« Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. »
Comment s'échapper de sa cage ? C'est l'obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu'il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons...
Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au cœur de l'arène, où l'ivresse du danger fait oublier la mort. Une fresque magistrale, portée par une écriture tendue et charnelle.
Extraits de chansons : p. 174, 234 : Renaud, « J'ai la vie qui m'pique les yeux », « Peau aime » ; p. 471 : Téléphone, « Un autre monde ».
Dans « Fauves », Mélissa Da Costa explore un sujet qui m’a touchée de près : la violence reçue en héritage. Sous le couvert d’un récit d’apprentissage se cache une exploration implacable de la transmission de la violence, de ses métamorphoses, et de sa capacité ou non à survivre aux fuites les plus désespérées. Fuir, est-ce guérir ? Comment résister à ce legs nauséabond ? Peut-on s’en échapper ?
Tony naît dans une famille où la tendresse n’a pas sa place. Là, les mots sont remplacés par des ordres, l’affection par la peur, l’éducation par les coups. Sa mère est partie en emportant son frère, eux aussi victimes de la violence d’André, le père. Lors d’une soirée funeste, Tony prend la fuite. Pour survivre, il doit partir, s’éloigner le plus possible de ce paternel toxique.
Le hasard le place sur le chemin d’un cirque ambulant. Cette communauté créée par la famille Pulko promet un nouveau commencement fait de vie nomade et de caravanes. Mais le refuge se révèle plus trouble qu’espéré. Car ce monde itinérant cache lui aussi ses hiérarchies féroces, ses non-dits, et ses règles implacables. Au cœur de ce microcosme se trouvent les « Fauves », leur dressage, les soins à leur prodiguer, les kilos de viande à leur donner, et les spectacles. Rapidement, celui qui s’est arraché à la violence domestique tombe dans une violence d’une autre nature.
Dès le commencement, dans « Fauves », la maison brûle de l’intérieur. L’agressivité et la brutalité imprègnent l’air et deviennent le climat dans lequel on grandit. Ceux qui l’ont connue savent que la violence se niche partout, que même un silence est capable de la faire émerger. Dans un tel foyer, on cesse de respirer, toujours à l’affût du moindre signe qui va la déclencher.
Mélissa Da Costa montre avec dextérité comment cette brutalité construit l’enfant morceau par morceau, et lui enseigne à répondre au monde par la méfiance et la rage. Elle sculpte et grave des réflexes dans la chair, elle contribue à construire une personnalité toxique. Tony, pour ne pas sombrer, et parfois bien inconsciemment, a adopté les codes de son bourreau de père. « Fauves » regarde en face ces moments où une victime intègre les logiques de domination qui l’ont écrasé, et les reproduit. En ce sens, même en partant, Tony emporte avec lui ce bagage invisible et lourd, des automatismes, des colères sourdes et des réactions disproportionnées. Ses blessures voyagent avec lui.
L’arrivée au cirque offre la promesse éblouissante d’un monde à part, vibrant, coloré, joyeux. Une véritable renaissance, une famille choisie, l’espoir d’une vie plus douce. « Fauves » se fait respiration. La beauté singulière de cet univers avec ses lumières qui percent la nuit, sa poussière dorée qui retombe sur la piste, sa communauté qui vit selon ses propres rythmes, fait espérer une existence semblable à ces enfances peuplées de magie et de féerie.
Mais rapidement, cet enchantement se fissure. Le monde circassien fonctionne lui aussi sur des rapports de pouvoir. Il s’alimente de lois non écrites et inamovibles, d’une hiérarchie implacable, de codes d’obéissance. Ainsi, Mélissa Da Costa démontre qu’un lieu qui sauve peut simultanément enfermer. L’abri se transforme en nouvelle cage. Et lorsque la violence s’organise en système, elle devient plus difficile encore à identifier. Elle revêt des habits de lumière, mais se déguise finalement en « nécessité professionnelle », en « tradition du métier », en « discipline ». Au sein de la famille, on appelait ça de la brutalité. Dans l’univers de paillettes, on nomme cela les règles. Les mots changent, mais le fond demeure.
