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Servir aos super-ricos: O que acontece entre os multimilionários e seus empregados a portas fechadas
O que se passa no cotidiano dos apartamentos e mansões das grandes fortunas? A socióloga francesa Alizée Delpierre mergulhou nesse universo e viveu, ela mesma, como babá e assistente de cozinha em casas de aristocratas e milionários. A partir dessa experiência direta e de dezenas de entrevistas, ela expõe a engrenagem da servidão patrões que tratam seus empregados como parte da família, mas que, justamente por isso, se sentem no direito de exigir cada vez mais; empregados que recebem salários altos, presentes de luxo e privilégios, mas em troca enfrentam jornadas intermináveis em relações marcadas por afeto, dominação e desigualdade.
Entre histórias reais de babás, governantas, motoristas e mordomos, Servir aos super-ricos desvenda as contradições da chamada "exploração dourada": quanto mais os ricos oferecem, mais se sentem autorizados a cobrar. Em meio a grandes recepções, caprichos excêntricos e extravagâncias que desafiam qualquer senso comum, surge um retrato íntimo e perturbador da vida doméstica das elites globais — e das fronteiras imprecisas entre dinheiro, poder e emoção.
"Uma imersão impressionante no mundo da domesticidade."
Le Monde
"Um mergulho no universo da 'exploração dourada'."
Le Temps
"A visita a esse mundo é vertiginosa, tamanha a riqueza do material reunido pela autora."
Politis
"Essa investigação sociológica permite questionar o privilégio de ser servido — dos mordomos aos entregadores de aplicativo."
L'OBS
"Mais do que o mundo dos muito ricos, o livro revela recortes de vida marcados pelo trágico e pelo romanesco."
ELLE
"Alizée Delpierre nos convida a refletir sobre a sociedade que se anuncia, longe dos clichês e das lendas urbanas."
Livres Hebdo
Entre histórias reais de babás, governantas, motoristas e mordomos, Servir aos super-ricos desvenda as contradições da chamada "exploração dourada": quanto mais os ricos oferecem, mais se sentem autorizados a cobrar. Em meio a grandes recepções, caprichos excêntricos e extravagâncias que desafiam qualquer senso comum, surge um retrato íntimo e perturbador da vida doméstica das elites globais — e das fronteiras imprecisas entre dinheiro, poder e emoção.
"Uma imersão impressionante no mundo da domesticidade."
Le Monde
"Um mergulho no universo da 'exploração dourada'."
Le Temps
"A visita a esse mundo é vertiginosa, tamanha a riqueza do material reunido pela autora."
Politis
"Essa investigação sociológica permite questionar o privilégio de ser servido — dos mordomos aos entregadores de aplicativo."
L'OBS
"Mais do que o mundo dos muito ricos, o livro revela recortes de vida marcados pelo trágico e pelo romanesco."
ELLE
"Alizée Delpierre nos convida a refletir sobre a sociedade que se anuncia, longe dos clichês e das lendas urbanas."
Livres Hebdo
214 pages, Kindle Edition
First published January 1, 2022
About the author
Alizée Delpierre
8 books12 followersAlizée Delpierre es una socióloga francesa, investigadora en el CNRS y especializada en estudios sobre domesticidad, explotación laboral y grandes fortunas. Es autora de Servir los ricos y de Les domesticités, además de co-dirigir Les femmes de ménage dans l'intimité du domicile. También coordina el seminario DomesticitéS que reflexiona sobre cuestiones relacionadas con el trabajo doméstico. ...
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Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 129 reviews
August 29, 2026
De la bonne socio de terrain solide et vulgarisée qui se lit comme un roman.
