Afin d’apprivoiser l’incertitude de notre temps, Mathieu Bélisle suit le fil de l’histoire de l’humanité à la recherche de ce qu’a été, et de ce que devrait être encore, notre rapport à l’espoir. Parce que si l’espoir est aussi vital que l’air que nous respirons, à trop espérer, nous risquons de tomber dans le désespoir, ou pire, dans l’apathie.
De la découverte du feu à l’avènement de Trump, en passant par la Grèce antique, les religions monothéistes et les mouvements révolutionnaires, Une brève histoire de l’espoir offre un panorama saisissant des réflexions littéraires et philosophiques qui ont marqué l’aventure humaine. En ces temps troubles, ce texte en fragments aussi accessible qu’érudit rappelle que le pire n’est pas inéluctable, et que notre tâche est d’imaginer la suite plutôt que de craindre la fin.
Mathieu Bélisle enseigne la littérature au Collège Jean-de-Brébeuf. Essayiste, il a publié deux livres, Bienvenue au pays de la vie ordinaire et L’empire invisible. Il a été finaliste aux prix littéraires du Gouverneur général, a reçu le prix Pierre-Vadeboncoeur et a remporté trois fois le prix de la SODEP du meilleur essai. Il est membre du comité de rédaction de la revue L’Inconvénient.
j'ai eu bcp de difficulté à embarquer, j'ai souvent voulu arrêter de lire le livre, j'ai trouvé que ça allait dans tous les sens, j'ai seulement continué parce que je voulais en discuter dans mon club de lecture
Je sais pas si c’est moi qui a mal compris, mais ce n’était pas ce que je pensais. Pleins de faits historiques porteurs d’espoir mais certains passages sont moins bons que d’autres. J’ai souvent voulu arrêter de le lire… dur à embarquer
Une brève histoire de l'espoir, mais surtout un survol de l'Histoire où l'auteur s'attarde à retracer ce qui alimente l'espoir, un sujet un peu délaissé par les philosophes. Mathieu Bélisle, avec ses "peut-être", ses observations, aborde les côtés noirs du passé, du présent, et ses questionnements sur le futur, en balisant un peu les craintes pour laisser une perspective pas nécessairement toute sombre.
Contente d’avoir persévéré jusqu’à la fin ! Ce livre nous ramène dans le passé pour mieux réfléchir au présent, avec une perspective à la fois historique et philosophique. Une lecture qui demande un peu d’effort, mais qui en vaut la peine.
Ce livre porte bien son titre. Pour qui aime l’histoire et les réflexions philosophiques. Pour ma part, j’étais dans le mood et ça termine bien l’année en intense que nous vivons.
Comment résister à un titre pareil à une époque où le monde brûle et se noie? Ce court essai de Mathieu Bélisle nous transporte des confins de l'humanité (l'homo sapiens) aux conflits actuels dans le monde pour poser un regard sur "les réflexions littéraires et philosophiques qui ont marqué l'aventure humaine". Son érudition nous transporte dans des terrains parfois peu connus, parfois oubliés que nous avons plaisir à découvrir ou à nous réapproprier. Un très beau texte pour réfléchir à la condition humaine à travers le temps.
« Pendant longtemps, sans doute jusqu’au XVIIIe siècle, au lieu du mot ‘’peut-être’’, on disait couramment ‘’espoir pris’’, comme pour mieux souligner la beauté contenue dans un moment d’incertitude ou une hésitation. »
Pas facile à lire mais je suis contente d’avoir persévéré.
Permet une réflexion critique et philosophique des avancées et reculs au fil de l’histoire avec lesquels on peut également faire de nombreux parallèles avec les enjeux contemporains.
Un essai à la fois introspectif et critique sur une notion omniprésente, mais fragile : l’espoir. En entremêlant littérature, philosophie, histoire et religion, l’auteur interroge ce que signifie encore « espérer », alors que notre époque se caractérise par un cynisme omniprésent, des crises sociales, écologiques et politiques d’envergure, et une perte généralisée des repères traditionnels.
Je m’attendais à un essai un peu plus typique, mais il s’agit plutôt d’une collection de réflexions dans lesquelles on finit un peu par se perdre, ou du moins on peine parfois à se rappeler ce dont il est question. L’aspect religieux et spirituel est aussi très présent, ce qui n’est pas ma tasse de thé, et le texte s’ancre essentiellement dans une perspective occidentale. Il y a parfois des raccourcis et un manque de contextualisation.
Ce n’est pas inintéressant, loin de là, et il y a des pensées et des formulations particulièrement intéressantes :
« Tout à leur culte de ce qui n’a jamais été, les sociétés qui cèdent à la tentation de la nostalgie en viennent ainsi à vivre en dehors du temps, à n’avoir plus d’autre sentiment que le ressentiment, jusqu’à se perdre elles-mêmes et n’être plus rien. »
J’ai aussi aimé la lettre à sa fille, que l’auteur a ajoutée en toute fin d’ouvrage et qui offre un propos à la fois lucide et touchant : « [N]otre tâche est d’imaginer la suite plutôt que de craindre la fin. »
Le tout demeure sobre, réfléchi et bien écrit. Je crois simplement que je m’attendais à autre chose et que je n’étais pas le meilleur public pour ce type particulier d’essai.