« Fauves » explore la domination comme carburant. Tony vient d’un cercle où l’homme s’affirme en écrasant. Il atterrit dans un autre univers qui valorise une forme similaire de puissance : prouver sa valeur, tenir sa place, se construire une identité. La domination se maquille sans changer véritablement de nature. Dans la maison familiale, elle était sordide, instantanée, sans fard. Dans l’arène du cirque, elle devient presque esthétique. Sauf que le mécanisme reste identique : le rapport au vivant passe par la prise de contrôle. Ainsi, Tony vacille. Il ne veut pas devenir son père, mais il a peur de n’être rien.
Mélissa Da Costa excelle à montrer ces contradictions. Il rejette ce qui l’a détruit tout en le reproduisant, parce que c’est la seule grammaire qu’on lui a transmise.
Bien sûr, au cœur du roman, il y a le dressage des « Fauves », les vrais, lions, tigres, panthère nébuleuse. Ces « Fauves » sont en réalité une métaphore centrale vivante et un miroir terrible. Dresser un animal, c’est le forcer à renier ses instincts, à obéir contre sa nature, à devenir autre chose que lui-même. Exactement comme on « dresse » un enfant. Cet acte est chargé de sens moral et pose une question essentielle : que sommes-nous prêts à briser chez un être vivant pour obtenir une performance ? La couche de justifications pour expliquer les actes et ainsi recourir à la violence ne manque pas. Celle-ci, habillée de traditions, d’injonctions économiques, devient presque respectable, alors que la violence familiale fait honte.
Mais la maltraitance la plus redoutable n’est pas toujours celle qui laisse des bleus. Elle s’organise bien souvent en silence, parce que parler est dangereux. À travers certaines figures féminines, dont Sabrina, « Fauves » déploie une violence faite d’interdictions tacites, de culpabilisation, de peur de l’exclusion. Le cirque devient alors une cage collective, on vit côte à côte, dans une promiscuité permanente, et pourtant, on se retrouve seul face à ce qu’on endure. Tout le monde sait, mais personne ne dit ou ne réagit. La cohésion du groupe compte plus que l’individu.
On peut difficilement parler de « Fauves » sans décortiquer ce qu’il dit des femmes. Dans cet univers, elles n’ont pas accès à la même puissance. Les « Fauves » sont l’affaire des hommes, comme si la force, le danger, l’autorité ne pouvaient être que masculins. Le texte cartographie alors toute une série de violences spécifiques aux femmes… L’effacement, la place réduite, l’humiliation ordinaire. Par exemple, chez Sabrina, il y a une blessure intime qui devient un instrument de contrôle social. La souffrance est alors utilisée pour affaiblir et pour rabaisser. La violence genrée, celle qui enferme sans nécessairement tuer, encage les femmes dans une identité imposée sous couvert de normes ou de traditions.
« Fauves » raconte cette lutte sans merci que l’on se livre à soi-même : ne pas devenir ce qu’on haït ou ce qu’on a haï. Ainsi, il explore la contamination de la violence intérieure, celle qui vient des tripes, l’incontrôlable, la presque génétique. L’intrinsèque. Les moments où Tony devient exactement ce qu’il aurait voulu ne jamais être sont éprouvants. Il a été contaminé par cette violence, par cet héritage porté malgré lui. Un peu comme si ce legs pernicieux remontait à la surface quand il a peur, qu’il se sent humilié ou quand il perd pied. « Fauves » démontre alors que le combat le plus difficile n’est pas seulement contre ceux qui nous ont frappés, mais contre ce que leurs coups ont déposé en nous. Les « Fauves » ne sont pas seulement ceux des cages métalliques. Ils rôdent dans les hommes. Dans les pulsions mal maîtrisées. Dans la rage héritée.
Dans son dernier roman, Mélissa Da Costa impressionne par sa maîtrise de la tension narrative. « Fauves » avance comme on marche sur une corde raide. À tout moment, le lecteur sent que les choses peuvent basculer. L’intensité est continue, comme si l’autrice voulait que le lecteur ressente physiquement l’étouffement, l’instabilité, et l’alerte permanente.
Son écriture est extrêmement sensorielle, odeurs de poussière et de « Fauves », chaleur étouffante des caravanes, corps en souffrance, regards pesants et lourds de sens. Tout est palpable.
Elle parvient à décrire l’ambivalence des émotions, des actes et des gestes. L’introduction de la panthère nébuleuse montre à quel point l’éthique peut rapidement être rudoyée, en cherchant à imposer des résultats rapides de « dressage » pour obtenir une performance en s’affranchissant d’un temps nécessaire.