Je ne partage pas les retours qui disent qu’on reste beaucoup dans l’anecdote : pour moi la chercheuse a articulé énormément de choses entre elles et a vraiment complexifié mon regard sur la domesticité chez les grandes fortunes. C’est un compte-rendu de terrain et en tant que tel, j’ai trouvé ça chouette qu’elle ne se perde pas dans mille théories sur le capitalisme ou les classes, qu’elle reste proche de son sujet et nous laisse faire nos propres conclusions
(En l’occurrence y a au moins une conclusion évidente qui est : eat the rich mdr)
Je ne partage pas les retours qui disent qu’on reste beaucoup dans l’anecdote : pour moi la chercheuse a articulé énormément de choses entre elles et a vraiment complexifié mon regard sur la domesticité chez les grandes fortunes. C’est un compte-rendu de terrain et en tant que tel, j’ai trouvé ça chouette qu’elle ne se perde pas dans mille théories sur le capitalisme ou les classes, qu’elle reste proche de son sujet et nous laisse faire nos propres conclusions
(En l’occurrence y a au moins une conclusion évidente qui est : eat the rich mdr)
November 27, 2024
"Lu" en livre audio (mon tout premier !)
Hyper intéressant et très accessible.
Donne un peu envie de hurler parfois.
Hyper intéressant et très accessible.
Donne un peu envie de hurler parfois.
August 14, 2025
un livre de socio très bien construit et qui je pense peut être une très bonne porte d'entrée pour faire découvrir la socio à quelqu'un, en l'énervant un peu contre les riches au passage. en gros c'est un peu comme une compile d'épisodes des pieds sur terre mais avec de la socio au milieu
mon trois étoiles est un peu sévère, c'est vraiment un bon livre qui vaut le coup, il a le mérite de se lire vite et facilement en plus, mais je reste un peu sur ma faim. j'ai adoré me plonger dans toutes les anecdotes de terrain. mais à la fin, je me retrouve avec le sentiment de beaucoup de choses assez convenus, qui manquent un peu d'une thèse centrale que l'on retiendrait.
surtout, je m'interroge sur notre fascination collective pour les très grandes fortunes, et leur étude approfondie, qui à tendance à installer un peu l'idée qu'il y aurait des bons et des mauvais bourgeois. bien sûr, c'est très intéressant de construire une lecture des différentes strates d'une même classe sociale, mais il ne faudrait pas que ça nous amène à des trop de fausses solutions politiques, focalisée sur la fraction la plus fortunée de la bourgeoisie, et pas sur le système de classe en lui même. parce que la ligne ici, c'est qu'il y a pas que les ultra-riches qu'on va exproprier.
mon trois étoiles est un peu sévère, c'est vraiment un bon livre qui vaut le coup, il a le mérite de se lire vite et facilement en plus, mais je reste un peu sur ma faim. j'ai adoré me plonger dans toutes les anecdotes de terrain. mais à la fin, je me retrouve avec le sentiment de beaucoup de choses assez convenus, qui manquent un peu d'une thèse centrale que l'on retiendrait.
surtout, je m'interroge sur notre fascination collective pour les très grandes fortunes, et leur étude approfondie, qui à tendance à installer un peu l'idée qu'il y aurait des bons et des mauvais bourgeois. bien sûr, c'est très intéressant de construire une lecture des différentes strates d'une même classe sociale, mais il ne faudrait pas que ça nous amène à des trop de fausses solutions politiques, focalisée sur la fraction la plus fortunée de la bourgeoisie, et pas sur le système de classe en lui même. parce que la ligne ici, c'est qu'il y a pas que les ultra-riches qu'on va exproprier.
January 8, 2023
J'ai dévoré cette enquête parfaitement construite, passionnante en tous points !
August 17, 2025
qu’est-ce qu’on dit déjà ? ah oui : eat the rich
October 6, 2025
Conclusión: la única minoría peligrosa son los ricos.
February 8, 2024
Découvert grâce à Blast et le cycle de lecture de Modiiie sur Twitch. C’est une lecture importante et il est très facile de s’y plonger.
Et bien évidemment, à bas les riches hein.
Et bien évidemment, à bas les riches hein.
