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Lovers' Kiss
Sur la plage de Kamakura, Rikako croise Tomoaki Fujii et entame une relation ambiguë avec lui. Elle sait qu'elle va le regretter, mais elle ne peut s'empêcher d'être attirée par le jeune homme, réputé pour être un coureur de jupons. Takao Sagisawa, ami d'enfance de Rikako et camarade de collège de Tomoaki, se rend compte lui aussi de ses sentiments inavouables, tout comme Eriko, la soeur de Rikako, qui éprouve de la rancoeur envers son aînée...
Kindle Edition
Published September 17, 2025
About the author
Akimi Yoshida
150 books265 followersAkimi Yoshida (Japanese: 吉田秋生, Yoshida Akimi) is a Japanese cartoonist from Tokyo, best known for her manga series Banana Fish.
Yoshida studied at the Musashino Art University in Tokyo and made her professional debut in 1977. Despite serialising her works in shōjo manga (girls' comics) magazines, most notably in 'Bessatsu Shōjo Comic' and 'Monthly Flowers', during the 80's she developed a visual style akin to the aesthetics of shōnen manga (boy's comics) of that era, contributing significantly to creating a bridge between these two traditions. This is particularly evident in her international best-seller Banana Fish (1985-1994), a thriller set in New York City blending action and homoerotic romance. Among her other major works are the series Yasha (1996-2002) and Umimachi Diary (2006-2018).
Yoshida's comics have received a number of accolades in Japan, including three Shogakukan Manga Awards (1983 and 2001 in the category 'shojo', 2015 in the general category), an Excellence Award for manga at the Japan Media Arts Festival (2007) and the 6th Manga Taishō award (2013).
Yoshida studied at the Musashino Art University in Tokyo and made her professional debut in 1977. Despite serialising her works in shōjo manga (girls' comics) magazines, most notably in 'Bessatsu Shōjo Comic' and 'Monthly Flowers', during the 80's she developed a visual style akin to the aesthetics of shōnen manga (boy's comics) of that era, contributing significantly to creating a bridge between these two traditions. This is particularly evident in her international best-seller Banana Fish (1985-1994), a thriller set in New York City blending action and homoerotic romance. Among her other major works are the series Yasha (1996-2002) and Umimachi Diary (2006-2018).
Yoshida's comics have received a number of accolades in Japan, including three Shogakukan Manga Awards (1983 and 2001 in the category 'shojo', 2015 in the general category), an Excellence Award for manga at the Japan Media Arts Festival (2007) and the 6th Manga Taishō award (2013).
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Community Reviews
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
June 5, 2026
4
Pourquoi faire un triangle amoureux lorsqu’on a la possibilité d’en faire un polygone ?
On y retrouve 6 lycéens, 3 duos ayants des finalités différentes qui sont étroitement liées.
Un polygone amoureux aux relations étriquées et pour le moins atypiques, du mauvais garçon à la jeune fille légère, sa sœur et sa meilleure amie à l’ami d’enfance au nouvel arrivé dans le lycée.
Et pourtant, bien que peu vocal et ayants des non-dits tout ce joue dans cette subtilité. Des silences palpables lourds de sens, un équilibre entre ces relations nébuleuses; l’hétérosexualité et l’homosexualité. Avec pour point d’encrage: le désir et son avidité au sein de cette nébuleuse.
En somme, on y lit l’amour dans ses hésitations, sa pudeur, ses limites et son silence.
Certaines intrigues secondaires peu développées, par choix ? Toujours est-il que cela reste un manifeste de l’amour à l’adolescence et de ses troubles. Une lecture old school comme on les aime: emplie de sens, sombre et délicate.
Pourquoi faire un triangle amoureux lorsqu’on a la possibilité d’en faire un polygone ?
On y retrouve 6 lycéens, 3 duos ayants des finalités différentes qui sont étroitement liées.
Un polygone amoureux aux relations étriquées et pour le moins atypiques, du mauvais garçon à la jeune fille légère, sa sœur et sa meilleure amie à l’ami d’enfance au nouvel arrivé dans le lycée.
Et pourtant, bien que peu vocal et ayants des non-dits tout ce joue dans cette subtilité. Des silences palpables lourds de sens, un équilibre entre ces relations nébuleuses; l’hétérosexualité et l’homosexualité. Avec pour point d’encrage: le désir et son avidité au sein de cette nébuleuse.