Le cirque sauve et emprisonne simultanément, à l’image de la tendresse présente, mais fragile. Tony est à la fois une victime, mais aussi une menace. J’ai aimé cette nuance qui évite le manichéisme. Le lecteur est toujours en zone grise, là où germe une situation d’inconfort.
« Fauves » génère une vraie palette d’émotions. De la colère à l’injustice, du malaise à la tristesse, de l’espoir à l’inquiétude. La violence rôde entre toutes les pages, mais une seule interrogation subsiste : comment ne pas devenir ce qui nous a détruits ?
« Fauves » rappelle que fuir ne signifie pas forcément s’échapper. On peut quitter une maison et un passé et continuer à vivre avec des ombres incrustées sous la peau… Il y a toujours des « Fauves » qu’on enferme… et d’autres qu’on porte en soi.
Roman reçu en service de presse — Chronique non rémunérée
Ça ne réinvente pas la poudre, l'écriture est moins fade que sur ses autres romans, j'espère que d'ici 2-3 romans supplémentaires je me réconcilierai tout à fait avec cette autrice. Par contre, j'ai toujours énormément de difficultés avec ses personnages féminins. Pour reprendre un terme anglo-saxon, je trouve que toutes sont des dérivées de la manic pixie dream girl, quand elles ne sont pas presque exclusivement définies par le prisme de la maternité ou de leur capacité (ou non) à prendre soin des autres.
RAJOUT: En lisant ses sources, je suis étonnée de constater qu'elle ne semble pas avoir discuté avec des personnes du milieu ou qui seraient vraiment concernées par la culture qu'elle dépeint.
Dans Fauves, Mélissa Da Costa fouille les cicatrices laissées par l’emprise paternelle et les répercussions intimes de cette virilité abîmée qui contamine tout. Tony, dix-sept ans, fugue pour échapper à la brutalité d’André, un père dont la force n’a jamais été qu’un masque de cruauté. Cet homme qui brandissait sa virilité comme une arme a façonné son fils en le privant de tendresse, de nuance et de toute possibilité d’être autrement qu’en tension, prêt à frapper ou à fuir. Tony prend la décision de quitter cette cage-là mais l’emporte en lui : le roman exprime avec une précision coupante à quel point on reste prisonnier de ce que l’on a tenté de fuir.
Au cirque, face aux fauves, cette contradiction se rejoue à chaque geste. Tony veut dompter, mais sans répéter la violence dont il est le produit. Il tremble à l’idée de devenir un double de son père et c’est pourtant cette même impulsion nerveuse et animale qui le hante dès qu’il se retrouve face aux bêtes qui le fascinent. La relation qu’il construit avec Asia, panthère magnifique et mystérieuse, devient alors un espace moral : comment maîtriser sans blesser ? Comment imposer une présence sans reproduire les réflexes hérités ? Mélissa Da Costa déploie ce combat intérieur avec une intensité quasi physique : on sent la lutte entre l’éducation reçue et le désir farouche d’inventer une force nouvelle, non plus brutale, mais sensible, patiente, presque aimante. Tony oscille, comme un équilibriste, entre deux espaces : celui où la domination se recompose et se réinvente et celui où la violence n’est jamais loin de rejaillir.
Cette tension trouve un écho dans la relation envoûtante et torturée qui lie Tony à Sabrina, figure vaporeuse et tragique, qui semble flotter au-dessus de sa propre vie. Leur lien est traversé par la même ambivalence : attirance, danger, besoin de sauver et besoin de fuir. Avec elle, Tony cherche à exister autrement, mais se heurte à ses contradictions les plus viscérales. Leur passion a quelque chose d’enfiévré, de clandestin, où désir, manipulation et besoin de reconnaissance s’enchevêtrent. Une relation incandescente qui nous fait presque suffoquer tant les enjeux qui s’y jouent sont essentiels pour l’intrigue.
Le roman est traversé par une surdose de virilité malsaine : dominance, rivalité, mépris des femmes, force exhibée comme seul langage possible. L’autrice la dissèque sans jamais la caricaturer, montrant comment elle se perpétue, comment elle se transmet, comment elle dévore ceux qui la subissent comme ceux qui l’exercent. C’est cette exploration qui donne à Fauves sa p uissance sombre, son souffle féroce.