June 2, 2025
3.5⭐"Por lo demás, conviene cuestionar la lógica misma del servicio y el lugar de las tareas domésticas y de cuidados en nuestras vidas. Todo el mundo se enfrenta a estas tareas, para sí mismo y para sus seres queridos, y sin embargo persiste la idea de que son tareas degradantes, que no merecen ni el tiempo ni el dinero. Sin embargo, perdura la idea de que se trata de tareas degradantes, a las que no merece la pena dedicar tiempo ni pagar dignamente a aquellas que las ejecutan. En cierto modo, los repartidores de Deliveroo, de Uber o de Flink son los nuevos rostros de un servicio doméstico externalizado, bajo pedido, que reproduce a gran escala los privilegios de las grandes fortunas: no está reservado a los ricos, pero, sin lugar a dudas, consiste en mantener a distancia los inconvenientes que suponen las relaciones humanas. ¿Qué sentido tiene una sociedad en la que hay que liberarse de las tareas más vitales, en un sentido literal y figurado, y dejarse servir por pobres, inmigrantes y mujeres?".
December 10, 2023
Comme toujours avec les livres issus de la recherche : beaucoup de pages avec peu de trucs.
June 11, 2025
Un essai très bien construit et vraiment très pertinent.
January 20, 2026
És un exemple més de com l’esfera privada és un espill de les grans estructures de dominació i poder. Redacció accessible, directa i sense floritures (com haurien de ser les ciències socials!), una ètica científica admirable, una metodologia impecable… per a aquells i aquelles amb por de llegir un gènere no narratiu, és un llibre meravellós per endinsar-se sociologia (confesse que és el primer assaig que llig en la meua vida que m’ha enganxat). I per aquells que ja tenen amb un recorregut en les ciències socials, aprendreu i aplicareu la vostra mirada en un camp molt poc habitual.
April 19, 2025
Bien que je n'aie jamais exercé en tant que sociologue, j'aime de temps en temps revenir à mes études. Dans ce cas, il s'agit d'un travail intéressant – et nécessaire – sur une activité économique qui, en raison de ses particularités, reste cachée des actualités. Comme toujours, une étude qui me fournit des informations détaillées sur le sujet traité, tout en le faisant de manière agréable, mérite cinq étoiles.
April 15, 2025
Eat the rich
Me ha parecido un estudio sociológico de lo más interesante. Está atravesado por cuestiones de clase, raza y género. Merece mucho la pena.
Me hubiera gustado que me sorprendiera más, pero los ricos (la clase dominante) es tan despreciable como parece. En el libro se narra el abuso de poder, la falsa meritocracia para justificar su lugar de privilegio, el abuso sexual al servicio... Y todo expuesto de una manera en la que se explican las opresiones de manera que puedes entender cómo se ejercen en esa relación laboral y de poder. Y con testimonios de las trabajadoras del hogar que son oro.
Dejo algunas frases para enmarcar:
"Los ricos (...), consideran que el hecho de que les sirvan responde a una necesidad, no a una comodidad. La primera vez que un multimillonario me explicó que realmente necesitaba tener servicio doméstico, que no era un capricho, pensé que bromeaba. ¿Cómo iba a tomarme en serio semejante necesidad, si la inmensa mayoría de la gente vive sin servicio alguno? De hecho, los historiadores subrayan que el servicio de la nobleza es para ostentar, que es comparable a las galas, es decir que, en el fondo, se trata de un accesorio entre tantos otros que les sirve para alardear en sociedad. Resulta comprensible que un anciano, una persona con discapacidad o dependiente tenga ayuda a domicilio. En cambio, la mirada sociológica pone en entredicho la supuesta necesidad de que te atiendan varias sirvientas cuando uno, física y mentalmente, es capaz de hacer por sí mismo las tareas que les encomienda a ellas. Es llamativo que los ricos recurran a la palabra «necesidad»."
"Las criadas son conscientes de que pueden ser víctima de depredadores sexuales. En la medida en que trabajan en la intimidad de los patrones (...) De ahí que deban desconfiar de todos los hombres de la casa, incluidos sus compañeros de trabajo (...) estos actos son el colmo de la dominación que las grandes fortunas ejercen sobre el cuerpo de las mujeres que les sirven."
