Dans une cabane isolée, l’auteure accueille malgré elle Jade et son fils, confrontés à une tragédie. À des kilomètres de là, l’inspectrice Lefèvre enquête sur un double meurtre. L’atroce vérité se dévoile à mesure que leurs vies s’entrelacent.
Véronique Marcotte explore le côté sombre de l’humain dans ce roman féministe sans compromis, entre le polar et l’autofiction.
Véronique Marcotte mène la double vie d’écrivaine et de metteure en scène depuis 1999. Elle a publié cinq romans en plus de participer à deux recueils de nouvelles et de signer plusieurs textes en revues et magazines. Son roman Tout m’accuse a été mis en nomination au Prix des libraires du Québec. En plus d’assumer la direction artistique de plusieurs événements d’envergure tels que la Fête du Canada, elle travaille avec les jeunes de la rue en les intégrant dans différents concepts de spectacles pour les aider à développer leur confiance en eux.
Au début, je me sentais un peu dans du déjà lu. J’avais des « vibes » de Baignades et un mélange d’autres romans d’enquêtes et du roman, dont le nom m’échappe, où les hommes n’ont pas de nom. Ils sont seulement des initiales ex : D.
Avec l’enquête, j’avais envie de continuer l’histoire. Je n’étais pas totalement convaincu. Je sentais des longueurs, mais pas assez pour me déconnecter du livre.
Je dois avouer que la fin a complètement mélangé mes émotions. Je suis sous le choc. On ne peut pas être indifférent à ça. Ça me perturbe, ça me fait mal et j’ai un peu envie de crier à la tête du monde entier.
Est-ce que la fin est assez forte pour racheter le tout? Oufff je ne pense pas, mais tabouère que ça déséquilibre mon appréciation au complet.
J'ai adoré. C'est pas le gros thriller auquel je m'attendais, mais j'ai bien aimé quand même. Les personnages sont attachants, l'enquête intéressante bien que le dénouement ne soit pas surprenant. Le texte est puissant et dénonciateur des violences faites aux femmes. TW : mentions fréquentes de viol
Ce roman m’a captivé jusqu’à la fin. Il combine une enquête sur le meurtre de deux jumeaux avec l’introspection de Rachel, qui au cours de sa retraire d’écriture dans le bois explore son passé, ses blessures et son chemin vers la guérison de ses traumatismes. Rachel parviendra-t-elle à se reconstruire et à arrêter de s’autodétruire pendant cette retraite?
Ce texte est profondément intime car Véronique Marcotte puise dans ses propres expériences pour donner vie à Rachel, affichant une transparence remarquable. Aussi, elle s’inspire d’un crime récent et mondialement connu pour tisser un suspense psychologique prenant.
Sa capacité à fusionner le réel et la fiction, insufflant à son texte une authenticité palpable, est une de ses grandes forces. Son écriture est teintée d’une sincérité presque douloureuse, qui puise son essence dans des expériences personnelles. Cette dimension autofictionnelle enrichit l’œuvre, offrant une profondeur psychologique qui dépasse le simple cadre du roman policier.
Bien que le roman soit généralement captivant, un aspect m’a dérangé : Rachel n’utilise pas le genre auquel Mouflon Intuitif dit appartenir, mais plutôt celui assigné à la naissance, tant que son genre n’est pas officiellement changé à l’État civil. Cette décision narrative m’a mise un peu mal à l’aise.
L’auteure à travers son alter ego, démontre profondeur et lucidité. Elle met en lumière les conséquences des violences faites les femmes, renforçant ainsi la dimension fictionnelle de ce roman résolument féministe. Une lecture, à la fois dérangeante et nécessaire!
En somme, Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur est une lecture féministe poignante, que je recommande vivement pour sa profondeur et sa lucidité.
J'ai pas tant aimé l'écriture, et pourtant, j'avais besoin de savoir, de comprendre. J'avoue que c'est l'avis rempli de suspense de Maps - Booktube qui a piqué davantage ma curiosité, et poussée à continuer.
Mais au final... Je sais pas. Je trouve son retour quant à cette lecture, parfaite. Car je suis autant mitigée qu'elle.