Et, bien évidemment, il y a l’écriture de Mélissa Da Costa : hyper visuelle, sensorielle, presque cinématographique. On sent le sucre chaud, la poussière, le métal des cages, la tension électrique des soirs de spectacle. L’atmosphère est crépitante et habitée, on peut presque se mêler à la foule venant assister au spectacle ou errer sous le chapiteau une fois la nuit tombée.
Difficile de ne pas terminer cet avis sans parler de la conclusion du roman : une fin qui m’a complètement retourné tant elle est sublime et déchirante. Mélissa Da Costa y déploie un final poignant donne à l’ensemble du roman une dimension encore plus spectaculaire et bouleversante. Les dernières pages marquent au fer rouge et prolongent l’intensité déjà vertigineuse de ce récit.
J’ai adoré cette lecture pour sa complexité, pour la force de ses personnages et pour la manière dont l’autrice explore les zones les plus cruelles et les plus vibrantes de ce qui nous constitue. Fauves est un roman frappe par son personnage principal ni héros ni victime, par la douceur et la rage qui en émanent et par cette interrogation constante sur ce qui définit la frontière entre maitrise et abandon. Juste : sublime !
J’ai été quand même assez déçue par ma lecture. Pourtant je suis une fidèle lectrice de Mélissa Da Costa, je pense que c’est parce que le personnage principal était extrêmement antipathique : violent, impulsif, immature… Quand tu espères qu’il se fasse bouffer par une panthère à la page 50… Le livre en soi n’est pas si mauvais, mais disons que bof…
Bon mon premier de cette auteur et ca pas été un succès malheureusement 😅
L'ambiance lourde, sombre, pleine de violence était très difficile a "endurer", mais chapeau à l'auteur d'être capable d'aussi bien créer une ambiance.
Dès le début je ne voyais pas trop où l'histoire allait nous mener, et tout au long j'ai pas été capable de créer de liens avec les personnages. Aucun d'eux ne venaient me toucher.
Le lien entre la violence qu'à subi Tony et celle qui le suit et se perdure "malgré lui", tout ça mêlé avec sa relation avec les fauves c'était bien fait selon moi.
La fin, j'ai aimé l'ironie de tout ca. Il y avait pas d'autre façon de finir le tout selon moi.
2,5 ⭐️ Ça me fait de la peine de mettre une note aussi basse mais je n’ai vraiment pas aimé. C’est pas que c’est un mauvais livre mais peut-être que je n’étais pas dans ce mood? Toute cette violence qui est acceptée me mettait mal à l’aise et je n’ai aimé aucun des personnages. Et en tant que technicienne en santé animale/intervenante en comportement félin, la cruauté envers les animaux ça vient me chercher!
Fini y a qq jours mais j'avais pas encore la foi de faire ma review 2.5 J'aimais beaucoup les livres de Mélissa jusqu'à Tenir Debout... Dans Fauves, on suit Tony, et autour de lui gravitent Sabrina, Chavo, et un peu Matelo. Les autres personnages sont vraiment de la décoration, et j'ai trouvé ça dommage parce qu'ils auraient pu permettre d'en dire plus sur la culture tzigane dont on n'apprend pas grand chose, finalement, malgré les quasi 500 pages du roman. Les personnages ne m'ont pas semblé attachants DU TOUT, c'est juste glauque, y a une ambiance poisseuse dans ce livre, comme un mélange de sueur, de sang et de fumée de cigarette. (on peut reconnaître à Mélissa que l'ambiance est bien réalisée !) Pourtant j'aime bcp les persos complexes, toxiques etc. mais là jsp ça m'a pas convaincue et puis c'était vraiment terrible par moments, quoi. Dans un autre type de roman ça m'aurait peut être moins choquée ? Ou alors je suis devenue trop #woke ? La question reste ouverte... On voit que les conditions des femmes dans le cirque sont déplorables, et d'ailleurs rien ne change au cours du livre, ou presque. Y a beaucoup de violence : avec les animaux, entre humains (physique, psychologique, sexuelle)... super top.
