Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.
J’ai été littéralement emportée par Chimère de Julie Wolkenstein. Impossible de le lâcher. Le récit est remarquablement construit, parfaitement ficelé, avec une tension qui ne faiblit jamais. Et surtout, des personnages profondément humains, tous attachants, même dans leurs zones d’ombre. J’ai aimé le style le ton le sujet!
C’est un roman qui résonne fortement avec notre époque. Il aborde avec plus ou moins de subtilité des sujets brûlants : les violences faites aux femmes, #MeToo, Harvey Weinstein, le gaslighting ou encore la manière dont la ville devient parfois un espace d’insécurité pour les femmes. Une phrase, répétée en italien, agit comme un leitmotiv : ce sont toujours les hommes qui agressent les femmes. Le propos peut sembler parfois à charge, mais il a le mérite de poser une réalité difficile à contourner. Le roman interroge aussi, en filigrane, notre rapport au présent, au déni, à cette forme de “wokisme” contemporain. Brillant! Et, en refermant ce livre, une envie immédiate : me plonger dans Portrait de femme de Henry James.
Pour le côté polar : nul. Il n'y a aucun mystère, nada. Elle nous dit qui est l'assassin dès le début. Pourquoi ??
Pour l'écriture : nul aussi. Je m'attendais à ce qu'il y ait une petite recherche stylistique, vu qu'elle utilise une narration différente selon les parties (un mail dicté à une secrétaire, une femme qui se parle à elle-même à voix haute, un dossier de recherche d'une journaliste, une psychanalyse). Pfff. Elle a tellement rien donné que la voix de chaque perso est quasiment interchangeable avec toutes les autres. Elle n'a même pas essayé de leur donner des niveaux de language différents, des champs lexicaux personnalisés,... rien. Elle est prof de littérature, putain ! Pire : elle a réussi à rendre ça lourdingue. Alors que personnellement, j'aime bien ce genre de narrations. Mais ça ne marche pas, ça a des bottes de plomb.
Même si le roman se lit facilement et vite, on s'emmerde. Il ne se passe rien. C'est pas intéressant. Ça ne sert à rien. Par exemple, dans la dernière partie, elle nous raconte pendant des plombes comment un personnage a fait un voyage de Rome à Paris (voyage dont on est déjà parfaitement au courant), on s'attend donc à un twist, une révélation qui retournera tout le roman. Non, nada. Pourquoi elle perd autant de temps à faire ça ? Je ne sais toujours pas. Il n'y a pas de sous-texte, de meta-texte. Franchement aucun spoiler là dedans : il ne se passe absolument rien dans la dernière partie, on la supprime, le roman reste le même.
J'ai vraiment l'impression qu'on s'est foutu de ma gueule. C'est pas assez mauvais pour mériter 1 seule étoile (l'équivalent d'un zéro absolu, selon mon barème), mais ça reste un peu un gâchis de papier.
(3,5) J’ai beaucoup aimé le découpage et la narration avec la voix de 5 femmes sous 5 formes différentes. Le livre se lit super vite et me fait reconsidérer mon aversion initiale pour les romans policiers.
3,5/5 J’ai bien aimé cette histoire de femmes et de secret, racontés par elles mêmes sur une période d’une cinquantaine d’années : des seventies au confinement de 2020. Il y a un fond féministe d’une grande évidence tout en étant parfaitement discret. Et les décors italiens et français choisis par l’autrice offrent un paysage parfaitement adapté à ce ton de confidences tardives. Chacune des protagonistes offre un portrait de femme différent, on ne s’ennuie pas et même si on se doute (tout en l’espérant) du mot de la fin, cela ne gâche en rien la lecture. Si vous venez d’une famille de femmes vous adorerez.
« Je ne partage pas ton horreur du mensonge. Tu es journaliste, moi je n’aime que les fictions. Pour résumer : je crois que la vérité peut vous broyer bien davantage que le mensonge. Et que la frontière entre les deux est mince et fluctuante. »
Les ++++ Tendresse pour ce qu’elle a cherché à faire en se focalisant sur des dialogues intérieur de femmes en changeant à chaque chapitre de support (mail, monologue intérieur, visites chez le psy en visio, enquête journalistique/journal intime) Le concept de 5 femmes qui racontent le meurtre d’un homme qu’on devine oppresseur est séduisant
Les —— Objectivement pas très bien écrit (tell and no show) Rebondissement abracadabrantesques vraiment pas nécessaire (l’affaire de la chimère d’ADN ne sert à rien) On évoque les codes d’un roman policier alors que les indices sont mal dispersés et peu crédibles Motivations des personnages qui ne m’ont pas convaincus
Une scène notable : peut être la description de la fête sur le rooftop de la sœur du type assassiné, avec trois des personnages qui interagissent et cette scène racontée plusieurs fois de plusieurs locuteurs
2⭐️ Je me sens obligée d’être un peu dure car j’ai senti l’ambition mis dans le livre mais ça n’a vraiment pas fonctionné sur moi. Le principe d’une narration a 5 voix autour d’un même fait, avait tout pour me plaire - mais ici, l’autrice l’a combiné avec 5 différents média (email, se parler à soi-même, « enquête » journalistique, psychanalyse et narrateur omniscient). À part la psychanalyse, le reste n’est vraiment pas très bien écrit. L’e-mail de la grande tante aurait dû être un vocal- même dicté un e-mail ne ressemble pas à ça.
Ensuite l’histoire… n’est pas très intéressante, peu de rebondissements pour un « policier », et beaucoup de répétitions autour des mêmes événements sans vraiment que le changement de point de vue n’apporte de nouvelles révélations.
Plutôt 3,5. Un peu déçue par une « exécution » de l’idée d’une narration à la Rashomon ( plusieurs personnes racontent la même histoire) pas à la hauteur et c’est trop long. Chaque vision n’apporte pas suffisamment d’inédit et les événements sont relatés de façon trop similaire tant dans leur déroulé que par le style malgré une forme qui se voulait variée ( courriels, extraits documentaires ou psychanalyse). C’est dommage car l’atmosphère du moment ( confinement de 2020, années 90 ou même avant) est bien rendue et les personnages et leurs relations sont attachants sauf le méchant qui finit assassiné , on le sait dès le départ et par qui !
10 eme de la sélection du prix inter et dernier Un gros coup de cœur !!! 5 portraits de femmes dans la forme d’un livre choral raconte sa version de l’histoire . Dans la forme d’un livre policier , Drôle haletant sur une musique disco
So tedious it's a wonder the author managed, day after day, to keep on writing it. The reason for her steadfastness? She obviously thinks she is terribly clever to have come up with an update of "Portrait of a Lady" in the world of Covid 19 and #MeToo! Why I bothered to finish reading it is the greater mystery.