Un criminel vieillissant qui rêve d’un dernier voyage lucratif.
Un jeune ambitieux bourré de talent qui espère se faire un nom pour lui-même.
Une nouvelle biodrogue qui branche le cerveau directement sur le monde virtuel.
Un périple dans la nuit, au cœur des Laurentides, qui révèlera le prix à payer pour atteindre le succès.
Dans Les Mille et une nuits, Shéhérazade racontait les sept voyages fantastiques qui forgèrent le destin et la fortune de l’aventurier Sinbad. Dans cette version trash des Contes Interdits, Sinbad se dévoile et livre à son compagnon le terrible secret qui lui a permis de surmonter toutes les épreuves...
Né en 1976, Simon-Pierre Pouliot, alias Vic Verdier, est diplômé de l’Université Laval, en histoire, et de l’Université McGill, en communications. Il travaille depuis plus de 10 ans pour le Cirque du Soleil. Il a publié L’appartement du clown en 2010, chez XYZ.
Et si une drogue permettait de vivre des expériences en réalité virtuelle comme si elles étaient réellement vécues ?
Dans ce Conte Interdit, on suit Vic, employé chez Sinbad Transport, une entreprise dirigée par un homme richissime dont la réussite l’obsède. Persuadé que son patron doit son succès à un simple coup de chance, Vic ne se doute pas de ce qui se cache réellement derrière cette incroyable ascension…
Jusqu’au jour où Sinbad le convoque dans ses bureaux pour parler business. Vic découvre alors les coulisses d’un trafic mêlant drogues, expériences de réalité virtuelle ultra-réalistes et activités particulièrement douteuses. En parallèle, Sinbad lui raconte ses voyages et les expériences qui l’ont mené au sommet. Et Vic va rapidement comprendre que la chance ne mène pas forcément au succès… mais les mains sales, oui.
Quelle réécriture de folie ! 🤯
J’ai adoré la manière dont le conte de Sinbad a été revisité. On retrouve les éléments du conte original, mais plongés dans des thématiques modernes et hyper actuelles.
J’ai aussi beaucoup aimé l’alternance entre le présent de Vic et le passé de Sinbad, même si je me suis parfois un peu perdue avec le nombre de personnages.
L’intrigue est totalement digne d’un Conte Interdit : trafic d’êtres humains, torture, corruption, mais surtout une réflexion passionnante autour de la réalité virtuelle, des limites de la science et des dangers de l’évolution technologique.
Et ce plot twist final… WOUAH. 😱 Je ne l’avais absolument pas vu venir ! On réalise alors à quel point l’histoire est bien construite et parfaitement ficelée.
Mais ce que j’ai le plus aimé, ce sont les réflexions que le récit soulève : Qu’est-ce que la réussite lorsqu’elle est construite sur la corruption ? Les personnes que nous admirons sont-elles réellement admirables ? Que signifie vivre lorsque le monde réel et la condition humaine ne nous suffisent plus ?
Et pour moi, ce livre représente aussi très bien le mythe d’Icare : à force d’en vouloir toujours plus, de vouloir dépasser les limites et de se rapprocher du soleil… on finit parfois par se brûler les ailes.
Je suis toujours heureuse de retrouver la plume de Vic Verdier. Cet auteur a le don de me faire plonger dans ses histoire comme si j'y étais, de me faire sentir fébrile, anticipant ce qui s'en vient avec une fascination morbide, même quand c'est rough. Il a aussi une adresse certaine pour me faire aimer ses personnages, de sorte que même les plus haïssables me sont sympathiques. Ce roman ne fait pas exception.
On y retrouve son humour caractéristique un peu baveux sur les bords qui me fait toujours craquer, des personnages aux prénoms empruntés à des connaissances dont certains qu'on peut d'ailleurs associer à ses collègues auteurs, des références musicales et même quelques personnages de ses romans précédents.
J'ai aussi beaucoup aimé que l'histoire de Vic soit interrompue par les récits de voyages de Sinbad. Ça nous permet de mieux comprendre son cheminement, comment il s'est rendu où il l'est avec le succès et l'argent qui vient avec. Ça nous garde en haleine, impatients de savoir ce qui les attend Vic et lui, lors de ce 7e voyage.
Quel rôle la chance occupe-t-elle réellement dans le succès de Sinbad?
Encore une agréable (quoi que sordide) lecture signée Vic Verdier!
Pas le pire Conte interdit que j'ai lu, mais certainement pas le meilleur. En fait, c'était un peu... plate comme lecture. Beaucoup de racontar, d'histoires... Peu de tortures ou de sexe gratuit (ce dont je suis quand même contente). C'est juste qu'on ne sait pas trop vers quoi l'histoire souhaite se tourner. La petite twist à la fin de l'histoire m'a fait sourire, j'avoue, mais c'est long avant d'y arriver et je ne suis pas sûre que l'histoire arrive à nous garder suffisament intéressée.
J’adore les petits clin d’oeil avec d’autres romans, notamment celui-là ! Il faut absolument lire Jack et le haricot magique et Verdier pour ne pas gâcher les punchlines. Le respect des voyages de Sinbad et de ses aventures est vraiment là, par contre l’univers cruel enlève un peu l’idée que Sinbad est un bon marin.