En somme, on y lit l’amour dans ses hésitations, sa pudeur, ses limites et son silence.
Certaines intrigues secondaires peu développées, par choix ? Toujours est-il que cela reste un manifeste de l’amour à l’adolescence et de ses troubles. Une lecture old school comme on les aime: emplie de sens, sombre et délicate.
March 19, 2026
C’est un très bon manga, bien plus sombre que ce à quoi je m’attendais. Par contre, le manga est vieux donc les dessins sont à l'ancienne
March 13, 2026
Nous avons maintenant la chance de pouvoir lire en français plusieurs des oeuvres-clés de Yoshida Akimi, mangaka importante. Elle est principalement connue pour Banana Fish, mais il y a aussi l'excellent thriller scientifique Yasha (en six tomes) sur le marché, suivi par Le sommeil d'Ève (maintenant complet en trois tomes). On trouve dans ses oeuvres une grande maîtrise de l'écriture et du suspense.
La ceriseraie et Lovers' Kiss, tout dernièrement disponibles, font partie d'un autre monde. Comme elle l'a fait avec Kamakura Diary, Yoshida jette un regard adulte sur le quotidien (des lycéens et de leur entourage), sans faux-fuyants, mais toujours avec beaucoup de compassion. Cette mangaka a le don de faire comprendre à quel point elle aime l'humanité et les failles de ses personnages, même si elle leur fait vivre de grandes épreuves. C'est sans doute cette touche qui explique pourquoi La ceriseraie est attendrissant, et Lovers' Kiss si touchant.
Ce dernier s'inscrit dans un ensemble de récits à Kamakura, où les personnages se croisent parfois entre ces séries:
- Lovers' Kiss (un tome unique, sorte de prequel)
- Kamakura Diary (9 tomes)
- Les cent vues d'Utagawa (4 tomes en cours, sidestory)
Le tome unique Lovers' Kiss, publié en grand format, inclut trois histoires:
- Boy meets Girl
- Boy meets Boy
- Girl meets Girl
Toutes les histoires sont liées par un personnage au coeur de ces trois regards: le beau Tomoaki Fujii, playboy à la mauvaise réputation. Il est directement impliqué dans la première histoire, il devient plus secondaire dans la 2e et la 3e, et tout cela fait beaucoup de sens, car c'est par les aventures des autres protagonistes qu'on en arrive à la révélation finale.
Ce n'est pas parce qu'il y a de la douceur dans Lovers' Kiss que Yoshida nous épargne les drames: il y a des agressions, des amours déçus. Mais tout cela dans un environnement où les personnages ne sont pas seuls, entourés par des gens qui leur veulent du bien: c'est cela que la mangaka nous montre aussi. Ce bel ouvrage montre l'impact de l'amitié, des liens et de l'ouverture à l'autre, en suivant le quotidien de ces trois filles et trois garçons.
La ceriseraie et Lovers' Kiss, tout dernièrement disponibles, font partie d'un autre monde. Comme elle l'a fait avec Kamakura Diary, Yoshida jette un regard adulte sur le quotidien (des lycéens et de leur entourage), sans faux-fuyants, mais toujours avec beaucoup de compassion. Cette mangaka a le don de faire comprendre à quel point elle aime l'humanité et les failles de ses personnages, même si elle leur fait vivre de grandes épreuves. C'est sans doute cette touche qui explique pourquoi La ceriseraie est attendrissant, et Lovers' Kiss si touchant.
Ce dernier s'inscrit dans un ensemble de récits à Kamakura, où les personnages se croisent parfois entre ces séries:
- Lovers' Kiss (un tome unique, sorte de prequel)
- Kamakura Diary (9 tomes)
- Les cent vues d'Utagawa (4 tomes en cours, sidestory)
Le tome unique Lovers' Kiss, publié en grand format, inclut trois histoires:
- Boy meets Girl
- Boy meets Boy
- Girl meets Girl
Toutes les histoires sont liées par un personnage au coeur de ces trois regards: le beau Tomoaki Fujii, playboy à la mauvaise réputation. Il est directement impliqué dans la première histoire, il devient plus secondaire dans la 2e et la 3e, et tout cela fait beaucoup de sens, car c'est par les aventures des autres protagonistes qu'on en arrive à la révélation finale.
