Коли ШІ вступив у ґо, людство ніби повернулося до стану первісного невігластва. Гравці Юань Донлі і Сяшен вирішили об’єднати зусилля й кинути ШІ виклик. Чи впораються вони?
Взявши за основу реальний досвід, хід думок професійних гравців у ґо та працівників книгарень, авторка Сяодао детально зображує поточну ситуацію в індустріях ґо та книгопрокату на Тайвані.
Перший хід у ґо, перший штрих пензля — і в чорно-білій рамці оживає цілий всесвіт.
Toujours aussi fascinant et intriguant, ce manhua continue de nous emmener aux portes de la folie transférée par la passion du jeu à travers deux jeunes personnages des plus touchants, mais marque un peu le pas dans ce tome.
L’enjeu de l’histoire semble poser : affronter l’IA du frère de Hsia-sheng, celui-ci s’entraîne donc avec Tung-ji pour ce grand jour, mais c’est un rude combat qui s’engage afin que celle-ci lutte aussi contre sa maladie et qu’ils trouvent ainsi un équilibre à deux.
Je trouve toujours ce titre aussi fascinant. J’aime énormément l’utilisation des noirs profonds de Xiaodao ainsi que la fluidité de son trait qui confère un caractère presque aqueux à certaines scènes où les héros s’immerge dans le jeu et leurs psychés. Cela fait une sacrée expérience de lecture que de s’y confronter.
Mais en même temps, nous sommes sur un tome plus calme où l’intériorité va être au coeur de l’aventure. Affronter une IA à deux, c’est d’abord accepter de composer avec l’autre et apprendre à le connaître, pas simple quand on le connaît peu et qu’il a des sentiments pour nous qu’on n’est pas sûr de lui rendre et d’en avoir le droit. C’est également se remettre en question et plonger en soi pour comprendre ses mécanismes et tenter de trouver ceux qui permettront de contrer une intelligence supérieure. Cela demande donc de la part de l’autrice des temps où l’on voit énormément les héros réfléchir et autant quand ça porte sur eux, c’est prenant, beau, émouvant, autant quand ça porte sur le jeu de go, je n’y pipe rien et je trouve ça long mais long !!!
En plus, Xiaodao maîtrise mal ses transitions et on passe parfois du coq à l’âne sans prévenir, ce qui ne facilite pas la compréhension d’un titre où déjà il faut s’accrocher en temps normal. Quelle est l’utilité ici de retourner voir l’ami de Tung-Ji qui va devenir nonne (pas moine ?) ou de les suivre dans une excursion où elle va récupérer des livres introuvables (je pensais la page tournée) ? Sans parler des moments entre eux où on a l’impression que l’autrice a enlevé des passages. C’est un peu comme son dessin, de loin il est beau, de près il est plein d’imperfection. Il s’agit donc de voir si vous parviendrait à laisser ça de côté pour apprécier l’oeuvre ou non ?
Histoire qui continue de me fasciner lors de ses mises en scène intérieures, The lion in manga library atteint ici un stade critique où les héros s’entraînent pour la jouer à quitte ou double face à leur grand ennemi : la modernité, le temps qui passe. Allégorie de notre rapport au temps et aux passions, le titre questionne et ce malgré quelques défauts formels.