Ce n’est pas un livre avec pleins de péripéties, mais plutôt un voyage dans une autre “époque”. Ça m’a fait penser à la guerre des tuques, j’ai bien aimé 👌🏼
Dans un village enneigé, un groupe de pas fins fait des misères à Roger. Sur un coup de tête, celui-ci lance un défi à leur chef Marino : celui de l’attraper avant la fin de journée. Si Marino gagne, Roger sera son esclave pour une semaine, si Roger gagne, les autres doivent le laisser tranquille pour toujours. Suivra alors une course dans le village ou Roger en apprendra beaucoup sur son village, ses habitants et même sur certains de ses poursuivants. Il apprendra que les apparences sont souvent trompeuses.
Roger Cantin nous offre ici un réel voyage dans le temps avec ce très court roman (102 pages) puisque celui-ci se déroule à quelque part dans les années 60. La langue utilisée pour les dialogues est à elle seule une représentation de l’époque, soit une langue familière. On y mentionne des survivants de la Deuxième Guerre mondiale, l’emprise de l’Église catholique sur certains, les premières nations, ainsi que l’usine des orgues Casavant.
Un livre qui plaira sans doute aux amateurs d’histoire, de sociologie et à tous les nostalgiques de la Guerre des Tuques et qui se lit d’une traite… idéalement avec un bon chocolat chaud car on a froid pour Roger tout au long de cette agréable lecture.