Ce n'est pas parce qu'il y a de la douceur dans Lovers' Kiss que Yoshida nous épargne les drames: il y a des agressions, des amours déçus. Mais tout cela dans un environnement où les personnages ne sont pas seuls, entourés par des gens qui leur veulent du bien: c'est cela que la mangaka nous montre aussi. Ce bel ouvrage montre l'impact de l'amitié, des liens et de l'ouverture à l'autre, en suivant le quotidien de ces trois filles et trois garçons.
April 1, 2026
C'est l'histoire de 6 jeunes qui évoluent dans la ville côtière de Kamakura ; de 3 filles et 3 garçons qui se tournent autour ; de 2 sœurs fâchées et d'amitiés d'enfance ; d'amours assouvis, frustrés, empêchés, secrets...
Structuré comme un récit choral, ce long manga "one shot" est raconté par la sœur aînée, puis un ami d'enfance, puis la sœur cadette. Toutes les actions tournent autour des amours adolescentes et de leurs déboires. Autant certains passages sont tellement datés qu'ils en deviennent désuets ; autant d'autres sujets restent - malheureusement - d'actualité : les difficultés familiales et scolaires, les amours contrariées par l'homosexualité, et le regard de la société à l'égard de situations complexes.
Ces sujets sont traités avec délicatesse - peut-être un peu trop ? - et avec un peu trop de fausse pudeur à mon goût - mais peut-être est-ce une question de génération et de culture ? Je n'ai donc pas été aussi emballée qu'espéré par cette lecture. Heureusement que ce lourd manga (bien épais par rapport à d'habitude) se lit rapidement : il ne m'est pas complètement tombé des mains ! L'idée de regrouper six tomes en un seul est très judicieuse : je ne pense pas que je serai allée au bout s'il y avait eut six volumes.
Cela m'a donné l'occasion de me replonger dans un manga aux graphismes simples et entraînants (c'est reposant !) et m'a donné envie de me remettre à lire des albums de ce genre plus souvent !
Structuré comme un récit choral, ce long manga "one shot" est raconté par la sœur aînée, puis un ami d'enfance, puis la sœur cadette. Toutes les actions tournent autour des amours adolescentes et de leurs déboires. Autant certains passages sont tellement datés qu'ils en deviennent désuets ; autant d'autres sujets restent - malheureusement - d'actualité : les difficultés familiales et scolaires, les amours contrariées par l'homosexualité, et le regard de la société à l'égard de situations complexes.
Ces sujets sont traités avec délicatesse - peut-être un peu trop ? - et avec un peu trop de fausse pudeur à mon goût - mais peut-être est-ce une question de génération et de culture ? Je n'ai donc pas été aussi emballée qu'espéré par cette lecture. Heureusement que ce lourd manga (bien épais par rapport à d'habitude) se lit rapidement : il ne m'est pas complètement tombé des mains ! L'idée de regrouper six tomes en un seul est très judicieuse : je ne pense pas que je serai allée au bout s'il y avait eut six volumes.
Cela m'a donné l'occasion de me replonger dans un manga aux graphismes simples et entraînants (c'est reposant !) et m'a donné envie de me remettre à lire des albums de ce genre plus souvent !
January 16, 2026
He quedado muy sorprendido con las seis historias de las y los protagonistas de esta obra. En una primera instancia se siente casi como una antología, con relatos independientes que se van sucediendo, pero poco a poco se entiende que todo está mucho más conectado de lo que parece. Hay un hilo emocional que une estos personajes, pero, sobre todo, cómo ese prejuicio inicial que une a este grupo se va rompiendo a medida que avanzan los capítulos y se empieza a comprender el dolor que cada une carga.
También quisiera decir que es una lectura amena y muy reflexiva, aunque en ciertos momentos puede ser muy dura de leer, incluso podría una advertencia. Sinceramente, tuve que parar, tomar un poco de agua y luego continuar. Pero entiendo que esa dureza responde a una historia que necesitaba ser contada, con todas las consecuencias de esos actos, para darle de forma casi poética un cierre a este grupo de amigues.
La verdad es que terminé con muchas más ganas de leer otras obras de Yoshida (más allá de Banana Fish), porque aquí demuestra un realismo y sensibilidad que me hizo pensar un buen rato sobre la obra.