Je ne comprends pas pourquoi le roman ne prend jamais le temps de se pencher sur le fait qu'une relation entre une femme de 28 ans et un homme de 17 ans, c'est PAS ok !!!!!!!!!! J'imagine que c'est parce qu'on suit le PDV interne d'un perso mais, vraiment, ça me soule, et j'ai pas tellement envie de chercher des justifications à ça, enft. Déjà dans Tenir debout on avait un 20 ans - 38 ans je crois... mdr... bref Ici, y a aussi des scènes de viol qui sont vraiment banalisées, je trouve, parce que ça donnait l'impression de 'il dit non plusieurs fois mais enft il est excité et waou finalement il veut et c tellement PASSIONNE' bah frère le consentement ça fonctionne pas comme ça ? Ça m'a dégoûtée. Le personnage de Chavo était un peu intéressant (vis-à-vis du MC) mais en fait non c'est juste un mari extrêmement violent, malveillant, toxique à un point effarant ; qui, tout en empêchant sa femme de VIVRE, va au club de strip tease et la trompe brefff... (quand j'y pense, j'imagine que sa femme ayant du se marier avec lui malgré leur quinzaine d'années d'écart + le fait qu'ils font bcp ça dans le cirque, elle a juste reproduit le schéma avec un autre perso mais vsy berk quoi)
Les moments où Tony devient dresseur et fait son #autrepersonnalité super #dark c'était TROP CRINGE dsl j'étais au bout de ma vie.
Le livre me marque quand même un peu pck waou la violence intergénérationnelle, utiliser la violence pour s'échapper d'un cycle de violence, tout ça... Mais ma note est nulle pck j'aime bien avoir des persos que je peux un peu comprendre ? Et là, les violences dont ils font preuve les uns envers les autres font que c'est impossible pr moi.
Spoilers: Par contre banger quand Sabrina fait tomber de la cendre dans la soupe de Tony et qu'elle lui dit qu'ils seront jamais quittes. Sauf que par ailleurs elle l'agresse donc... Ce qui se passe à la fin, avc la réf au feu, me fait me demander s'il y a pas un mini easter-egg avec la Doublure, ou alors ptet c moi qui vais trop loin !!!! Mais sinon, dcp, vu que ça m'a fait penser à la Doublure, ça m'a pas impressionnée. Juste berk arf + je me suis dit que le réalisme hmm jsp Déçue aussi par le fait qu'il y a pas d'avancée par rapport à la mère... Soulée par le trope de miscommunication qui survient à la toute fin et qui conditionne TOUTE la fin.
PS: je me permets de redire à quel point ça m'a choquée quand le MC a la pensée "Sabrina est plus belle depuis que son nez est déformé parce que son mari le lui a cassé en la frappant". Alors je sais que Tony n'est pas créé pour être apprécié par le lecteur mais quand même waow la SINGERIE !! Je pense que ce livre n'était juste #pas #pour #moi
Ce livre se laisse lire tout en étant moins bon que les anciens de Mélissa Da Costa. Est ce la pression de sortir un livre par an qui joue des tours à nos auteurs ? Ou peut être un contrat d’editeur qui vous y oblige ?… A méditer ! 3 ⭐️
On est ici dans un roman plus sombre que ce à quoi on est habitués avec Mélissa Da Costa. Tony fuit de chez son père après une altercation avec lui, avec qui il a grandir dans un climat de violence. Il se fait embaucher dans un cirque itinérant, où se déroule l’histoire.
Est-ce que, comme à son habitude, l’autrice a écrit un nouveau coup de coeur pour moi? Non. Malheureusement. Est-ce que j’ai détesté mon expérience? Non plus. On est dans un entre deux. J’ai bien aimé, mais sans plus. Voici mes raisons:
🌑 Le côté très sombre de ce livre m’a beaucoup moins rejointe. Le livre est bon en soit, mais j’accroche vraiment plus avec ses livres émouvants et pleins de lumière.
👊 La thématique de la violence était habilement abordée. L’effet de la violence que l’on reçoit, et celle que l’on donne. L’aspect psychologique m’intéresse toujours, même si dans ce cas j’ai moins accroché.
🧔 Tony. Je n’ai pas réussi à vraiment m’attacher à lui. Ses choix me faisaient soupirer. Ses actions me décourageaient. Je n’ai pas aimé son développement de personnage. Dans son ensemble, il est réaliste vis à vis de son passé, mais ça ne fonctionnait pas vraiment pour moi.
🐯 Les animaux etaient un plus pour moi. J’adore cette thématique! Et comme on parle de dressage de fauve, il y avait une sensation de danger qui venait régulièrement faire palpiter mon coeur.