Bien sûr, la fin m'a révoltée et dégoûtée. J'ai été voir le faits divers, et je ne peux pas croire que cela ait réellement été fait... Mais en même temps, temps que l'humain vivra, les monstres existeront à leur tour.
Entoucas... C'est un roman à faire attention. Âmes sensibles s'abstenir si vous êtes atteint par les viols.
Un vrai bon page turner -- je trouve bizarre ces erreurs: p. 49 Josée est entrée à la SQ à l'âge de 30 ans puis p. 65, elle a 54 ans et est employée depuis 30 ans à la SQ... un manque de concordance ici...
J’aime que le bouquin parle frontalement des violences sexuelles. Je comprends la nécessité des trigger warnings et de parfois être réservé dans la représentation des traumatismes mais, inversement, je trouve plus souvent mon compte loin du “bon goût”, où l’on se permet de vivre son mal avec aplomb.
Passé ça par contre je trouve le procédé pas particulièrement réussi. Le récit est prévisible - on prend soin de nous rappeler que les viols sont souvent des actes banals - mais je l’ai surtout trouvé très littéraire, voir forcé. La forme du whodunnit, avec ses codes et tout, ne faisait qu’écarter le sujet à mon sens.
Je suis mitigé, donc.
Drôle de truc à quel point le roman référence Truismes de Marie Darrieussecq, ça fait une éternité qu’il traine dans ma bibliothèque. Quelqu’un me l’avait recommandé avant de se dévoiler un petit pattern abusif, aussi, alors j’ai jamais ouvert le bouquin parce qu’il m’évoquait de très mauvaises interactions. M’a essayer de lui donner une chance bientôt, je crois.
c’est difficile, révoltant, décrissant la fiction flirte avec la réalité. ou plutôt l’inverse. j’aurais voulu ne pas y croire.
j’ai mal à mes filles. et aux femmes que j’aime, que je côtoie, que je croise. pis toutes les autres.
quel courage de la part de l’autrice de faire naître ces personnages pour raconter. ❤️🩹
« Non, elle n’a pas porté plainte, parce qu’elle avait honte, elle aussi, comme des milliers d’autres. Parce qu’elle avait peur des conséquences, elle aussi. »
« Parce que des déséquilibrés comme ceux qu’elle vient de mettre en prison, il y en a des dizaines de milliers sur la terre. Ce combat, il ne se terminera qu’à la fin du monde. »
4.5/5 !! j'ai beaucoup apprécié l' écriture de ce roman ! Une intrigue palpitante ( page turner) , à travers une quête personnelle !sujet difficile et sensible! j'ai envie d'en lire plus de cette autrice ! je recommande !
J’ai adoré! J’ai lu en 24 heures. Je m’attendais par contre à un plus gros suspense et à un punch ou à un lien entre les personnages à la fin, j’ai donc un peu été déçue, car contrairement aux critiques que j’avais lues j’ai trouvé la fin un peu prévisible. J’ai tout de même adoré les personnages et j’ai trouvé toute l’histoire dégoûtante mais avec beaucoup d’espoir et de beau aussi.
C’est excellent ! L’histoire est Inspirée de faits vécus par l’autrice sur un fond de polar. C’est un livre coup de poing, féministe, troublant qu’on ne veut pas déposer.
Ma chronique sur « Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur ». Quand l’autofiction, le polar et l’imagination deviennent un miroir pour la société !
Avant même d’avoir lu l’incipit du prologue de ce roman coup de poing de Véronique Marcotte, trois jabs m’ont frappé.
Premièrement, le titre ! Mais quel titre ! Quelques mots, exprimés au « je », qui nous disent dès le début, que cette histoire nous touchera au plus profond de nous-mêmes. En plein cœur !
Et le regard descend vers le centre de la page couverture et on aperçoit une ombre, floue aux contours embrouillés, regardant vers un horizon, avec un côté très sombre et, de l’autre, on devine une lumière naissante.