"Frente al fisco o la justicia, las clases altas emplean distintas estrategias para justificar sus fraudes, sus corruptelas y otras prácticas ilegales. Gracias a su capital económico, cultural y social, dominan más el derecho que el resto, se permiten sortear las leyes e interpretarlas a su favor."
"Las grandes fortunas se sienten menos legitimadas para dominar a individuos que se les asemejan."
"... En tanto que tránsfugas que pasan de una clase social a otra y descubriendo un mundo diametralmente opuesto al suyo, el de la aristocracia y la gran burguesía, acaban apropiándose de los códigos de un universo que hasta entonces desconocían, donde logran sentirse a gusto durante gran parte del tiempo."
"No existe un mundo sin cargas domésticas"
"En lugar de reforzar los privilegios dejando al servicio doméstico en el ámbito de la ecuación de mercado, los poderes públicos podría crear un verdadero servicio público de ayudas y de servicios a domicilio, accesible para todas y para todos, que genere empleos estables que se beneficien de un estatuto protector equivalente al de los funcionarios y de unos ingresos dignos."
Me ha parecido un estudio sociológico de lo más interesante. Está atravesado por cuestiones de clase, raza y género. Merece mucho la pena.
Me hubiera gustado que me sorprendiera más, pero los ricos (la clase dominante) es tan despreciable como parece. En el libro se narra el abuso de poder, la falsa meritocracia para justificar su lugar de privilegio, el abuso sexual al servicio... Y todo expuesto de una manera en la que se explican las opresiones de manera que puedes entender cómo se ejercen en esa relación laboral y de poder. Y con testimonios de las trabajadoras del hogar que son oro.
Dejo algunas frases para enmarcar:
"Los ricos (...), consideran que el hecho de que les sirvan responde a una necesidad, no a una comodidad. La primera vez que un multimillonario me explicó que realmente necesitaba tener servicio doméstico, que no era un capricho, pensé que bromeaba. ¿Cómo iba a tomarme en serio semejante necesidad, si la inmensa mayoría de la gente vive sin servicio alguno? De hecho, los historiadores subrayan que el servicio de la nobleza es para ostentar, que es comparable a las galas, es decir que, en el fondo, se trata de un accesorio entre tantos otros que les sirve para alardear en sociedad. Resulta comprensible que un anciano, una persona con discapacidad o dependiente tenga ayuda a domicilio. En cambio, la mirada sociológica pone en entredicho la supuesta necesidad de que te atiendan varias sirvientas cuando uno, física y mentalmente, es capaz de hacer por sí mismo las tareas que les encomienda a ellas. Es llamativo que los ricos recurran a la palabra «necesidad»."
"Las criadas son conscientes de que pueden ser víctima de depredadores sexuales. En la medida en que trabajan en la intimidad de los patrones (...) De ahí que deban desconfiar de todos los hombres de la casa, incluidos sus compañeros de trabajo (...) estos actos son el colmo de la dominación que las grandes fortunas ejercen sobre el cuerpo de las mujeres que les sirven."
"Frente al fisco o la justicia, las clases altas emplean distintas estrategias para justificar sus fraudes, sus corruptelas y otras prácticas ilegales. Gracias a su capital económico, cultural y social, dominan más el derecho que el resto, se permiten sortear las leyes e interpretarlas a su favor."
"Las grandes fortunas se sienten menos legitimadas para dominar a individuos que se les asemejan."
"... En tanto que tránsfugas que pasan de una clase social a otra y descubriendo un mundo diametralmente opuesto al suyo, el de la aristocracia y la gran burguesía, acaban apropiándose de los códigos de un universo que hasta entonces desconocían, donde logran sentirse a gusto durante gran parte del tiempo."