También quisiera decir que es una lectura amena y muy reflexiva, aunque en ciertos momentos puede ser muy dura de leer, incluso podría una advertencia. Sinceramente, tuve que parar, tomar un poco de agua y luego continuar. Pero entiendo que esa dureza responde a una historia que necesitaba ser contada, con todas las consecuencias de esos actos, para darle de forma casi poética un cierre a este grupo de amigues.
La verdad es que terminé con muchas más ganas de leer otras obras de Yoshida (más allá de Banana Fish), porque aquí demuestra un realismo y sensibilidad que me hizo pensar un buen rato sobre la obra.
December 12, 2025
Un bien trop joli manga, aux allures rétro (et pour cause, la Mangaka est des années 60 !!), qui aborde un tableau de 6 personnages, étudiants, amis, amants, familiers, dont les histoires se croisent en des noeuds différents de vie.
Très heureuse mais non surprise de voir Akimi Yoshida aborder, sous le prisme d'un petit slice of Life en apparence, des sujets beaucoup plus profonds et souvent passés sous silence comme l'inceste, la péd0philie et l'abus de pouvoir/confiance sur un mineur, mais aussi l'amour homosexuel, les liens de fratrie rongés par la mise en concurrence, et tant d'autres choses.
On dirait que c'est hyper rude à lire mais elle parvient à naviguer entre tout cela avec une justesse omniprésente, qui arrive à faire "simple" sur des sujets qui ne le sont pas forcément.
Très, très agréable première lecture de cette Mangaka si connue pour son travail
Très heureuse mais non surprise de voir Akimi Yoshida aborder, sous le prisme d'un petit slice of Life en apparence, des sujets beaucoup plus profonds et souvent passés sous silence comme l'inceste, la péd0philie et l'abus de pouvoir/confiance sur un mineur, mais aussi l'amour homosexuel, les liens de fratrie rongés par la mise en concurrence, et tant d'autres choses.
On dirait que c'est hyper rude à lire mais elle parvient à naviguer entre tout cela avec une justesse omniprésente, qui arrive à faire "simple" sur des sujets qui ne le sont pas forcément.
Très, très agréable première lecture de cette Mangaka si connue pour son travail
January 31, 2026
Très touchantes ces histoires de jeunes lycéens qui se découvrent et tombent amoureux. Les sentiments sont bien saisis même les plus complexes, le fait d'être attiré sans s'en rendre compte, déjouer les rumeurs pour vraiment connaître les gens. On suit plusieurs personnages qui tombent amoureux, un hétéro et deux homos. Et ce sont les mêmes personnages qu’on retrouve avec l’impact de la première histoire qui continue sur les autres histoires. C’est touchant avec son ambiance de moment de changement, on a le temps de connaitre le passé des personnages ou pas, de voir où ils en sont à un moment donné et voir les points de bascule. Très bonne lecture ce qui n'est pas étonnant vu que c'est du Akimi Yoshida.
September 14, 2025
Énorme coup de cœur pour ce one shot signé Akimi Yoshida ! Des personnages travaillés comme la mangaka sait si bien les faire, des graphismes esthétiques, tout en subtilité et surtout, une construction d'intrigue qui ajoute de la complexité au récit. Une (ou plutôt des ?) romance(s) brillante(s) et sombre(s) à la fois que je recommande à 300% 👌
November 13, 2025
J'ai beaucoup aimé, mais comme je l'ai déjà dit j'ai un faible pour les mangas des années 80-90. C'est mon style de dessin préféré. Il y avait un bon équilibre entre les histoires d'amour, l'humour et des sujets plus sombres. C'était subtil, touchant, délicat, j'ai passé un très bon moment!
November 28, 2025
L’été à Kamakura (plus bel endroit du monde, je conseille), des amis et des connaissances s’entrechoquent, s’aiment, se révèlent. Comme toujours écrit avec tendressse chez Akimi Yoshida, l’autrice des merveilleux Kamakura Diary.
April 24, 2026
Autant j'ai moyennement apprécié la première histoire, autant j'ai beaucoup apprécié les deux autres ! Cela dit, elles sont toutes liées et je trouve ça pertinent de voir divers point de vue sur ce qu'il se passe.
