j'ai adoré suivre l'histoire d'Élias et surtout ses mauvais coups.🙈 j'ai trouvé que, par moment, certains événements étaient plutôt brefs. j'aurais pris plus de longueurs 🙂
Ne faites pas comme moi, ne partez pas avec l’impression que ce livre se passe dans les années 60-70, c’est bien à notre époque que se déroule cette histoire. Je ne sais pas ce qui m’a donné cette impression, peut-être le style de la couverture qui me donnait l’impression de me plonger dans une époque un peu plus vieille. J’ai donc été agréablement surprise de réaliser que la technologie est belle et bien présente dans ce roman et qu’elle y occupe même une bonne place.
Beaucoup d’originalité ici. Des personnages marginalisés qui sont mis à l’avant-plan, les ‘mésadaptés des classes d’adaptation’ qui réussissent enfin à avoir une voix de premier plan dans un roman et qui nous font découvrir qu’ils ne sont pas si mésadaptés que ça. Au-delà des moqueries qu’ils subissent à l’école, ils nous font découvrir qui ils sont, de quoi ils sont capables et qu’en fait, ils sont comme tout le monde.
Certes, c’est peut-être un peu malhonnête tout ça, mais de les voir s’entraider et se démener pour réaliser quelque chose, j’ai trouvé ça beau. J’ai aimé qu’on leur laisse la chance de prouver qu’ils peuvent réussir quelque chose même si ce n’est pas sur les bancs d’école. Il y a plein de façons d’atteindre son plein potentiel et parfois, il faut sortir des sentiers battus pour y arriver. On n’y voit pas seulement le travail qu’ils font, on y voit aussi des subtiles leçons d’amitié.
J’ai été impressionné par Elias et par sa détermination. Ce n’est peut-être pas pour la meilleure cause du monde, mais on ne pourra jamais lui reprocher son ambition ni son acharnement. Pas même le fait qu’il n’abandonne pas si facilement et qu’il trouve toujours un moyen de se relever face aux embûches, de trouver des solutions et de transformer ses projets pour atteindre des buts. Si ce n’est pas quelque chose qu’on aimerait que tous les ados soient en mesure de faire…
Un roman qui plaira à ceux qui n’aiment pas lire, à ceux qui ne se reconnaissent généralement dans aucun personnage, et à ceux qui pensent que leur opinion ne compte jamais. Un livre qui a sa place dans les bibliothèques des écoles, bien en évidence dans la première rangée.