🎪 La thématique du cirque. On ne la voit que très rarement en littérature selon moi. Étant une personne curieuse de nature, qui adore en apprendre plus sur les autres cultures et mode de vie, j’en aurais pris plus. Je trouve qu’on restait trop en surface à ce niveau.
Bref, c’était une lecture agréable, mais qui m’a moins rejointe. Si seulement Tony avait eu un meilleur développement de personnage, mon expérience aurait été bien différente.
Je reste tout de même une grande fan des romans de Melissa Da Costa et je lirai assurément le prochain.
✍🏼 Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort chaque fois que j’entre dans l’arène, […]. Je veux sentir la peur jusque dans mes os, reprendre mon souffle comme si c’était le dernier. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. Régner. Dominer. Triompher.
Le plus choquant dans tout ça c'est que Les Femmes du Bout du Monde, un de mes livres préférés all time, a été écrit par la même personne...
Suivre un adolescent violent avec des problèmes de gestion de la colère, des daddy issues, une misogynie exacerbée, une homophobie chronique et un caractère simplement détestable n'était pas dans mes plans pour 2026.
De plus, c'est sans compter sur la relation de ce (très) jeune homme de 17 ans avec une femme de 29 ans qui le blesse (physiquement et mentalement) à répétition (apparement pour Mélissa Da Costa dire non lors d'un acte sexuel ne suffit pas à l'interrompre et ça n'est jamais remis en question), je cite "Tu tuerais pour moi ?"... Girl come on
De même, aucun des personnages n'est appréciable ou développé au cours de l'intrigue, ce qui n'aide pas à s'engager dans la (longue) lecture. Encore il y aurait eu une critique de cet univers ou une explication de celui-ci... Ici, Mélissa Da Costa reste en surface et utilise le cirque uniquement comme atout scénaristique sans questionner son histoire ou remettre en question son cadre (extrêmement) sexiste.
P.S : On sent que le souhait de l'autrice d'écrire des dialogues réalistes entre en contradiction avec sa volonté d'écrire des belles phrases faites pour devenir des citations énigmatiques et spirituelles.
J'aurais du compter le nombre de fois où j'ai soufflé.
J’ai bien aimé ce roman, surtout l’univers du cirque que j’ai trouvé original et assez prenant. On a envie de comprendre le passé du personnage et de voir où tout ça mène. J’ai aussi trouvé intéressant la façon dont l’autrice montre que la violence se transmet d’une génération à l’autre : même si Tony rejette ça toute sa vie, on sent que ça finit quand même par ressortir chez lui.
Par contre la fin m’a un peu déçue… après autant de pages, je m’attendais à quelque chose de plus marquant. Plusieurs choses restent floues (Asia, sa mère, sa vie d’avant…), et j’ai eu l’impression qu’il manquait un vrai dénouement.
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C'est un des livres de Mélissa Da Costa que j'ai le moins aimé. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. L'univers du cirque ne m'a pas trop plu. Je préférais les premiers romans
2,5⭐️ « Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. »
Ouf. What a ride. 😮💨
Ce roman est de loin celui que j’ai le moins apprécié de Mélissa Da Costa (et c’est l’une de mes auteures favorites). 😕 On suit ici Tony, dix-sept ans, qui, voulant fuir le milieu violent dans lequel il a grandit, se réfugie dans un cirque itinérant où il escaladera les échelons pour se retrouver tout en haut. Assoiffé de gloire, de contrôle et de puissance, Tony marchera de plus en plus dans les traces de son père brutal et agressif.
« Cet amour-là, qu’il reçoit les bras écartés, cet amour-là est capable de tout réparer. »
Fauves explore les thèmes de la violence, sous toutes ses formes, du danger et de la soif du danger, de la domination et de la soumission, du pouvoir, du contrôle mais aussi des blessures et des cicatrices générationnelles, de la masculinité toxique et brisée, du cycle de violence qui se transmet de père en fils et qui détruit tout sur son passage. Famille, fauves, fatalité.
À plusieurs reprises, durant ma lecture, j’avais le sentiment de faire du voyeurisme. Beaucoup de passages m’ont semblé pervers et dépravés. Ça me rendait mal à l’aise. 😬 Je n’ai pas non plus apprécié les personnages, pour des raisons évidentes.