"No existe un mundo sin cargas domésticas"
"En lugar de reforzar los privilegios dejando al servicio doméstico en el ámbito de la ecuación de mercado, los poderes públicos podría crear un verdadero servicio público de ayudas y de servicios a domicilio, accesible para todas y para todos, que genere empleos estables que se beneficien de un estatuto protector equivalente al de los funcionarios y de unos ingresos dignos."
December 25, 2025
me ha parecido súper interesante! este libro ha satisfecho mi curiosidad maruja sobre la vida de los más ricos, y cómo controlan y explotan a su servicio doméstico colmándoles de regalos y dinero, pero a la vez quitándoles lo que nunca nunca se recupera: el tiempo, la vida
y luego que te digan que tu trabajo te debe realizar, amigas: el opio del pueblo
bueno suficientes comentarios marxistas por este año supongo, en 2026 se vienen más y mejores
y luego que te digan que tu trabajo te debe realizar, amigas: el opio del pueblo
bueno suficientes comentarios marxistas por este año supongo, en 2026 se vienen más y mejores
July 15, 2023
Très bonne étude sociologique sur l'univers des domestiques des "ultra-riches", et leur rapport complexe et ambivalent à leur employeur, dont ils connaissent l'intimité tout en n'appartenant pas réellement au cercle familial.
L'implication personnelle de l'auteur dans cette étude (elle s'est fait employer dans plusieurs familles, a suivi des formations de domestiques, est entrée en contact avec un très grand nombre de domestiques et d'employeurs) donne une vraie chair au texte.
J'ai apprécié la rigueur de la recherche.
J'ai également noté et apprécié le fait que les domestiques, quand désignées au pluriel, le soient systématiquement au féminin même si il y a bien des hommes domestiques ; cela surprend un peu, grammaticalement, mais j'ai apprécié la démarche.
L'implication personnelle de l'auteur dans cette étude (elle s'est fait employer dans plusieurs familles, a suivi des formations de domestiques, est entrée en contact avec un très grand nombre de domestiques et d'employeurs) donne une vraie chair au texte.
J'ai apprécié la rigueur de la recherche.
J'ai également noté et apprécié le fait que les domestiques, quand désignées au pluriel, le soient systématiquement au féminin même si il y a bien des hommes domestiques ; cela surprend un peu, grammaticalement, mais j'ai apprécié la démarche.
March 15, 2025
Un genial estudio de las relaciones sociales entre una élite que acepta convivir y una clase trabajadora que acepta obedecer. La honestidad sociológica del trabajo de Delpierre es notable, hasta el punto de analizar su propio punto de partida y sus propios prejuicios para depurar sus propias observaciones. El resto: las anécdotas, los abusos, las sorpresas, lo habitual... Cae por su propio peso.
February 15, 2025
Franchement trop court, et conclusion ✨
June 19, 2026
Une enquête sociologique au sein du monde clos des ultra-riches. Bien que la méthode scientifique soit nuancée et s'attache à décrire la complexité des rapports de dominations, certains témoignages sont glaçants : non seulement le code du travail n'existe pas dans ces milieux, mais en plus les riches pratiquent de l'optimisation fiscale a tout va sur le dos de personnes qui ne toucheront aucune retraite ni droit au chômage. On est bien tenté de taxer les grandes fortunes apŕès tout ça.
August 4, 2026
Ça se lit très bien, les anecdotes sont ahurissantes (on a tous oublié que y a des gens qui habitent dans des châteaux avec 10 putains de domestiques merde) mais il manque quelque chose
August 26, 2026
Un peu vibe "les pieds sur terre" (sur france culture pour les incultes 😮💨🫣)! Ça rend la lecture hyper fluide.
🙏🙂↕️EAT THE RICH🧍
🙏🙂↕️EAT THE RICH🧍
August 28, 2026
Wow!
August 9, 2026
Lectura molt molt recomanable
May 20, 2025
une enquête impressionnante. vraiment accessible comme les sciences sociales devraient l’être 🔥🔥
October 1, 2024
J'ai beaucoup apprécié l'introduction, où l'autrice confond la bonne et son employeuse : les places de chacun ne sont pas si évidentes que cela, quoi que semblent en dire les (super-)riches.
