Encore une histoire de famille, c’est décidément très à la mode. En plus ici on suit plusieurs personnages sans trop savoir où l’auteur veut nous emmener. Mais… mais… sa plume est tellement superbe que je l’aurais suivi à peu près n’importe où. Et au contraire, j’ai finalement été ravi de voir sa capacité à m’envoyer des embruns plein la figure, à respirer l’air des montagnes, à plonger pour quelques lignes dans l’enfer des camps. Le tout en revisitant 100 ans d’histoire, en sentant la société, en vivant les personnages. La langue est superbe, les mots roulent comme des vagues qui viennent s’écraser sur le rivage, on voudrait presque lire à voix haute pour profiter du texte. Au fond le vrai défaut de ce livre, c’est d’être sorti 4 mois après la Maison vide de Mauvigner, qui proposait déjà une histoire de famille avec une écriture incroyable. Mais peu importe, c’était un vrai plaisir, j’ai envie d’en lire plus de ce neveu de, qui a un talent fou