J’ai apprécié l’environnement et l’ambiance de ce roman, avec cette Amérique ‘profonde’ et désertée et les différents conflits qui pouvaient en découler. Ca changeait de ce que j’ai pu lire avant et j’ai trouvé la plume de l’autrice agréable à lire. Il était facile de se plonger dans Blackleaf et de se l’imaginer. Cependant, j’ai eu énormément de mal avec le rythme de l’histoire et les personnages. Pour le rythme, j’ai souffert les cent premières pages. L’histoire s’installe et c’est assez long car plutôt que de faire avancer l’histoire, c’est surtout coucheries par ci, coucheries par là et j’avoue que c’est typiquement le genre de trucs que je déteste - en particulier dans les récits à la première personne où je me retrouve à partager les crises libidineuses de tous. Ce qui m’amène également à mon second point. Les personnages. A part Isaac à la limite, tous les narrateurs m’ont somptueusement déplus. J’entends que c’est réaliste, qu’ils ne sont pas parfaits, etc, etc mais franchement, partager leurs pensées à tous, c’était long et frustrant. D’autant plus que le bon sens manque singulièrement à l’appel. Certaines choses étaient si grosses que c’en était irréaliste. Jamais je ne pourrais prendre au sérieux une histoire/personnage où un flic va voir un suspect connu comme dangereux seul et sans vraiment dire quid à qui que ce soit. Certes, ça rajoute du suspens et du mélodrame mais j’ai du mal à croire qu’un policier puisse tant manquer de bon sens et ça tourne l’histoire en épisode des experts Miami pour moi. J’aime beaucoup les experts hein, mais ce n’est pas ce que je recherche en lecture. Le dénouement de l’affaire également n’était pas vraiment un mystère, assez prévisible mais le vrai point noir de l’histoire pour moi reste vraiment autour des multiples conflits amoureux entre les personnages. On n’était même plus sur un triangle amoureux mais sur un rectangle là et j’avoue que ce n’est pas le genre de choses que je recherche dans un policier.
2,5/5 Pas de temps mort, le titre n’est pas mensonger, il s’agit bien de fuir ou mourir pour nos personnages, le tout dans un cadre assez effrayant !
Les protagonistes ont peiné à me séduire en raison de leur côté légèrement caricatural. Dans mes lectures, j’apprécie les personnalités nuancées avec des défauts mais ici ils étaient trop peu attachants. Il faut dire que les histoires de tromperie à gogo ne me passionnent pas.
L’aspect enquête/polar reste plutôt intéressant avec des scènes difficiles qui font froid dans le dos, mais certains points m’ont paru peu crédibles.
La fin m’a pourtant agréablement surprise en apportant ce qui m’a manqué lors de la lecture, un peu de profondeur et de recul. Pourtant, des thèmes forts sont abordés dans ce livre, mais l’émotion a été trop absente à mes yeux.
Malheureusement, dans l’ensemble, je n’ai pas vraiment été embarquée à Blackleaf pour des raisons tout à fait personnelles.
Merci aux éditions Le livre de Poche pour ce livre dans le cadre de la Masse Critique Babelio.
Un suspens accrocheur avec de bons rebondissements. Les chutes sont assez prévisibles mais le fil conducteur repose autant sur la trame de l'enquête que sur l'évolution et les problématiques des différents triangles amoureux. La narration du point de vue de plusieurs personnes est plutôt efficace mais j’ai trouvé les personnages un peu trop prévisibles dans certains aspects. Cependant, les différents thèmes traités notamment par rapport à la société rurale américaine sont intéressants et bien abordés selon moi.
Primeiro e unico romance dessa autora. Escrito de maneira original: cada capitulo é um dos personagens (5) que escreve na primeira pessoa. Os capítulos se seguem de maneira harmoniosa. O enredo é absolutamente sem surpresas. O desfecho é conhecido com antecedência e sem surpresas. Tuudo com tela de fundo uma saga de uma familia rural do Montana.