L'autrice répond à plusieurs questions, notamment : pourquoi employer des domestiques de nos jours ? N'est-ce pas quelque chose de complètement dépassé ? Pour maintenir son rang : pour les quelques un·es qui seraient passés de classe populaire / pauvre / riche sans domestiques à super-riche, il s'agit d'une manière de marquer son entrée dans ce nouveau cercle (tous les voisins en ont). Il y a là un apprentissage à faire (alors que certains enfants ont grandi avec : des bonnes, des lingères, une nanny, un majordome, un chauffeur...). Cela leur permet aussi de déléguer les tâches reproductives pour devenir encore plus riche (d'ailleurs, le travail de management des domestiques est très féminin : le mari paie et ne s'en occupe pas davantage, la femme supervise, donne des ordres au quotidien...).
J'apprends que certain·es domestiques gagnent très bien leur vie : les majordomes (jusqu'à 6000 ou 8000 euro par mois) ou les gouvernantes. Iels ont des cadeaux en nature : sacs à main de grande marque... On entre par le côté doré de la domesticité, qui peut être considéré par des personnes issues de milieu populaires, souvent femmes (80% des domestiques le sont), racialisées comme une manière de réussir professionnellement. Servir les riches, c'est voir la richesse déteindre sur soi (hexis, ethos) dans une certaine mesure.
Et puis il y a le côté plus sombre de la cage, car c'est après tout une cage. Oui, les domestiques peuvent être très bien payé·es mais c'est à ce prix qu'on achète leur disponibilité illimitée. Elles ne sont certainement pas au 35 ou aux 42 heures (c'est plutôt le double). Les patron·nes leur sucrent régulièrement leur jour de congé heobdomaires (quand elles en ont un) parce qu'il y a une fête à préparer / des invité·es / ... De là, cela forge une certaine solitude qui rapproche d'autant plus les domestiques de leurs patron·nes. Les patron·nes sont d'une exigence infinie. Il y a des anecdotes mi-croustillantes, mi-horripilantes : une patron·ne qui se plaint du fait qu'une de ses domestiques ne semble jamais se souvenir qu'elle veut non pas trois mais deux glaçons dans son verre d'eau, une autre qui veut un agrume pressé tous les jours (soit un citron, soit un pamplemousse, soit une orange, ce qui fait que tous ces fruits doivent toujours être disponibles, et le jour où le pamplemousse qu'elle demande se révèle moisi et la contraint à accepter un jus d'orange, elle dire tout haut devant sa bonne "je vais peut-être changer de bonne, moi!").
Quand il existe, le contrat de travail ne couvre qu'une partie du travail effectué. Le reste n'est pas déclaré : les domestiques travaillent au noir, sont récompensées en nature... Quand elles sont payées moins que le SMIC, les patrons le justifient en disant "elles gagnent beaucoup plus qu'au Sri Lanka/...". Quand elles vivent dans un cagibi, "elles pourraient dormir sous les ponts". Bref, les (super-)riches font les économies qu'ils souhaitent (après tout, il n y a certainement pas une limite dans l'offre du travail domestique dans notre économie mondialisée).
Il y a des répétitions (le concept d'illusio répété tt au long du livre).
J'ai apprécié la conclusion : une nouvelle domesticité semble s'immiscer même dans la vie des classes moyennes. On peut payer pour tout un tas de services pour se décharger des tâches domestiques (livreurs uber et cie, drive, notamment). Elle pose la question suivante : "Quel sens a une société où il faut à tout prix se délester des tâches les plus vitales, au sens propre et figuré, et se faire servir par les pauvres, les immigrés, les femmes ?"
