Real Human ? Charles Brooks, riche banquier fantasque, meurt dans un accident de voiture aux circonstances troubles. Sa fille, Magda qui ne l’a pas vu depuis près de dix ans, hérite de sa vaste demeure. Alors qu’elle ouvre une à une toutes les pièces de la maison elle découvre, glissé dans une housse, un robot bleu acier mis en veille…
C’est Karl, l’androïde-majordome de son père disparu. Pour Magda, qui préfère les relations humaines aux technologies, Karl n’est qu’un objet froid. Que va-t-il lui révéler quand elle décide de le rallumer… ?
C’était très bien, c’était très beau. J’ai beaucoup aimé les planches, les personnages, les diverses réflexions, et cette fin très bien posée. Certes un peu légère (quoique…) mais tres bien trouvée.
Je m'attendais à une intrigue un peu innovante, vu le nombre d'histoires qui existent déjà sur les robots qui développent une conscience... bah vraiment pas. Les personnages sont vraiment creux + questionnements sur la conscience et l'humanité niveau 1.
Questions philosophiques intéressantes, mais je ne suis pas capable de passer par-dessus le fait que tout le monde parle comme un robot (ironiquement). Des dialogues qui sonnent comme des travaux scolaires, avec marqueurs de liaison et tout, ça m’énerve.
Histoire assez sympa et jolie de rétro-sf qui pose la question de ce qui constitue la conscience et l’identité. Le récit s’ouvre sur un accident de la route mortel provoqué en partie par Karl, le robot de compagnie de Charles Brooks, la victime. S’en suite la naissance d’une relation méfiance / affection / intérêt / curiosité bla-bla-bla entre lui et Magda, la fille de Charles. Mais finalement, cette relation est + un prétexte pour nourrir une réflexion sur la conscience, sur la beauté, la subjectivité des choses etc donc c’est cool par moment mais c’est un peu convenu aussi
Un roman graphique qui pose la question de l'acquisition d'une conscience par un robot dont la vocation est de servir son propriétaire. Rien de révolutionnaire mais un sujet toujours pertinent qui a, selon moi, le potentiel pour autant de poésie que de philosophie. Toutes les germes sont là pour proposer une histoire émouvante : les couleurs, la triste douceur du deuil, le rapport aux autres et à la nature. Pourtant, j'ai trouvé que la pensée manquait de fluidité, que de très belles idées étaient jetées dans les dialogues sans la patience qu'elles auraient mérité, l'ensemble paraît très immobile, j'ai rarement eu l'impression de mouvement réel et visuel d'une page à l'autre. Un ensemble mitigé mais dont je recommande tout de même la lecture.
« Ébloui…? par quoi, un éclat de lumière ? Non, ébloui par sa beauté. »
GUYSSS!! immense coup de cœur dès les premières pages!!! Les dessins et l’ambiance m’ont direct prit à la gorge. J’adore les thèmes de la conscience et ses limites, des questions humanité vs progrès scientifique.
J'ai aimé la simplicité du scénario qui en fait une lecture facile pour qui ne veut pas entrer dans un puits de science et de technologie sur l'IA, et qui questionne tout de même à l'heure où les ados prennent les chatbots pour psychiatres, certes la romantisation du sujet est légère, mais le charme des couleurs et des émotions sur lesquels joue l'auteur opère.
Vraiment poignant ! Une BD qui pose les questions de qu'est ce que l'humanité, qu'est ce que ressentir. On s'attache beaucoup aux personnages et surtout à Karl.
un excellent début, des raisonnement, dialogues et questionnement extrêmement bien écrit mais je trouve que la fin est un peu légère, on perd tout le sel mais au moins j'aurais la relation temps-gravité et les dessins restent magnifique
Cela ne fait que 2-3 ans que j’ai découvert Cyril Bonin et pourtant, je suis déjà une inconditionnelle de ses histoires et surtout de son style, Karl venant parachever les titres que j’ai lus jusqu’à présent !
Quand on me parle de futur-rétro, d’histoire de famille et surtout de conscience de robots, forcément, je fonce de suite. Quand s’y ajoute un style tout en petits traits, aux couleurs des années 60-70 que je chéris, avec ses personnages aux looks sortant tout droit des romans noirs, je fonds. Voici mes premiers arguments pour acheter cette bande dessinée.
Puis, je l’ai ouvert et dès les premières pages, j’ai été saisie par la narration désenchantée de l’auteur. C’est plein de langueur, de tristesse, de lenteur et d’émotions fortes contenues. Il est question d’un riche banquier fantasque décédé au cours d’un accident alors que son robot-majordome le conduisait, ce qui devrait être impossible. Nous suivons le procès pour chercher les responsables et comprendre, mais surtout nous assistons à la rencontre ce robot, Karl et la fille du banquier, Magda, qui était assez distante avec lui, mais qui va nouer quelque chose avec Karl.
