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Le lit clos
En novembre 1924, un vent de colère a submergé Douarnenez. Trois mille ouvrières des sardineries ont décidé de refuser les cadences infernales, les salaires de misère, le travail des enfants, et ont initié ce qui restera la première et l'une des plus importantes grèves féminines du XXᵉ siècle. Écrasées sous le poids des traditions religieuses et sociales, ces femmes ont pourtant eu le courage de se révolter. Mieux encore, emportées par ce tsunami libérateur, deux d'entre elles ont même osé s'aimer. Mais que restera-t-il de ce moment extraordinaire quand, une fois les revendications satisfaites, le combat prendra fin ? Avec force et délicatesse, Sophie Brocas retrace le destin de ces deux surprenantes héroïnes.
- GenresFiction
320 pages
Published January 14, 2026
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Community Reviews
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
February 4, 2026
La lutte joyeuse
'La passion de la lutte n'était plus là pour l'aider à surpasser ses interdits intérieurs.'
Le sujet de ce livre est d'abord la grève des ouvrières des conserveries de sardines de Douarnenez en octobre 1924. Le point de vue adopté pour traiter cet évènement est celui de deux de ces Pennoù Sardin, Rose membre d'une famille catholique fervente et Louise, plus politisée, jeune veuve d'un cheminot rouge. La rencontre de Louise bouleverse l'univers intérieur de Rose et le système de valeurs qui lui est attaché. Rudoyée par la contremaîtresse et bientôt témoin d'injustices criantes, de scandalisée par la radicalité de sa collègue, Rose devient rapidement sensible à la geste révolutionnaire incarnée par sa collègue. Les deux jeunes femmes vont bientôt se rapprocher dans l'enceinte de l'usine et plus encore lors de l'organisation de la grève même. Ce mouvement est bientôt récupéré pour les menées politiques d'un M. Le Flandec, maire communiste de Douarnenez, qui cherche à le capter pour se donner des chances aux prochaines élections locales face aux autres listes et face aux campagnes médiatiques menées par le rassemblement des patrons, notamment dans le Ouest-Éclair, ancêtre de Ouest-France.
J'ai été plutôt agréablement surpris de ce roman, d'autant plus de la main d'une ancienne collaboratrice d'Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique et solidaire. On apprend quelques informations étonnantes sur le monde des conserveries : notamment que les membres de son patronat viennent pour beaucoup de Nantes et de Bordeaux. Son roman souligne la double exploitation des femmes par l'usine et par l'Église force de conservatisme social. Les deux parties du roman, l'une sur la grève proprement dite, et l'autre sur la vie des deux jeunes femmes, chacune de son côté et sur des trajectoires radicalement opposées, m'ont donné l'air de ne pas vraiment communiquer entre elles, mais avec le recul, elles se fondent dans ce portrait de la condition féminine et de ses pôles opposés d'alors : l'épouse et mère de famille obéissant aux injonctions sociales, la jeune femme qui évolue dans l'univers du spectacle et de l'art, pour tâcher de se soustraire autant que possible à son cadre de vie traditionnel.
J'ai été nettement moins sensible aux descriptions un rien décousues et sans trop d'à-propos, et par le caractère très abrupt du rapprochement, puis de la rupture entre les deux femmes, sans préjuger que ce ne sont pas des choses qui arrivent dans la vie hors des livres, je trouve que le roman en souffre du point de vue de l'économie narrative et du rythme. Le personnage de l'étrange comtesse espagnole mécène des arts que rencontre Louise dans la deuxième partie centrée sur le Paris des Années folles m'a étonné, intrigué, un peu décontenancé par son extravagance, mais pas au point de la juger invraisemblable quand on cerne un peu mieux ses raisons. D'accord, comme d'autres personnages du roman, elle sert un propos, un message, un discours de progressisme assez voyant et évident, et sa théorie de convives brillants et célèbres est peut-être un peu trop appuyée pour être vraiment crédible : mais je trouve qu'elle en est un heureux symbole. Louise découvre bientôt que ces cercles avancés ont eux aussi leur part de préjugés au sujet des droits politiques et des rôles tenus par les femmes dans ce XXe siècle incertain, riche de tant de possibles et de contraires : certains de ses membres voyant le conservatisme comme un moyen sûr de garantir aux femmes le droit de vote dans un horizon proche, du fait de la prétendue probité que leur confère la religion et de leur soumission au cadre familial traditionnel, gage de stabilité. C'est sûrement cette manière de démonter le mécanisme des relations de solidarité, les outils de la sujétion des femmes et des classes laborieuses et les rapports de force politiques qui m'a fait plutôt apprécier ce roman en bout de compte.