October 27, 2025
Relecture. Toujours aussi incroyable ❤️
November 26, 2025
Quand on me dit qu’un titre a des vibes de Mars, l’un de mes titres préférés de tous les temps, je ne peux que sauter dessus. Quand en plus, je sais que c’est de l’autrice de Banana Fish et Kamakura Diary, je sais que je ne peux passer qu’un très beau moment.
J’ai découvert Akimi Yoshida sur le tard, étant passée adolescente à côté de Banana Fish dont l’édition ne me disait rien. Mais avec Kamakura Diary, j’ai découvert une autrice pleine de finesse et de pudeur quand il s’agissait de parler de la famille et d’histoires compliquées. Je suis donc ravie de voir que Panini a entrepris de publier toutes ses vieilles histoires que nous n’avions pas eu la chance de lire, à commencer par celle-ci : Lover’s Kiss qui est une préquelle à son univers sur Kamakura qu’elle poursuit encore à l’heure actuelle.
Dans cette édition, ce sont les deux tomes d’origine qui sont regroupés avec leurs 3 histoires portées en couverture : une romance hétérosexuelle et deux romances homosexuelles, soit une romance réciproque et deux amours à sens unique. De quoi raconter de beaux moments. Celle qui m’avait dit que le titre avait des allures de Mars de Fuyumi Soryo avait d’ailleurs raison. Écrit dans les mêmes années, les années 90, on y retrouve ces mêmes lycéens classes et livrés à eux-mêmes malmenés déjà par les adultes de leur vie et cherchant quand même à se construire tout en étant cabossés, sous le trait tout en épure et tellement expressif et parlant pourtant d’Akimi Yoshida.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance du titre où on ressent dès les premières pages, et cela se confirme ensuite, l’air salin et le vent qui souffle à Kamakura. C’est un vent âpre, qui vient gommer les chairs et les mettre à vif pour mieux les régénérer. La première histoire, celle qui sera le fil rouge de cette oeuvre, est celle de Rikako, la jolie fille de bonne famille pianiste autrefois qui a tout envoyé valdinguer et se traîner désormais une réputation de coureuse. Elle croise un jour son pendant masculin, Fujii, sur la plage et tout commence pour eux. Reconnaissance immédiate d’âmes en peine qui le cachent derrière les beuveries et la drague le soir, en tout cas, rien n’est fait pour qu’ils finissent ensemble et pourtant ils semblent fait l’un pour l’autre. C’est une romance comme je les aime, avec des personnages qui ne sont pas ce qu’ils montrent et qui cachent de terribles histoires d’abus. Mais aucun ne se laisse définir par elles et chacun trouve sa voie pour avancer à nouveau. Leur histoire ne sera pas simple mais elle sera d’autant plus belle, avec ce charme côtier en plus.
L’âpreté de leur histoire ruisselle sur le titre. Les deux autres romances ne seront pas de longs fleuves tranquilles non plus. L’autrice utilise la romance de ce duo de BG pour disséminer les graines de l’amour autour d’eux. Ainsi sera-t-il question de l’ami pianiste de Rikako et de son amour à sens unique pour Fujii, son ami du club de basket au collège. Puis dans la dernière histoire, c’est la soeur de Rikako qu’on découvre amoureuse de la meilleure amie de cette dernière, faisant ressortir toute sa jalousie envers sa soeur. Ces deux histoires sont encore plus improbables et sans espoir, reflétant le quotidien de nombre d’homosexuels amoureux d’hétéro qui peinent à s’ouvrir et se confier connaissant l’échec de leurs sentiments. Ici, ce n’est donc pas tant la romance en soi qui intéresse que les sentiments. L’amour de Sagisawa pour Fujii permettra de commencer à percer son secret et surtout de le rapprocher de Rikako, montrant les failles derrière ce masque de tombeur. Puis l’amour d’Eriko, la soeur de Rikako, parachèvera cette entreprise, révélant enfin les sources du mal être et des changements de Fujii. L’autrice a ainsi utilisé ses personnages dans une double intention pousser leurs sentiments pour nous faire prendre conscience de leur difficulté et révéler les fragilités des autres. C’est extrêmement bien joué !