J’ai été très touchée par l’histoire. J’ai aimé la fragilité que transpire des pages, la douceur de cette rencontre quasi philosophique et surtout fondatrice pour chacun d’un. Cyril Bonin, à l’heure où l’IA progresse de plus en plus dans nos sociétés, questionne à nouveau ce serpent de mer qu’est la conscience chez les robots. Il interroge sur la limite de ces programmes voués à nous imiter de mieux en mieux et à répondre au plus près de nos demandes. Jusqu’où cela va ? A quel moment cela pourrait être, devenir de la conscience et plus du calcul ? La réponse ici est riche et complexe, mais surtout pleine de poésie et d’émotion, à travers ce Karl qui rappelle tellement à mon coeur d’enfant le golem du Château dans le ciel de Miyazaki. D’emblée Karl nous touche, il est altruiste, il est généreux, il est responsable. Comment les humains vont réagir face à cela ? C’est tout l’intérêt de cette histoire et toute la réflexion imaginée à travers Magda, mais aussi les enquêteurs et les juges, et je vous laisse le plaisir d’en faire la découverte. J’ai trouvé l’ensemble très juste pour ma part, reprenant certes ce que l’on pourrait appeler des clichés du genre, mais avec une belle profondeur et une réelle intention. J’ai été touchée.
Je savais que j’allais être conquise par les dessins et l’ambiance, aimant l’artiste. Je ne pensais pas être autant émue par l’histoire que je pensais semblables à nombre de celles que je connais sur les robots. Mais l’émotion insufflée par l’auteur, sa langueur et sa poésie, son humanité subtile et ses réflexions plus larges m’ont définitivement conquise. C’est un très très joli titre qui mérite d’être lu, surtout à l’heure actuelle.
S'il y a bien une chose que j'ai toujours adoré chez cet auteur, c'est son travail de coloriste. Aux habituelles teintes de jaune, d'orange et de marron qui imprègnent son œuvre s'ajoute ici un bleu omniprésent, celui de Karl, qui donne une identité visuelle forte au robot et apporte de nouveaux contrastes à ses planches. On retrouve également cette élégance et cette finesse dans le trait de Cyril Bonin qui me plaisent beaucoup. Je suis toujours impressionné par la délicatesse qui se dégage de ses dessins, en parfaite adéquation avec l'ambiance du récit.
Karl, qui donne son nom à l'album, permet d'explorer une question récurrente de la science-fiction : les robots peuvent-ils développer une conscience ? Peuvent-ils ressentir des émotions ? Rien de particulièrement original sur le fond, d'autant que le traitement du personnage passe parfois par de longues tirades philosophiques qui n'en finissent plus. Pourtant, j'ai trouvé Karl très attachant. Ses silences, ses gestes et surtout la relation qu'il entretient avec le grand-père lui confèrent son humanité. J'ai également beaucoup apprécié la conclusion de son arc, qui vient clore avec beaucoup de justesse le récit.
À l'inverse, Magda, l'autre personnage principal, est pour moi le principal point faible de la BD. Je trouve regrettable qu'elle soit presque uniquement définie par sa relation, ou plutôt son absence de relation, avec son père. Tout au long du récit, elle semble traverser les événements sans réellement exprimer d'émotions, ce qui est d'autant plus ironique que le robot paraît finalement plus sensible que l'héroïne. Le manque d'expressivité des visages n'aide d'ailleurs pas à créer des émotions... Au final, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre ses motivations : pourquoi est-elle si attachée à la demeure de son père ? Pourquoi rejette-t-elle avec autant de force les technologies avancées ? Beaucoup d'éléments restent flous, au point que j'ai parfois eu l'impression que sa présence n'était pas indispensable. C'est d'autant plus dommage que Cyril Bonin m'avait habitué à des personnages féminins bien plus nuancés.
À mes yeux, une cinquantaine de pages supplémentaires n'auraient pas été de trop pour développer davantage sa personnalité et ses relations. Cela aurait également permis d'approfondir la réflexion autour de l'intelligence artificielle et des liens entre humains et IA.