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Extraits:
See also:
14-18, penser le patriotisme
Besoin de mer
Histoire de la mer
Au coeur de l'océan - La véritable histoire de Moby Dick
Eutopia
Le pain des rêves
Le Ventre de Paris
Une vie
Les Choses
À la ligne
Le journal d'un manoeuvre
Cuentos Españoles Contemporáneos: Realismo Y Sociedad = Nouvelles Espagnoles Contemporaines: Réalisme Et Société, les nouvelles naturalistes de l'autrice Emilia Pardo Bazán tout particulièrement.
Thérèse Desqueyroux
Le secret des mères
Fiesta: The Sun Also Rises
La Maison vide
'La passion de la lutte n'était plus là pour l'aider à surpasser ses interdits intérieurs.'
Le sujet de ce livre est d'abord la grève des ouvrières des conserveries de sardines de Douarnenez en octobre 1924. Le point de vue adopté pour traiter cet évènement est celui de deux de ces Pennoù Sardin, Rose membre d'une famille catholique fervente et Louise, plus politisée, jeune veuve d'un cheminot rouge. La rencontre de Louise bouleverse l'univers intérieur de Rose et le système de valeurs qui lui est attaché. Rudoyée par la contremaîtresse et bientôt témoin d'injustices criantes, de scandalisée par la radicalité de sa collègue, Rose devient rapidement sensible à la geste révolutionnaire incarnée par sa collègue. Les deux jeunes femmes vont bientôt se rapprocher dans l'enceinte de l'usine et plus encore lors de l'organisation de la grève même. Ce mouvement est bientôt récupéré pour les menées politiques d'un M. Le Flandec, maire communiste de Douarnenez, qui cherche à le capter pour se donner des chances aux prochaines élections locales face aux autres listes et face aux campagnes médiatiques menées par le rassemblement des patrons, notamment dans le Ouest-Éclair, ancêtre de Ouest-France.
J'ai été plutôt agréablement surpris de ce roman, d'autant plus de la main d'une ancienne collaboratrice d'Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique et solidaire. On apprend quelques informations étonnantes sur le monde des conserveries : notamment que les membres de son patronat viennent pour beaucoup de Nantes et de Bordeaux. Son roman souligne la double exploitation des femmes par l'usine et par l'Église force de conservatisme social. Les deux parties du roman, l'une sur la grève proprement dite, et l'autre sur la vie des deux jeunes femmes, chacune de son côté et sur des trajectoires radicalement opposées, m'ont donné l'air de ne pas vraiment communiquer entre elles, mais avec le recul, elles se fondent dans ce portrait de la condition féminine et de ses pôles opposés d'alors : l'épouse et mère de famille obéissant aux injonctions sociales, la jeune femme qui évolue dans l'univers du spectacle et de l'art, pour tâcher de se soustraire autant que possible à son cadre de vie traditionnel.
J'ai été nettement moins sensible aux descriptions un rien décousues et sans trop d'à-propos, et par le caractère très abrupt du rapprochement, puis de la rupture entre les deux femmes, sans préjuger que ce ne sont pas des choses qui arrivent dans la vie hors des livres, je trouve que le roman en souffre du point de vue de l'économie narrative et du rythme. Le personnage de l'étrange comtesse espagnole mécène des arts que rencontre Louise dans la deuxième partie centrée sur le Paris des Années folles m'a étonné, intrigué, un peu décontenancé par son extravagance, mais pas au point de la juger invraisemblable quand on cerne un peu mieux ses raisons. D'accord, comme d'autres personnages du roman, elle sert un propos, un message, un discours de progressisme assez voyant et évident, et sa théorie de convives brillants et célèbres est peut-être un peu trop appuyée pour être vraiment crédible : mais je trouve qu'elle en est un heureux symbole. Louise découvre bientôt que ces cercles avancés ont eux aussi leur part de préjugés au sujet des droits politiques et des rôles tenus par les femmes dans ce XXe siècle incertain, riche de tant de possibles et de contraires : certains de ses membres voyant le conservatisme comme un moyen sûr de garantir aux femmes le droit de vote dans un horizon proche, du fait de la prétendue probité que leur confère la religion et de leur soumission au cadre familial traditionnel, gage de stabilité. C'est sûrement cette manière de démonter le mécanisme des relations de solidarité, les outils de la sujétion des femmes et des classes laborieuses et les rapports de force politiques qui m'a fait plutôt apprécier ce roman en bout de compte.
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Extraits:
'Chacun trimait dur les jours de pêche miraculeuse. Des journées de dix-sept ou dix-huit heures s'il le fallait. Le poisson ne connaissait pas les horaires. Les patrons non plus. À la saison haute d'été, même le dimanche, il fallait parfois filer à la friture.'
