Au cœur de l’automne, une terrible tempête s’annonce… Si la digue cède, il ne restera rien de la Communauté du Marais. Pour survivre, les souris doivent en urgence quitter le moulin. Le départ est voté, les canots mis à l’eau, mais la nature se déchaîne. Muet, Cresson et Pois se retrouvent bientôt isolés. Leur seul espoir, rejoindre le phare et les autres rescapés.
Le premier volet d’une inoubliable fantasy animalière tendre, épique et intense.
Dès les premiers chapitres, j’ai ressenti cette atmosphère à la fois tendre, fragile et vibrante, presque comme si le vent d’automne soufflait entre les lignes. Ce roman, qui met en scène une communauté de souris au cœur d’un marais menacé, pourrait sembler simple… et pourtant, il déploie une profondeur incroyable. C’est une ode à la solidarité, à la persévérance, mais aussi à cette capacité qu’ont les plus petits d’entre nous à accomplir des choses immenses. Et ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture, c’est surtout une grande émotion, un mélange de douceur, de tension et de poésie.
La plume de Mélanie Guyard est l’une des premières choses qui m’a vraiment happée. Elle a cette façon très instinctive, très sensorielle d’écrire, qui transforme chaque scène en image vivante. Son écriture est douce mais jamais naïve, précise sans être froide, et toujours profondément humaine. On sent qu’elle aime ses personnages, qu’elle les regarde avec une tendresse immense, même lorsqu’elle les confronte à la peur, à la perte ou à l’effort. Sa plume possède cette poésie discrète, presque naturelle, qui ne cherche pas à faire effet mais qui touche juste, simplement. C’est une écriture qui respire, qui enveloppe, qui laisse des traces. Le genre de style qui fait qu’on relit une phrase juste pour savourer la manière dont elle sonne. Grâce à elle, ce récit de petites souris devient une véritable épopée intime, vibrante et sincère. Les illustrations de Timothée Le Véel apportent une dimension supplémentaire au roman. J’ai vraiment adoré son travail : il parvient à capturer l’atmosphère du marais avec une finesse incroyable, en mêlant douceur, textures naturelles et une pointe de mélancolie lumineuse.
L’univers de la Communauté du Marais est sans doute l’un des aspects les plus marquants du livre. On est plongé dans un décor naturel magnifique, sauvage et changeant, qui devient presque un personnage à part entière. Le marais, avec ses eaux sombres, ses îlots de végétation, ses pontons, ses recoins secrets, est à la fois un refuge et une menace. Tout semble vivant : les roseaux bruissent, les digues tremblent, les tempêtes s’annoncent dans un souffle inquiet. Mais surtout, cet univers repose sur une petite société de souris organisée autour du moulin. On découvre leurs traditions, leurs façons de s’entraider, leur manière d’affronter les saisons. C’est à la fois minuscule et immense. L’auteure joue parfaitement avec les échelles : ce qui serait un détail pour nous devient, pour elles, une aventure épique. J’ai trouvé l’univers particulièrement immersif. On y croit sans effort. On s’y attache. Et on comprend très vite que, malgré la présence de créatures animales, ce monde parle profondément de nous, humains, de nos solidarités et de nos fragilités.
L’intrigue démarre dans une urgence immédiate : une tempête terrible se prépare, menaçant de détruire le moulin et tout le territoire de la Communauté du Marais. Les souris n’ont pas d’autre choix que de quitter leur refuge et de tenter de rejoindre un endroit plus sûr, le phare. Mais comme souvent dans les récits de survie, rien ne se passe comme prévu. La tempête éclate, les eaux montent, les embarcations se dispersent. Et c’est dans ce chaos que Muet, Cresson et Pois, se retrouvent isolées. Ce voyage forcé devient alors une odyssée, le terme n’est pas exagéré, où ils devront affronter la nature, le danger, la peur, mais aussi apprendre à compter les uns sur les autres. J’ai trouvé cette histoire d’une grande justesse : rythmée, palpitante, mais aussi profondément intime. Le roman explore la vulnérabilité, la perte, l’instinct de survie, mais aussi la beauté des liens qui naissent dans les moments les plus sombres. Et malgré la tension, il y a toujours une lueur d’espoir. Une chaleur, une lumière dans la tempête.