L'autrice répond à plusieurs questions, notamment : pourquoi employer des domestiques de nos jours ? N'est-ce pas quelque chose de complètement dépassé ? Pour maintenir son rang : pour les quelques un·es qui seraient passés de classe populaire / pauvre / riche sans domestiques à super-riche, il s'agit d'une manière de marquer son entrée dans ce nouveau cercle (tous les voisins en ont). Il y a là un apprentissage à faire (alors que certains enfants ont grandi avec : des bonnes, des lingères, une nanny, un majordome, un chauffeur...). Cela leur permet aussi de déléguer les tâches reproductives pour devenir encore plus riche (d'ailleurs, le travail de management des domestiques est très féminin : le mari paie et ne s'en occupe pas davantage, la femme supervise, donne des ordres au quotidien...).
J'apprends que certain·es domestiques gagnent très bien leur vie : les majordomes (jusqu'à 6000 ou 8000 euro par mois) ou les gouvernantes. Iels ont des cadeaux en nature : sacs à main de grande marque... On entre par le côté doré de la domesticité, qui peut être considéré par des personnes issues de milieu populaires, souvent femmes (80% des domestiques le sont), racialisées comme une manière de réussir professionnellement. Servir les riches, c'est voir la richesse déteindre sur soi (hexis, ethos) dans une certaine mesure.
Et puis il y a le côté plus sombre de la cage, car c'est après tout une cage. Oui, les domestiques peuvent être très bien payé·es mais c'est à ce prix qu'on achète leur disponibilité illimitée. Elles ne sont certainement pas au 35 ou aux 42 heures (c'est plutôt le double). Les patron·nes leur sucrent régulièrement leur jour de congé heobdomaires (quand elles en ont un) parce qu'il y a une fête à préparer / des invité·es / ... De là, cela forge une certaine solitude qui rapproche d'autant plus les domestiques de leurs patron·nes. Les patron·nes sont d'une exigence infinie. Il y a des anecdotes mi-croustillantes, mi-horripilantes : une patron·ne qui se plaint du fait qu'une de ses domestiques ne semble jamais se souvenir qu'elle veut non pas trois mais deux glaçons dans son verre d'eau, une autre qui veut un agrume pressé tous les jours (soit un citron, soit un pamplemousse, soit une orange, ce qui fait que tous ces fruits doivent toujours être disponibles, et le jour où le pamplemousse qu'elle demande se révèle moisi et la contraint à accepter un jus d'orange, elle dire tout haut devant sa bonne "je vais peut-être changer de bonne, moi!").
Quand il existe, le contrat de travail ne couvre qu'une partie du travail effectué. Le reste n'est pas déclaré : les domestiques travaillent au noir, sont récompensées en nature... Quand elles sont payées moins que le SMIC, les patrons le justifient en disant "elles gagnent beaucoup plus qu'au Sri Lanka/...". Quand elles vivent dans un cagibi, "elles pourraient dormir sous les ponts". Bref, les (super-)riches font les économies qu'ils souhaitent (après tout, il n y a certainement pas une limite dans l'offre du travail domestique dans notre économie mondialisée).
Il y a des répétitions (le concept d'illusio répété tt au long du livre).
J'ai apprécié la conclusion : une nouvelle domesticité semble s'immiscer même dans la vie des classes moyennes. On peut payer pour tout un tas de services pour se décharger des tâches domestiques (livreurs uber et cie, drive, notamment). Elle pose la question suivante : "Quel sens a une société où il faut à tout prix se délester des tâches les plus vitales, au sens propre et figuré, et se faire servir par les pauvres, les immigrés, les femmes ?"
June 27, 2025
Passionnant récit sur la domesticité, ses ressorts, l’héritage colonial, la reproduction du schéma patriarcal, avec des témoignages de domestiques et employés.
July 17, 2025
Una socióloga entrevista señoritos y criados, llegando a trabajar en casa fina, para escribir su tesis sobre las motivaciones que llevan a unos a trabajar así y a otros a tener numeroso servicio doméstico, relaciones de poder, etc.