Je crois que je comprends l’intention de l’auteure avec ce roman : dépeindre, à travers l’obsession des fauves et le désir de les dompter, une mentalité tordue où la violence possède chaque partie du corps et de l’esprit. Où la rage peut s’exprimer pleinement et dangereusement. Et qu’il est impossible d’éviter ce terrible destin, que la violence vécue est la violence qu’on fait ensuite vivre. Je crois. 🤷🏻♀️
Mais l’histoire n’a pas résonné avec moi. Je ne pouvais me défaire de ce sentiment de malaise et d’inconfort en parcourant ces pages. Tout me paraissait tellement immoral. On est très loin de Tout le bleu du ciel ici. 🥲
Je ressors chamboulée de cette lecture. Tellement de rage et d’agressivité. Que dire de la fin! Une leçon de vie qui ne s’adresse pas à moi, mais que j’ai trouvé bien poétique à lire.
Dans Fauves, Mélissa Da Costa explore la violence intime héritée et la difficulté de se construire quand on a grandi sous l’emprise d’un père brutal. Tony a dix-sept ans lorsqu’il décide de partir. Fuir est une nécessité vitale, mais ce départ n’efface pas ce qui a été gravé en lui : la peur, la colère, l’instinct de survie. Le roman montre avec une lucidité bouleversante que l’on quitte un lieu, jamais totalement ce qu’il a fait de nous. Le cirque qu’il rejoint devient un espace de recomposition. Tony y découvre une communauté rude, soudée, codifiée, où chacun a une place à conquérir. Devant les fauves, il affronte une question essentielle : peut-on exercer une autorité sans reproduire la brutalité qu’on a subie ? La panthère Asia, aussi splendide qu’inquiétante, incarne ce défi. À travers elle, Tony apprend que la force peut être autre chose qu’un rapport de domination. Chaque geste, chaque regard devient un dialogue fragile entre contrôle et respect. Sa relation avec Sabrina prolonge ce tiraillement. Elle est insaisissable, lumineuse et dangereuse à la fois. Leur histoire n’a rien de paisible : elle est faite de désir, de dépendance, de silences lourds et de quêtes maladroites. Tony veut aimer autrement, mais ses blessures brouillent ses élans. L’autrice décrit ce lien avec une intensité qui serre la poitrine. Le roman dissèque une virilité toxique transmise comme un héritage empoisonné. Rien n’est simplifié : la domination détruit autant celui qui la subit que celui qui la croit nécessaire. L’écriture, très sensorielle, donne au cirque une présence presque charnelle : on sent la sciure, la chaleur des projecteurs, l’attente électrique avant l’entrée en piste. La fin, d’une beauté tragique, achève de bouleverser. Fauves est un roman sombre, puissant, profondément humain, qui interroge la frontière fragile entre survivre et devenir soi.
J’ai aimé l’ambiance sombre des personnages, la réalité de la vie au cirque et aussi la construction de Tony, qui tente tant bien que mal de s’en sortir mais ne parvient pas à s’échapper de sa nature profonde dans laquelle il a grandi : la violence. J’ai aimé entrer dans le monde du cirque, découvrir les bêtes et le peuple Tzigane.
Beaucoup de points restent tout de même assez questionnants : le peuple du cirque semble immense, comment arrivent-ils à tout financer ? La condition des femmes est peut-être réaliste, mais un peu trop poussée, trop extrapolée.
J’ai eu du mal à retrouver la plume de Mélissa Da Costa. J’étais dans un livre vraiment intéressant, mais j’ai vraiment à aucun moment retrouvé la plume si juste et poétique de l’autrice, et c’est ça qui fait que ce livre me déçoit peut-être un peu.
J'ai été emportée par ce dernier roman de Mélissa Da Costa.
Au coeur d'un clan circassien, grâce à l'arrivée d'un "gadjo", Tony, fuyant son foyer et son père violent, nous découvrons les traditions et modes de vie d'un cirque itinérant. Chapitre après chapitre, Tony se fait une place dans le clan, gagne la confiance du Padre et celle des fauves domptés.
Le rythme est soutenu, au gré des déplacements du clan de ville en ville. Tony tente de se reconstruire et d'oublier son passé. L'écriture est juste, happante et la psychologie des personnages très travaillée. Une ambiance enfumée par la cigarette, l'odeur des fauves, les rapprochements charnels, l'encens des caravanes.