Les personnages sont, sans aucun doute, l’un des plus gros points forts du roman. Muet est un personnage profondément touchant, celui qui m’a le plus émue. Sa présence silencieuse, sa manière d’agir plus que de parler, et surtout sa bienveillance constante en font un personnage d’une grande humanité. Il dégage quelque chose de rassurant et de fragile à la fois, et chaque scène avec lui m’a sincèrement serré le cœur. Cresson, en revanche, est assez détestable au premier abord. Elle a une façon de s’exprimer qui peut être dure, parfois même blessante, et on a clairement envie de la secouer au début. Mais au fil de la lecture, on comprend peu à peu ce qui se cache derrière cette carapace. Ses peurs, ses mécanismes de défense, tout prend sens, et son évolution est vraiment superbe. J’ai adoré la voir changer, s’ouvrir, apprendre à faire confiance. Pois, son petit frère, est un personnage incroyablement courageux. Malgré son jeune âge et la situation, il fait preuve d’une force et d’une détermination admirable. Il apporte aussi beaucoup de douceur et d’espoir au récit. Voir ce trio apprendre à se connaître, à se faire confiance, à s’entraider malgré leurs différences est l’un des aspects les plus beaux et les plus émouvants du roman. Leur relation se construit lentement, naturellement, et c’est ce qui la rend si sincère et touchante.
L’Odyssée d’Octobre est un roman qui m’a touchée en plein cœur. Une aventure tendre, émouvante, pleine de souffle et de poésie, qui prouve qu’une histoire n’a pas besoin de héros gigantesques pour être grandiose. Ce livre parle de courage, de solidarité, de résilience, mais aussi de la beauté fragile du monde et de ce que l’on choisit de protéger. On referme le roman avec un mélange de chaleur et de nostalgie, comme si on quittait des amis chers au bord du marais. Un coup de cœur immense, sincère, que je recommande à 100 %. Et j’ai déjà hâte de retrouver la Communauté pour la suite de cette odyssée.
Un très beau roman d'aventure animalier, qui vogue sur des thèmes classiques mais donne l'impression qu'on n'a jamais rien lu de si épique (toute proportion gardée : on est en littérature jeunesse. Et même là, le lecteur n'est pas ménagé !) tant l'immersion est forte et l'attachement pour la Communauté des souris se fait aisément.
Le Marais est un monde à part entière qui prend vie sous nos yeux comme si on y était. Cette sensation de plonger dans un univers complet et vivant est due à la plume de l'autrice qui nous immerge immédiatement dans son environnement animalier et naturel avec tous les dangers qu'il peut comporter, en une fresque naturaliste jamais ennuyeuse. Sous ses mots, il devient étonnamment visuel et enchanteur malgré les mésaventures parfois cruelles traversées par nos souris. Les personnages de Mélanie Guyard nous donnent un point d'encrage dans ce monde vivant et leur tempérament bien brossé et réaliste, tout en nuances, les rend réels et attachants. Ce monde vu à échelle de petits rongeurs prend ainsi vie sous nos yeux et j'ai rarement autant peu peiné à visualiser le décor dans lequel elles évoluent tant ses mots nous expliquent clairement ce que l'on voit et ce qu'il se passe.
Cette immersion doit aussi énormément aux sublimes illustrations de Timothée le Véel ! D'un réalisme qui tranche avec ce qu'on peut parfois voir en littérature jeunesse, il remet au goût du jour le dessin naturaliste sans jamais manquer de poésie ou de couleurs et fait un bel écho au héros de notre histoire, dessinateur avéré. Cette histoire et son atmosphère doivent autant à ses dessins qu'au talent de narration de l'autrice !
Cette atmosphère unique, les aventures vécues et nos personnages nous permettent de nous projeter dans cette histoire à tous âges. Une vraie pépite de poésie et d'aventures ! Ce tome n'appelle pas de suite et peut se lire indépendamment des suites annoncées... que j'ai très hâte de découvrir !
(4) À la manière de Mémoires de la Forêt, La Communauté du marais est un bien beau livre qui séduit de par ses magnifiques illustrations et l’histoire aussi douce que forte qui est racontée !
Un roman jeunesse d’une grande beauté On y suit l’aventure de nos amis les petites souris qui doivent quitter leur habitat, dans l’urgence, au peur de finir englouti sous l’eau. L’histoire se focalise plus particulièrement sur la souris «muet » qui comme son nom l’indique est une souris dépourvue de parole mais au grand cœur et très courageux. Il va affronter maintenant situation terrible et dangereuse aux côtés de deux jeunes souriceaux sous sa surveillance. J’ai adoré suivre leur aventure, leur péripétie et voir se fonder entre eux une relation de confiance. C’était une belle aventure que j’ai aimé lire du début à la fin. Les quelques illustrations dans le livre sont magnifiques et permettent de s’immerger complètement dans le livre. Ce premier volet était vraiment parfait pour l’automne. Hâte de découvrir la suite !