De la tesis sacaron este ensayo, que va perdiendo interés según avanzan los capítulos. Pocas revelaciones sobre “la intimidad de la élite”, muchas historias tristes de “internas” explotadas en la muy civilizada Francia, sexismo, racismo. El estilo se me hizo pesado y repetitivo y la traducción tiene unos cuantos fallos.
De la tesis sacaron este ensayo, que va perdiendo interés según avanzan los capítulos. Pocas revelaciones sobre “la intimidad de la élite”, muchas historias tristes de “internas” explotadas en la muy civilizada Francia, sexismo, racismo. El estilo se me hizo pesado y repetitivo y la traducción tiene unos cuantos fallos.
September 10, 2024
Bel essai, édifiant sur certains points, mais assez accessible à la lecture qui permet de mettre en perspective un métier peu connu au final. Seul "défaut" quz je trouverais seraient certains point abordés dans la conclusion de l'étude avec le parallèle des travailleur.euse.s de service de livraison et autre qui laissaient un goût de trop peu, mais en même temps le sujet vaut une étude à lui seul.
Ah oui et eat the rich évidemment
Ah oui et eat the rich évidemment
November 16, 2025
Adorei ! O livro mostra a perspectiva das domésticas sem demonizar ou canonizar os super-ricos. É fácil de ler e tem muitas referências e depoimentos.
November 17, 2025
Alizée Delpierre vient de me réconcilier avec les essais. J'ai ADORÉ cette enquête.
Passionnée par la sociologie du goût depuis la BD de vulgarisation de Tiphaine Rivière mais trop impressionnée pour l'instant pour attaquer Bourdieu, je suis SI HEUREUSE de découvrir une sociologue qui ose rompre avec les normes universitaires - qui ne sont elles même pas neutres et contribuent à solidifier les rapports de domination. Le livre est non seulement intelligible et accessible, mais il est surtout passionnant. En partant de trajectoires réelles, d'émotions et de concret (Bourdieu aurait dit que c'est une expression de mon "goût populaire" et il aurait eu raison 🙄) et en évitant l'habituel vocabulaire conceptuel et les statistiques interminables, Delpierre frappe tellement large et juste. Je suis extrêmement reconnaissante que ce livre soit arrivé entre mes mains.
Bref, un featuring improbable entre Downton Abbey et Bourdieu et la conclusion est sans appel : EAT THE RICH ✨
Passionnée par la sociologie du goût depuis la BD de vulgarisation de Tiphaine Rivière mais trop impressionnée pour l'instant pour attaquer Bourdieu, je suis SI HEUREUSE de découvrir une sociologue qui ose rompre avec les normes universitaires - qui ne sont elles même pas neutres et contribuent à solidifier les rapports de domination. Le livre est non seulement intelligible et accessible, mais il est surtout passionnant. En partant de trajectoires réelles, d'émotions et de concret (Bourdieu aurait dit que c'est une expression de mon "goût populaire" et il aurait eu raison 🙄) et en évitant l'habituel vocabulaire conceptuel et les statistiques interminables, Delpierre frappe tellement large et juste. Je suis extrêmement reconnaissante que ce livre soit arrivé entre mes mains.
Bref, un featuring improbable entre Downton Abbey et Bourdieu et la conclusion est sans appel : EAT THE RICH ✨
April 27, 2025
Une enquête sociologique très fluide qui se lit comme un roman. La complexité du sujet est bien explorée et les rapports de domination sont abordés sous différents angles. Ce qui m’a frappée c’est le concept de l’illusio de la domesticité chez les riches qui fonctionne comme un storytelling trompeur et qui peut être mis en parallèle avec beaucoup d’autres expériences humaines qui sont idéalisées comme le mariage, la grossesse, le statut social … Le livre m’a aussi interpelée à titre personnel car j’ai grandi au Maroc entourée de personnel (ce qui est répandu dans les classes aisées). Le malaise m’a toujours paru évident entre le décalage des conditions de vie et j’ai assisté à des discussions très pénibles où des bourgeoises gâtées et oisives se plaignaient longuement de leurs « bonnes ».
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