Être parent d’un ti-pou d’Amérique, c’est pas toujours facile !. On a beau vouloir être la meilleure maman ou le meilleur papa du monde, il arrive qu’on se sente dépassé. Ou angoissé. Souvent parce qu’on est tiraillé entre le parent qu’on est et celui qu’on aimerait être, entre la discipline et le laisser-faire, entre la charge mentale et l’épuisement. Tu te reconnais ?. Ce nouveau livre de Sarah Hamel jase de sujets qui nous touchent pour vrai, nous les parents, mais dont on parle peu : les émotions, le cerveau et le système nerveux, les blessures affectives, la culpabilité et les doutes, les deuils de la parentalité rêvée vs la réalité, les médias sociaux et la performance parentale, l’importance du sommeil, la présence (ou l’absence) du village et tout plein d’autres enjeux qui influent sur notre rôle.. Cette lecture pourrait changer le quotidien de toute la famille. L’ouvrage insiste sur ce qui est vraiment essentiel. Il dit les vraies affaires avec une grosse dose d’indulgence, sans jugement. Et propose des pistes brillantissimes pour nous aider à mieux vivre la parentalité..
J’adore les livres de Sarah Hamel. Elle est une référence pour moi en matière de parentalité. J’ai lu son premier tome alors que mon bébé n’avait que quelques mois, et elle a très certainement influencé ma façon d’être parents à ce jour.
Dans ce nouveau livre, elle aborde des sujets qui touchent directement les parents, en mettant l'accent sur le système nerveux et sur la compréhension de nos réactions. Elle nous aide à faire des liens entre notre propre éducation, nos émotions et notre manière d’interagir avec nos enfants. Plusieurs sujets très intéressant qui nous rejoigne directement en tant que parents. Elle comprend réellement la réalité d'être parent et l'expose très bien dans ses propos.
J’aime beaucoup son style d’écriture humoristique, plusieurs passages m'ont bien fait rire. Je ne me tanne jamais de la lire ! Certains concepts reviennent de ses autres tomes, mais ils sont tout de même bien intégrés à la vision du parent. Mon seul souhait aurait été d'y retrouver plus d’exemples concrets et d’outils pratiques.
Première chose qui m’a sauté aux yeux (ou vraiment pas), c’est la taille du texte 🙃 Pourquoiiiii est-ce écrit si petit??? 😩 Les caractères miniatures combinés aux couleurs, aux polices et à leur formatage, et aux contrastes variés ont mis mes yeux à rude épreuve. Ce n’est évidemment pas de la faute à l’auteure, mais de devoir prendre une loupe pour être capable de voir les mots et devoir m’installer dans un endroit lourdement éclairé (alors que j’ai l’habitude de lire le soir quand les enfants sont couchés), c’est un peu poche. 🫠 J’exagère. Mais c’est très petit. Et j’aurais bien aimé attendre mon tour pour la version numérique du livre à ma bibliothèque (et pouvoir zoomer ça jusqu’à ce que mes yeux soient vraiment heureux de vivre), mais la liste d’attente s’étire jusqu’à fin août 2026. Même pas une joke 🙃 les livres de Sarah Hamel sont populaires (et c’est un bon problème que je sois 10379e sur la liste d’attente pour accéder à son livre numérique, au fond 🙃… même si c’est franchement incommodant).
Sinon, le contenu en général est ultra pertinent et important, autant pour les parents que pour tous ceux qui interagissent régulièrement avec des enfants. C’est une lecture riche, qui pousse à réfléchir et à remettre en perspective nos façons d’accompagner les enfants, même si le sujet de ce dernier livre est son parent. De pouvoir reconnaître les raisons pour lesquelles on réagit d’une certaine façon dans une situation donnée nous ouvre la porte à l’amélioration.
Quelques aspects et sections m’ont toutefois dérangée. D’abord, le terme « overtouched » ne semble pas bien utilisé puisqu’il signifie un excès de contacts physiques ou de proximité. Je pense que l’auteure voulait plutôt dire « overstimulated » (trop de stimulations sensorielles) ou « overwhelmed » (submergé par les demandes, les émotions ou les informations sensorielles…). Ou possiblement « touched-out » qui décrit plutôt un état où on ne supporte plus d’être touché physiquement parce qu’on a atteint notre limite sensorielle et/ou émotionnelle.
Je crois aussi qu’un bémol s’impose au chapitre 3, où Sarah affirme que la contre-volonté n’est pas un enjeu comportemental mais relationnel; qu’un enfant qui veut tout décider nous envoie le signal que les rôles sont inversés et que nous avons perdu notre « autorité naturelle ». Selon elle, donner trop de choix à un enfant qui veut tout contrôler reviendrait à passer à côté du vrai problème. J’ai l’impression que cette théorie a ses limites et qu’elle s’applique surtout aux enfants neurotypiques présentant une opposition transitoire ou sélective (par exemple, coopératifs dans un milieu mais explosifs dans un autre). J’ai plus de difficulté à concevoir comment elle s’appliquerait à un enfant autiste anxieux, dont le besoin de contrôle découle d’une difficulté à tolérer l’imprévisibilité. Dans ce cas, l’opposition devient plutôt une stratégie d’adaptation face à l’incertitude : « je vais décider pour ne pas être pris au dépourvu ». Ce n’est donc pas une question de lien affectif ou d’inversement de rôles, mais de sécurité interne et de régulation. Autrement dit, l’enfant ne s’oppose pas à son parent, mais à l’imprévisibilité de la situation, et dans ce contexte je trouve que la théorie proposée ne colle pas.
Je trouve aussi qu’elle cadre mal avec les profils d’enfants présentant un trouble d’opposition avec provocation. Dans ces cas, l’opposition (qui est généralisée, donc forcément qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème relationnel) n’est pas simplement liée à une perte d’autorité naturelle ni à un affaiblissement du lien affectif. Même si la connexion avec l’enfant peut aider, elle ne suffit pas à elle seule à réduire les comportements d’opposition, qui relèvent davantage de la régulation émotionnelle et d’une rigidité cognitive importante.
Bref, cette section du livre ne rend pas justice à la complexité des profils neurodéveloppementaux, et j’aurais aimé que l’auteure mentionne les limites de l’approche qu’elle préconise.
Mis à part ces quelques détails (et l’erreur grammaticale à la page 135 : « 1 de CES 4 caractéristiques », ainsi que le « à » manquant à la page 235 🙃), le livre reste une mine d’or d’informations pertinentes. Je suis globalement satisfaite de ma lecture : elle m’a permis de revisiter des notions essentielles, de remettre mes « lunettes » parentales en place, et de me recentrer sur l’essentiel. Ce genre de lecture me pousse toujours à ralentir, à réfléchir et à être plus intentionnelle dans ma façon d’être et d’accompagner mes enfants.
Un must de la parentalité! Des conseils, des lumières, des anecdotes. C’est comique et professionnel. J’ai beaucoup appris et le contenu est présenté très humblement. Chaude recommandation à tous les parents et proches familles des Ti-Poux du Québec (et d’ailleurs, mais le contenu est culturellement plus proche des Québécois je pense).
Je recommande ce livre à tous les parents (et tous intervenants ou personnes gravitant auprès d’enfants!!!)Contenu plus-que pertinent! Déculpabilisant et accessible. Très bien vulgarisé, imagé, sur un ton humoristique et touchant par moments. Très “relatable”. 👌