Entre deux grosse fantasy, un petit roman jeunesse tout mignon mais avec de joli thème est un vrai petit plaisir, celui-ci tombe donc à pic.
Dans cette histoire nous suivons Muet, Cresson et Pois, 3 souris aussi mignonnes que courageuses. L’automne a pris ses marques, la pluie affirmant sont autorité, poussant la communauté du marais à partir, mais les choses s’avèrent plus compliqué pour nos trois souris qui malgré le déluges, vont faire de leur mieux pour retrouver les autres au phare. Muet a le droit à un 💛
Ce livre est d’une douceur par sa plume mais aussi grâce aux dessins qui parsèment le livre. C’est doux, c’est beau, c’est touchant également. On expose certain handicap, le tout d’une façon poétique abordable pour les jeunes mais qui touche aussi les moins jeunes.
𝐄𝐧 𝐛𝐫𝐞𝐟 : Une bonne lecture! C’est fluide, poétique, abordable et adorable. Une grande aventure pour de si petites souris pourtant bien courageuse.
Dans la lignée des romans sur des communautés animalières, on trouvera ce premier tome sur la communauté du marais, qui me rappelle la jolie tétralogie "L'hôtel Heartwood" de l'autrice canadienne Kallie George.
Quelque part dans un marais vivent une communauté de souris, qui ont élus domicile dans un vieux moulin abandonné. On s'affaire activement à constituer des réserves pour l'hiver qui vient, mais bientôt, les éclaireurs reviennent sur leurs oiseaux avec des nouvelles préoccupantes. En effet, une tempête approche et on craint une crue si importante qu'elle risque d'entrainer la chute de la digue qui protège le marais. Il faut donc prendre rapidement une décision: Rester au risque que le moulin soit inondé ou partir se réfugier au phare, dernier rempart face au déchainement de Dame Nature, mais avec un risque de famine. Il ne peut être question de tout emporter les denrées amassées en si peu de temps. Après une lutte serrée entre les deux camps, on décide, la mort dans l'âme, de quitter. Les souries amènent avec elles des denrées, mais ce n'est pas beaucoup. Il leur faudra traverser le lac pour éviter de tout contourner, mais la tempête est déjà présente et bien vite, les vagues menaçantes malmènent les petites embarcations des souries. L'une d'elle, Muet, un jeune homme mutique, est entrainé dans l'eau et pense bien y rester. Toutefois, il se réveille sur une berge, bien loin du phare. Et il n'est pas seul. Cresson et Pois, deux enfants, ont survécus au naufrage et il se retrouve donc avec la quête hasardeuse de les mener à bon port, entre un marais truffé de prédateurs et une Nature qui se déchaine sans s'essouffler.
Je n'ai pas pu m"empêcher de trouver dans cette histoire poétique et haletante le récit de bon nombre d'immigrants lancés sur les routes en raison des changements climatiques. Fuyant avec de maigres possessions, remplis d'espoir, nombre d'entre eux perdent la vie en tentant une traversée par la voie nautique. Il y a donc une raisonnance très actuelle dans cette fiction.
Muet est un personnage vivant avec un handicap et c'est malheureux de constater que certains personnages, dont Cresson, le mésestime pour ce seul trait de son identité. Pourtant, comme on le verra, Muet est rempli d'astuces, fait preuve de vaillance en dépit de situations très dangereuses et est doté d'un réel talent pour le dessin, avec lesquels il peut se faire comprendre. Il utilise également certains gestes, mais on est loin d'un langage des signes. Ça viendra peut-être? Muet est un héro classique, courageux, rusé et se place en sauveur d'enfants, mais il a aussi ce trait très courant d'avoir une différence qui devient une force.
Cresson incarne le personnage bougon et casse-pied qui est coincé avec notre héro, au contraire de Pois, un jeune souriceau doux et silencieux. Cresson ne s'estime pas beaucoup et fait donc beaucoup de projections pour ne pas admettre ses propres torts. Elle évolue sensiblement durant ce périple qui leur a presque couté vie à de multiples reprises. C'est un personnage dont il n'est pas facile de gagner la confiance, mais une fois acquise, elle se révèle indéfectible.
Il y aura tout une fresque de personnages, certains de passage, d'autres récurrents. Comme la couverture illustre Muet, Cresson et Pois sur le dos du héron, j'ai été surprise qu'il n'apparaisse en monture que tard dans l'histoire.