On ouvre le livre et troisième coup à l’âme, une liste de prénoms. Des prénoms de femmes. Sur deux pages. Et cette phrase : « À toutes les autres femmes qui ont été tuées, violées, séquestrées, humiliées, frappées, utilisées, manipulées, abusées, profanées, blessées et violentées par des hommes. »
« Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur », ses histoires et ses personnages, devaient être à la hauteur de ce début puissant. Et je peux le dire tout de suite, le pari a été relevé !
À partir d’un fait divers funeste, Véronique Marcotte nous offre un roman où le polar côtoie la violence faite aux femmes et où le message est transmis avec toute la réalité crue et difficile. Un roman féministe, mais qui doit être lu par les hommes !
« Parce que j’ai besoin de comprendre pourquoi, pendant plusieurs années et particulièrement durant ma trentaine, j’ai donné à certains hommes la permission de me mépriser. » Page 19
Trois femmes habitent ce roman, trois êtres meurtris qui nous racontent leur histoire.
Tout d’abord, Rachel, une écrivaine qui veut faire la paix avec elle-même, se recentrer sur elle pour ne plus tomber dans le piège d’écouter les autres pour oublier ce qu’elle a vécu.
Puis, Josée, l’enquêtrice solitaire, amie avec François, son collègue policier, entretient avec lui une relation tout à fait platonique adoucissant leur solitude personnelle. Josée a quitté le quartier général de Mont-Laurier pour s’établir à Lac du Reflet, un petit village tranquille au nord-ouest de Québec. Cette tranquillité est perturbée par le meurtre de deux hommes, des jumeaux, retrouvés nus sur une nappe à carreaux, avec un couteau planté dans le cœur. Un pique-nique qui a dramatiquement mal tourné. Sur la scène de crime, trois flutes de champagne et un roman, « Truismes » de Marie Darrieussecq.
Troisième femme, Jade, énigmatique, arrive à la cabane où se loge Rachel avec son fils Clarence. Ils arrivent en pleine nuit, la femme semble épuisée, le petit manifeste une maturité bien particulière. Ils passent la nuit dans la cabane. Mais qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils venus directement vers la cabane habitée par Rachel ?
Trois femmes, un enfant, deux meurtres, des voix différentes, mais qui expriment clairement la violence qui dévore les femmes par certains hommes. Les cris de détresse de Jade et de Josée s’expriment à travers les souvenirs que réveille l’enquête. Rachel, comme l’autrice, nous parle directement, dans les yeux en passant par le cœur ; elle nous parle au « je », un « je » percutant, émotif, puissant, mais tout en tendresse et en vulnérabilité.
Que le polar est beau quand il prend des airs de critique sociale, quand il parle des failles humaines et des méandres dans lesquels se perdent nos innocences ! Le genre est noble parce qu’il nous place devant le miroir de cette société blessée qui tient avec de la broche (Merci les Cowboys !).
Oui, « Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur » est un excellent polar : une histoire captivante, bien racontée, un style pur et sans compromis, des chapitres courts, des émotions et même parfois un peu d’humour. Mais ce qui ressort de ma lecture, c’est l’urgence d’agir face à la violence faite aux femmes. La fiction et ici, l’autofiction demeurent des moyens efficaces pour amorcer une réflexion et passer à l’action. Et comme premier geste, on pourrait conseiller cette lecture aux hommes de notre entourage.
Tout en leur souhaitant une « bonne lecture » et une bonne réflexion !
P.S. En relisant ma chronique, je me rends compte que je n’ai pas beaucoup parlé du fils de Jade, Clarence, qui se fait appeler Mouflon Intuitif ! Quel magnifique personnage, toujours entre les marges, parfois enfant, mais souvent adulte, plus que les adultes qui l’entourent. On aurait le goût de l’aider, de le protéger, puis on se rend compte que c’est lui qui nous aide, qui nous protège. L’humanité à fleur de peau, il représente, selon moi, la lumière qui semble percer la noirceur sur la page couverture. Clarence est le visage de l’espoir !
Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur Véronique Marcotte Éditions Québec Amérique 2025 392 pages
Roman : Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur Éditions : Québec Amérique Autrice : Véronique Marcotte
Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur, le roman, défilait dans plusieurs fils d’actualité sur diverses plates-formes. Ma curiosité a été suscitée et j’ai lu ce roman. Véronique Marcotte propose un roman féministe entre polar et autofiction.