'Vibration intérieure à la veille de la secousse majeure dans laquelle le monde ancien pouvait se fracasser pour faire advenir un ordre nouveau. Enthousiasme devant l'injustice que l'on est enfin déterminé à réparer. Et en même temps vertige de la transgression, inquiétude de l'inconnu, frayeur devant ce que l'on va dire et faire, tous ces tremblements du courage, qui viennent triturer votre détermination.'
'Rugissements de joie, pas de danse esquissés et embrassades. Les sardinières sont comme saoules, enivrées d'avoir osé refuser l'ordre éternel, de reprendre barre sur leur vie. Ivres de leur courage, qui s'abreuve et se fortifie de celui des autres. Leur propre audace fait briller leurs yeux. Elles se regardent, se découvrent, se serrent dans les bras. Elles se sentent invincibles.'
'Une monnaie d'échange, voilà ce que j'ai été pour mon père. Une fille sans grande valeur tant que je ne m'occuperais pas de l'assassin. Personne ne m'a demandé mon avis. Mais s'inquiète-t-on d'une domestique ? Leur esclave, voilà ce que je suis. J'ai été celle du père, puis de la vieille, et voilà à présent que je suis celle de mon mari. Une domestique de bas étage puisque je ne suis bonne [qu'à faire des filles].'
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Le pain des rêves
Le Ventre de Paris
Une vie
Les Choses
À la ligne
Le journal d'un manoeuvre
Cuentos Españoles Contemporáneos: Realismo Y Sociedad = Nouvelles Espagnoles Contemporaines: Réalisme Et Société, les nouvelles naturalistes de l'autrice Emilia Pardo Bazán tout particulièrement.
Thérèse Desqueyroux
Le secret des mères
Fiesta: The Sun Also Rises
La Maison vide
May 24, 2026
Je suis mitigé.e face à cette lecture.
J’ai beaucoup aimé la première partie de cette lecture jusqu’à la fin de la grève. J’ai été par contre hyper déçu.e de la deuxième partie du livre…
J’ai beaucoup aimé la première partie de cette lecture jusqu’à la fin de la grève. J’ai été par contre hyper déçu.e de la deuxième partie du livre…
August 2, 2025
Ce livre présente plusieurs particularités stylistiques et thématiques intéressantes. L'utilisation de certains termes potentiellement anachroniques, comme "meetings", "leader" ou "uppercut", contraste avec des expressions plus en contexte comme "être en cheveux" ou "affidée". Ce mélange pourrait être un choix délibéré de l'auteure pour ne pas trop dépayser le lecteur moderne, à la manière de Louis Pergaud dans "La Guerre des boutons".
Le vocabulaire utilisé, tel que "végétaline" qui est contemporain de l'époque du livre, ou "les rets" au lieu de "les filets", ajoute une touche d'authenticité historique. Cependant, certains effets poétiques semblent un peu forcés et ne cadrent pas toujours avec le style dynamique et rapide de Sophie Brocas.
La structure du livre est également notable. La première partie est davantage axée sur le combat social, tandis que la deuxième partie se centre sur la destinée personnelle des deux personnages principaux, Rose et Louise. Cette évolution permet de passer d'une vision plus large des enjeux sociaux à une exploration plus intime des parcours individuels.
Une critique des valeurs religieuses est également présente. Rose, catholique et égoïste, cherche à réussir pour épater et rendre jaloux les autres, même si cela doit se faire au prix de son indépendance, car sa richesse est due à son mariage. En revanche, Louise, idéaliste et romantique, réussit par elle-même, reste modeste et aspire à un progrès pour tous et toutes. Cette opposition met en lumière les tensions entre les valeurs traditionnelles et les idéaux républicains.
La fin du livre est marquée par une note pacifique, avec la lettre de Louise à Rose en paix avec elle-même. Ce livre souligne l'importance de l'éducation des filles et du féminisme, thèmes centraux du récit.
En somme, ce livre offre une réflexion riche sur les enjeux sociaux et personnels de son époque, tout en utilisant un style qui mêle modernité et authenticité historique.
Le vocabulaire utilisé, tel que "végétaline" qui est contemporain de l'époque du livre, ou "les rets" au lieu de "les filets", ajoute une touche d'authenticité historique. Cependant, certains effets poétiques semblent un peu forcés et ne cadrent pas toujours avec le style dynamique et rapide de Sophie Brocas.
La structure du livre est également notable. La première partie est davantage axée sur le combat social, tandis que la deuxième partie se centre sur la destinée personnelle des deux personnages principaux, Rose et Louise. Cette évolution permet de passer d'une vision plus large des enjeux sociaux à une exploration plus intime des parcours individuels.
Une critique des valeurs religieuses est également présente. Rose, catholique et égoïste, cherche à réussir pour épater et rendre jaloux les autres, même si cela doit se faire au prix de son indépendance, car sa richesse est due à son mariage. En revanche, Louise, idéaliste et romantique, réussit par elle-même, reste modeste et aspire à un progrès pour tous et toutes. Cette opposition met en lumière les tensions entre les valeurs traditionnelles et les idéaux républicains.
