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223 pages, Pocket Book
First published May 20, 2002
Je n’ai ni télévision, ni four micro-ondes, ni voiture. Je n’ai pas honte de ne pas faire partie de ces femmes modernes qui ne sont même plus capables de cuisiner elles-mêmes une marmite de soupe. p. 38
Le vrai féminisme considère qu’avoir le doit pour une femme à l’ascension sociale, à consommer « librement », à devenir ministre, militaire, ou grande bourgeoise, ne témoigne en rien d’une libération. p. 97
Par rapport aux transgenres, il est intéressant de remarquer que les féministes politiquement correctes réclament une égalité des hommes et des femmes. Là où les féministes pro-sexe expliquent qu’il est difficile voire faux de diviser le genre humain en deux, d’un côté les hommes de l’autre les femmes. p. 99
Les cassettes pédophiles qui existent sont tournées dans la plus grande illégalité. Elles relèvent de la clandestinité, vers un public marginal. Le milieu du X est au contraire un milieu réglementé qui fait son beurre en vendant ses films au grand public et aux télévisions. Ce sont deux mondes qui n’ont pas plus de connexion que le milieu de la mode et celui des marchands de tomates. p. 47
J’insiste donc sur le fait que la plupart des arguments que j’ai pu développer concernent le cinéma pornographique. Je ne conteste pas que certains types de matériel pornographique puissent être dégradants et puissent, pour être produits, exploiter des êtres humains. Mais là n’est absolument pas mon propos, puisque n’étant que très peu en contact avec ce type de milieu, je ne peux nullement prétendre le connaître ni émettre aucun avis sur le sujet. p. 210
En travaillant dans ce milieu, je me suis rendue compte que beaucoup d’actrices étaient plus émancipées que la plupart des femmes. L’apitoiement sur les pauvres victimes exploitées dans les films porno ne se justifiait pas et n’était pour moi qu’un prétexte pour ghettoïser encore plus un milieu qui n’avait vraiment pas besoin de ça. p. 19
Ce jugement de dégradation ne vient donc pas des personnes concernées, mais de quelques militants en mal d’auto-accomplissement qui ne connaissent ni les travailleurs du X-business, ni les films ou photos pornographiques. Qui a le droit de juger à notre place si nous sommes victimes ? Nous classer dans une catégorie de victimes, c’est nier l’existence de nos propres moyens d’action. Nous ne sommes plus des enfants, et demeurons les seules capables de juger si nous sommes dégradées ou non. p. 73
Ovidie : Tu as déjà eu des problèmes pour travailler à cause de ta bisexualité ?
Titof : Je crois qu’il y a des filles qui ne veulent pas tourner avec moi à cause de ça. Elles, elles ont le droit de coucher avec des filles. Mais moi je n’ai pas le droit de coucher avec des hommes. Les filles peuvent être bisexuelles, mais pas les hommes dans ce milieu. p. 189