Résumé ‘’ Dans une cabane isolée, l’auteure accueille malgré elle Jade et son fils, confrontés à une tragédie. À des kilomètres de là, l’inspectrice Lefèvre enquête sur un double meurtre. L’atroce vérité se dévoile à mesure que leurs vies s’entrelacent. Véronique Marcotte explore le côté sombre de l’humain dans ce roman féministe sans compromis, entre le polar et l’autofiction. ‘’
Dès les premières pages, le lecteur capte d’ores et déjà le thème principal du livre. La prose de l’écrivaine est magnifique. La structure du récit et l’enchevêtrement des intrigues sont soigneusement fignolés. La lecture est simple, fluide et captivante. Les descriptions sont peaufinées avec méticulosité. Le féministe est traité avec une singularité posée.
Tout d’abord, je me permets d’émettre une mise en garde concernant cette lecture. Bien que je ne divulgue pas l’intrigue, je préfère informer les futurs lecteurs que le roman traite de sujets tels que le viol et d’abus de divers types. Je trouve important de le mentionner afin de protéger un lectorat plus sensible à ces propos.
J’ai bien aimé les 2 trames qui se déroulent dans ce roman. Celles-ci se superposent parfaitement dans l’histoire et suscite l’intérêt à poursuivre la lecture. Ce roman offre une lecture totalement différente tant par sa structure, par son rythme que par l’amalgame des genres.
J’ai apprécié découvrir le passé des femmes de l’histoire, afin de mieux comprendre les motivations de leurs actes au présent. L’écrivaine se dévoile humblement à travers le personnage de Rachel. Elle reprend des faits d’actualité et les transpose dans un récit tout à fait réalisme et dérangeant.
Le personnage de Mouflon Intuitif est un pilier important de l’histoire. J’ai admiré la force qui habite ce personnage tout autant que la sagesse qu’il démontre. L’autrice aborde un sujet encore tabou aujourd’hui avec ce dernier. Elle met en lumière les impacts sur les proches des victimes avec Clarence mais aussi d’autres personnages.
J’ai particulièrement aimé les 7 dernières pages de la 2e partie. Elles m’ont profondément bouleversée, choquée et émue. D’ailleurs, la 3e partie est tout aussi éloquente. J’ai passé par une immense ribambelle d’émotions. L’épilogue se conclut sur une note d’espoir, de pardon et de résilience.
L’écrivaine fusionne magistralement le réel et la fiction en insufflant une intensité singulière et palpable. Cette dimension autofictionnelle enrichit le récit en offrant une perspective psychologique unique.
Je recommande chaudement ce roman pour sa profondeur mais également pour le réalisme du récit. Aucun lecteur ne peut rester indifférent face à cette lecture. J’espère que les hommes le liront et prendront enfin conscience de toute la souffrance que porte ces femmes.
‘’ C’est toute la toile qui a été tissée autour de l’agression qui rend celle-ci difficile à déloger’’ p. 382
Ce livre n’est pas pour les âmes sensibles (comme la mienne, d’ailleurs). Il contient clairement des trigger warnings concernant les aggressions sexuelles. J’ai pleuré à quelques reprises. L’histoire est tellement bonne — j’ai dévoré le livre de la première page jusqu’à la page des remerciements. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi bon. L’écriture est excellente.
« Tu le sais, l'amour inconditionnel fait souffrir. C'est le prix à payer pour avoir le droit d'aimer. Alors puisses-tu vivre ne serait-ce qu'un jour de plus que moi afin que je n'aie pas à subir ton absence »
« Si on fait exprès de tout tasser, ou si le trauma fait le travail à notre place, la sensation désagréable de marcher pieds nus sur du gravier finira toujours par revenir. L'amnésie traumatique ne dure qu'un temps, comme un baume qui laisse une infime occasion de prendre un peu de recul. Mais quand le souvenir rejaillit c'est une explosion atomique. À partir de là, il faut tout reprendre depuis le début. »
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Impossible de ne pas penser aux filles, aux femmes de ma vie. C’est révoltant. Degueulasse. Tellement rempli d’injustices. Ce qu’une femme doit protéger vs un homme.