La fin du livre est marquée par une note pacifique, avec la lettre de Louise à Rose en paix avec elle-même. Ce livre souligne l'importance de l'éducation des filles et du féminisme, thèmes centraux du récit.
En somme, ce livre offre une réflexion riche sur les enjeux sociaux et personnels de son époque, tout en utilisant un style qui mêle modernité et authenticité historique.
This entire review has been hidden because of spoilers.
April 19, 2025
Une très belle histoire de combat et d'amour. En 1925 les sardinières de Bretagne vont mener une grève qui sortira leurs familles de la misère. Au coeur de ce combat, Louise et Rose vont vivre une intense histoire d'amour interdit. Rébellion, féminisme, art et modernité s'opposent et se mêlent à l'éducation, à la religion et au désir de maternité.
Beaux portraits sur fond d'Histoire locale, d'avancées sociales et de nouveautés artistiques.
Beaux portraits sur fond d'Histoire locale, d'avancées sociales et de nouveautés artistiques.
August 5, 2025
Un livre qui retrace le combat des Penn Sardin de Douarnenez.
Un livre qui raconte aussi une histoire d'amour, de rupture et d'émancipation.
Efficace.
Un livre qui raconte aussi une histoire d'amour, de rupture et d'émancipation.
Efficace.
July 27, 2025
2,5/5
Eh bien, le résumé a créé de fausses attentes. On nous promet une histoire entre femmes sur fond de grève. Et c'est ce qu'on a...dans la première moitié du livre. La seconde est marquée par des prises de conscience et des revirements amenés très maladroitement. Autant dire que mon intérêt s'est enfui.
Pourtant, il y a du bon. La première partie sur la grève est passionnante. J'étais enthousiasmée à l'idée de lire une histoire sur les penn sardin et il y a beaucoup de moments puissants et d'espoirs de solidarité féminine.
Tout n'est pas à jeter dans la seconde moitié, j'ai apprécié de voir Louise s'impliquer dans la lutte féministe. Rose est par contre insupportable. Je suppose que l'autrice a voulu dépeindre une femme piégée qui se convainc d'avoir réussi pour accepter sa lâcheté et ses choix de vie. Mais ce n'est pas ce que j'attendais de cette histoire.
Parce que une fois la grève finie, tout retombe à plat, que ce soit au niveau de l'intensité, de l'émotion...Bref, un roman avec un excellent concept mais très inégal.
Eh bien, le résumé a créé de fausses attentes. On nous promet une histoire entre femmes sur fond de grève. Et c'est ce qu'on a...dans la première moitié du livre. La seconde est marquée par des prises de conscience et des revirements amenés très maladroitement. Autant dire que mon intérêt s'est enfui.
Pourtant, il y a du bon. La première partie sur la grève est passionnante. J'étais enthousiasmée à l'idée de lire une histoire sur les penn sardin et il y a beaucoup de moments puissants et d'espoirs de solidarité féminine.
Tout n'est pas à jeter dans la seconde moitié, j'ai apprécié de voir Louise s'impliquer dans la lutte féministe. Rose est par contre insupportable. Je suppose que l'autrice a voulu dépeindre une femme piégée qui se convainc d'avoir réussi pour accepter sa lâcheté et ses choix de vie. Mais ce n'est pas ce que j'attendais de cette histoire.
Parce que une fois la grève finie, tout retombe à plat, que ce soit au niveau de l'intensité, de l'émotion...Bref, un roman avec un excellent concept mais très inégal.
May 19, 2026
Une belle histoire sur la grève des sardinières de Douarnenez, sur l'amour de deux femmes et puis la suite de leur vie. On est plongé dans la Bretagne et le Paris d'entre deux guerres, ses personnalités artistiques et politiques, on voit que l'autrice a fait un gros travail de recherche historique. Le style ne m'a pas déplu et j'ai été très ému de l'épisode de la grève. La fin est ce qu'elle est, et finamement je ne la trouve pas si détonnante, même si j'aurais préféré autre chose.
July 3, 2026
Bravo les lesbiennes (même si je m’attendais à plus de féminisme, moins de conformisme)
Fun fact: j’ai lu ce livre pendant ma convalescence et plutôt que de moisir dans mon lit j’ai choisi de l’emmener avec moi pour faire 56 fois le tour de ma cuisine
Fun fact: j’ai lu ce livre pendant ma convalescence et plutôt que de moisir dans mon lit j’ai choisi de l’emmener avec moi pour faire 56 fois le tour de ma cuisine
February 9, 2026
Vive la grève, vive les sardinières, vive les femmes, fuck les patrons et la droite
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