J’ai pris énormément de plaisir à lire ce nouveau roman de Mélissa Da Costa. J’ai été complètement immergée dans l’univers des circassiens, que l’auteure décrit avec une justesse et une sensibilité remarquables. On ressent tout : les odeurs, la poussière, les lumières, la tension, la solidarité, la rudesse aussi de cette vie nomade. Cet univers a complètement pris vie sous mes yeux et m’a totalement emporté.
J’ai particulièrement apprécié la finesse avec laquelle Mélissa Da Costa tisse des parallèles puissants entre la violence faite aux femmes et celle infligée aux fauves. Cet écho a donnent au récit une grande profondeur et une force émotionnelle intense. Rien n’est gratuit, tout est maîtrisé, et cela pousse à la réflexion autant qu’à l’empathie.
Premier ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ de l’année 2026 pour ce roman fort, immersif et marquant qui m’a beaucoup touchée.
• "Sans peur, pas de prudence. Un fauve reste toujours un fauve. Aucun d'entre eux n'est jamais dressé, contrairement à ce que notre métier pourrait laisser croire." • "Cela arrive, parfois...les miracles... lls se produisent sans qu'on sache très bien pourquoi."
• 9/10 une plongée dans l'univers du cirque des années 80. Au fil des pages, le lecteur est maintenu sous tension, dans cet univers marqué par le patriarcat et la prise de risque face aux fauves. Les sujets de la violence héritée, de la place des femmes dans les communautés tziganes et de la reconstruction sont abordés dans une histoire assez sombre, brutale et imprégnée par l'odeur de l'encens. J'ai aussi ressenti de l'impuissance et un sentiment d'injustice face à l'histoire de Tony. Le sort du jeune homme semble scellé. Les abandons et son enfance ont construit un personnage rongé par la violence et la culpabilité qui tente de se reconstruire dans sa nouvelle famille qu'est la compagnie Pulko.
En quelques mots : un fils abandonné par sa mère dans un couple ou sévit la violence, s’enfuit et trouve du travail dans un cirque, à l’ancienne, avec des animaux, chevaux et fauves, des tziganes crasseux, des femmes soumises aux poings et au patriarcat, des fauves et leur dompteur, tout cela dans un monde enfumé étouffant pendant 484 interminables pages. Je n’étais pas fan de cette autrice, je ne le suis pas davantage
L’histoire rend presque impossible de s’attacher aux personnages, et c’est pour ça que ce livre est une pépite. On comprend leur toxicité, on ne la pardonne pas, mais pour autant, on reste captivé jusqu’à la dernière seconde pour savoir s’ils vont soigner leurs traumatismes et atteindre la fameuse happy end. Encore une fois, MDC écrit magnifiquement bien et raconte à la perfection le développement des caractères (dans le bon sens comme dans le mauvais).
Ce n’est pas un thriller, il n’y a pas de retournement de situation, car on s’attend à ce qu’il va se passer à la fin du roman, et pourtant j’ai été totalement happée par l’histoire que je ne parvenais pas à lâcher. J’ai retrouvé la Mélissa Da Costa de Tout le bleu du ciel. Celle qui vous prend par la main dès les premières pages et vous emmène en huis clôt avec ses personnages. Après le camping-car d’Émile, on se retrouve cette fois dans la caravane de Tony. Avec toujours le même bonheur de lecture.
Très bon livre, j'ai passé un agréable moment. Très loin de ce à quoi Mélissa Da Costa nous a habitués. On sent que le travail de recherche sur l'univers circassien et le rôle de dompteur a été bien fait. Malgré tout, j'ai trouvé l'histoire prévisible. Ce roman a vraiment une vibe "De l'eau pour les éléphants" (si vous avez la référence).
c'est un livre fantastique. j'ai encore une fois l'impression avec Mélissa Da Costa de vivre une expérience sensorielle, d'y être, de sentir les odeurs. complètement fou! La relation de Tony avec Asia, échappe à la violence.. le sujet est habilement maîtrisé et exploité.
Toujours une aussi belle écriture pour Mélissa Da Costa, fluide, descriptive mais pas trop. Encore un roman qui se passe dans un lieu particulier, dans un cirque. On suit Tony à travers sa construction de jeune adulte et de jeune circassien.
J'essaye d'accrocher à chaque fois avec Mélissa Da Costa et comme à chaque fois je n'y arrive pas..... Désolée mais la fin du roman est trop prévisible ! C'est trop trop à chaque fois.