« Cette exclusion a fait de moi un être qui ne désirait qu'une chose et son contraire : être aimée, aller à contre-courant. Par conséquent, je me suis construit une personnalité, et j'ai découvert que la capacité de vivre en représentation pouvait être un atout particulièrement pratique. Me fondre dans le rôle que l'autre espérait me voir jouer est devenu une aptitude, une manière d'exister un peu. De toute façon, je n'avais pas eu le temps de découvrir qui j'étais, je n'avais pas eu l'occasion de m'incarner.
À trente ans, j'avais plutôt envie de me réaliser. Et pour ce faire, je veux dire, pour se réaliser, il faut pouvoir être vulnérable. Force que je ne détenais pas, plus jeune. J'ai perdu du temps. Sans vulnérabilité, la création est impos-sible. Sans vulnérabilité, l'authenticité n'existe pas. »
J'ai choisi ce livre pour son titre : je suis une milléniale aka la génération qui a normalisé la psychothérapie et qui est donc sensible aux émotions. J'aurais voulu que l'autrice puisse nommer sa peur.
J'ai trouvé un livre puissant et porteur, un roman qui se doit d'être lu. C'est un livre qui apporte son lot de souffrance, de douleur et de purple, car tout n'est pas mentionné en quatrième de couverture. Comme quoi, il n'y a pas de trigger warning avant qu'une victime subisse toute forme de violence ; c'est brutal, comme ce livre. L'histoire nous fait traverser toutes les gammes d'émotions vécues par les personnages, on réussit à se les approprier.
Au travers de la souffrance et de la douleur, il en ressort une profonde source de résilience. C'est un message précieux, à partager.
Un autre livre qui fait mal, qui écorche… fermer les yeux et respirer un bon coup… faire face au côté sombre de l’humain… voici ma playlist pour ce roman noir et violent :
• Animal Instinct- The Cranberries • Get Gone - Fiona Apple • Only You - Portishead • Running Up That Hill - Placebo • Talk Show Host - Radiohead • Eye - The Smashing Pumpkins • The Fragile - Nine Inch Nails • Patience - Chris Cornell • Gone Away - The Offspring (live 2021) • Crawling - Linkin Park (one more light live)
Jai vraiment aimé ce roman, la plume de l’auteure m’a tout de suite charmé. C’est une histoire tragique, qui malheureusement nous rappelle une histoire vraie des dernières années qui ne peut que nous lever le cœur et nous enrager de ce qu’un trop grand nombre de femmes subissent. Les sujets abordés sont difficiles, mais l’histoire est très bien écrite et nous garde attentifs jusqu’à la dernière page, bien qu’on comprenne rapidement qui sont les personnes en jeu.
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Une femme se sauve avec son jeune fils de 10 ans et fait une rencontre fortuite qui changera le parcours de sa fuite. En parallèle, les inspecteurs Lefebvre et Bertrand travaillent à élucider le drame qui ébranle le village de Lac au Reflet.
Très bonne intrigue. Pas de longueur, chapitres courts. J’ai beaucoup aimé!
Je m'attendais à un roman policier mais c'est beaucoup plus un récit sur les liens humains et le besoin de l'autre (like, honnêtement, vous allez deviner la patente facilement 150 pages avant l'enquêtrice, mais ça ne nuit pas du tout à l'histoire).
Il faut ceci dit savoir que cette histoire est extrêmement violente. Triggers warnings de viols, de toxicomanie.
Dans cette ère de Gisèle Pélicot, ce n'est certainement pas pour l'enquête que l'on lit ce livre, puisqu'elle n'est pas haletante ni surprenante, juste horrible. En ce qui concerne les blessures de la personnage principale et de toutes les femmes de ce livre, c'est puissant et touchant. Il faut lire ce livre plus pour les sujets évoqués que pour lire une enquête policière
C’est comme si on avait tout fait pour trouver le moyen de fusionner deux histoires ensemble et tout faire coordonner : les lieux, les personnages, les traumatismes … au lieu de donner un récit cohérent et crédible, j’ai trouvé cela forcé, et ça a dilué les deux récits au lieu d’avoir l’effet inverse.