On se laisse facilement entrainé dans ce décor plus grand que nature, pour ces petits êtres courageux mais si vite exposés aux dangers. La plume est fluide, la Nature est rendue avec sa richesse, mais avec son côté impitoyable également.Je me rend compte, en outre, qu'il existe vraiment beaucoup d'histoire avec les souris comme héroïnes, il faut croire que les humains se reconnaissent en elles.
Le roman est joliment illustré avec des aquarelles et des dessins au plomb au trait doux et vaporeux. Je trouve que ça ajoute à son côté "classique", d'ailleurs.
Une jolie trouvaille, pas la plus originale, mais qui a le mérite d'être bien construite, intéressante et tournant autour des enjeux et défis d'une migration forcée. Une aventure périlleuse qui va séduire les amateurs d'élégants récits addictifs.
Pour un lectorat intermédiaire, du 3e cycle primaire, 10-12 ans+
Lorsque j’ai découvert le résumé de La Communauté du Marais, il m’a immédiatement attendrie avec ses petits animaux tout mignons — et, en même temps, intriguée. La tempête annoncée laissait présager un grand bouleversement dans leur paisible quotidien, et j’étais curieuse de voir comment cet élément serait amené et traité. Résultat : le tout est fait avec subtilité, intelligence, douceur et bienveillance. C’est une lecture cosy et réconfortante, que j’ai énormément appréciée et qui saura aussi bien ravir les plus jeunes lecteurs que toucher les adultes sensibles à ce genre d’univers. Par certains aspects, elle m’a d’ailleurs rappelé Le Vent dans les Saules, une comparaison plutôt flatteuse !
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que le personnage principal, une petite souris nommée Muet, n’est pas comme les autres. Elle vit avec un handicap : elle est muette. Ce prénom lui va donc à merveille ! C’était fascinant de la voir évoluer au milieu des autres, de découvrir comment elle parvenait à communiquer et à se faire accepter malgré sa différence. À travers elle, Mélanie Guyard nous offre une belle leçon de tolérance, de courage et de résilience, portée par une grande sensibilité.
Côté intrigue, on ne s’ennuie pas une seule seconde. L’action est bien rythmée, sans jamais être écrasante. Au milieu de ces nombreuses péripéties, l’autrice prend soin de développer des thèmes profonds tels que l’amitié, l’entraide ou encore la solidarité, ce qui apporte un excellent équilibre entre aventure et émotion. Certes, les péripéties restent « gentillettes » — jeunesse oblige — mais elles font sourire et procurent un vrai baume au cœur.
Je tiens aussi à saluer le magnifique travail de Timothée Le Véel : ses illustrations sont à la hauteur du texte. Son trait est fin, doux, plein de tendresse, et il parvient à insuffler un léger réalisme sans jamais trahir la poésie de l’univers. Les animaux sont expressifs, adorables, et chaque planche dégage une chaleur incroyable. J’aurais d’ailleurs aimé en voir encore plus (et pourtant, il y en a déjà beaucoup !).
En somme, La Communauté du Marais est une belle histoire pleine d’humanité, sublimée par des illustrations délicates. Il me semble qu’une suite est prévue, et je suis déjà très curieuse de la découvrir.
La Communauté du Marais, tome 1 : L'odyssée d'octobre de Mélanie Guyard Qu'est ce que j'ai aimé cette histoire et ses personnages, la manière dont on vit chaque instant avec eux et la façon dont ils nous livrent leurs sentiments. Les événements ne nous laissent pas souffler et on a le sourire du début à la fin. Une belle aventure. 18/20 - https://www.leslecturesdemylene.com/2...
L’histoire de deux petites souris bien courageuses qui coute que coute vont braver tous les dangers pour retrouver les leurs. Les dessins sont très beaux et le livre et la couverture est magnifique. J’ai baissé la note car je n’ai pas été emballé par l’histoire. C’est un très bel objet mais sans cela, j’aurai mis une note encore plus basse
j’aurais tellement adoré le lire à 8 ans ! c’est vraiment agréable de lire un roman jeunesse aussi bien écrit, surtout lorsqu’il est accompagné de très belles illustrations une sorte de mélange des mémoires de la forêt et de watership down bien réussi 🤲
Un coup de coeur ! J'adore la plume, l'histoire est toute mignonne, les personnages attachants et les illustrations vraiment belles. J'ai lu ce livre le soir pour endormir mon fils de deux ans et demi et c'était vraiment une chouette lecture.