Quand Paul Pradier s’éteint à l’âge de 93 ans, la famille Albert perd un ami, un « oncle d’adoption » plein de vie et d’humour. Mais un appel venu de Dordogne fait vaciller cette image : on évoque un passé trouble, une condamnation, la prison. Frédéric Albert se lance alors dans une enquête qui va bouleverser tout ce qu’il croyait savoir sur ce vieil homme que tous appréciaient.
À 19 ans, sous l’Occupation, le jeune Paul s’était engagé au service des nazis à Périgueux. Une arme à la ceinture, il participait à la chasse aux résistants, aux communistes ou aux Juifs : un « collabo » de la pire espèce. Au croisement de la mémoire intime et de l’histoire, Ce bon monsieur Paul retrace le destin d’un homme ordinaire devenu un rouage de la terreur, et interroge sur le droit à l’oubli ou le pardon impossible.
Cette enquête sur un ami de la famille qui se révèle avoir été dans le camp ennemi durant la deuxième guerre mondiale est stupéfiante - j'imagine le choc que ça a été d'apprendre pour cette famille que ce bon Monsieur Paul aura été à l'origine de déportations et autres pillages (et pire encore).
L'enquête est intéressante, racontée avec un certain dépouillement et ça se lit très vite.
J'ai refermé le livre en me disant tristement que parfois, on ne connaît pas très bien ses proches (même si peut-être qu'il s'agit quand même d'une histoire quelque peu exceptionnelle que celle de Paul Pradier, mais allez savoir...).