Avec des sentiments autant à fleur de peau et une ambiance punk des années 90, Lover’s Kiss est le genre de petite romance old school dont je raffole avec un vrai fond porté par une plume subtile en plus d’être une émouvante romance et de belles histoires de coeur et de personnes. Merci à Panini de la remettre sur le devant de la scène.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
J’ai découvert Akimi Yoshida sur le tard, étant passée adolescente à côté de Banana Fish dont l’édition ne me disait rien. Mais avec Kamakura Diary, j’ai découvert une autrice pleine de finesse et de pudeur quand il s’agissait de parler de la famille et d’histoires compliquées. Je suis donc ravie de voir que Panini a entrepris de publier toutes ses vieilles histoires que nous n’avions pas eu la chance de lire, à commencer par celle-ci : Lover’s Kiss qui est une préquelle à son univers sur Kamakura qu’elle poursuit encore à l’heure actuelle.
Dans cette édition, ce sont les deux tomes d’origine qui sont regroupés avec leurs 3 histoires portées en couverture : une romance hétérosexuelle et deux romances homosexuelles, soit une romance réciproque et deux amours à sens unique. De quoi raconter de beaux moments. Celle qui m’avait dit que le titre avait des allures de Mars de Fuyumi Soryo avait d’ailleurs raison. Écrit dans les mêmes années, les années 90, on y retrouve ces mêmes lycéens classes et livrés à eux-mêmes malmenés déjà par les adultes de leur vie et cherchant quand même à se construire tout en étant cabossés, sous le trait tout en épure et tellement expressif et parlant pourtant d’Akimi Yoshida.
J’ai beaucoup aimé l’ambiance du titre où on ressent dès les premières pages, et cela se confirme ensuite, l’air salin et le vent qui souffle à Kamakura. C’est un vent âpre, qui vient gommer les chairs et les mettre à vif pour mieux les régénérer. La première histoire, celle qui sera le fil rouge de cette oeuvre, est celle de Rikako, la jolie fille de bonne famille pianiste autrefois qui a tout envoyé valdinguer et se traîner désormais une réputation de coureuse. Elle croise un jour son pendant masculin, Fujii, sur la plage et tout commence pour eux. Reconnaissance immédiate d’âmes en peine qui le cachent derrière les beuveries et la drague le soir, en tout cas, rien n’est fait pour qu’ils finissent ensemble et pourtant ils semblent fait l’un pour l’autre. C’est une romance comme je les aime, avec des personnages qui ne sont pas ce qu’ils montrent et qui cachent de terribles histoires d’abus. Mais aucun ne se laisse définir par elles et chacun trouve sa voie pour avancer à nouveau. Leur histoire ne sera pas simple mais elle sera d’autant plus belle, avec ce charme côtier en plus.
L’âpreté de leur histoire ruisselle sur le titre. Les deux autres romances ne seront pas de longs fleuves tranquilles non plus. L’autrice utilise la romance de ce duo de BG pour disséminer les graines de l’amour autour d’eux. Ainsi sera-t-il question de l’ami pianiste de Rikako et de son amour à sens unique pour Fujii, son ami du club de basket au collège. Puis dans la dernière histoire, c’est la soeur de Rikako qu’on découvre amoureuse de la meilleure amie de cette dernière, faisant ressortir toute sa jalousie envers sa soeur. Ces deux histoires sont encore plus improbables et sans espoir, reflétant le quotidien de nombre d’homosexuels amoureux d’hétéro qui peinent à s’ouvrir et se confier connaissant l’échec de leurs sentiments. Ici, ce n’est donc pas tant la romance en soi qui intéresse que les sentiments. L’amour de Sagisawa pour Fujii permettra de commencer à percer son secret et surtout de le rapprocher de Rikako, montrant les failles derrière ce masque de tombeur. Puis l’amour d’Eriko, la soeur de Rikako, parachèvera cette entreprise, révélant enfin les sources du mal être et des changements de Fujii. L’autrice a ainsi utilisé ses personnages dans une double intention pousser leurs sentiments pour nous faire prendre conscience de leur difficulté et révéler les fragilités des autres. C’est extrêmement bien joué !
Avec des sentiments autant à fleur de peau et une ambiance punk des années 90, Lover’s Kiss est le genre de petite romance old school dont je raffole avec un vrai fond porté par une plume subtile en plus d’être une émouvante romance et de belles histoires de coeur et de personnes. Merci à Panini de la remettre sur le devant de la scène.
Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
December 3, 2025
I just don't think I connect with the author's writing style. It didn't make me feel anything at all.
Displaying 1 - 14 of 14 reviews