Splendide ! Cette bande dessinée est d'une délicatesse incroyable dans les traits et les couleurs pastels (qui sont parfaitement choisies et harmonisées, c'est extrêmement beau et agréable), le style rétro futuriste inspiré des années cinquante ajoute une dimension atemporelle qui permet de concilier des temporalités qui nous sont antérieures et non advenues en tant que lecteur·rices. Ces choix permettent de placer l'histoire : celle d'un accident puis du procès qui suit la mort d'un homme (père de la jeune femme Magda) causé par son robot de compagnie appelé Karl. Il est question de conscience, de la vie, des avancées technologiques sans pour autant parler d'innovations ou de risques potentiels ; ici on pense à l'ordinaire, aux changements du quotidien et au temps. C'est une bande dessinée très belle, pleine de légèreté et de délicatesse qui donne une intention philosophique très réussie !
Un riche banquier meurt dans un accident de voiture aux circonstances troubles. Magda, sa fille qui ne l'a pas vu depuis des années, revient dans la maison familiale et fait la rencontre d'un robot companion qui était ce jour là au volant du véhicule. Une histoire à l'esthétique rétro-futuriste qui pose la question du temps, de la conscience et de l'identité, et racontée avec habileté et justesse par la plume de Cyril Bonin.
Il y a un petit quelque chose qui me rappelle à la fois le robot de Laputa et Detroit Become human.
De belles planches poétiques et contrastées entre le chaud et le froid. Autant l’intrigue que le style graphique appellent la beauté, à une forme de poésie et de questionnement philosophique. L’approche et le traitement de l’intelligence artificielle, ces « limites » sont questionnées sous un angle différent de ce que j’ai pu voir, j’ai beaucoup aimé. C’est de la science fiction mais pourtant le décor semble daté, comme feutré, texturé. Je me suis surprise à m’y attacher, à être touchée autrement, d’une façon que la SF et les univers futuristes éveillent rarement en moi.
C’est beau, tendre, délicat, subtil. Carton plein pour Karl !
Le dessin (et ses chaudes palettes de couleurs) de Cyril Bonin est tout à fait remarquable, il est immédiatement identifiable et plus encore aujourd’hui où la majorité des bandes dessinées sont réalisées numériquement. Le traitement de l’histoire également. Un déroulement qui prend son temps, un univers poétique, un équilibre fin entre textes et images, entre dit et non-dit.
Le père de Magda meurt dans un accident de voiture. Elle hérite alors de sa maison, mais aussi de son androïde. Problème : c’est ce dernier qui conduisait la voiture au moment de l’accident. Les avocats du père veulent donc porter plainte pour homicide. Mais contre qui ? Le fabricant de l’androïde ou l’androïde lui-même ? Les dessins de Cyril Bonin, ainsi que la palette de couleurs utilisée, sont magnifiques et donnent à l’ensemble une atmosphère douce et mélancolique. L’histoire est très touchante, notamment dans la relation qui se crée entre Magda et cet androïde qui semble développer une véritable conscience. Le récit soulève ainsi des questions éthiques et juridiques qui pourraient devenir très actuelles dans un futur proche. Belle histoire.
J’ai beaucoup aimé Karl. On suit une jeune femme qui découvre, après la mort de son père dans un accident de voiture, que c’est son robot domestique qui conduisait. Tout un procès va alors se dérouler autour de la responsabilité du robot et de ce que signifie vraiment la conscience. L’histoire est passionnante et pleine de questionnements! Et les dessins sont magnifiques. Une bd vraiment chouette
This entire review has been hidden because of spoilers.
Une bande dessinée qui s'attaque à des questions philosophiques sur la conscience et la vie. Malgré un synopsis qui fait penser à un mystère, il s'agit plutôt d'une court tranche de vie piqueté de plein de questions intéressantes que se pose un androïde de compagnie et une femme réfractaire à la technologie. J'ai beaucoup aimé et ma seule plainte est que ça a été bien trop bref.
Je ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant cette bd, il est question du sujet de la conscience mais aussi des avancées technologiques avec Karl ce robot de compagnie. J’ai trouvé cette histoire très touchante et les dessins particulièrement envoûtants !
Le robot est tellement attachant, ce qui est fou vu que ce n’est finalement pas un humain et c’est tout ce qu’interroge ce livre.
Bonne lecture, bons graphiques, j'ai passé un bon moment avec Karl. Malgré cela, l'histoire manque de profondeur et reste en surface avec toutes les idées qu'elle propose (notamment la conscience chez les robots ou alors cette semi-romance avortée en deux pages).
4.5 Vraiment une histoire intéressante qui a su nous introduire à des questions philosophiques et nous faire quelque peu réfléchir en même temps. Les planches sont belles et on s'attache aux personnages, dont Karl. La fin a même su m'émouvoir.
WOW De belles larmes versées ! Une belle BD sur la rencontre de l'androïde d'un riche banquier décédé et sa fille. C'est très touchant, rempli d'humanité !